Romain Duris au theatre

Sorties parisiennes #22

Quelques sorties sur Paris mais moins que d’habitude car je passe beaucoup de temps sur la préparation de notre Tour du Monde. Néanmoins, à part quelques rares journées pluvieuses, nous avons encore du beau temps sur Paris donc il faut quand même en profiter pour se bouger ! Je vous ai déjà parlé de notre expédition en ballon au Parc André Citroën. Voici d’autres découvertes et sorties culturelles dans la Capitale :

Théâtre : Démons au Théâtre du Rond-Point avec Romain Duris

J’avais hâte d’aller voir cette pièce pour laquelle j’ai obtenu in extremis deux places au dernier rang. J’avoue que je suis fan de Romain Duris et que je n’ai même pas lu le résumé de la pièce avant de réserver. Et donc ? Rien à dire sur le jeu des acteurs : Anaïs Demoustier, Marina Foïs, Gaspard Ulliel et Romain Duris sont parfaits dans leurs rôles. La mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo est choquante de vérité, provocante, audacieuse ; le décor moderne est également très réussi (super le plateau tournant !)… Par contre, par contre… J’ai eu du mal avec le texte et son style nordique ! Je fais peut-être un grand raccourci mais à chaque fois que je vais voir un film ou une pièce d’Europe du Nord c’est trop sombre, trop déprimant et trop violent à mon goût : c’est un dramaturge suédois, Lars Norén qui a créé la pièce en 1984. C’est vraiment un texte choc ! J’ai eu l’impression qu’il y avait sur scène non pas quatre personnages mais quatre âmes capables du pire, capables de dire ce qui ne se dit jamais. Des paroles d’une grande dureté. Des gestes aussi. Car l’histoire raconte la dérive d’un couple (Frank et Katarina) : ils se battent, se font du mal, supportent l’insupportable au nom de quoi ? Amour ? Habitude ? Ennui ? Lors d’une soirée particulièrement difficile et conflictuelle ils décident d’inviter leurs voisins Jenna et Tomas, un couple de jeunes parents qui ne se doutent pas de ce qui les attend ! J’ai eu l’impression de voir un mélange de psychanalyse et des « Liaisons Dangereuses » de Choderlos de Laclos mais avec beaucoup plus d’acidité et d’horreur humaine… Si j’avais connu Lars Norén j’aurais su à quoi m’attendre car l’écrivain affectionne particulièrement les problèmes psychiatriques et autres réjouissances. En conclusion, si le sujet ne vous effraie pas alors pourquoi pas, sinon je ne recommande pas cette pièce aux âmes sensibles (dont je fais partie) malgré la grande qualité du casting et de la performance !

Romain Duris au theatreLa déco aussi est suédoise mais pour le coup, ça me va !

Cinéma pour les enfants : Hôtel Transylvanie 2

L’année dernière avec Ticoeur nous avions vu le premier volet d’Hôtel Transylvanie et nous avions beaucoup aimé. Nous avions donc très envie de voir la suite ! Pour commencer, je vous conseille de regarder la première partie en DVD avant d’aller voir ce nouveau volet. Vous aurez ainsi le contexte : la rencontre entre Mavis, fille de Dracula et Johnny un simple humain au cœur tendre. Ce dernier avait eu du mal à plaire à beau-papa l’an dernier parce que Dracula est un papa-poule super protecteur qui veut le meilleur pour sa fille et le meilleur a forcément soif de sang ;-).

Hôtel TransylvanieRemarquez : ils emmènent trop de bagages en vacances !

Dans Hôtel Transylvanie 2 les difficultés d’acceptation réciproques entre les hommes et les monstres continuent et deviennent même de plus en plus sensibles car Mavis et Johnny ont donné naissance à un adorable petit… Petit quoi ? Vampire ? Homme ? Gros suspens pendant tout le film ! Tous les couples mixtes se retrouveront dans certaines scènes du film. Surtout quand les grands-parents s’en mêlent et veulent imposer leurs modèles d’éducation. Ils projettent leurs rêves sur l’enfant sans tenir compte de son bien-être et de sa nature : un grand classique !

A part le sujet des différences culturelles dans une même famille, j’ai beaucoup aimé un thème qui me tient à cœur : celui du voyage ! Parce que voyez-vous, Mavis et Johnny veulent s’accorder du temps ensemble et laissent leur petit chéri à grand-père Dracula : je me suis totalement identifiée à la maman, si anxieuse de partir en voyage sans son enfant ! D’ailleurs elle fait plus fort que moi : elle ose quitter l’Europe pour les US alors que mon chéri et moi ne sommes pas allés plus loin que Versailles en amoureux ! Quand on voit ce que grand-père Dracula fait vivre à son petit-fils je crois que les parents vont encore plus hésiter à confier leurs enfants, non ?? 😉 En tout cas, Dracula m’a fait penser à mon père qui serait capable d’entreprendre des activités extrêmes comme partir pour une balade à moto avec mon fils ! Bref, je m’égare mais le sujet des voyages avec/sans enfant, forcément ça m’a plu ! L’humour lui est toujours au rendez-vous. Quant à la 3D, c’était réussi et contrairement à certaines fois, cela ne m’a pas gênée, bien au contraire, cela rajoutait à la qualité du dessin animé. Avec cet épisode 2 il y a peut-être un peu moins de surprises que dans le premier volet et le scenario est un peu moins rythmé ; par contre Ticoeur a préféré ce film car l’an dernier Dracula lui avait fait peur (vous vous souvenez de la scène au début où il se fâche ?! Ticoeur s’en souvient un an après !). En version grand-père, Dracula devient beaucoup moins effrayant 😉

Comme nous avons découvert le film en avant-première, une animation était prévue pour fêter le lancement par Sony Pictures : les enfants ont pu préparer puis goûter des pâtisseries lors d’un atelier proposé par Bogato. Ticoeur aime toujours autant cuisiner donc il était ravi d’enfiler le tablier et il était fier de ses réalisation ! Bravo Bogato pour les recettes bien gourmandes !

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Au cinéma, avec moi-même : Boomerang de François Favra

Là j’ai fait fort : au bout d’une heure de film je me suis rendue compte que je connaissais l’histoire et forcément puisqu’en fait j’avais lu le livre ! Il faut dire que ce roman de Tatiana de Rosnay je ne l’avais pas apprécié (je n’aime tout simplement pas cet auteur d’ailleurs). J’avais trouvé le style trop rapide, l’histoire peu crédible. Au final, si j’avais compris que j’allais voir le film inspiré de ce livre je n’y serais pas allée et c’est dommage car personnellement j’ai trouvé le film beaucoup mieux ! Comme quoi ça arrive ! On croit beaucoup plus à l’intrigue car la psychologie des personnages est mieux mis en avant grâce au jeu de Mélanie Laurent (Agathe) et Laurent Lafitte (Antoine). J’ai beaucoup aimé la fraîcheur et la franchise apportée par le personnage d’Angèle joué par Audrey Dana. Par contre, il y avait certaines longueurs dans le scenario et certains dialogues sonnaient faux. J’ai tout de même apprécié l’évasion offerte par les images de Noirmoutier. Pas un coup de cœur mais pourquoi pas.

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Dîner en amoureux chez Fanfan by La Tulipe

On continue à tenir notre rythme d’un resto par mois en tête à tête. Cette fois-ci nous avons découvert Fanfan by La Tulipe à La Butte aux Cailles. C’est parfait pour siroter un excellent cocktail que l’on peut accompagner de diverses planches de tapas. 14 rue des Cinq Diamants 75013 Paris

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Sur ma wish-list pour les prochaine semaines, il y a :

  • Le dernier ballet de Preljocaj à Chaillot (je suis fan !)
  • La pièce Pédagogies de l’échec au Vingtième Théâtre
  • La Comédie musicale La Petite Fille aux Allumettes au théâtre du Gymnase, pour les enfants
  • L’expo Osiris à l’IMA

Et vous ? Des sorties à conseiller sur Paris ?

Soirées sans enfants de novembre

Moins de sorties que d’habitude ce mois-ci mais il faut dire que je n’étais pas beaucoup à Paris entre mes escapades en Allemagne, en Italie à Londres et à Bruxelles 🙂 J’avais donc beaucoup de retard côté cinéma mais il y a un film que je n’aurais surtout pas voulu manquer :« Mommy » de Xavier Dolan.

Incontestablement un très beau film avec des acteurs qui nous emportent dans leurs vies. Des sentiments qui n’arrivent pas à s’exprimer, des douleurs fortes et des émotions violentes. J’ai toujours aimé l’univers de Xavier Dolan. Dans ce dernier film, il raconte l’histoire d’une veuve, Diane (Anne Dorval) et de Steve (Antoine-Olivier Pilon), son ado problématique qui tentent désespérément et maladroitement de s’en sortir. Leur voisine rentre alors dans leur vie et les aide à sa manière. J’ai été très touchée par le personnage complexe de la mère : à la fois mère indigne, vulgaire, dépassée mais aussi courageuse, drôle, touchante et incarnant à merveille la force de l’amour maternel au-delà de tous les obstacles et de toutes les erreurs. Diane a un accent terrible qui rend le personnage encore plus sympathique et décalé. Décalées le sont aussi les musiques du film : on passe d’un vieux tube italien à de la musique classique sans oublier Céline Dion ! Chaque morceau est un peu une surprise mais sert à illustrer le propos et reflète sans doute aussi les sautes d’humeur de Steve. Je sais que de nombreuses scènes de ce film vont rester longtemps dans ma mémoire, en tout cas les émotions. J’aime la scène où Steve pousse un caddy sur la chaussée, bloquant la circulation avec insolence mais incarnant la liberté, la vie, l’énergie qui nous fait avancer. J’aime quand on visualise les espoirs et les rêves de Diane, la mère qui croit en son fils malgré tout parce que, comme elle le dit très justement au début du film : « les sceptiques seront confondus ». Et enfin, je vous laisse avec une phrase certes simple mais touchante : « Ça arrive pas dans la vie d’une mère qu’elle aime moins son fils ». La suite est belle aussi mais je vous laisse la découvrir au cinéma…

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Pour se remettre de toutes ces émotions, il fallait bien un bon petit cocktails. J’ai découvert le Moonshiner dont le concept amusant qui m’a donné envie d’y aller est qu’il est caché derrière une pizzeria ; et ce n’est pas juste une fantaisie ! Ce concept est là pour rappeler l’époque de la prohibition pendant laquelle il fallait se cacher pour consommer de l’alcool. Ces lieux clandestins s’appelaient « speakeasy ». Donc original de se replonger dans l’ambiance de cette époque. Côté cocktails, c’était sympa mais je n’ai pas eu de coup de cœur ce soir-là. Je repasserai pour essayer d’autres créations, notamment, je pense que le Salsa Verde (mezcal, jus de concombre, citron vert, coriandre, agave) devrait être à mon goût ! Pour les amateurs, sachez qu’on trouve également un très grand choix de whisky avec 80 références !

Le Moonshiner
5 Rue Sedaine, 75011 Paris
(environ 11€ le cocktail)

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Toujours à Paris, j’ai découvert cette semaine grâce aux e-parisiennes, un lieu que je ne connaissais pas et qui offre vraiment un très joli cadre : Les Jardins du Marais. A la fois un hôtel 4*, des salles à réserver pour des soirées et apparemment il y a un Spa ! Il faudra que j’y retourne ! Le design est vraiment romantique, design et élégant avec un vaste jardin intérieur. En tout cas, la soirée organisée là-bas par les e-parisiennes a été un beau succès. Comme toujours j’apprécie de pouvoir rencontrer d’autres blogueuses et de découvrir de nouvelles marques. Je vous en dirai davantage bientôt… En attendant, vous pouvez retrouver des moments de la soirée en utilisant le hashtag #estorynoel. Merci Nathalie et Sheily !

Les Jardins du Marais
74 rue Amelot 75011 Paris

Soirées sans enfants de novembre

Enfin, côté spectacle, j’en profite pour annoncer la célèbre comédie musicale « Le Magicien d’Oz » qui sera au Palais des Congrès du 20 au 28 décembre après son succès à Londres et à Broadway. Le Magicien d’Oz : de beaux souvenirs d’enfance… Je me souviens encore des images du vieux film de Victor Fleming (1939) que j’ai vu petite et qui a marqué mon imaginaire.

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Le Magicien d’Oz, je trouve que c’est un peu « Alice au Pays des Merveilles » avec une ambiance rappelant un film de Tim Burton… Une histoire pour grandir et pour imaginer… Une chanson très célèbre « Somewhere over the rainbow » qui correspond à l’entrée de la petite orpheline au pays d’Oz. J’ai hâte de faire connaître Dorothy et ses aventures à mon Ticoeur. Nous irons tous les deux le mois prochain. Ce sera donc exceptionnellement une soirée parisienne avec enfant ! Je vous raconterai. En attendant, je vous laisse avec la bande-annonce qui laisse augurer d’une production de qualité, colorée et féérique :

Et vous, de belles découvertes ciné, théâtre ou spectacles ce mois-ci ?

 

Mes sorties danse, théâtre et ciné en octobre (SSBB#18)

Nous avons bien tenu le rythme de nos sorties sans enfants ce mois-ci ! De vrais parents indignes 😉

Du Hip Hop qui swingue !

Je commence avec le spectacle que nous venons de voir à La Cigale :« Silence on tourne ! », un spectacle de danse de la troupe lyonnaise Pockemon Crew. De la danse Hip Hop sur le thème du cinéma des années 30 et 40 avec une très belle sélection de musiques : du swing mais aussi des rythmes électro. Des costumes d’époque, un décor minimaliste et des chorégraphies énergiques, acrobatiques. Les moments que j’ai préférés : la chorégraphie de Hip Hop sur le morceau de swing « Sing, Sing, Sing », les impressionnantes désarticulations d’un des danseurs (du breakdance décomposé à l’extrême !) et les différents ralentis. La Compagnie Pockemon Crew a commencé ses premiers spectacles en 1996, dans la rue d’où elle a certainement tiré son authenticité. La Compagnie a gagné de nombreux titres de Champion de France, d’Europe et du Monde ! Vous ne le saviez sans doute pas mais j’ai moi-même fait quelques années de Hip Hop donc autant dire que j’ai été particulièrement intéressée par cette mise en scène, esthétique, vivante, à la fois moderne avec un regard sur le passé, à travers l’histoire du cinéma et les origines du mouvement Hip Hop, né à New York dans les années 40. En résumé : c’est à voir  ! Ça joue encore demain soir (1er novembre) à La Cigale, à Paris, mais c’est complet donc pour d’autres dates et d’autres villes, n’hésitez pas à les suivre sur leur Page Fan. Seul bémol à ma soirée ? Avant l’arrivée des Pockemon Crew nous avons eu une première partie plutôt ennuyeuse. Enfin, à noter qu’il y avait pas mal d’enfants dans la salle donc une sortie à envisager en famille pour des enfants à partir de 8 ans/10 ans. [Invitations offertes, merci !]

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Côté théâtre, j’ai vu deux pièces ce mois-ci. Des pièces pas très légères… Je préfère prévenir…

La Liste de mes Envies au au Ciné 13, sur la Butte Montmartre.

La pièce est tirée du livre de Grégoire Delacourt qui s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires donc vous connaissez sans doute l’histoire de cette mercière (également blogueuse d’ailleurs !) qui vit tranquillement à Arras, jusqu’au jour où le loto change sa vie. J’avais lu rapidement ce livre cet été ; c’est une lecture de vacances, sans plus je trouve, juste agréable, mais attirée par les très bonnes critiques de la pièce, j’ai voulu aller voir la très belle performance de Mikael Chirinian qui joue seul sur scène : il est à la fois Jocelyne (la mercière qui gagne au loto), le mari, le père, les amies, etc. Il joue tous les rôles et c’est bien ce qui m’a impressionnée : la rapidité avec laquelle il incarne un personnage différent sans transition, changeant de style en une seconde. A voir pour le jeu de l’acteur. Jusqu’au 11 janvier 2014.

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La Chanson de l’éléphant au Petit Montparnasse.

Une pièce canadienne de Nicolas Billon avec, dans un des deux rôles principaux, quelqu’un que vous connaissez certainement : Jean-Baptiste Maunier, qui jouait dans les Choristes (l’enfant prodige qui chantait si bien). Il a grandi 😉 Dans la pièce, il joue le rôle de Michael, un adolescent interné dans un hôpital psychiatrique depuis l’enfance. Son thérapeute, le docteur Lawrence a disparu. Michael est alors interrogé par le Docteur Grimberg qui essaie de soulever en même temps que nous le mystère de cette disparition. Du suspens, des rebondissements, des moments douloureux, il faut le dire ; un jeune homme qui souffre, qui manigance, qui raisonne et déraisonne. Une belle performance de Jean-Baptiste Maunier. Jusqu’au 1er décembre, avec des réductions ICI.

 

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Enfin, au cinéma, trois films ce mois-ci :

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Blue Jasmine de Woody Allen : je me suis bien laissée prendre à suivre Jasmine (Cate Blanchett), cette jeune femme complètement perdue, dépressive, rêveuse, à la personnalité ambigüe. Jasmine perd sa richesse du jour au lendemain et vient frapper à la porte de sa sœur qui vit très modestement à San Francisco. Même si j’ai été prise par l’histoire du début à la fin, j’ai trouvé le film trop « blue ». Évidemment, on reconnaît bien là le style de Woody Allen et on retrouve les thèmes qu’il affectionne, mais cette fois-ci, il manquait d’un peu d’humour ou d’un je-ne-sais-quoi qui aurait rendu le film plus marquant. Donc sympa, sans plus ; et certainement pas pour sourire.

Le Majordome de Lee Daniels :

Cecil Gaines a traversé l’histoire des Etats-Unis et surtout celle de la communauté afro-américaine : des champs de coton en Caroline du Sud jusqu’à la Maison Blanche où il a servi 7 Présidents. Il a vécu les événements majeurs de la vie politique américaine. C’est une histoire vraie. Le film est donc un excellent rappel historique et il est formidablement bien interprété par Forest Whitaker dans le premier rôle. Néanmoins, j’avoue m’être un peu ennuyée car le déroulement est trop linéaire à mon goût et forcément attendu quand on connaît bien cette partie de l’Histoire.

Gravity de Alfonso Cuaron

Vous n’allez pas être étonnés ; tout le monde en parle. Ce film est un véritable chef d’œuvre ! J’ai complètement été transportée par Sandra Bullock (jamais je n’aurais imaginé dire ça… ;-)) et je me suis totalement sentie à la place de ces deux astronautes, perdus dans l’espace : une simple mission de réparation qui tourne au cauchemar quand leur navette spatiale est détruite par des débris. Mon cœur battait vite, mon cerveau cherchait des solutions. Je me suis dit que mon boulot n’était pas si mal 😉 Mais aussi, que la Terre vue de l’Espace est absolument magnifique. Normalement, je n’aime pas du tout la 3D mais là c’était parfait : les étoiles, les débris, l’intérieur des satellites… c’est vraiment à voir en trois dimensions. Et George Clooney ? Bien, il a un petit côté « Nespresso, what else ? » mais ça va bien avec son rôle. On ne s’ennuie pas une seconde, on retient notre souffle jusqu’à la fin, on manque d’oxygène avec eux, on flotte avec eux, on vit leurs peurs et leurs espoirs. C’est d’un tel réalisme ! Un incontournable !

Et vous ? Des sorties à conseiller dernièrement ?

Soirées Sans Bébé de février (SSBB#16)

Une grande nouveauté ce mois-ci : nous avons trouvé une super babysitteur ! Déjà deux fois qu’elle vient garder les petits à la maison et tout se passe à merveille. Cela va faciliter nos sorties parisiennes en amoureux !

Voici donc nos deux sorties du mois :

Tout d’abord, une soirée au Casino de Paris pour aller voir la compagnie Les 7 doigts de la main. Je suis l’actualité  de ces artistes québécois depuis deux ans car j’apprécie leur originalité : ils mêlent avec brio arts du cirque, danse et acrobaties… Après, leurs spectacles « La vie » et « Psy », voilà qu’ils reviennent à Paris pour leur dernière création : « Séquence 8 »

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La chorégraphie d’introduction est juste esthétiquement magnifique et la musique formidablement choisie. Dès le début, j’ai été transportée et conquise par l’ampleur des mouvements, leur liberté, leur envol. Par la suite, on redécouvre des « classiques » du cirque  : une funambule qui relativise la notion d’horizontalité (j’ai adoré !), les jongleurs de boîtes à cigares (waouh !), le cerceau, le mât chinois… Mais si l’inspiration est classique, la réalisation est vraiment novatrice et poétique. Rien à voir avec ce que nous connaissons. Encore une fois, j’insiste sur la qualité de la musique qui accompagne chaque numéro (avec notamment F.U.Y.A de C2C ou Bullets de Tunng) et sur l’émotion véhiculée par la troupe : ils sont sympathiques, doués, sportifs et nous intègrent au spectacle, même quand ils jouent avec mon petit cœur en me faisant croire qu’ils vont tomber ! Mon seul bémol : je n’ai pas été fan des transitions entre chaque performance (un peu longuettes et trop parlées) mais je les excuse car il faut bien qu’ils reprennent leur souffle ces acrobates ! Enfin, un mot sur le décor, les costumes : épurés et modernes : le tout sert parfaitement la beauté du spectacle ! Bref, à voir ! Jusqu’au 17 mars (durée : 1h40+ 20 min d’entracte). A noter : j’ai acheté les billets sur Francebillet car il y a une réduction intéressante.

Deuxième sortie en amoureux : un restaurant étoilé pour mon anniversaire… Nous avons testé La Fourchette du Printemps : un bistrot moderne qui propose une carte plutôt courte et simple mais délicieuse, basée sur des ingrédients de qualité, des recettes originales. J’ai particulièrement aimé les entrées. Le tout pour 49€ entrée-plat-dessert : c’est certes un budget mais raisonnable pour un resto étoilé à Paris. Le rapport qualité-prix est très intéressant. Par contre, pour les gros appétits, je pense qu’il vaut mieux prendre le menu dégustation. Le service était très sympathique, c’est appréciable. Demandez à être placés dans la première salle. Désolée parce que je n’ai pris aucune photo des plats et je n’ai pas noté ce que nous avons goûté mais c’était très bon et puis c’était mon anniversaire : j’avais la tête ailleurs !
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La Fourchette du Printemps
30 rue du Printemps
75017 Paris
Tél. : 01 42 27 26 97

 

Enfin, je continue à aller au cinéma toute seule le soir quand les enfants sont endormis. Ce mois-ci, mes deux coups de cœur sont :

Django Unchained de Quentin Tarantino

Encore un Tarantino réussi ! J’ai beaucoup aimé le sujet sur l’esclavage dans le sud des Etats-Unis au 19iè siècle. Le tout dans un style western. Dr Schultz (Christoph Waltz) est excellent : chasseur de primes certes mais si moderne dans ses idées ! Il libère Django (Jamie Foxx) de l’esclavage et avec beaucoup d’élégance, il défend ses opinions et méprise les sudistes. Les dialogues sont superbes, la musique toujours aussi bien choisie. Le style de Tarantino, certes souvent trop violent (tu sais Tarantino, tu mettrais un peu moins de sang dans tes films que ça ne nuirait pas à leur beauté;-)) rend formidablement bien l’horreur de la vie dans les plantations, horreur qui se traduit à travers une histoire d’amour douloureuse entre Django et sa femme, à travers les scènes de châtiments infligés aux esclaves et surtout à travers la violence dont les esclaves eux-mêmes peuvent faire preuve entre eux. Tarantino nous montre d’ailleurs que, dans la « hiérarchie » des esclaves, il n’y a rien de pire que le majordome (Samuel L. Jackson) et c’est vrai : donnez à un homme un peu de pouvoir et il l’utilisera même contre les siens. Magnifique et dure leçon de la vie ! Des Oscars bien mérités pour Christoph Waltz (meilleur second rôle) et Tarantino (meilleur scenario original). A voir !

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Wadjda de Haifaa Al Mansour

Un très beau film qui nous montre le quotidien de la jeune Wadjda à Riyad en Arabie Saoudite. Un film sur la condition de la femme (enfin, du moins, un exemple), un film qui nous permet de découvrir un pays dont on connaît si peu de choses à travers une histoire familiale très touchante : la vie de couple, les rêves d’une enfant de 12 ans, les règles à respecter,  l’hypocrisie autour du respect de ces règles, la place de la religion au quotidien et surtout l’amour universel d’une mère pour sa fille sont autant de thèmes qui m’ont touchée. L’histoire ? Wadjda a du caractère et souhaite s’offrir un vélo en tentant de gagner la prime offerte au concours de récitation du Coran… mais le vélo, ce n’est pas pour les filles…

J’ai d’autant plus été intéressée par ce film que j’ai des amis expatriés en Arabie Saoudite. Ils nous racontent pas mal de choses incroyables sur leur vie là-bas : le film m’a permis d’y apporter des images.

 

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Et vous ? Des recommandations de sorties à Paris ?

Soirées Sans Bébé de janvier (SSBB#15)

Début janvier a commencé sur le thème du flamenco ! Il faut dire que j’adore cette danse pleine de vie, de puissance, de caractère et d’exotisme !

Mon grand coup de cœur : la grande et divine Sara Baras que j’ai pu voir au théâtre des Champs Élysées dans son dernier spectacle La Pepa. J’ai tout aimé : les chorégraphies de groupe sont sublimes et pleines d’énergie, les éclairages colorés, les robes théâtrales, les musiques jouées en live sur scène sont envoûtantes et nous transportent en Espagne. Mais avant toute chose, j’ai été touchée par l’agilité, la grâce et le charme de Sara Baras. Jamais je n’ai vu danseuse aussi rapide, si endurante dans ses solos impressionnants. Sur scène, elle est reine, fière, forte et féminine à la fois. Bref, le plus beau spectacle de flamenco que j’ai pu voir ! J’avais les larmes aux yeux tant j’étais émue et subjuguée. Alors la prochaine fois qu’elle passe à Paris, ne la ratez pas !

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Côté théâtre, j’ai découvert La Vénus au Phacochère au théâtre de l’Atelier avec Alexandra Lamy (mise en scène de Christophe Lidon). La comédienne m’a totalement conquise : elle réussit avec brio à jouer trois rôles, seule sur scène : elle est à la fois Misia, pianiste spirituelle et cultivée, héroïne de la pièce mais elle incarne aussi la meilleure amie de l’artiste, résolument libre et croqueuse d’hommes (c’est le rôle qui m’a le plus amusée !) et puis le mari de la pianiste, intellectuel accompli, un peu dépassé par les événements. Le texte n’est pas simple, ni léger mais on se laisse prendre à cette tranche de vie qui nous parle des femmes, de la place des femmes dans la société, de la complexité de l’attirance entre les hommes et les femmes… des « phacochères » qui essaient de séduire des « déesses »… Tout au long de la pièce, on côtoie une population artistique, on y croise Toulouse-Lautrec, Renoir, Bergson, Sarah Bernhardt : j’ai ainsi voyagé pendant une heure au cœur de la Belle époque, emportée par le jeu de talentueuse Alexandra Lamy. A voir, jusqu’au 16 février.

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Au cinéma, j’ai été particulièrement touchée par Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky. J’avais lu le livre quand j’étais ado. Ceci expliquant peut-être cela. En tout cas, je suis redevenue adolescente le temps du film, me rappelant la difficulté de cette période… Charlie se cherche, et cherche sa place au lycée, sa place parmi les autres… Il cherche à se faire des amis, souffre d’être un peu différent, timide, dans l’incapacité de communiquer certains sentiments et souvent perdu dans d’obscures souvenirs. Les acteurs (Logan Lerman, Emma Watson, Ezra Miller) sont brillants, justes, émouvants et les musiques sont très bien choisies. Je recommande.

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Et vous ? De belles découvertes ce mois-ci ?