La Croatie en voilier et en famille au large de Zadar

Voici le récit de notre semaine en voilier dans les îles Kornati et autres îles situées au large de Zadar, en Dalmatie, dans la moitié nord de la Croatie. Si vous demandez à Titcoeur et Titpuce quel a été leur meilleur souvenir de vacances, ils vous citeront sans hésiter notre croisière en voilier ! Parce qu’ils ont hérité de cette passion de « Papa Voyage », parce qu’ils font beaucoup de voile dans notre coin d’Angleterre, parce que nous avons eu des conditions de navigation incroyables ainsi qu’une météo de rêve et aussi parce qu’un de mes amis du lycée et son fils (de l’âge de Titpuce) sont venus de Paris pour vivre cette aventure marine avec nous ! Bref, c’était parfait ! Du vent, du soleil et des amis !

Si passer une semaine en voilier en famille est un projet qui vous tenterait bien mais que vous n’osez pas franchir le pas, j’espère que cet article pourra vous éclairer et vous faire découvrir cette belle manière de voyager… au gré des vents et des flots… Voici donc, sous forme de questions-réponses des informations sur notre épopée !

         

Pourquoi avoir choisi la Croatie pour notre voyage en voilier ?

La Croatie, c’est la zone de confort de « Papa Voyage ». C’est le pays où il a le plus navigué dans le passé, avec ses amis et ses parents. Nos premières vacances ensemble c’était d’ailleurs une semaine en voilier en Croatie du côté de Krk. C’était alors la triple épreuve du feu pour moi : premières vacances avec « Papa Voyage », première fois que j’allais sur un voilier et premières vacances avec ma belle-famille ! Oui, « Papa Voyage » y est allé très fort, dans le genre : « ça passe ou ça casse ! »… Pas de suspens : j’ai survécu :-).

Ensuite, de manière générale, la côte adriatique est plus simple que d’autres zones de la Méditerranée (comme par exemple les Cyclades où le Meltem peut rendre les navigations très complexes). Toujours sur la côte adriatique, nous avons également testé il y a trois ans avec les enfants une semaine en voilier à Corfou (on recommande tout autant que la Croatie !).

Quel itinéraire en voilier à partir de Zadar ? A la découverte des Kornati et autres îles…

L’itinéraire ne peut pas vraiment s’anticiper. Nous savions que nous voulions voir les célèbres îles Kornati (archipel de 150 petites îles !) pour leurs paysages lunaires mais ne savions pas d’avance où nous irions car en voilier, il faut s’adapter ! L’itinéraire dépend notamment de la direction du vent et de la force du vent. Le premier matin, par rapport à la direction du vent, nous avons choisi un sens de navigation : nous avons tourné dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant par mettre le cap au sud, puis en remontant via les Kornati et en rebouclant sur Zadar à la fin. Evidemment, le vent peut complètement tourner mais il fallait au moins choisir un sens. Puis, par rapport à la force du vent, nous choisissions les étapes. Nous avons eu beaucoup de chance : le Bora a soufflé toute la semaine autour de Beaufort 5 avec des pointes à Beaufort 6 en début de semaine (à 6 moi, je ne suis plus trop à l’aise mais le reste de l’équipage a adoré !). Cela nous a permis de faire de belles traversées ! Voici ce qu’a donné notre itinéraire :

Jour 1 : check-in à la marina de Sukošan (à quelques kilomètres au sud de Zadar). Nuit à la marina.

Jour 2 : Navigation vers l’île de Murter au sud – nuit à la marina de Murter.

en voilier avec enfants

location voilier croatie

Jour 3 : Navigation vers Žut – nuit au mouillage sur une bouée (c’est plus simple et plus rassurant que jeter l’ancre)

Jour 4 : Navigation dans les Kornati (penser à acheter le ticket du parc national la veille ! (Nous avons été contrôlés) – nuit sur une bouée dans le parc national.

Ile Kornati

Iles Kornati en voilier

iles croates en voilier

la croatie en voilier

Jour 5 : Navigation dans les Kornati ; puis, on atteint un autre parc national, celui de Telašćica sur l’île de Dugi Otok (là encore, il faut acheter les billets du parc national la veille). Nous mettons pieds à terre pour randonner vers le lac intérieur et vers les superbes points de vue sur les îles. Nuit sur une bouée du parc national.

 

Jour 6 : On longe les falaises, sur la face ouest de Dugi Otok, puis on boucle au nord de l’île et on rejoint le port du village de Zverinak. Chouette ambiance locale et bon enfant dans ce petit village croate. Nuit au port.

iles croates

Jour 7 : navigation vers le sud pour rejoindre Zadar et la marina de Sukošan (check-out en fin de journée).

A noter, que nous avons utilisé l’appli Navily qui aide à choisir un spot pour s’arrêter car, pour les criques répertoriées, on peut voir le type de fond, l’équipement en bouées (ou pas), la protection au vent, etc… En gros, dès qu’on a choisi une île pour faire une halte, on regarde Navily pour avoir plus d’infos… Evidemment, on juge aussi visuellement en arrivant…

 

Organisation d’une journée type en voilier :

Au réveil, on profite d’un premier plouf ; puis, au petit-déjeuner, on consulte la météo marine (capitainerie locale + l’appli Windy sur le téléphone). On décide d’un spot à atteindre pour le déjeuner. En route, on participe tous sur le bateau, à tour de rôle et selon les envies de chacun. Parfois, Titpuce aimait juste s’asseoir et lire pendant la navigation.

Ticoeur était souvent à la barre :

A midi, on fait une longue pause pour manger, nager, faire du snorkeling, pêcher (quand c’est autorisé), sortir le paddle board, etc…

Il y avait une forte probabilité de voir des dauphins mais on n’en a pas vu ! Par contre, nous avons fait une rencontre incroyable avec une grosse tortue marine qui a repris sa respiration à quelques mètres de notre voilier ! C’était magique ! Je ne vous promets pas de voir des tortues ! C’était une grande chance ! Mais vraiment, vous devriez croiser des dauphins.

Au niveau des bouées des parc nationaux, il y a des pêcheurs ou marchands de fruits et légumes qui passent parfois. Notre stratégie c’était d’avoir assez de provisions pour être 100% autonomes sur le bateau mais d’acheter des produits frais quand l’occasion se présentait (petite épicerie de village au port ou bateaux de marchands ambulants). Côté resto, un seul soir (le sixième jour), nous avons commandé un grand plateau de poissons et fruits de mer au restaurant sur le port et nous l’avons mangé sur notre voilier. Et du côté de notre propre pêche ? Nous avons réussi à faire un repas un midi après une bonne pêche. Les autres jours, soit c’était en zone d’interdiction de pêcher (dans les parcs nationaux) soit nous n’y arrivions pas. Mais bon, les enfants ont quand même eu la fierté de pêcher un repas !     

Comment ça se passe pour louer un voilier ? Faut-il un permis ?

Je commence par le cas le plus simple : vous pouvez louer un voilier avec un skipper. C’est évidemment plus cher (voir la rubrique budget) mais cela vous permet de passer des vacances en voilier même si vous n’avez aucune expérience. Le skipper pourra vous faire participer et vous apprendre quelques bases de navigation donc c’est intéressant pour toute la famille je trouve.

« Papa Voyage » est notre skipper. Ado, il a suivi une formation de voile à l’île d’Elbe (genre la version allemande de l’école des Glénans). Il a un diplôme de voile qui est reconnu par les loueurs. Il a également, le permis bateau qui est un permis obligatoire quand il y a un moteur à bord (et il y a toujours un moteur sur les grands voiliers de location). Si vous avez passé le permis de bateau, vous savez qu’il s’agit de cours théoriques et pratiques. La pratique n’est réalisée que sur un bateau à moteur donc si vous n’avez que le permis bateau et aucune expérience en voile, vous ne pouvez pas (et ne voulez pas) louer un voilier. S’occuper des voiles ne s’improvise pas… En France, je crois qu’il n’y a pas de permis officiel de voile. Dans ce cas, le loueur de voilier, vous demandera la liste de vos expériences en voilier (log book). Certains m’ont dit qu’il suffirait de mentir…! Franchement, ce serait une dangereuse idée de s’embarquer sur un voilier si on n’a aucune expérience des bateaux à voile. Aussi, vous avez peut-être fait du dériveur mais un gros bateau à quille, c’est différent… Enfin, le permis radio est également obligatoire et permet de savoir utiliser la radio de bord pour demande de l’aide par exemple… En résumé, être skipper ne s’improvise pas mais cela ne vous empêche pas de passer des vacances en famille en voilier si vous prenez ce service en plus auprès de votre loueur.

itineraire voilier en croatie

Notre semaine de voile en Croatie : quel bateau et quel budget ?

Cette fois-ci, nous avons loué un Dufour 382 (environ 11 mètres de long) : c’est un beau bateau. On le recommande. Il était très sympa à naviguer. Côté habitacle, il est parfait pour 6 personnes car il y a 3 cabines et deux petites salles de bain. Nous avons donc partagé la location avec nos amis. Si vous n’êtes que 4 à bord, vous pouvez prendre plus petit et donc c’est moins cher. Budget pour une semaine sur le Dufour 382 : 2200€ (pour nous 6). Nous avons toujours loué des voiliers de cette taille, dans ces prix-là, que ce soit en Croatie ou en Grèce (en France et en Italie on a payé un peu plus cher, mais pas beaucoup plus). Pour faire baisser le budget considérablement, vous pouvez louer hors saison ou aux vacances scolaires de la Toussaint par exemple. Attention : si vous préférez un catamaran plutôt qu’un voilier à quille, alors c’est à peu près le double du prix. Un catamaran c’est très confortable côté habitable mais « Papa Voyage » et les enfants préfèrent qu’un bateau gîte (sinon c’est pas drôle !). Aussi, les catamarans ont du mal à remonter au vent donc ils ne sortent pas toujours les voiles et utilisent plus souvent le moteur ce qui perd de son charme (avancer en silence grâce aux voiles c’est ça la magie… !) et ça coûte cher en essence.

Si vous devez rajouter un budget skipper, c’est un supplément de 100 à 150€ par jour. Enfin, selon vos choix pour la nuit, il faut rajouter un budget emplacement : au mouillage c’est gratuit, sur une bouée c’est gratuit ou quelques euros, dans un petit port on a payé environ 30€ la nuit mais dans une grande marina (comme à Murter par exemple) c’est 70€. On essaie toujours d’éviter les marinas pour ne pas avoir de voisins et on préfère les cadres plus sauvages et plus intimes mais parfois, il n’y a pas le choix, notamment, le soir où nous sommes allés à Murter c’était par sécurité car le vent était trop fort cette nuit-là. A noter que dans la marina de départ et d’arrivée vous ne payez pas l’emplacement car c’est inclus dans le prix de la location.

Quelque soit le bateau, je vous conseille de vérifier qu’il est équipé d’un propulseur d’étrave : cela facilite énormément les manœuvres au port.

Les deux petits détails qui nous ont moins plu sur le Dufour 382 (mais vraiment ce sont des détails) : primo, le foc était auto-vireur… donc c’est moins de travail. Or, les enfants aiment bien s’occuper du foc. Secundo, la plateforme et l’échelle pour descendre se baigner sont vraiment petites et étroites (c’est pas bien grave mais sur les Bavarias ou les Oceanis on avait toujours eu de belles grandes plateformes et des échelles plus confortables).

Pour trouver un bateau, j’utilise des plateformes qui sont comme un « Airbnb » pour bateaux :  Click & Boat, Sam Boat ou Dream Yacht Charter. Je regarde aussi sur Google Maps en tapant « loueur voilier ». Dans tous les cas,  je regarde les notes et je lis tous les avis, puis j’échange avec le loueur par mail et souvent également par téléphone pour avoir un bon feeling, je pose des questions, du type : « est-ce que les voiles ont été changées récemment ? » (depuis notre mésaventure à Corfou !).

Voici le lien vers le loueur que nous avons choisi : Asta-Yachting. Ils étaient sérieux, professionnels et les bateaux sont bien entretenus. Ils peuvent vous proposer des skippers.

J’espère que je vous ai donné envie de tenter des vacances en voilier ! N’hésitez pas si vous avez des questions ! La prochaine fois, je vous parlerai de la charmante ville de Zadar !

Notre vie en Angleterre #97 : une belle rentrée des classes

Comme on dit ici : so far, so good… Pourvu que ça dure ! Le 2 septembre, Ticoeur et Titpuce ont repris le chemin de l’école. C’est une 4iè année d’école en Angleterre qui commence… Quand je pense à leur première rentrée anglaise en septembre 2018… A l’époque, je stressais pour l’apprentissage de la langue et maintenant j’ai deux petits bilingues à la maison, qui depuis plusieurs mois ne parlent plus qu’en anglais entre eux ! Avec un bel accent en prime ! Leurs livres de chevet ? The Lord of the Rings pour Ticoeur et les derniers tomes de Harry Potter pour Titpuce… Lire en anglais leur est si naturel !… Bref, quel chemin parcouru ! L’anglais mais aussi tout le reste : les nouveaux sports qu’ils ont découverts ici, la vie à la mer, les amis… Plus nous restons, plus les enfants prennent racines ! Pour l’instant, nous prolongeons année scolaire par année scolaire… Nous restons donc jusqu’en août 2022 mais sans doute plutôt 2023… Après, il faudra changer d’école pour Ticoeur et donc cela pourrait être l’occasion de rentrer en France… Mais franchement : one step at a time! 

La seule chose que je souhaite c’est que cette année scolaire ne soit pas interrompue par un autre long confinement cet hiver… Une année scolaire qui aurait lieu 100% à l’école. La base quoi !

  

Quoi de neuf pour Ticoeur et Titpuce en cette nouvelle année scolaire ?

  • Titpuce est entrée en Year 5 (équivalent du CM1) et Ticoeur est en Year 7 (équivalent de la 6iè en France). Notre école fait jusqu’à la 5iè (Year 8) ; c’est pour cela que nous n’étions pas obligés de changer d’établissement. Ils sont dans des classes de réciproquement 10 et 12 enfants.
  • La première semaine, Ticoeur aurait dû avoir un voyage scolaire en Normandie mais dans ce brexito-covid contexte le voyage a été annulé. Cela dit, le plan B était très sympa : sa classe est partie à la mer dans le Dorset étudier les animaux et végétaux qui vivent dans les Rock Pools. Au passage, vous remarquerez que je ne trouve plus mes mots en français ! Sorry :-).
  • La gestion des classes en bulles c’est terminé ! A la récré, les enfants peuvent donc jouer avec des enfants de tout âge et Titpuce peut aller voir son grand frère à la récré ! Elle adore ! Ticoeur est ravi également car la fin des bulles signifie que l’activité théâtre peut reprendre ! La production de l’école cette année sera la comédie musicale Grease. J’ai hâte de voir quel rôle il va décrocher !
  • Si on reste dans le chapitre des règles liées à la pandémie (non pas que ce sujet me passionne, bien au contraire, mais c’est intéressant de voir les différences d’un pays à l’autre) : Il n’y a jamais eu de masque en primaire ici. Il y a, comme l’an dernier obligation pour les écoles d’avoir fenêtres et portes ouvertes (quand c’est possible car il y a des écoles où les fenêtres ne s’ouvrent pas mais dans notre école tout s’ouvre en grand, tout est de plein pied et tout donne sur l’extérieur et la forêt). Donc beaucoup d’air frais, parfois très frais mais franchement les Anglais ne sont pas frileux ;-). A partir de Year 7, pas de masque non plus mais il faut faire deux tests antigéniques par semaine et envoyer les résultat à NHS (l’équivalent de la sécu). C’est la seule contrainte mais tout se passe bien pour Ticoeur. Il s’y est fait et avait même de l’entraînement avec nos passages de frontières cet été. Surtout, les enfants et nous préférons ces règles anglaises à celles imposées aux jeunes écoliers en France. Et jusqu’à présent la vaccination n’est proposée qu’à partir de 16 ans (et 1 dose seulement). A voir évidemment si tout se passera bien dans les mois à venir… En même temps, depuis le début de la pandémie, il n’y a eu aucun cas dans notre école (sur 350 enfants) même dans les pires périodes, donc espérons que nous y échappions encore. L’air de la campagne, de la forêt, de la mer ? Des enfants qui profitent de beaucoup d’espace à l’extérieur et à l’intérieur ? Des classes avec de véritables courants d’air et aussi de petits effectifs par classe… Ou alors c’était juste de la chance ! En tout cas, pour l’instant, tout s’est toujours bien passé à l’école… Croisons les doigts…

En résumé, une très belle rentrée ! Meilleure que l’an dernier, surtout si vous vous rappelez que Titpuce avait commencé par se casser le poignet et à être plâtrée deux mois !

Et les activités extra-scolaires ?

Je ne sais pas si pour vous c’est pareil mais Ticoeur et Titpuce ont tellement été frustrés de ne pas pouvoir profiter de leurs activités extra-scolaires l’an dernier (notamment pour tout ce qui était en intérieur comme la danse ou la natation) que cette année, ils semblent vouloir faire trop de choses ! Au bout de 10 jours, j’ai déjà l’impression d’être chauffeur de taxi professionnel et leur agenda est chargé ! En même temps, quand nous vivions à Paris, ils restaient au centre de loisirs jusqu’à 19h donc là, ils sortent de l’école à 16h30 et ils ont des activités à gauche à droite jusqu’à 17h30… c’est finalement un emploi du temps plus plaisant et un rythme plus léger qu’en région parisienne… Néanmoins, j’ai dit à Titpuce qu’il serait bien qu’elle choisisse entre danse classique, moderne et claquettes car je préfère qu’elle se concentre sur une chose et la fasse bien, plutôt qu’un peu de tout… Il y a de grandes chances qu’elle choisisse le classique. A côté de ça, elle veut aller aux entraînements de hockey car ses copines y vont ! Elle va suivre les cours d’essais de septembre pour voir si ça lui plaît et on avisera ensuite… Ticoeur, lui, continue le piano, le tennis et la natation… ça part moins dans tous les sens car il est moins influencé par ce que font les copains :-).

En plus de tout ça, ils sont au sailing club un dimanche sur deux et ils adorent ça ! La saison se termine mi-octobre mais pour l’instant les conditions sont idéales… « L’été indien anglais » est si agréable par chez nous !

Desperate housewife… But I’m free !

Et moi ? J’ai bossé sur un guide de voyages, vendu quelques photos mais à part ça, je suis redevenue une desperate housewife :-)… En version déconfiné, c’est évidemment plus sympa : je profite des enfants, je fais de la voile et j’ai même pu reprendre la chorale (en plein courant d’air également… à suivre !). Papa Voyage est toujours en télétravail. Cela ne changera pas. C’est la politique dans son entreprise par précaution. Moi, côté boulot, j’espère trouver de petits reportages à faire au UK dans les mois à venir ou un job en télétravail… A suivre !

La cigale chante tout l’été et plus si affinité !

Ce que je veux dire par là ? Quand je racontais que les enfants avaient une frénésie d’activités extra-scolaires, nous, nous essayons aussi de profiter de notre liberté actuelle. Des petits plaisirs simples retrouvés comme par exemple aller siroter un Pimm’s sur la terrasse du pub de la plage pendant que Ticoeur et Titpuce ramassent des coquillages et prennent des photos au soleil couchant… La recette du Pimm’s ? (Au moins, vous ne serez pas venus pour rien !)… De la limonade, des fraises, de la menthe, des concombres et… du Pimm’s ! (Une liqueur à base de plantes et de gin)… Je recommande ce cocktail anglais ! Cheers!

 

Ma petite anglaise qui aime de plus en plus la photo…

Le week-end, on essaie d’en profiter à fond également. Nous venons de passer notre dimanche à Londres (drôlement calme sans touristes !) pour nous balader dans la ville avec le petit cousin, mon beau-frère et ma belle-soeur qui vivent là-bas mais que nous ne pouvions pas voir pendant de longs mois… Nous en avons également profité pour aller voir l’expo David Hockney.

Demain, mon père arrive de Paris pour une semaine avec nous. Et fin septembre, mes beaux-parents viendront d’Allemagne pour nous rendre visite également. Tout doucement, venir au UK redevient possible (mais pas facile ! Ne réservez pas sans bien lire les règles d’entrée, les prix et la logistique des tests)… En tout cas, cela fait très plaisir de pouvoir enfin recevoir la famille dans notre petit coin d’Angleterre ! Espérons que des amis puissent également venir prochainement.

Et pour vous ? Comment se passe la rentrée ?

Notre vie en Angleterre #96 : retour de vacances et une 4iè année anglaise qui commence !

Cela fait un bout de temps que je n’avais pas écrit ici et pour cause : nous sommes partis tout l’été ! Jamais l’expression « grandes vacances » n’a eu autant de sens ! (Enfin, si !… Lors de nos tours du Monde et voyages-congés parentaux :-)). A peine l’école terminée, nous sommes juste restés une journée en Angleterre pour le cours de voile des enfants (ah la voile ! On ne pouvait pas louper ça !), puis nous avons sérieusement largué les amarres ! Comme toujours, en moins de deux heures, les valises étaient bouclées ! Van chargé, paperasse pour la douane dans toutes les boîtes à gants et voilà que nous traversons le tunnel, enfin !! Libérés, délivrés !

Direction la Croatie : cela fait une trotte depuis l’Angleterre, c’est certain mais primo nous avions moyennement confiance en l’aérien et secundo pour improviser, la route c’est quand même le plus facile…. Evidemment, dernièrement, on se demande à quelle sauce on va être mangé à chaque frontière ; le co-pilote de l’an 2021 doit savoir trouver les communications officielles des règles ô combien changeantes de chaque pays travervés ou visités. Une bonne occasion de pratiquer mon allemand, mon anglais, mon italien et… non, je ne parle pas croate ! Au final, au sein de Schengen c’était beaucoup de bruits pour rien mais forcément on suit les règles même si le manque d’harmonisation donne envie de pleurer… Nous avons eu des contrôles à la loupe uniquement au niveau de l’Eurotunnel et à l’entrée en Croatie (la Croatie faisant partie de l’UE mais pas de Schengen, ceci explique peut-être cela…).

En Croatie, nous avions uniquement réservé un voilier pour découvrir les îles au large de Zadar puis c’était page blanche ! Il se trouve que nous nous sommes tellements plus en Croatie que nous y sommes restés… un mois !!! Nous nous n’aurions pas imaginé ! Franchement, je pense que si j’avais organisé un Prix de la Destination de l’été 2021 j’aurais donné la palme d’or à la Croatie ! Météo de rêve, sans pluie, et sans canicule… 28 degrés dans l’eau et dans l’air pendant un mois (sauf 3 jours à 32 degrés du côté de Split, mais en lisant les journaux on relativise)… Et puis c’était surtout l’atmosphère là-bas qui nous a plu, l’ambiance, la gentillesse des gens, … On se sentait vraiment en vacances ! Le fait de n’y connaître personne et de ne rien comprendre à leur langue a peut-être aidé à soupoudrer le tout d’une douce pellicule d’insouciance…

île de Hvar, Croatie

   îles Kornati en voilier, Croatie

Et après un mois en Croatie ? Un crochet pour voir des amis en Autriche, un stop rando et vanlife…

… et un final inoubliable : une semaine à Venise ! Je voulais absolument m’arrêter en Italie car c’est mon deuxième pays (à défaut d’avoir fait honneur à mon premier pays… J’y reviendrai…). Venise était sur notre chemin. Quelle surprise de la redécouvrir en version tellement plus calme que d’habitude ! Venise toute pimpante, vivante mais sans la foule !

 

Sur le retour, un stop rapide à Milan pour rendre visite à d’autres amis…

Comment fait-on côté boulot ? « Papa Voyage » a pris pas mal de congés mais pas la totalité. Pour la deuxième partie de nos vacances, il était en télétravail (en posant quelques jours par-ci par-là)… En fait, il est en télétravail depuis mars 2020 et aucun retour au bureau n’est prévu dans son entreprise. Bref, pour la deuxième moitié des vacances, c’était un mode et un rythme très différent : j’ai réservé des hébergements avec wifi, plutôt en ville. En journée, je gérais plages, visites et activités avec Ticoeur et Titpuce (ce qui est très facile à gérer j’en conviens avec mes petits voyageurs aguerris). En lisant les commentaires des hébergements que je réservais, j’ai d’ailleurs souvent vu que d’autres voyageurs mixaient télétravail et boulot… Une tendance de l’été 2021 sans doute !

Cela veut aussi dire que nous n’avons pas trop profité de la possibilité de dormir dans notre campervan (à part dans les Alpes autrichiennes)…

Il ne me reste plus qu’à aborder un sujet que je ne souhaite pas aborder :-). La France. Parce que bon, je vous ai quand même soûlé des mois et des mois sur le fait que la France me manquait et au final… ben voilà… Pas eu envie d’y consacrer du temps. Je suis triste de voir les débats qui séparent voire déchirent familles et amis. Les méthodes des politiques n’ont pas aidé. J’ai eu la chance de voir quelques proches en coup de vent et d’avoir croisé des amis d’enfance sur nos lieux de vacances (en Croatie, en Autriche et en Italie ! Des retrouvailles improvisées absolument incroyables !)… Mais clairement, s’il y avait eu un Prix de la Destination de l’été 2021, je n’aurais même pas pensé à nominer la France… Vous connaissez le contexte. Certains d’entre vous vivent peut-être également des tensions au quotidien, avec des proches, des personnes qu’elles ne reconnaissent plus,… La pandémie aura tout gagné si elle divise des familles et des amitiés de longues dates… Ne perdons pas l’humain, ne perdons pas ce qui est le plus précieux… Certains sont épuisés ; d’autres sont épuisants mais nous avons tous besoin de nos amis en cette période difficile. En évitant un voyage en France, je voulais surtout préserver les enfants et avoir de vraies vacances, pas un enchaînement de débats politico-sanitaires. Surtout pas devant les enfants. J’irai à Paris seule à l’automne et j’aurai une oreille pour tout le monde, les bras grands ouverts pour tous mes amis… Là, je ne pouvais pas. Nous avons passé 3 mois et demi confinés en Angleterre de janvier à avril (« confinés », je répète : « con-fi-nés »), puis nous avons été déconfinés mi-avril mais bloqués sur l’île… Chacun ses galères, tout le monde a eu son lot, je sais… Mais donc justement : en traversant la Manche en juillet, une seule chose était claire dans ma tête : les vacances devaient être grandioses ! Et elles l’ont été ! A 200% !

 

A présent, nous sommes de retour au UK. On me pose beaucoup la question : non, le retour n’est pas difficile, pas pour l’instant, en tout cas :-)… car avec cette impression d’avoir profité à fond de l’été et du Continent, c’est avec plaisir que je rentre dans notre jolie maison anglaise. Je dois quand même reprendre possession des lieux car des araignées et une souris ont élu domicile ! Le jardin va bien lui, il ne semble pas rancunier…

En plus, pas le temps pour le blues de la rentrée car nous avons déjà des visites de prévues en septembre ! Mon père et mes beaux-parents ! (C’est possible grâce à l’assouplissement des règles depuis la mi-août mais attention, ce n’est pas simple ! Lisez bien tous les détails officiels ici avant d’envisager un voyage au UK et n’oubliez pas le budget tests ! C’est cher ici et c’est pour tout le monde !).

Enfin, vous savez quoi ? Cela fait 3 ans que nous vivons en Angleterre. Trois ans, ce devait être le maximum de l’expatriation de « Papa Voyage » mais finalement son contrat a été prolongé et nous sommes ravis de rester vivre ici une année de plus, surtout après la frustration de l’année écoulée. Alors c’est reparti pour une nouvelle année scolaire à l’anglaise ! J’espère que vous n’êtes pas lassés ? Ma chronique d’expat dans mon bled anglais va donc continuer. Il y aura également prochainement des articles sur nos destinations de cet été, of course !

Belle rentrée à tous (chez nous c’est jeudi !)

 

 

 

 

 

 

 

Nos 10 randonnées dans le Lake District avec les enfants

Avec un peu de retard, je vous raconte notre semaine de vacances rando en famille dans le Lake District. Nous avons eu une météo de rêve et donc cela nous a permis d’entreprendre de nombreuses randonnées. Ticoeur et Titpuce (9 et 11 ans) assurent en terme de marche en montagne ! Il faut dire qu’ils n’en sont pas à leur première expérience ! Je vais donc vous décrire les randos que nous avons choisies en essayant de vous donner une indication du niveau de difficulté mais vous êtes bien sûr les meilleurs juges concernant les capacités de vos enfants.

Tout d’abord, où est situé le Lake District ? Dans le nord-est de l’Angleterre, juste avant l’Ecosse. Beaucoup de personnes ne semblent pas réaliser qu’il y a des montagnes en Angleterre. Il est vrai que le Lake District n’est pas très visité par les touristes internationaux mais pour les Anglais c’est une région incontournable qui a beaucoup de succès auprès des amoureux de la montagne. Alors oui, c’est vrai, les montagnes anglaises ne sont pas bien hautes par rapport aux Alpes mais ne croyez-pas que c’est un terrain pour les débutants : les dénivelés sont très importants car on démarre souvent au niveau de la mer. En terme de paysages, le Lake District a son propre caractère et ses paysages typiques. Notamment, comme indiqué dans son nom, il y a énormément de lacs (16 principaux et d’autres plans d’eau plus petits). Au final, on circule entre les lacs et on monte sur les sommets qui les bordent pour de superbes panoramas !

Nos 10 randonnées en famille dans le Lake District :

Je les ai tout simplement classées dans l’ordre où nous les avons faites et j’ai mis nos temps de marche sachant que nous sommes plus rapides que la moyenne :-).

Scafell Pike, le plus haut sommet d’Angleterre : 4h45 – niveau moyenne voire difficile –  environ 900 mètres de dénivelé (on démarre à 90m et on monte à 978m). Il y a plusieurs itinéraires possibles. Nous n’avons pas choisi le plus court car ce ne n’est pas le plus beau. En plus, en optant pour notre itinéraire vous aurez moins de marcheurs sur votre chemin. Pour la montée, nous sommes donc passés par « the corridor route » (voix nord) et nous avons mis 3h pour atteindre le pic. L’ascension est superbe ! Plus intéressante et incontournable que le sommet en soi. Une fois au sommet de l’Angleterre, nous sommes redescendus par une voix plus directe et donc plus empruntée (1h45 pour descendre).

 

Et donc voici le sommet de l’Angleterre !… Ma stratégie était de commencer la semaine avec le plus haut dénivelé histoire de pouvoir se dire que tous les autres nous paraîtront plus simples :-)… Mais forcément, pour un premier jour, c’est costaud !

Le soir, juste aux pieds du Scafell Pike et de notre hébergement, se trouve Wast Water : nous avons adoré ce petit lac ! Quelques enfants s’y baignaient mais je préviens : c’est froid !

Old Man of Coniston : 2h55 – Difficulté moyenne – environ 600m de dénivelé (on passe de 200 à 800). La montée ne nous a pris qu’1h25 car le chemin est aménagé comme un grand escalier naturel, ce qui permet de ne pas trop zigzaguer. En chemin, on voit de vieilles mines de cuivre désaffectées, traces du passé historique de la région. Jolie vue au sommet puis descente par la voie sud en 1h30 (peu de monde du côté sud car ça rallonge un peu mais encore une fois, ça faut le coup !). Par rapport à hier, les enfants ont dit que c’était « trop facile » !

   

De retour sur le parking, il y avait un de ces typiques ice cream vans anglais… Une chance pour les enfants ! C’était parfait pour les faire patienter le temps que je cuisine quelques pâtes dans notre van…

Harter Fell : 2h – facile mais traitre ! Dénivelé de 300m environ. 1h de montée et 1h de descente par le même chemin, très mouillé ! Heureusement la vue m’a fait oublier cette marche fort boueuse ! Les chaussures de rando c’est important. Ticoeur et moi étions en baskets pour cette rando facile et ça a été l’enfer ! Pieds archi trempés, impression d’avoir mijoté dans de la bouse de vache, odeur atroce… Je vous vends du rêve là ! Sans rire, même quand il fait beau et qu’il n’a pas plu depuis longtemps, le sol peut être très humide. On avait eu le même soucis lors de nos randonnées en Ecosse. Les enfants ont aimé le petit passage d’escalade sur la fin :

Hartell fell

 

Red Pike : 3h40- 625m de dénivelé. Niveau difficile. Nous nous sommes garés sur la parking de Buttermere (5£). On marche ensuite quasi à plat le long du lac jusqu’à la superbe cascade Scale Force (1h) puis il faut encore 1h20 jusqu’au sommet. La redescente est périlleuse car elle se fait dans des petits éboulis… On glisse et on tombe ! On finit aussi rouge que la terre de cette montagne qui porte bien son nom ! Une version simple et familiale consiste à se limiter à la cascade. D’ailleurs, personne n’allait vers le sommet à part nous :-).

Louggrigh Fell : 3h incluant une longue pause déjeuner – Niveau facile – Un peu moins de 300m de dénivelé. Nous avons mis 45 minutes jusqu’au sommet puis nous sommes redescendus en passant par une grotte.

 

 

Puis nous avons fait une pause snack dans le jardin de la maison de Rydel Mount (demeure du poète anglais William Wordsworth) avant de retourner à notre parking (White Moss car park à 2£ de l’heure).

Aira Force : 1h – niveau très facile – on suit un circuit dans le sens des aiguilles d’une montre pour admirer cette cascade sous tous ses angles. Le point de vue à ne pas manquer est celui du début. J’ai moins aimé que Scale Force car trop aménagé et plus fréquenté mais c’est joli !

Cat Bells : 2h – niveau facile – côté dénivelé on passe de 80m à 450m – il y a pas mal de familles sur cette petite rando dont le profil de la montagne et la vue en font une randonnée très populaire. Il y a plusieurs itinéraires possibles. Nous sommes partis de Brakenburn. L’ascension nous a pris 50 minutes. C’est vraiment une rando idéale pour les débutants car on se croirait sur de hauts sommets, avec de belles arêtes mais en fait ce n’est pas très haut et c’est facile d’accès.

cat bells

rando lake district famille 

cat bells

cat bells 

Helvellyn : 4h30 – niveau difficile – 750m de dénivelé – mon coup de cœur absolu ! Les plus beaux paysages de notre semaine et un chemin de crêtes que les enfants ont adoré ! (Plus cela ressemble à de l’escalade plus ça leur plaît !). Parking normalement à 7£ mais les machines étaient en panne (ouf ! :-)).

Helvellyn

 Helvellyn

Helvellyn

Helvellyn

Blencartha : 2h – niveau moyen – 670m de dénivelé mais qui passent bien :-). Nous avons mis 1h40 pour monter et 25 minutes pour descendre. Honesty Box au parking de Threlkeld (on donne ce qu’on veut).

Blencartha

   Blencartha

 

Juste avant de démarrer cette rando, nous nous étions arrêtés devant ce site mégalithique absolument magique que nous avons eu pour nous tout seuls car nous étions matinaux : Castlerigg Stone Circle

stone circle

stone circle

Hallin Fell : 2h avec pauses et détours – niveau facile – on y a croisé quelques familles. De très belles vues sur le lac de Ullswater. Une rando fort sympathique adaptée aux débutants et aux jeunes enfants.

Hallin Fell

Hallin Fell 

Informations pratiques pour visiter le Lake District :

Période de notre voyage : première semaine de juin (cela correspond à une semaine de vacances scolaires en Angleterre). Nous avons trouvé qu’en une semaine, nous avions bien pu profiter du Lake District mais on peut facilement s’imaginer y rester deux semaines ! Il y a énormément de montagnes, de lacs et de chemins de randonnées à découvrir ! Il y a également des petites villes ou villages anglais qui valent le détour mais, primo, nous souhaitions un séjour 100% randonnée et secondo, c’est dans les villages qu’il y a du monde (car oui, il est possible de profiter du Lake District sans faire de rando)… Nous préférons les sommets et les grands espaces !

Météo : excellente mais c’est une chance ! Cette région est réputée pour la pluie ! Dans tous les cas, je conseille la période mai à septembre pour maximiser les chances de beau temps et ne pas avoir froid.

Hébergements : nous avons dormi 3 nuits dans un petit Airbnb du côté du Scafell Pike (partie sud-ouest du Lake District) puis 4 nuits dans le camping The Quiet Site (partie nord-est du Lake District), deux emplacements géographiquement opposés afin de profiter de toute la région. J’ai également cherché à éviter les hébergements de la partie centrale du Lake District car c’est là que tout le monde va :-).

Comment s’y rendre ? Le centre du Lake District (Windermere) est à 5h de Londres, 5h15 du port de Southampton ou Portsmouth, 6h30 de Douvres et à seulement 1h30 depuis les aéroports de Liverpool ou Manchester. Si vous visitez l’Ecosse dans le même voyage, alors comptez 2h30 entre Glasgow et le centre du Lake District.

Alors ? Envie de découvrir les montagnes du Lake District ?

D’autres articles pour les amoureux de randonnées en famille ? Relisez par exemple : Nos randos dans le Val d’Aoste en Italie ou Nos randos avec bébé à La Réunion.

Notre vie en Angleterre #95 : voeux de fin d’année scolaire

Voici une troisième année scolaire qui s’achève pour nous en Angleterre. Que ça passe vite ! Nous avons décidé de rester encore une année de plus. Finir notre expérience anglaise dans le contexte actuel aurait été vraiment trop frustrant. Nous avons encore tant de choses à découvrir dans ce pays ! De belles régions, des gens, une culture, une langue magnifique… En cette fin d’année scolaire, je fais donc le vœux d’une prochaine année plus douce :

Que nos enfants ne manquent plus une journée d’école ;

Que l’insouciance puisse regagner nos chaumières ;

Que nous ne soyons plus jamais privés de nos amis, de nos familles, ni même de sourires inconnus ;

Que nos enfants puissent pratiquer toutes leurs passions ;

Que nous puissions vivre pleinement, courir, chanter, jouer et rêver…

Que tout soit possible à nouveau !


A l’heure où je vous écris, nous sommes arrivés en Croatie où nous avons loué un voilier, pour une grosse parenthèse, des vacances au goût de sel et de liberté… d’espoir de liberté en tout cas. Les derniers jours d’école ont été merveilleux car c’était quasi un retour « à la normale »… Une expression que je détestais mais qui revêt à présent un agréable parfum d’exotisme perdu… Bref, dans l’école de Ticoeur et Titpuce, il y a eu le retour du traditionnel Sports Day (des petites olympiades qui ont lieu à chaque fin d’année dans les écoles anglaises et qui avaient été annulées l’an dernier). Il y a eu des petits concerts de fin d’année sur la pelouse de l’école (un par jour, par tranches d’âges pour tenir les quotas !). Ticoeur a joué Moon River au piano. Et enfin, il y a eu la remise des prix. Des prix pour tout le monde, un peu comme à l’école des fans… Prix de math, d’anglais mais aussi de hockey, de musique, d’esprit d’équipe, de participation à la vie de l’école… Tous les enfants ont été applaudis, pour leurs efforts dans cette année si difficile. Ils ont assuré. Ils se sont adaptés. Mais malgré leur force, leur courage et leur persévérance, nous allons essayer de leur offrir un avenir meilleur ! Nous leur devons ça. Allez, on va y arriver !

  

En attendant, si vous voulez nous suivre dans nos aventures en voilier au large de la Croatie, rendez-vous sur Instagram !

Belles vacances à tous !