Leçons pour maman en herbe

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Adaptation express avec la nounou !

Adaptation express avec la nounou !Demain matin, c’est le Grand Jour : retour au boulot ! Misère, misère… Je suis dans un état de stress ! Un peu comme lorsqu’il y a de grosses perturbations pendant un vol en avion… J’aime pas l’avion… J’aime pas la fin du congé parental !!!!

Au lieu de m’apitoyer sur mon sort… Quoique… ça me ferait du bien…  Non, allez, faut que je sois courageuse… Comme lorsqu’enfant, je décidais de monter sur le grand plongeoir de la piscine et que finalement, arrivée au bout de la planche, c’était la panique, la peur du vide, la peur de la chute mais l’impossibilité de revenir en arrière… Voilà, je suis sur le plongeoir…. Celui qui fait 10 mètres de haut bien sûr ! Vous voyez le stress ? Mais faut plonger… Plouf !

Non, faisons un post utile 😉

Voilà, je voulais raconter comment nous avions organisé une adaptation en 3 jours avec la nounou. C’est un peu rapide mais 1/ la nounou finissait vendredi dernier dans la précédente famille 2/pour une garde à domicile, c’est plus facile de s’adapter qu’en crèche car l’environnement est connu et calme 3/je crois aussi que je voulais profiter de mon Ticoeur pour moi toute seule le plus longtemps possible 😉

Donc, ce programme d’adaptation avec « Sissi » ?

Jour 1 :

  • arrivée de la nounou à 10h
  • je reste à la maison avec elle mais je change de pièce pour que Ticoeur ne me voit pas et joue tranquillement avec « Sissi » (j’ai pu faire un sacré ménage d’ailleurs ! Et j’en ai profité pour cuisiner un peu)
  • j’ai allaité Ticoeur comme d’hab mais on a aussi essayé (sans succès) de lui faire goûter une purée et une compote
  • balade pour montrer à « Sissi » où se trouvent les squares…
  • Fin de la journée à 16h. Tout s’est bien passé. Ticoeur a surtout joué avec « Sissi » et ne s’est pas inquiété quand j’étais dans une autre pièce. Grosse sieste de Ticoeur avant le dîner… ça l’a bien crevé le p’tit bout.

Jour 2 :

  • idem jour 1 mais avec une absence de 30 minutes le matin et d’1h l’après-midi (j’ai choisi des moments où j’étais certaine qu’il n’aurait pas faim)
  • Fin de la journée à 17h. Tout s’est bien passé, comme hier. Grosse fatigue.

Jour 3 :

  • absence 1h le matin (hors repas) –> très bien
  • absence de 2h30 l’après-midi, pendant l’heure du goûter… et là, le drame ! Il n’a pas voulu boire le biberon de lait maternel, ni manger de compote. Quand je suis rentrée, il pleurait à chaudes larmes avec des rivières sur le visage… C’est « cro » dûr !
  • Fin de la journée à 17h (en gros, je l’ai allaité et j’ai ensuite vérifié qu’il retrouvait le sourire avec « Sissi » : et oui ! Il n’est pas rancunier… Par contre, il a dû passer au moins deux heures sur mon sein et a réclamé les bras… Il avait l’air un peu triste et surtout fatigué… Au retour de mon mari, ça a été gros sourire. On a passé une bonne soirée tous les 3 et il s’est endormi… au sein ! Pauvre chou ! Et moi, je suis toute triste aussi. Franchement c’est une expérience dont je me serais bien passée. J’ai eu beaucoup de mal à m’absenter 2h30 donc j’appréhende pas mal pour demain.

Au final, je suis rassurée par rapport à « Sissi » : elle est douce, attentive, soigneuse, rassurante et surtout elle fait sourire Ticoeur… Par contre, côté repas, ça va être difficile et côté chagrin… ben on verra… Faudra qu’on soit bien courageux tous les 2 !

Plouf !

Fin de mon congé parental dans… 3 jours !!!

Fin de mon congé parental dans... 3 jours !!!Toutes les bonnes choses ont une fin et c’est à reculons que je vais retourner au boulot et laisser mon Ticoeur après avoir profité à plein temps des 6 premiers mois de sa petite vie.

A l’heure du bilan, que dire de mon congé parental ?

Le sentiment d’avoir vraiment profité : j’ai adoré pouvoir suivre les progrès de Ticoeur jour après jour pendant ces 6 mois, sans manquer un seul moment de tendresse, de sourires, de rires mais aussi de larmes et de petits chagrins (que je ne comprends pas toujours ;-)) . J’ai adoré être présente pour le voir découvrir le monde, avoir eu l’impression de ne rien rater, de profiter de chaque instant : observer ses yeux qui s’éveillent, ses petites mains qui tâtonnent, ses bras qui s’agitent mais surtout le faire rire et me balader avec lui pour commencer à lui montrer le monde… Bien sûr, tout cela va continuer, y a une vie après le congé parental (euh, enfin, j’espère ;-))… Mais c’était une chance de vivre cette expérience à 100%

ça passe trop vite : certaines copines m’avaient dit « tu verras, au bout d’un certain temps tu seras contente d’abandonner un peu tes journées tétées, couches & co et tu apprécieras de retourner bosser »… Ben… comment dire… Non, pas du tout ! Mais alors vraiment pas ! Non pas que ce soit toujours tout rose un boulot de maman à plein temps, surtout après une mauvaise nuit, y a rien de plus dur que devoir enchaîner avec une journée à s’occuper de bébé… Et pourtant… Ce serait à refaire, je referai… et si j’avais la possibilité de prolonger là tout de suite maintenant, beh je l’ferais … sans hésiter ! Et jusqu’aux 3 ans de Ticoeur (le maximum possible quoi !).

Pas le temps de s’ennuyer : déjà toutes les mamans savent à quel point un bébé ça occupe son monde, rien qu’en tétée-dodo-popo… A part ces « figures imposées », le congé parental, pour moi ça a été : beaucoup d’écriture, lecture, internet, balades dans Paris, musées, expo, déj ou après-midis avec les copines, voyages, visites des grands-parents, piano (surtout depuis que Ticoeur  « joue avec moi »… Je vous en parlerai prochainement), et aussi tout bêtement prendre le temps de faire ses courses dans les petits commerces ou au marché.  J’ai également été bien occupée par un projet immobilier (achat d’un appart) et par la recherche d’une nounou !

S’il fallait changer quelque chose : il faudrait surtout que le congé parental soit rémunéré ! Sous certaines conditions on peut bénéficier d’une aide de la CAF jusqu’aux 6 mois de l’enfant (552,11 euros par mois au maximum) puis plus rien ; du coup, il faut pouvoir assurer, ne pas avoir trop de crédit sur le dos et pouvoir vivre sur une seule paye. Voilà pour le côté financier… Pour le côté épanouissement de la maman, l’idéal est de pouvoir se garder une heure ou deux pour soi de temps en temps, pour faire du shopping, aller chez le coiffeur, faire un p’tit footing ou juste se promener. Dans les faits, ce n’est pas facile de réussir cet équilibre à moins d’avoir les grands-parents tout proches ce qui n’est hélas pas notre cas.

Mode d’emploi : pour tout savoir sur le congé parental, le mieux est de lire la fiche du ministère et le détail de l’aide financière sur le site de la CAF.

Et maintenant ? ça va être très dur pour moi de devenir une « working mum » ! On dit d’ailleurs que c’est plus difficile pour la mère que pour l’enfant. Tant mieux. Pourvu que Ticoeur s’habitue bien à notre nouveau rythme. On a commencé l’adaptation aujourd’hui avec la nounou. Je vous raconterai. Tout se passe très bien mais quand même… Je stresse ! Quelque part dans un petit coin de ma tête, je garde l’idée de potentiellement reprendre un congé parental dans quelques temps (on a le droit à 2 renouvellements en tout, jusqu’aux 3 ans de l’enfant) ou opter pour un 4/5iè… Donc à suivre…

Je vous laisse avec un autre bilan du congé parental par Chocoladdict et je vous tiendrai au courant de comment se passe ma fameuse reprise, jeudi. En attendant, je me console avec une très bonne nouvelle : lundi, c’est férié !

On a trouvé la nounou… Ouf !!!

On a trouvé la nounou... Ouf !!!Il était moins une ! Je reprends le travail le 1er avril et après quasi deux mois de recherche je désespérais de trouver la perle rare…

Mais comme je disais dans mon précédent post, nous avons signé la veille de nos vacances avec « Sissi », une nounou qui a réussi un sans faute à l’épreuve de l’interrogatoire, qui nous a fait une super bonne impression, qui a fait sourire les enfants, qui a d’excellentes références, et qui en plus parle anglais (ce n’était pas un critère de sélection mais why not ?). Bref, rien à dire, enfin presque… oui, parce que tout ne peut pas être totalement parfait… le seul petit hic c’est que « Sissi » habite à 45 minutes de chez nous et qu’elle a des enfants en bas âge donc on prend quand même le risque qu’elle nous quitte pour une famille qui habiterait plus près de chez elle… On lui a bien mis la pression sur le sujet d’ailleurs…

Nous voilà donc embarqués dans la périlleuse aventure de la garde partagée. Je vous ferai part de ses joies et de ses peines. On croise les doigts pour que tout se passe bien avec la nounou, avec l’autre famille, avec les soucis logistiques, les horaires, les vacances et puis gérer l’administratif : jamais je n’aurais cru qu’il  était si difficile de calculer un salaire ! Il m’a fallu des heures de travail pour bien ficeler le contrat et réaliser tous les calculs. J’ai également bénéficié de la relecture avisée de l’APEGE (association des parents employeurs) dont je recommande fortement les services. Bref, pas facile de gérer soi-même son mode de garde mais la crèche c’était juste IMPOSSIBLE malgré mon forcing (« pas de place, pas de place, pas de place ! » C’est bon, j’ai compris !).

Le plus dur dans l’histoire ça va être de laisser mon petit cœur pour aller au boulot. J’ai adoré mon congé parental et je l’aurais bien prolongé un peu… BEAUCOUP !!! D’ailleurs,  je n’ai pas dit mon dernier mot et j’en reprendrai peut-être un autre  ! Après tout, jusqu’au 3 ans de l’enfant, c’est possible et l’entreprise ne peut pas refuser. C’est juste dommage que ça ne paye pas d’être mère au foyer… mais bon, dans la famille on aime les pâtes 😉 Donc à suivre…

En attendant, je vous laisse avec le fameux questionnaire que nous avions utilisé pour recruter la nounou, l’idéal étant de poser un maximum de questions au téléphone pour ne pas perdre son temps à recevoir des cas sociaux !

  • Combien d’années d’expérience, combien d’enfants gardés, de quel âge ? Pendant combien d’années ?
  • Quelles étaient les raisons de la fin des contrats ?
  • Habitude des garde partagées ?
  • Comment se déroule une journée type ? (dodos, jeux, préparation repas, sortie…)
  • Comment s’organise-t-elle pour préparer le repas ? Quel serait un repas type ?
  • Que faire en cas de fièvre ? Ou si l’enfant s’étouffe en avalant un petit objet ?
  • La nounou respecte-t-elle le rythme de l’enfant ?
  • Formation particulière (formation d’aide à domicile ou cours de secourisme, etc.)
  • Qualités/Défauts, quel genre de nounou est-elle ?
  • Où va-t-elle quand elle sort faire une promenade ?
  • Ses meilleurs souvenirs avec l’ancienne famille ?
  • Lui donner l’enfant dans les bras pour voir la réaction de chacun
  • Vérifier que la personne a bien un titre de séjour et qu’elle a le droit de travailler (cf mon expérience avec la  « sans papier »)
  • Vérifier sa distance au lieu de travail, ses contraintes familiales ou horaires…
  • Demander son dernier salaire
  • Appeler ses anciens employeurs

Après, reste surtout le feeling, le feeling et le feeling !!!

Mais où se cache la nounou idéale ?

Mais où se cache la nounou idéale ?Serait-ce l’Arlésienne ? Je me demande ! Car après cinq semaines de recherche, une vingtaine de coups de fil et une bonne dizaine d’entretiens, nous n’avons toujours pas trouvé la perle !

Tout avait pourtant bien commencé car nous avons tout de suite trouvé la famille pour la garde partagée mais côté nounou, c’est plus compliqué. Voici les différents profils auxquels nous avons eu à faire :

la nounou « experte » qui croit tout savoir et vous prend de haut car vous n’êtes qu’une jeune mère sans expérience alors qu’elle, elle a élevé des dizaines d’ enfants. Du coup, quand vous lui demandez ce qu’elle ferait face à un problème (par exemple, si l’enfant ne veut pas dormir ou manger, ou s’il pleure) et bien elle vous répond tout simplement qu’avec elle c’est impossible car ELLE, elle sait y faire : « y a pas p’roblème ! », vous vous ne savez pas  mais c’est normal « vous n’avez pas l’habitude »… Bon ok, je suis nulle, une mère pas à la hauteur… super, merci pour la diplomatie madame nounou !

la nounou méga anxieuse, les ongles rongés jusqu’au sang, jeune et célibataire qui vous raconte qu’elle a choisi d’être nounou car elle a eu une enfance très malheureuse et qu’elle souhaite donc offrir du bonheur aux enfants. Ok, ça part d’un bon sentiment mais c’est pas très rassurant ce genre de profil limite dépressif qui semble rechercher dans ce métier une solution à ses propres problèmes psychologiques…

la nounou DIVA qui a un tas de propositions en même temps et qui ne s’intéresse qu’au « package » que vous pourrez lui offrir. Elle ne vous demande  pas comment s’appellent les enfants, ni quel âge ils ont, non, Madame veut avant tout savoir si on rembourse la carte orange et de combien est l’indemnité repas. Ok, nounou c’est un boulot mais pas un métier comme un autre je trouve… Un peu de tendresse voyons !

la nounou en or, super, mais alors quel est le problème ? Beh c est une « sans-papiers » ! Pas de titre de séjour, pas même de faux papiers 😉 non, rien !

la nounou affligeante qui vous décourage par son incapacité à répondre correctement à la moindre question. J’ai failli éclater de rire quand elle nous a expliqué ce qu’elle ferait en cas de fièvre : « Je lui prends la température et si c’est au-dessus de 35,5, je donne du Doliprane puis je vous appelle mais si c’est en dessous de 35 alors tout va bien, je n’appelle pas » !!!

la nounou junior : là je parle de ces jeunes filles de 18-20 ans qui n’ont que des expériences de baby sitting derrière elles et qui veulent se lancer dans la garde d’enfants à plein temps. Ah oui ? Pourquoi ma petite ? « J’en ai marre des études !  » Ah oui, évidemment mais encore ? « je veux gagner mon argent »… Là, je fais ma ringarde et leur conseille de faire des études dans le domaine de la petite enfance tant qu’elles sont jeunes c’est le moment… Un peu d’ambition jeunesse !

Dans trois semaines je reprends le boulot : nounou parfaite, où es-tu ????? Help !!!!

Le portage en écharpe : premier bilan

Le portage en écharpe : premier bilanAprès quatre mois d’utilisation intense, voici mes premières  impressions sur le portage en écharpe :

D’abord les « plus » :

J’ai d’ailleurs essayé le porte-bébé classique et sans hésiter je vous assure qu’avec l’écharpe on sent bien moins la charge sur les épaules.
Super pour le bébé dès les premiers jours : Ticoeur s’y est senti comme un bébé dans le ventre de sa maman dès la première fois où nous l’avons porté en écharpe. Il avait alors seulement 3 jours et a visité tout le quartier sagement endormi contre son papa qui avait alors fait un portage en berceau.

Très agréable pour les parents : On sent son bébé tout contre soi, on a bien chaud (moins pratique en cas de canicule !) et on peut marcher des heures sans se fatiguer…

C’est intriguant : dans la rue on vous regarde avec curiosité et les gens sont surtout étonnés et attentifs quand ils me voient faire le nouage, surtout le « kangourou devant » qui étonne par sa simplicité (attention, il faut quand même de l’entraînement pour y arriver en donnant l’air que c’est simple ;-)).

C’est beau : Là, c’est juste mon humble avis personnel mais je trouve ça beau le portage en écharpe et j’ai toujours envie de prendre plein de photos !

De bons souvenirs : souvenirs de notre voyage au Guatemala où les indigènes portent justement leurs enfants en écharpe avec un tissu similaire à celui de la mienne. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai eu envie de porter en écharpe : en voyant tous ces petits bébés guatématèques si sages contre leurs mamans, je me suis dit que l’écharpe devait avoir un quelque chose de magique ! Une fois à Paris, je me suis rendue compte que le portage en écharpe était à la mode voire très tendance parmi les bobos et les amoureux de naturalité… Du coup, j’ai un peu l’impression d’être une « mum-fashion-victim » alors que j’envisageais le portage en écharpe avant même de savoir que je serai dans l’air du temps !

Et les « moins » alors ?

L’hygiène : ce qui me dérange c’est que les extrémités de l’écharpe traînent par terre au moment où je fais le noeud. Selon où je me trouve, ce n’est pas super hygiénique ! Mais bon, on ne met pas l’écharpe à la bouche non plus ! En fait, je me demande si je n’aurais pas dû en acheter une plus courte ? La mienne fait 4,10m. Bien sûr, Ticoeur est encore petit donc j’aurai prochainement besoin de plus de longueur mais je ne suis quand même pas certaine d’utiliser tout mon tissu parce que les noeuds gros consommateurs de longueur sont les « croisés » que je ne fais pas, en grande adepte du kangourou devant.

L’hiver : pas facile de mettre son manteau par dessus l’écharpe. Il faut savoir qu’il y a des manteaux spéciaux mais c’est un budget et faut trouver un modèle à son goût…

Le poids du bébé : Ticoeur approche des 7 kilos et ça commence à être difficile de le porter d’un bras, tout en nouant mon écharpe de l’autre sans trop cambrer mon dos… Par contre, une fois qu’il est installé dans l’écharpe, je ne ressens plus du tout son poids. J’ai d’ailleurs essayé le porte-bébé classique et sans hésiter je vous assure qu’avec l’écharpe on sent bien moins la charge sur les épaules.

Bon, pour ceux qui ont l’impression que je parle chinois avec mes « berceaux », « kangourous » et « croisés », vous pouvez regarder les vidéos de nouages sur you tube. Pour celles qui souhaitent débuter en toute confiance, je conseille d’ailleurs le « croisé enveloppé devant » que j’ai découvert depuis peu grâce à un forum de mamans (merci les filles !) et qui est bien plus simple que le kangourou.

Je referai un petit bilan dans quelques mois quand mon p’tit chou pèsera quelques kilos de plus…