Notre vie en Angleterre #87 : anniversaires confinés

Ce week-end, c’était au tour de ma Titpuce et de moi-même de tester les joies d’un anniversaire confiné. Nous sommes loin de la dolce vita de l’an dernier à Naples ! Mais nous avons fait de notre mieux avec cette lockdown vita !

Pour Titpuce, nous avons organisé une fête virtuelle sur Google Meet avec ses copines. Ma princesse s’est bien amusée. Les filles ont réussi à tenir une heure et demi à papoter sur je ne sais quoi. Pourtant, il ne doit pas y avoir matière à gossips en ce moment ! C’est fou comme les enfants sont à l’aise avec la vidéo à force de distance learning ! En tout cas, cela faisait du bien de les entendre rire.

Titpuce a également reçu tout plein de jolies cartes de ses camarades de classe car un papa avait suggéré que les enfants s’écrivent pour la Saint Valentin, juste pour montrer leur amitié. Cela fait déjà deux mois qu’ils ne vont plus à l’école et donc ne se voient plus. D’habitude, je trouve que les Anglais en font trop côté envoi de cartes avec juste trois mots dessus (à Noël c’est de la folie !) mais étant donné le contexte, cette petite manie anglaise a pris une autre dimension : une carte papier pour mettre du réel dans un monde trop virtuel ; une carte pour dire qu’on pense à ses amis et qu’on espère les voir bientôt ; des petits cœurs, des paillettes et des gommettes pour égailler ces journées qui se ressemblent. Bref, l’idée était excellente et cela a vraiment fait plaisir à Titpuce de recevoir et d’envoyer tout ce courrier. Pour la petite histoire, au début, ma puce ne voulait pas participer car : « maman, je suis amoureuse de personne en ce moment ! ». Forcément, le confinement, ça n’aide pas à tomber amoureux ! Encore un truc auquel les politiques n’ont pas pensé ! Bref, j’ai donc expliqué à Titpuce que cette Saint Valentin était spéciale et qu’elle était dédiée aux amis qui nous manquaient et que, ça aussi, c’était du « love »…

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30 films anglais pour découvrir l’Angleterre

Je continue de partager avec vous des ressources pour que vous puissiez pratiquer votre anglais et voyager en Angleterre.

Je vous avais déjà parlé de mes 10 séries anglaises préférées et des auteurs de littérature jeunesse en anglais dont Ticoeur et Titpuce ont dévoré les livres. A présent, voici une liste de films anglais que j’aime beaucoup. Comme j’ai eu du mal à faire une sélection ! Car autant, je n’ai pas vu tant de séries que ça puisque je n’ai jamais eu la télé, autant côté cinéma, j’ai vu énormément de films ! Le cinéma et moi c’est une longue histoire d’amour ! Et si vous me suiviez déjà quand j’habitais à Paris, vous vous souvenez sans doute de mes sorties ciné et de mes revues de films. Cette passion me vient de mon père. J’ai l’impression d’être née dans une salle de cinéma tant mes premiers souvenirs d’enfance sont liés au grand écran ! C’était ma façon de voyager à l’époque… J’ai d’abord essentiellement vu des films français, italiens et américains et ce n’est que plus tard que j’ai découvert le cinéma anglais, lorsque j’étais au lycée. Ma liste comporte donc des films anglais de ces 25 dernières années ; pas les vieux classiques. En même temps, 30 films ça devrait déjà bien vous occuper et vous verrez que pour certaines références, je donne d’autres idées similaires… Alors, on sort le pop corn et silence, ça tourne !

Je rappelle que l’idéal pour progresser en anglais est de regarder ces films en VO avec des sous-titres anglais. Si votre niveau d’anglais ne vous le permet pas encore, alors optez pour la VO avec sous-titres en français. J’ai mis des petits cœurs à côté des quelques films que je choisirais d’emmener sur une île déserte s’il y avait assez d’électricité et pas assez de rhum :-)…

Des films pour découvrir la société anglaise :

Les films de société c’est un genre très développé en Angleterre et un genre que j’affectionne tout particulièrement, donc je commence par quelques films de cette catégorie. Pour des thèmes plus légers, rendez-vous plus loin dans l’article.

I, Daniel Blake (2016) – Ken Loach : je suis une grande grande fan de Ken Loach ! Et c’est avec lui que j’ai découvert le cinéma anglais donc il a une place toute particulière dans ma sélection. Chacun de ses films s’attaque avec justesse à un problème social et nous dépeint les classes défavorisées. Dans I, Daniel Blake, Ken Loach nous décrit le système de chômage au UK. Quand on vit en France, il nous arrive de râler au sujet du chômage mais croyez-moi ici c’est un autre niveau et c’est important de s’en rendre compte. La protection n’est pas la même ! Très loin de là ! Préparez vos mouchoirs, vous en aurez besoin. Si le sujet du chômage ne vous intéresse pas, alors pas de soucis : Ken Loach a à peu près tout couvert : la vie précaire des livreurs dans Sorry we missed you, la jeunesse défavorisée dans le très nostalgique Sweet Sixteen ou dans The Angel Share (le seul de ses films qui soit drôle !), la vie des cheminots dans The Navigator et puis j’aime aussi My name is Joe… Bref, il y en a tant !

Billy Elliot (2000) – Stephen Daldry  : comme ce film m’a touchée ! Encore une fois, l’histoire nous plonge dans les milieux défavorisés du nord de l’Angleterre et raconte la vie du petit Jamie qui se découvre une passion pour la danse classique. Tout son entourage, englué dans des préjugés primaires n’accepte absolument pas ce choix et va lui rendre la vie infernale mais le pouvoir de la danse n’est-il pas au-dessus de ces bassesses ? Une merveille que j’hésite encore à montrer aux enfants car c’est socialement assez violent mais une merveille sans nul doute !

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Notre vie en Angleterre #86 : Des Souris et des Hommes…

Et non ! Je ne vais pas vous parler de ce joli roman de John Steinbeck mais véritablement de souris et d’hommes ! En commençant l’écriture de ce blog de voyages en septembre 2009 (à la naissance de Ticoeur), je n’aurais jamais imaginé parler souris un jour ! Nous en sommes là ! Il ne se passe tellement rien ici depuis le début de notre troisième confinement anglais, il y a quatre semaines déjà. Quatre très très longues semaines. J’aurais tellement aimé entrer en hibernation et me réveiller au printemps ! Mais voilà, pas possible de dormir tranquillement : la nuit, nous entendons des petits bruits au-dessus de notre chambre, dans les combles. Papa Voyage a donc déplacé la caméra complètement inutile qui surveille l’entrée de notre maison (franchement, si quelqu’un vient je l’embrasse !) et l’a placée dans le grenier avec un gros cube de parmesan ! Et c’est ainsi que nous avons découvert la présence d’une petite souris. Quand j’ai vu la vidéo le lendemain matin, j’étais d’abord remontée contre Papa Voyage qui aurait pu utiliser du cheddar vu le cours du parmesan en Angleterre ! Mais bon, nous savons vous et moi que la paix des ménages est précieuse en cette période de pandémie donc je n’allais pas en faire tout un fromage (sorry !). Pour capturer gentiment la souris, nous commandons sur internet quelque chose qui s’appelle mouse hotel… finalement une sorte de grande boîte transparente avec une porte qui se referme une fois que la souris en franchit le seuil, le tout avec de grandes baies vitrées… Sauf que le problème de ce boutique-hôtel pour souris c’est qu’il n’y a pas de salle de bain et ça, complètement novices en souris, nous n’y avions pas pensé ! Résultat : notre petite souris, complètement stressée de se retrouver confinée (on ne peut que la comprendre !!) a totalement redécoré sa chambre des murs au plafond ! Et comme je soupçonne qu’elle fait une intolérance au lactose ou du moins qu’elle n’a pas l’habitude du parmesan, c’était vraiment pas beau à voir ! Papa Voyage est allé déposer la souris plus très blanche dans un petit bois à 200 mètres de la maison et a géré le room service au karscher. Les bruits recommencent ! Zut, il y en a d’autres ! Cette fois, Papa Voyage connecte la caméra à sa montre et programme une alarme pour savoir quand notre hôte arrive. Ainsi, il se retrouve à devoir se lever au milieu de la nuit pour sortir la souris. Elle ressemble tellement à la première que nous craignons que ce soit la même ! Dans le doute, il préfère choisir un bois plus éloigné que le premier. Pendant ce temps-là, je me demande si raccompagner une souris au milieu de la nuit est véritablement un motif de sortie essentielle :-)… Ce n’est pas dans la liste publiée par le gouvernement mais les hommes politiques ne pensent pas à tout, n’est-ce pas ? Après trois nuits et trois souris, plus rien. Nous pourrions dormir en paix sauf qu’il n’est toujours pas facile de dormir quand on a l’impression d’être faits comme des rats !

L’impression d’être sur une île coupée du monde n’a jamais été aussi grande. Tout est fait pour qu’on n’en sorte pas… On ne voit plus le bout du tunnel ! Que ce soit celui sous la Manche ou celui de notre confinement ! Vous vous souvenez ? Cela devait se terminer le 15 février… Et bien non ! C’était une blague ! C’est reporté au 8 mars au plus tôt. Et notez bien le « au plus tôt ». Cela fait beaucoup de semaines sans école. De longues semaines sans véritables contacts humains… Bref, il faut encore tenir 6 semaines voire plus. C’est pas la fin du monde… mais presque…

Remake de « The End of the F***ing World », by Ticoeur et Titpuce 🙂

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Mes 10 séries anglaises préférées… et les autres !

Je sais, cela fait déjà pas mal de temps que je vous ai promis une liste de ressources en anglais pour vous aider à entretenir la langue de Shakespeare et j’ai pris beaucoup de retard car vous savez quoi ? J’ai trop de choses à vous recommander ! Alors, j’ai décidé de découper mes coups de cœur anglais en trois parties : séries, films et livres. J’avais déjà partagé avec vous nos idées lecture d’auteurs anglais pour les enfants. Il est temps que je m’occupe des parents !

Voici donc les séries anglaises que je vous recommande afin de découvrir l’Angleterre, son Histoire, ses paysages et pratiquer votre anglais bien sûr ! Car plus vos oreilles entendront la langue, plus vous progresserez ! Donc bien évidemment, il s’agit de regarder ces séries en VO. Si vous le pouvez, le mieux est de rajouter les sous-titres en anglais mais si votre niveau ne vous le permet pas encore, alors OK pour les sous-titres en français. Seule la version doublée est strictement interdite :-)…

Downton Abbey (de Julian Fellows) : entre la beauté de la langue parlée par les acteurs, l’architecture de la demeure, les manières, les paysages et la lumière, cette série est un vrai plaisir à regarder… Bien sûr, cela ne reflète pas la réalité du pays mais une Angleterre aristocrate. Néanmoins, les attitudes, les comportements et les intrigues ont quelque chose de très british que ce soit au sein de la famille Crawley qu’au sein de leurs domestiques. J’adore la grand-mère (Lady Violet) jouée par l’excellente Maggie Smith : elle trouve toujours la réplique parfaite ! Au fil des saisons, je ne me suis jamais lassée de suivre cette famille au fil du temps, à partir du jour où le Titanic a fait naufrage en 1912, jusqu’au 1er janvier 1926. Un petit bémol ? Je n’aime pas le jeu de l’actrice qui tient le rôle de Lady Cora Crawley (la mère) car elle utilise toujours les mêmes postures et les mêmes expressions de visage (au bout de quelques épisodes cela devient un jeu bien monotone, peut-être pour coller au personnage le moins intéressant de la famille ?). Pour la petite histoire, nous n’habitons pas loin du château de Downton Abbey qui se nomme château de Highclere et qui n’est pas du tout dans le Yorkshire comme dit dans la série mais dans le Hampshire où nous vivons. En m’y prenant longtemps à l’avance j’avais obtenu des billets pour le visiter mais nos réservations ont déjà été décalées deux fois à cause du covid… Pour l’instant, nous l’avons donc vu de l’extérieur mais un jour je vous montrerai l’intérieur ! 6 saisons et 52 épisodes (sur Netflix et Amazon).

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Notre vie en Angleterre #85 : l’école à distance again !

Comme vous le savez, l’Angleterre est à nouveau en confinement national depuis une semaine, donc moi qui vous racontais l’autre jour en plaisantant que nous sortirions de notre quarantaine juste à temps pour le confinement, c’est exactement ce qui s’est passé ! Que j’aurais aimé avoir tort ! Hélas, comme la plupart des femmes, cela ne m’arrive jamais :-). Et voyez-vous, même quand on voit les choses venir, on a quand même du mal à les avaler ! Entre une désagréable impression de déjà vu et un nouveau grand bain d’incertitude, le moral n’est pas au rendez-vous. Surtout que tonton Boris nous a également fait une sacrée plaisanterie : le dimanche avant la rentrée, il a prié tous les parents d’envoyer les enfants à l’école, car c’était suffisamment safe pour eux et qu’il ne fallait surtout pas les priver d’école même en cas de confinement et malgré une situation sanitaire catastrophique. Donc les enfants de nombreux comtés sont allés à l’école le lundi tout ça pour entendre l’annonce de Bobo le soir-même, nous expliquant que finalement les écoles fermaient !

Chez nous, il n’y avait pas école le lundi car c’était un jour de formation des enseignants. Autant vous dire que ce n’est pas tant la décision de fermer les écoles qui a été mal reçue dans le pays mais l’ascenseur émotionnel créé par tonton Bobo dont l’humour n’a décidément rien d’anglais ! (Cela dit, qu’il n’hésite surtout pas à nous annoncer que le Brexit n’était qu’une blague et que nous retournons illico presto dans l’Union Européenne !). Je clos ici le chapitre de la grande comédie politique et je vous raconte l’incroyable réactivité de notre école. Je vous avais déjà expliqué, lors du premier confinement (relire l’article ici) comme se passait l’école à distance pour Ticoeur et Titpuce. Nous ne sommes vraiment pas à plaindre. Bien au contraire ! Je suis en grande admiration devant le travail et l’énergie de l’équipe enseignante. Je leur suis infiniment reconnaissante. Ils avaient déjà assuré l’an dernier mais cette fois-ci ils ont réussi à faire encore plus fort !

L’école à distance pour Ticoeur et Titpuce :

Quelle réactivité ! Après l’annonce du grand blagueur à 20h le lundi, nous avons reçu un mail du directeur à 22h30 nous indiquant que toute l’équipe allait prendre la journée du mardi pour établir un plan et mettre en place l’épisode 2 de l’école à distance. Il convoque alors tous les parents et enfants à une grande web-conférence le lendemain à 18h.

Quelle communication ! Donc le mardi à 18h nous sommes environ 200 familles connectées en live avec le directeur qui nous redonne une démo de l’outil utilisé pour l’enseignement à distance. Il s’agit, comme la première fois de Google Classroom et Google Meet. Tous les parents écoutent religieusement, avec parfois, comme nous, un petit verre à la main. On ne pensait pas retomber là-dedans (je parle de l’école à distance, pas de notre alcoolisme :-)…)

L’humour anglais : pendant l’Assembly du mercredi matin, le directeur est apparu sur les écrans avec une perruque bleue complètement loufouque et a réussi à décrocher pas mal de rires et sourires… Puis, laissant tomber sa perruque, il a fait un joli discours sur la résilience. Pendant les cours de sport, la prof avait des oreilles de rennes sur la tête ! Vraiment, ce n’est pas grand chose mais ces petites touches d’humour, même insignifiantes c’est du baume au cœur… Si vous êtes prof, n’hésitez pas à tenter l’expérience devant votre classe virtuelle !

S’adapter encore et toujours : La maîtresse de Ticoeur propose une séance de yoga les vendredis matins pour tous les enfants de l’école et même pour les parents qui n’hésitent pas à se joindre à ce moment de zénitude ! En tout cas moi j’ai effectivement suivi la session avec les enfants !

A propos de parents qui suivent les cours, il y a un papa qui a décidé d’écouter toutes les leçons de français pour tenter d’apprendre la langue ! Un futur pote peut-être ! Pour le reste des cours, je vous avais déjà décrit comment cela se passe : les enfants sont en direct avec leur enseignant en vidéo. Ils peuvent également voir leurs camarades de classe avec la vue en mosaïque. Par contre, le travail ne se fait pas sur l’ordinateur mais dans leurs cahiers papier. A la fin de chaque leçon, ils envoient des photos de ce qu’ils ont écrit afin que les maîtresses puissent les corriger. Côté sport, il y avait hockey au programme pour Ticoeur et tennis pour Titpuce. Étrangement, ce programme a été maintenu ce qui donne lieu à des situations plutôt comiques chez les uns et les autres. Surtout quand on sait que quasi tous les Anglais ont un chien : leurs petits amis à poils deviennent fous pendant ces entraînements sportifs à travers les salons des uns et des autres ! Bref, c’est lunaire mais là encore ça a le mérite de nous faire rire !

L’école à distance pour combien de temps ? Pour l’instant, il y a école à distance pour six semaines, jusqu’aux vacances de février. J’espère vraiment que ce ne sera « que » six semaines car nous savons de la dernière fois que cette vie virtuelle est vraiment psychologiquement pesante à la longue 🙁

La mer, la mer et encore la mer !

Heureusement, la mer est toujours là pour nous ! La petite différence c’est que tous les petits chemins qui y mènent sont actuellement extrêmement boueux ! Cela rend nos balades assez épiques !

Mais on ne va évidemment pas s’arrêter à cet obstacle so british! car voir la mer n’a pas de prix !

A cause de toute cette boue, je ne peux d’ailleurs plus courir donc pour remplacer mes séances de footing, je suis en train de réfléchir à me lancer dans la nage hivernale. On peut régulièrement apercevoir un nageur courageux (voir le petit point noir sur la photo ci-dessous). J’étudie la question. Un jour ce sera peut-être moi ! La température de l’eau est actuellement de 9 degrés. A suivre !

 

A propos de la mer, nous avons eu la surprise de recevoir un trophée pour Ticoeur qui a gagné le prix du Most improved sailor au club de voile. Comme quoi ! Un jour, grâce à Ticoeur nous pourrons peut-être nous évader vers la France à bord d’un Optimist ! On peut toujours rêver ! En attendant, optimistes nous allons rester car tout le reste serait bien trop ennuyeux !