Chronique de notre installation en Angleterre

Tout est allé si vite ! Tant de personnes que je n’ai pas eu le temps de voir avant de quitter Paris ! Et nous voici arrivés dans notre petit coin du Hampshire, sur la côte, dans le sud de l’Angleterre !

Comme notre expatriation en Angleterre a été une surprise, nous avons improvisé et géré notre déménagement sans renoncer à nos vacances. En juillet, il a donc fallu :

  • trouver des déménageurs pour faire traverser nos 25m3 d’affaires outre-Manche et me rendre compte que je ne tenais qu’à deux choses : mon piano et mon vélo ;-)… Et aussi à mon citronnier !
  • harceler l’agence immobilière en Angleterre car nous avions trouvé une maison début juin et un mois après nous n’avions toujours pas de bail (on se plaint de l’administratif en France…). Finalement, bail signé la veille de l’arrivée du camion !
  • mettre en location notre appartement en meublé (donc nous avons dû racheter des meubles). Nous avons trouvé des locataires au bout d’une semaine et il s’agit d’une famille très sympa : ça compte !
  • aller chez le coiffeur à Paris (je ne vais quand même pas confier mes cheveux aux Anglais !)
  • faire des visites de contrôles pour toute la famille chez le dentiste et l’ophtalmo… il y aura bien des médecins en Angleterre mais avec la réputation du NHS (la sécu anglaise), on ne sait jamais !
  • désinscrire officiellement les enfants de l’école auprès de la mairie… Et oui, monsieur le maire c’est encore nous qui partons !
  • refaire les passeports et cartes d’identités qui approchent de la date d’expiration car ce sera plus compliqué à gérer à distance.
  • regarder les Anglais perdre au foot ;-)… En vrai, je n’aime pas du tout le foot mais autant arrivés en « champions », non ?
  • ouvrir un compte en banque au UK (c’est super simple !)
  • lire tous les articles sur le Brexit… et se dire que ça craint !
  • faire quelques stocks de bouteilles le temps d’un week-end en Champagne, de quoi tenir 2 ans 🙂
  • partir en voyage comme nous l’avions prévu  : Allemagne, voile à Corfou, la Corrèze et bientôt la Bretagne.

A présent, nous voici en Angleterre :

  • les enfants ont découvert notre immense maison et sont trop contents d’avoir un jardin ! Aussi, vu le nombre de chambres (6 !!!) ils ont décidé de dormir séparément, ce qu’ils ne faisaient pas à Paris… C’est mignon de les voir aménager leur espace.
  • la maison est si grande que nous regardons pour acheter quelques meubles supplémentaires et surtout des lits pour accueillir les amis ! Heureusement, on trouve pas mal de jolies choses chez John Lewis (sorte de BHV anglais) et Ikéa n’est jamais bien loin ;-).
  • nous apprécions les températures plus douces après la canicule en France.
  • nous comprenons déjà qu’il n’y a pas besoin d’arroser la pelouse car la pluie est toujours prévue à un moment de la journée 😉
  • nous avons parcouru notre village en trottinette jusqu’à la mer… Sommes-nous les seuls à avoir des trottinettes ? J’ai l’impression…
  • pendant que Papa Voyage est au travail, on déballe les cartons. Mauvaise nouvelle : le piano a deux rayures et un lit est abîmé (on va tester l’assurance !). Par contre, le citronnier va très bien après une semaine en container sans eau ni lumière…
  • nous sommes allés au pub avec les kids : fish and chips et aire de jeux au programme. Une bonne ambiance familiale…
  • je viens d’inscrire les enfants à la bibliothèque. Nous avons emprunté des livres mais il reste à… apprendre l’anglais !!!
  • vendredi, les enfants vont pouvoir visiter leur école car le directeur n’est pas parti en vacances et nous accueille gentiment. Nous achèterons aussi les fameux uniformes.
  • des voisins nous ont chaleureusement accueillis (ça change de Paris !)
  • nous avons mis des adaptateurs dans toutes les pièces 🙂
  • nous cherchons un opérateur pour avoir le téléphone et internet donc là en vous écrivant j’explose mon forfait Bouygues 😉
  • je viens de tester mes premiers kilomètres en roulant à gauche…  en fait c’est tout comme en France :  j’aime pas conduire !
  • nous faisons les annonces pour acheter une voiture : je pense la choisir petite et automatique pour me faciliter la tâche de « maman taxi ».
  • Titpuce a préparé une lettre pour sa copine à Paris et le texte commence ainsi : « je t’ai déjà un peu oubliée… » 🙂

En tout cas, ça fait très bizarre de voir ses affaires partir dans le camion, de passer d’une grande ville à un petit coin perdu d’Angleterre, de se retrouver dans une grande maison en briques rouges (un peu vieillotte mais sans moquette dans toutes les pièces ouf !)… de commencer cette nouvelle vie qu’on n’avait pas anticipée… Je crois que ça me fait un effet plus étrange que notre départ en tour du monde… Finalement, nous ne sommes pas très loin (à 50 minutes d’avion de Paris !) mais je me sens sur une autre planète, très dépaysée, très décalée, plus « surprise » car moins préparée psychologiquement… Le tour du Monde a été une décision mûrie ; notre départ en Angleterre ressemble davantage à une petite folie. Aussi, la remarque du loueur de voiture m’a laissée perplexe : « What? You’re moving from Paris to here right before Brexit?? »... et il a bien ri ; moi beaucoup moins… j’espère que tout ira bien ! Mais comme dit notre ami Bob « everything’s gonna be alright! »… En attendant, on découvre, on s’installe, on s’adapte et on boit du Ricard à l’apéro ;-). Pour dire correctement au revoir à la France, nous finirons le mois d’août par des vacances en Bretagne ! Non mais !

Alors, vous nous suivez dans nos aventures anglaises ?

Nous partons vivre en Angleterre !!!

Je l’ai annoncé il y a quelques jours sur Facebook : nous partons vivre en Angleterre ! Vos réactions ont toutes sous-entendu qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle et ça l’est mais j’ai quand même envie de vous raconter les dessous de l’histoire et les émotions qui m’ont envahie depuis le soir où « Papa Voyage » est rentré à la maison en me disant qu’il était muté en Angleterre. Car contrairement à ce que certains pensent, ce départ en Angleterre a été une surprise pour moi et toute ma petite famille…  Alors oui, on voulait vivre une expérience d’expatriation depuis longtemps… « Papa Voyage » et moi nous nous sommes rencontrés aux Etats-Unis alors qu’on était tous les deux expatriés donc je connais les pleurs des premiers jours, la fatigue de ne rien comprendre, les gaps culturels, la nostalgie de la France, les proches qui vous manquent mais je connais aussi la magie de se sentir en vacances tout le temps, de découvrir tous les jours quelque chose de nouveau, de partir explorer de nouvelles terres tous les week-ends, de progresser en anglais à vitesse grand V, de se faire de nouveaux amis, compagnons de galères et/ou d’aventures selon les jours… Nous souhaitions clairement revivre l’expatriation, en famille cette fois-ci… Nous avons guetté l’occasion de nous faire muter par nos boulots : il y a eu des pistes pour Munich, pour Helsinki, pour Amsterdam, pour Milan et elles nous ont toutes séduites (bon, pour Helsinki, on n’a pas tout de suite aimé l’idée hein… !)… Bref, il y a eu des pistes mais à chaque fois, ça a planté pour des raisons diverses et variées… Et puis, il y a eu notre Tour du Monde, que nous avons adoré et pendant lequel la refléxion sur l’expatriation a été ravivée à chaque fois que nous avons eu un coup de coeur pour une ville (et moi j’ai tellement aimé Sydney ! … L’expatriaton cela permet une réelle immersion dans une autre culture… C’est vraiment du super slow travel avec tous les avantages que cela comporte : on voit moins de choses mais on les voit et on les comprend mieux, on noue des liens et on a le temps d’apprendre vraiment la langue… Bref, en revenant de Tour du Monde, nous avions le souhait de vivre quelques années expatriés dans un pays d’Europe (oui, en Europe, pour ne pas être trop loin des amis et de la famille). Nous attendions donc la bonne occasion…

Donc elle tombe bien cette expatriation en Angleterre ? Oui et non… Car voyez-vous, on ne se refait pas : je suis parisienne et j’adore vivre à Paris… Ce que je veux dire par là, c’est que je ne me suis jamais imaginée vivre ailleurs que dans une grande ville… (Je vous dis pas la tête de mon employeur quand je lui disais « oui, je suis très mobile mais seulement dans les Capitales !!! ;-)). Cela ne veut pas dire que je n’aime pas la nature ; je l’adore même ! Mais en week-ends ou en voyage… Au quotidien, j’aime ma vie citadine. Alors quand mon chéri m’a dit « on part en Angleterre ! », il a d’abord vu mon sourire puis il m’a dit « mais ce n’est pas à Londres ! »… et là j’ai commencé à palir… Ah oui, bien sûr, il y a d’autres villes que Londres en Angleterre…(aren’t there?)… « Chérie on va pas dans une ville… »… Voilà le hic ! On va dans un coin paumé, un mini village perdu entre Portsmouth et Southampton, dans le Hampshire… « mais chérie, il y a la mer ! »… Euh ? C’était sensé me consoler d’avoir la Manche devant ma porte ?… La Manche !!! Encore une fois, j’adore partir en week-end sur nos belles côtes françaises au bord de la Manche (et encore, je vérifie dix fois la météo avant de partir !) mais y vivre ? Nous n’avons eu que quelques jours pour prendre une décision… On a commencé à dresser des listes de « pour » et de « contre »… et vous savez quoi ? Il y avait autant de lignes d’un côté que de l’autre… Alors, j’ai demandé conseil à des amis expatriés à Londres et ils m’ont dit « notre seul conseil est qu’il ne faut pas réfléchir plus de 5 minutes ! »… Alors, on a lâché les listes et les débats, on a lâché prise et on s’est juste dit qu’on avait envie de tenter l’aventure ! Let’s do it!…. Sauf qu’après, quand la décision prise, les listes de « pour » et « contre » et bien elles reviennent au galop ! C’est toujours comme ça… Il y a les minutes où on a hâte de vivre notre nouvelle vie et les minutes où l’on s’inquiète… Enfin surtout moi car…

Trailing wife, je ne serai pas ! C’est une amie qui m’a appris cette horrible expression ! Cette expression qui me réduit à celle qui suit son mari expatrié, comme si je n’étais qu’une remorque, comme si je n’avais pas de projets, d’envies, de questionnements, de compromis à gérer… Comme je vous ai dit, pour commencer, j’adore vivre en ville et donc l’expatriation dans un village du sud de l’Angleterre c’est loin de mon mode de vie (adieu cinéma, théâtre et expo ! Adieu vie sans voiture ! Adieu lignes aériennes pour toutes les destinations du Monde !). Les seuls spectacles que je verrai seront les spectacles de fin d’année des enfants !!! Et pour voyager, il faudra le plus souvent passer par Londres. Secondo, côté boulot, je ne suis pas du genre « à suivre »… j’avais tout plein de projets et d’opportunités à Paris, presque servies sur un plateau et en déclinant toutes les offres qui me sont faites actuellement je me demande : aurai-je autant d’opportunités à mon retour ? Car en Angleterre, il n’est pas certain que je trouve du travail… Oui, il y aura toujours le blog et j’en suis ravie, mais je travaille en parallèle, dans un bureau, avec des chiffres, des collègues et des pauses cafés ;-)… Cette histoire de travail ça me stresse beaucoup : j’avais un très bon salaire donc nous allons devoir vivre avec beaucoup moins de revenus ! (mon mari a certes un beau package d’expat comme on dit, mais ça ne compense pas mon salaire…). En Angleterre, avec le Brexit, je ne vois pas pourquoi ils embaucheraient une petite Française ? Mais qui sait ?!… ; Et puis, au début, mes enfants vont avoir tant besoin de moi que de toute façon, je ne pourrai pas travailler. Et si finalement je passe des mois, voire deux ou trois ans sans travailler, que vont penser les recruteurs à mon retour à Paris ? C’est que j’aime mon travail !… Faire le tour du Monde, c’est un discours qui passe très bien en entreprise… Mais s’arrêter deux ou trois ans car on est « femme d’expat » ?? Je me demande ! Aurai-je toujours autant de propositions ? Alors, oui, je vais profiter de mes enfants et c’est top, oui, je vais enfin ralentir un peu mon rythme de vie et ça me fera du bien, oui, je vais avoir le temps de jouer du piano, d’écrire et de me balader en forêt et puis je vais découvrir tout plein de nouvelles activités qui me plairont aussi car je suis une enthousiaste née mais la transition ne sera pas simple ; le changement ne l’est jamais, surtout quand il doit s’opérer dans une autre direction que notre vraie nature…

Que pensent les enfants de cette expatriation en Angleterre ? J’ai trop parlé de moi ;-). Mes petits amours ont aussi une grande étape devant eux. Il y a d’abord eu une phase de rejet, très brève je dois dire, mais si représentative de leurs caractères : Ticoeur a tout de suite aimé l’idée d’étudier dans une école anglaise (car dans notre coin, point d’école française of course ! Et puis tant qu’à faire, autant vivre l’expérience à 100% !) – Ticoeur s’imagine déjà la vie d’Harry Potter ! Mais il est très très triste de quitter ses amis :-(…  Titpuce, elle, a d’abord été radicale « c’est pas possible maman car je ne mettrai jamais d’uniforme et je ne parlerai pas anglais !!! »… Avec ça, c’était pas gagné ! Ah l’uniforme ! Ma chipie est si coquette et compliquée le matin (je mets plutôt ceci ou cela ?), elle aime tant les couleurs, les mélanges, elle est si artiste dans l’âme, que je ne suis pas étonnée qu’elle ait d’abord pensé à l’uniforme ! Amusant quand même ! Début juin, nous avons passé, « Papa Voyage » et moi, une semaine en Angleterre pour faire le tour des écoles et nous en avons trouvé une vraiment prometteuse, donc j’ai pu en parler en détails aux enfants et ils ont plutôt hâte… Aussi, je vois qu’ils sont bien motivés pour apprendre l’anglais. Leurs maîtresses ont bien joué le jeu aussi, en leur parlant de la chance qu’ils avaient de pouvoir devenir bilingues en anglais… Devenir bilingues ? Il paraît que les enfants sont des éponges, je n’en doute pas, mais je ne veux pas non plus sous-estimer les efforts qu’ils vont devoir faire ! Ma puce devait rentrer au CP ; là, elle va soudain devoir apprendre à lire, à écrire mais directement en anglais ! Et puis bilingue c’est une chose mais Ticoeur et Titpuce le sont déjà (ils parlent français et allemand) donc il s’agit de devenir trinlingue ! J’ai eu moins de témoignages de ce cas-là (si vous en avez je suis preneuse !)… J’aurais tendance à me dire qu’ils vont régresser en allemand mais j’espère que non, à voir… Arriveront-ils à parler français avec moi, allemand avec leur papa et passer la journée à parler anglais ? On compte sur les visites des grands-parents allemands pour maintenir cette langue… Moi je vais m’occuper du français et c’est déjà pas mal ! J’ai réfléchi et je ne vais pas opter pour les programmes du Cned ou autre… nous aurons assez de contraintes comme ça. Je vais gérer à ma manière. Après tout, je me suis déjà bien débrouillée pendant le tour du monde pour couvrir le programme de CP avec Ticoeur… J’essaierai d’en faire de même avec ma puce. Quant à Ticoeur (CE2), c’est un grand lecteur et un excellent élève donc je ne m’inquiète pas trop pour son français. En plus, comme il est né en septembre, il va devoir refaire la même année d’école en Angleterre car là-bas ils considèrent l’âge des enfants au 1er septembre et pas au 31 décémbre – comme ça, si les maths c’est trop facile, il pourra se concentrer sur l’anglais… Finalement, j’aurais préféré l’inverse : Titpuce une classe en dessous et Ticoeur dans le niveau du dessus mais ce n’est pas négociable. Ainsi, pour ceux qui connaissent, ils iront en Year 2 (Titpuce) et Year 4 (Ticoeur). Par contre, au retour en France, Ticoeur devra « sauter une classe » car la France regardera son âge au 31 décembre… Bref on va s’adapter à tous les sytèmes ! De mon côté, je vais surtout emmener de grandes malles de livres en français dans nos valises (si vous en avez trop, je suis preneuse !). Quant aux camarades de classe des enfants, on va essayer de garder le contact avec certains grâce à Skype et Facetime. On a fait une petite fête à la maison avec tous les amis d’école de Ticoeur et Titpuce. C’était important pour eux. On a aussi invité les parents pour échanger avec eux et les encourager à venir nous voir en Angleterre !

On a une maison en Angleterre ! Après une semaine à visiter des maisons qui ne nous plaisaient absolument pas (ah le style british, parfois!), nous avons trouvé à la dernière minute, une grande maison à 1km de la mer, avec un joli jardin et 6 chambres !  Au moins, dans un petit village, c’est pas les prix et les superficies de Paris (ou Londres) ! On peut voir grand ! C’est clairement un soulagement de savoir où nous poserons nos valises et savoir que l’endroit nous plaît beaucoup. Cela permet de mieux se projeter. Nous allons y retourner prochainement pour faire visiter la maison (et l’école !) aux enfants car pour eux aussi, il faut du concret pour écarter les inquiétudes… Nous pensons y passer une semaine en repérage cet été mais nous ne déménagerons que fin août car nous avions déjà organisé toutes nos vacances… au soleil ;-).

Nous vivrons donc là …. (Very charming indeed!)

Et tout plein de « positive attitude » pour finir : j’ai pas mal insisté sur les craintes dans mon article parce que nous avons pris une décision et fait un choix qui n’était pas une évidence pour nous, mais oui, clairement il y a tant de choses positives qui nous attendent ! …

  • J’adore la Grande-Bretagne ! C’est si beau ! Nous avons voyagé en Ecosse, en Irlande du Nord, dans le Yorkshire, dans le Dorset, et je ne compte plus nos séjours à Londres ! D’un point de vue touristique nous avons toujours été de grands fans de ces régions : la nature, la verdure, les châteaux, l’histoire, les abbayes, la lumière que je trouve spéciale là-bas… J’adore ! L’ambiance de « Downton Abbey », vous voyez ? Pour les mois à venir, nous avons très envie de découvrir la Cornouaille, Lake District, les côtes du Pays de Galles et tant d’autres endroits encore ! D’ailleurs, nous emmenons notre campervan bien sûr ! En espérant qu’il supporte bien la pluie !!! (On s’inquiète pour la tente sur le toit… si quelqu’un connaît le problème…)…
  • Les enfants vont apprendre l’anglais et profiter du système scolaire anglo-saxon qui m’a toujours plu… (j’aurai l’occasion de vous en parler…)
  • Nous allons, pour la toute première fois, vivre dans une maison avec jardin… (on croisera les doigts pour le soleil !)
  • Je vais réapprendre à conduire et directement du côté anglais ! Au moins, vu mon inexépérience en conduite, je n’ai pas de mauvais réflexes ! Je dois de toute façon réfléchir pour savoir de quel côté rouler 😉
  • Les enfants vont continuer les activités qu’ils aiment : j’ai trouvé l’école de danse, le prof de piano et le club de tennis ! Je n’ai pas chômé pour satisfaire mes loulous !Je pense en effet que les activités extra-scolaires peuvent les aider à se sentir bien au début, quand ils auront le sentiment d’être perdus à cause de la langue…
  • Nous avons rencontré une famille française lors de notre courte visite dans notre futur coin : ouf ! Au moins, une famille ! (Et sans doute, la seule !). On rêve d’immersion mais ce sera bien, surtout pour les enfants, d’avoir des échanges en français… Il y a 300 000 Français au Royaume-Uni mais ils ne vont pas dans le Hampshire ! (50% sont à Londres)
  • On va se mettre à la voile ! Si la Manche est trop froide pour la baignade, elle est néanmoins parfaite pour la voile. Tout le monde semble faire de la voile dans notre futur village alors pourquoi pas nous ? Surtout que « Papa Voyage » est déjà skippeur et que Ticoeur a adoré sa classe de mer !
  • On va vivre dans la nature, sans pollution : notre coin est tout vert et face à la mer… C’est vraiment le grand air ! Et la jolie New Forest est à deux pas !
  • Je parle déjà couramment anglais mais qui sait ? Je vais peut-être enfin réussir à me débarrasser de mon « french accent! » même s’il est « so cute! »…
  • Nous allons découvrir la culture des pubs avec les grandes aires de jeux pour les enfants 🙂
  • Je vais bien sûr continuer d’écrire sur le blog, pour vous raconter notre vie outre-Manche et les voyages que nous continuerons de réaliser, même si la logistique sera moins simple côté aéroport ! Je vais continuer les missions digitales, les blogtrips, les commandes de photos et d’articles… Ce sera mon « boulot » à plein temps comme ça a été le cas pendant notre Tour du Monde. Et puis, on verra dans quelques mois, si je trouve un travail en entreprise dans mon métier d’origine (finance), avec excel, un bureau et des pauses café…euh…tea of course!
  • Comme ce n’est pas encore le Brexit, nous allons pouvoir remplir notre campervan de Rosé de Provence, de Chablis et de Champagne pour les années à venir ! 😉
  • Je compte sur la famille et les amis pour venir nous voir : car oui, c’est un coin paumé pour y vivre mais en vacances c’est super ! Et comme nous y serons, ça vaut largement le détour !

Pour finir, il n’y a pas de hasard dans la vie mais des opportunités qu’on choisit de saisir ou pas, des rêves que l’on choisit de réaliser ou pas… Pendant mes études, je voulais passer un trimestre dans un pays anglosaxon mais je n’ai été prise en échange qu’à Berlin ; j’ai voulu faire un stage à New-York mais je l’ai trouvé à Chicago ; après mes études, j’ai voulu travailler à Londres mais je me suis retrouvée aux US en Virginie ; j’ai rêvé de faire le Tour du Monde et… je l’ai réalisé deux fois !… J’ai donc l’habitude, de changer mes plans car les choses sont rarement à 100% comme on le souhaiterait et arrivent rarement au moment où on les souhaiterait… Mais je sais d’expérience que même quand ce n’était pas tout à fait le plan, c’est une aventure inoubliable et passionnante ! J’ai aimé Berlin, j’ai adoré ma vie à Chicago et j’ai rencontré mon mari en Virginie… Il y a toujours de belles surprises au détour des chemins !

Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de partir vivre deux ou trois ans en Angleterre avec les enfants ; nous avons choisi de nous lancer dans cette folle aventure et vous savez quoi ? Cette folie nous ressemble !

Apprendre l’anglais avec une babysitter

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais quand Ticoeur et Titpuce étaient plus petits et qu’ils n’allaient pas encore à l’école, ils étaient gardés par une nounou en or qui, en plus d’avoir toutes les qualités rêvées, parlait anglais. Puis, il y a eu leur entrée en maternelle et cela a donc été la fin de la garde d’enfants en anglais… Alors quand Speaking-Agency m’a proposé de tester son service de babysitters anglophones j’ai tout de suite été tentée ! Nous essayons de ne jamais perdre une occasion de parler anglais (il faudra que je vous raconte quelque chose à ce propos… teasing, teasing…), surtout que pour moi, apprendre l’anglais a été une longue aventure ! Je vous avais tout raconté ici. Grâce à nos nombreux voyages, et notamment à notre tour du Monde, les enfants ont plusieurs fois été dans le bain de l’anglais, surtout pendant notre mois en Nouvelle-Zélande, notre périple en Australie et nos nombreux week-ends à Londres. Mais quand il s’agit d’apprendre une langue il n’y a qu’un secret pour réussir : il faut écouter et pratiquer très régulièrement, encore et toujours !… Alors, Ticoeur et Titpuce regardent les Disney en anglais (on a mis cette règle à la maison depuis le début) mais rien de tel que d’échanger avec des anglophones. Speaking-Agency a ainsi sélectionné pour nous la charmante Liberty, une étudiante australienne qui est venue après la sortie d’école pour jouer deux heures avec les enfants.

Comment s’est déroulée la séance de babysitting en anglais ?

Liberty est arrivée avec cinq minutes d’avance (c’est toujours appréciable !). Elle a fait connaissance avec les enfants et m’a demandé s’il fallait faire attention à des choses en particulier (allergies, autres soucis…). Les enfants lui ont montré leur chambre (qu’ils avaient rangée pour l’occasion, ô miracle !) puis ils ont pris leurs jeux de société préférés pour jouer avec Liberty en anglais bien sûr ! Oui, mais comment ça se passe si les enfants ne comprennent pas ?

Alors, tout d’abord, il se trouve que Liberty vit en France depuis qu’elle a cinq ans. Elle est donc totalement bilingue et néanmoins j’ai apprécié qu’elle n’ait pas prononcé un mot de français en deux heures (l’immersion, il n’y a que ça de vrai !). Cela dit, forcément, elle comprenait les enfants si eux parlaient en français et donc c’était une situation confortable… Elle a ainsi pu reformuler ce qu’ils disaient, en anglais, pour leur faire répéter ensuite… Aussi, j’ai trouvé très intéressant de voir que Ticoeur et Titpuce ont réagi très différemment :

Ticoeur était à l’aise et semblait comprendre tout ce que Liberty lui disait. Il n’était pas du tout gêné pour poser une question ou répondre aux interrogations de Liberty. Mon Ticoeur est vraiment une éponge et j’avais déjà remarqué en Australie qu’il arrivait à échanger avec les enfants à force de fréquenter les aires de jeux ;-).

Titpuce, par contre, c’est une grande timide (sauf en famille !) et elle a moins absorbé l’anglais lors de nos voyages (bon, elle est plus petite aussi…). Résultat : quand Liberty lui demandait quelque chose, elle répondait en français ou demandait à son grand frère de traduire :-). Ainsi, quand ils ont joué tous les trois au 7 familles, Titpuce n’a interrogé que son frère (ah la maline !) alors que Ticoeur était tout à fait à l’aise pour demander les cartes qu’il voulait en anglais à Liberty. La babysitter a su s’adapter aux deux enfants et quand ma fille parlait anglais, elle lui disait comment le dire en anglais. Avec Ticoeur, elle a pu poser d’autres questions pour aller un peu plus dans le détail.

Je précise au passage que je suis exceptionnellement restée dans l’appartement car je voulais documenter l’expérience et écouter ce qu’il se passait, mais la prochaine fois j’irai au Spa ou au ciné ;-)…

Après les 7 familles, il y a  eu les puzzles, le Mille Borne et encore d’autres jeux… Les deux heures sont passées très vite et quand Liberty nous a quittés, Ticoeur a dit « j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps ! ». Autant dire que l’expérience a été très positive !

Après, pour que progrès il y ait, il faut que la babysitter anglophone garde régulièrement les enfants. Donc je pense qu’une bonne formule serait d’utiliser les services de Speaking-Agency pour une garde périscolaire : sorties d’école, mercredis ou vacances scolaires. Dans tous les cas, l’essentiel, comme pour tout babysitting c’est de tomber sur une personne sérieuse et adorable. L’agence a vraiment bien géré la sélection en recrutant Liberty. Si vous testez leurs services vous aussi, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour raconter votre expérience. Speaking-Agency est leader de la garde d’enfants en langues étrangères (regardez sur leur site : il n’y a pas que l’anglais !…) et peut trouver des babysitters sur Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulouse et Montpellier. Nous avons testé la formule babysitting mais ils proposent aussi des cours de langues.

A vous de jouer pour tenter de remporter une mallette d’activités en anglais !

Quand vous réservez un babysitting avec Speaking-Agency, vous recevez une mallette contenant des fiches et petits jeux en anglais et surtout un imagier très bien fait, publié par les éditions Milan :

babysitting speaking angecy

Aujourd’hui, je vous propose de vous faire gagner une mallette. Comment faire pour jouer ?

  • Racontez-moi en commentaire où en sont vos enfants côté apprentissage de l’anglais ?
  • Pour remercier Speaking-Agency de ce cadeau, merci d’aimer leur page Facebook, if you like it!…
  • Vous avez jusqu’à dimanche (17 juin 2018 à minuit) pour participer. J’indiquerai le nom du gagnant à la fin de cet article.

Good luck to everyone! And have a nice day! TGIF 😉

EDIT du 18 juin 2018 : merci à tous pour votre particiaption ! Et Bravo à Plume qui remporte la mallette !

voilier

Le retour de classe de mer !

Après être venue pleurer ici car mon Ticoeur était parti pour deux semaines en classe de mer en Bretagne, je me devais de vous tenir au courant : il est bien rentré ! J’imagine que personne n’en doutait ici à part moi mais bon, j’avais envie de partager cette bonne nouvelle avec vous ! Et donc c’était comment ?

  • Ma première impression : « mais qu’est-ce qu’il a grandi ! »… Et oui, deux semaines c’est très long… 😉
  • J’ai aussi eu trouvé qu’il avait muri… il est plus posé, pensif (la tête encore en Bretagne ? Un petit blues…), avec plus d’assurance aussi…
  • Sans surprise, il manquait 4 paires de chaussettes et ses lunettes de soleil ! Mais c’était prévu 😉
  • Lui, il a eu un coup de coeur pour les cours de catamaran, donc on l’a inscrit à un stage d’une semaine cet été dans le Golfe du Morbihan que nous aimons tant… Avec un papa skipper et des ancêtres marins, rien d’étonnant que la mer l’attire !
  • Il nous raconte tout plein de choses savantes sur les poissons, la pêche, la voile… Je n’arrive plus à suivre !
  • Il a adoré les crêpes et les langoustines et m’a donc demandé qu’on mange plus souvent des langoustines à la maison ! 😉
  • Il est tout beau, tout bronzé car il a eu deux semaines de soleil ! Comme quoi la Bretagne !
  • Notons, la chance que sa classe a eu d’avoir un train un jour de grève. Ces derniers temps c’est un miracle !
  • La maîtresse a assuré : elle nous a donné des nouvelles tous les jours et elle a géré 25 enfants en nous les rendant entiers ! On lui a offert une session au Spa bien méritée !

voilier Photo que j’ai prise lors de notre voyage à Bali… Oui je sais, rien à voir avec la Bretagne mais j’aimais bien la photo !

C’est donc un petit moussaillon tout heureux qui est rentré à la maison… La voile c’est un peu le thème de l’année chez nous : cet été, nous louons un voilier à Corfou en juillet, pour continuer de découvrir la Grèce ; en août, nous serons dans le Golfe du Morbihan, juste en face de l’île aux Moines et enfin, nous avons d’autres projets bateau pour la suite, je vous en parlerai un autre jour !

Et chez vous ? Des petits marins en herbe ?

 

classe de mer

Classe de mer : son premier voyage sans maman !

Depuis lundi, mon Ticoeur est en classe de mer en Bretagne et j’essaie de survivre ;-). C’est la première fois qu’il part en voyage sans moi et en plus c’est pour deux semaines ! Nous avions quand même testé l’expérience de la semaine chez les grands-parents l’an dernier donc c’était déjà une première « longue » séparation et tout s’était très bien passé… Mais, même si le programme de Omi aurait de quoi faire pâlir tout planning de Centre de Loisirs, un séjour dans la famille c’est différent d’une classe de mer (ou classe découverte ou colonie)… parce que justement, ce n’est pas dans la famille, qu’il faut faire confiance à des inconnus et que c’est aussi l’expérience de la vie en communauté avec plein d’autres enfants… Donc c’est enrichissant ? Oui clairement ! Surtout que j’ai confiance en la maîtresse, et que les animateurs inconnus qui travaillent dans ce centre en Bretagne ont beaucoup d’expérience et enchaîchent les accueils de groupes d’enfants depuis des années… Et puis quel programme ! Voile, catamaran, pêche en mer, musées, crêperie : la Bretagne c’est le rêve, aucun doute ! Malgré tout l’intérêt que je vois dans ce séjour marin, il n’en reste pas moins que c’est difficile pour moi… Pourquoi ? Parce que je suis une maman anxieuse (euphémisme ?) mais aussi parce que j’ai eu une expérience marquante, un peu traumatisante justement en classe de mer en Bretagne quand j’avais l’âge de Ticoeur : lors de mon premier cours d’optimiste, je suis tombée dans la Manche, en plein mois de mars alors que je ne savais pas nager ! Bien sûr, j’avais un gilet de sauvetage et je n’ai donc pas été en danger, mais le choc de la chute, l’eau glaciale, la peur quand je me suis retrouvée sous le bateau et l’énorme stress de mon instituteur sont autant d’émotions encore gravées dans mon cerveau !… Alors, oui, je sais, il n’y a aucune raison pour que mon Ticoeur tombe du bateau, et puis il a un gilet lui aussi, et en plus il nage super bien et en plus il a dû hériter des gênes de son papa qui est skippeur à ses heures perdues mais rien à faire, la classe de mer ça me donne des frissons et oui, j’aurais préféré une classe verte ou une classe de neige :-). Cela dit, pour cet été nous avons loué un voilier à Corfou, donc disons que les cours de voile et de catamaran de Ticoeur lui permettront d’aider son papa à bord en juillet prochain (je dompte ma peur de la mer vous voyez !).

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Mais je sais aussi, que si je repense à mon traumatisme de la classe de mer c’est parce que globalement je ne suis pas 100% sereine quand mes enfants ne sont pas avec moi… ça, ça a toujours été, et comme je vous l’avais dit, un des gros avantages que je voyais à notre Tour du Monde c’est que je n’allais pas les quitter des yeux mes amours ;-). Cela dit, évidemment c’est bien pour les enfants de mettre un peu les voiles (pour rester dans le thème !) et cela me fera du bien à moi aussi sans doute, pour me détacher de mes peurs idiotes et de mon côté maman flipée… Je suis certaine que je trouverai que Ticoeur a grandi et je serai fière de lui. Je suis en tout cas infiniment reconnaissante envers la maîtresse qui donne des nouvelles tous les soirs aux parents malgré ses journées déjà bien chargées !

Donc au final, la classe de mer c’est une top expérience mais je le dirai seulement quand mon Ticoeur sera de retour, ok ? Et vous ? Comment avez-vous vécu la première colo ou première classe de mer/de neige/verte de votre enfant ?