La fin de mon congé parental

Demain, je reprends le boulot.

Cela fait déjà deux semaines que j’ai l’estomac noué car je n’arrête pas d’y penser… A chaque sourire de ma fille, je me dis qu’à partir de maintenant je vais en rater quelques uns… Je viens de passer six mois non stop avec elle et je ne me lasse pas… Je sais que parfois certaines mamans ont hâte de reprendre le travail et je comprends car chaque cas est très différent et que nous ne sommes pas que des mamans… D’ailleurs ce n’est pas le retour au bureau qui me stresse.

Non, mon problème c’est la séparation. La fameuse. Celle d’une mère avec son enfant, son bébé, si jeune, si fragile. Bon, j’utilise des mots un peu forts. Je vais la revoir ma puce ! Mais ce n’est pas pareil. Elle est si petite. Je sais aussi que j’ai eu le même chagrin pour Ticoeur et que tout s’est très bien passé : la reprise, la nounou, le rythme… Je m’adapterai, je le sais. Mais dans mon cœur, en vrai, j’aimerais tellement rester encore avec ma fille 24h/24, ne pas rater une miette de ses progrès, me régaler de ses rires, veiller sur elle quand elle dort. Dans un monde idéal, j’aimerais travailler à mi-temps mais c’est incompatible avec mon métier (et mes finances !). Même le 4/5iè est quasi inenvisageable… quasi

Le bon côté des choses ? J’ai passé six mois extraordinaires ! Vraiment. Du temps avec mes enfants mais aussi nos vacances exceptionnelles à l’île Maurice et à La Réunion en famille, tous ensemble. Parce qu’il faut bien avouer que le congé parental est souvent l’affaire de la mère et que du coup ce n’est pas forcément évident de gérer seule ses enfants à temps plein. J’ai eu la chance d’avoir le papa avec moi pendant nos six semaines dans l’Océan indien : tout était alors plus simple et allait de soi. On a trouvé notre équilibre, à quatre.

Mon congé parental a aussi été génial grâce à vous, oui, vous mes lectrices (et lecteurs…!) et vous les blogueuses que je lis régulièrement et puis celles que j’ai eu l’occasion de voir très souvent pour un déj, une sortie avec les enfants ou même des tournages télé 😉 J’ai passé de super moments avec vous toutes, merci ! Car il faut le dire aussi, le congé parental pourrait être un vrai moment de solitude… Si, si… Imaginez si toutes vos amies travaillent et si votre famille est loin… Du coup, merci les « copinautes »,  les copines de la-vie-en-dehors-du-blog, merci aussi à celles qui ont eu la bonne idée d’être en congé parental en même temps que moi 😉 Et merci à ma famille.

Aujourd’hui, je parle beaucoup, j’ai le cœur gros. Il est rempli de mots. Il est rempli d’amour.

Demain, une page se tourne.

La fin de mon congé parental

Le jardin d’enfants

Voilà un mois que mon Ticoeur va au Jardin d’enfants. Cela faisait deux ans que nous étions sur une liste d’attente pour la crèche et là, nous avons obtenu une journée tous les mercredis car des places sont libérées par les mamans qui travaillent au 4/5iè.
Maintenant que le premier mois s’est écoulé je dois dire que nous sommes ravis : Ticoeur est enchanté et réclame le « jadin enfant » où il apprécie surtout la quantité de jeux dans la cour (voitures, vélos, motos et autres véhicules…) ainsi que la piscine à balles et d’après sa référente il participe bien aux activités avec une préférence pour le dessin. Grâce à la cantine, il s’est habitué à manger seul, à boire au verre et goûte de nouvelles choses. Nous avions dû faire une adaptation sur une semaine mais tout s’est bien passé dès le début. En plus, nous avons beaucoup de chance car une des puéricultrices est allemande ce qui permet à Ticoeur de pratiquer sa deuxième langue avec une autre personne que son papa. Enfin, je croise les doigts car pour l’instant nous avons échappé aux poux malgré le panneau d’alerte affiché sur la porte d’entrée… pourvu que ça dure !

Bref, je crois que cette journée au jardin d’enfants lui fait le plus grand bien et les autres jours il continue d’être choyé par Supernounou.

Et vous ? Plutôt nounou ou crèche ?

Le jardin d'enfants

Garde partagée : déjà 1 an !

Garde partagée : déjà 1 an !Après avoir bien galéré pour trouver une nounou, gros soulagement quand nous avons trouvé la perle rare. Je vous rappelle ici nos préparatifs pour la garde partagée ainsi que l’adaptation express avant ma reprise du boulot. Alors quel bilan après un an ?

Les « plus » :

L’autre famille est très sympa (…) on se fait régulièrement des apéros dînatoires ensemble.
– « Sissi » est une nounou en or que les enfants accueillent à bras ouverts tous les matins : elle chante beaucoup avec eux, danse, joue, dessine, les emmène au square. Elle est très professionnelle, toujours ponctuelle, douce, attentive, polie, patiente et a su trouver sa place, à la fois proche des petits mais sans prendre le rôle d’une maman.
– Ce n’était pas du tout un critère mais « Sissi » parle anglais donc nos petits anges apprennent pas mal de mots avec elle et je suis très amusée quand j’entends Ticoeur me dire « trousers », « eyes », « flower », « shoe », « banana », « rabbit »… Son petit vocabulaire a été très apprécié des locaux lors de notre voyage en Asie. Bref, grâce à sa nounou, Ticoeur utilise déjà son anglais quand il fait du tourisme !
La logistique du matin est simple car la famille qui partage la nounou avec nous est dans notre immeuble, deux étages au-dessus. Donc pas de perte de temps en terme de trajet et pas la peine d’emmitoufler les enfants dans leur manteau avant de partir. Sans compter, qu’il n’est pas rare que j’oublie quelque chose (tétine, body, compote…) donc facile de rattraper le coup !
Pour le repas, chaque famille prévoit ce qu’elle souhaite pour son enfant en terme de légume, viande, fruits, compote, lait. Chacun emmène donc son petit panier repas et ça nous convient comme ça car on n’a pas forcément les mêmes souhaits entre les deux familles et c’est encore une qualité de notre nounou de savoir s’adapter à des demandes différentes.
L’autre famille est très sympa est c’est important. On se fait régulièrement des apéros dînatoires ensemble pour parler des p’tits bouts. Leur petite fille a 3 mois de moins que Ticoeur et c’est trop mignon de les regarder grandir ensemble.
– Santé : encore un point important. Nos enfants n’ont pas été malades une seule fois. Ok, c’est peut-être un hasard mais notre pédiatre pense que le mode de garde compte pour beaucoup. En crèche, otites, rhino, gastro sont souvent inévitables.

Les « moins » :

Après un an en garde partagée, nous n’avons aucune envie de changer de mode de garde.
Le plus difficile pour moi c’est de garder mon appart super propre et bien rangé pendant toute la semaine où la garde est chez nous. Cela suppose souvent que le soir, avant de me coucher, je me lance dans un petit ménage que je ne ferai pas sinon.
Choisir des dates de vacances communes demande aussi pas mal d’organisation. Heureusement que chaque famille a la chance de pouvoir compter sur les grands-parents quand la nounou est en congés. Par contre, nous avons écrit les dates de vacances de chacun noir sur blanc au début de chaque année afin qu’il n’y ait aucune mauvaise surprise et suffisamment de temps pour s’organiser.
– Enfin, dans une crèche il y a sans doute plus d’activités variées, plus de jeux et plus d’enfants donc c’est peut-être plus amusant… ou pas… Je crois surtout que ce qui m’attirait le plus côté crèche c’est le professionnalisme du personnel. Cela rassure quand on est jeune maman et qu’on doit reprendre le travail en laissant un nourrisson. Mais une fois qu’on a confiance en la nounou, il n’y a plus d’inquiétudes avec ce mode de garde.

Bref, la crèche aurait été mon option préférée si j’avais eu le choix mais après un an en garde partagée avec une nounou et une famille que nous apprécions, nous n’avons aucune envie de changer de mode de garde. Notre dossier de demande de place en crèche peut bien continuer de prendre la poussière au fond d’un tiroir de la mairie !
Donc un bilan largement positif de notre expérience d’un an en garde-partagée. Pourvu que ça dure et un grand merci à notre « Sissi » !

Et vous, quel mode de garde pour votre bébé ?

Garde partagée : déjà 1 an !

Les débuts de la diversification

Les débuts de la diversificationVoici notre petite expérience des débuts de la diversification.

Normalement la diversification se commence à 6 mois mais ça change sans arrêt (on reviendrait peut-être à 4 mois prochainement…). Et à mon époque (lointaine ;-)) on commençait encore plus tôt. Avec Ticoeur tout a débuté ainsi :

A 5 mois et demi : je décide de proposer purées et compotes. Nous sommes à deux semaines de ma reprise du boulot donc j’espère qu’il s’habitue déjà aux légumes et fruits afin de faciliter ses premiers jours avec sa nounou, d’autant plus qu’il refuse catégoriquement de boire au biberon. Zéro succès pour nos premiers essais. Quasiment tous les jours, nous avons essayé de lui faire goûter carottes, courgettes, pommes, haricots verts, pomme de terre, poire (en alternance bien sûr ! Pas tout mélangé !) : rien ne le tente  ; les premières fois il a quand même pris une cuillère ou deux dans la bouche avant de recracher, surpris par la texture et le goût ; les jours d’après, il ne veut même plus essayer. J’avais essentiellement tout préparé au Babycook avec des produits bio mais sur les conseils de certaines amies qui me disaient avoir eu plus de succès avec des produits industriels, j’ai essayé deux ou trois fois des petits pots et j’ai également tenté les purées surgelées de chez Picard. Rien n’y fait. Bien sûr, on ne le force pas mais on continue de proposer légumes et fruits en changeant un peu de stratégie : on lui donne de gros morceaux à tenir dans sa petite main car ce qui est certain, c’est qu’il préfère faire tout lui-même… Mais alors qu’il veut tout porter à sa bouche, les fruits et légumes le laissent indifférents et restent inexpressifs sur la table devant lui.

6 mois : on fait une pause ; on ne lui propose ni purées ni compotes en se disant qu’il n’était pas prêt et qu’en laissant passer quelques jours, ça pourrait lui redonner envie. En effet, ce doit être bien agaçant de se voir proposer tous les jours quelque chose qu’on aime pas. Je n’imagine pas trop que tous les matins on me serve une assiette de maïs alors que je n’aime vraiment pas ça : pendant notre voyage au Mexique c’était un peu le cas et ça ne m’avait pas trop enchantée 😉 Bref, méthode douce, allons-y molo. Un seul aliment l’intéresse mais il ne le mange pas vraiment : c’est le pain. Il adore mettre du pain (surtout un peu sec ou croustillant) à la bouche … ça doit faire du bien à ses gencives et ça l’occupe bien pendant que nous sommes au resto, il s’attaque à la corbeille !

6 mois et une semaine : la nounou essaie à son tour (qui sait ? Avec une autre personne ça peut mieux fonctionner…) mais nada ! Ticoeur n’est vraiment pas motivé après une semaine de purées et compotes préparées par la nounou, si motivée pour faire chauffer le Babycook !

6 mois et demi (l’âge de raison ;-)) : le déclic ! Alors qu’après les essais infructueux de la nounou nous avions décidé d’arrêter les purées et retenter de lui faire accepter mon lait au biberon pour le goûter tandis que pour le déjeuner je continuais de rentrer l’allaiter, ne voilà-t-il pas qu’un midi, après l’avoir allaité, je me prends un yaourt et que Ticoeur toujours sur mes genoux ouvre de grands yeux chargés de gourmandise et attrape ma cuillère pour la diriger vers sa bouche. Mmmm ! Il se régale… je lui donne quelques cuillères de plus et il les enchaîne bien volontiers. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt : on avait essayé tous les légumes et fruits possibles sans penser au yaourt qui mine de rien est forcément plus proche du lait en goût. J’étais trop conditionnée par ce qu’on nous dit de la diversification qui « doit » se faire avec des purées alors que, comme vous pouvez voir sur le carnet de santé, le yaourt peut être donné à partir de 6 mois sans problème. Au goûter, la nounou lui donne un grand pot de 120ml et le tour est joué : il n’en laisse pas une miette ! Les jours suivants, même succès. Ticoeur mange donc un grand yaourt au goûter. Est-ce suffisant ? Non, mais c’est un début. Le pédiatre explique que c’est très bien et aussi bien qu’un biberon de lait mais qu’il faudrait aussi qu’il mange 130g de compote. Quelques jours après la découverte du yaourt tout se débloque : Ticoeur veut bien tester les compotes et il les aime, mangeant d’abord quelques cuillères puis environ 60g et très vite il atteint les 130g recommandés ! Le goûter c’est donc réglé ! Pour le déjeuner, en plus de la tétée, on lui propose une purée de légumes. Il lui faut quelques jours pour s’y mettre mais ça marche : succès de la courgette, des haricots verts et surtout des brocolis ! Par contre la carotte c’est vraiment pas son truc ! (Peut-être parce que ça lui rappelle les premiers essais du mois dernier ou peut-être parce qu’il a les mêmes goûts que sa maman qui ne raffole pas des carottes non plus ;-)…). Côté viande, nous lui avons aussi fait goûter du jambon blanc haché et il aime bien.

7 mois : Ticoeur mange très bien avec au menu une tétée le matin,  130g de légumes verts + tétée le midi, 130g de compote+1 yaourt nature (120ml) au goûter et enfin tétée le soir. Maintenant, nous pensons augmenter un peu les doses car il finit absolument tout.

Donc pas de lait tiré, ni de lait maternisé : on continue tranquillement l’allaitement tout en faisant une transition vers l’alimentation solide avec les joies de découvrir ce qu’il lui plaît ou non… A suivre…

7 mois !

7 mois ! Que de changements ce mois-ci ! Tout d’abord, le gros scoop : pour son 7iè « moisiversaire », Ticoeur a fait sa première vraie grande nuit et a dormi de 21h 30 à 8 h du matin ! Pourvu que ça dure !

L’autre événement du mois, c’était la reprise du boulot : je deviens (bien malgré moi) une working mum stressée et fatiguée tandis que Ticoeur découvre sa nounou : ouf, ils s’entendent à merveille ! Refus de manger les premiers jours mais tout s’arrange au bout d’une semaine ; bébé prend le rythme : balade au parc avec nounou « Sissi », déjeuner avec maman, sieste, jeux, re-balade et accueil de maman les bras grands ouverts : il lève ses bras vers moi, un nouveau geste tout mignon qu’il fait depuis que nous ne passons plus 24h sur 24 ensemble…

Autre gros sujet : les premiers succès de la diversification. Je vous rappelle que Ticoeur refuse catégoriquement le biberon même si on essaie de lui donner mon lait avec. On a également essayé l’eau, le jus de fruit… Rien à faire, il bloque sur le biberon…Grosse crise de larmes que ce soit avec moi, la nounou, la famille, les amis… Bref, on laisse tomber : je rentre le midi pour l’allaiter ; pour le goûter, la nounou tente de lui faire manger de bonnes compotes maison mais pendant quelques jours, Ticoeur préfère sauter ce repas et attendre que je rentre le soir (il est têtu ce petit ! Mais de qui tient-il ??). Et puis un midi, alors que j’étais en train de manger un yaourt, il écarquille les yeux, me saute dessus et chope ma cuillère qu’il dirige résolument vers sa bouche et là… Grosse révélation ! Il adore et mange la moitié de mon yaourt !!! Du coup, nous sommes sauvés : fini les essais biberon et finie la grève du goûter, il mange un grand yaourt nature à la place d’un biberon de lait (et c’est équivalent donc tout va bien). En plus, prenant l’habitude de manger à la cuillère grâce à son dévorage de yaourts, il accepte finalement les compotes et semble bien les apprécier… Pour les purées de légumes, moins de succès mais ça s’améliore de jour en jour. Il a également testé le jambon blanc avec succès et aime toujours autant mordre dans le pain 😉

Sinon, le 7iè mois a aussi été le mois de sa première sortie en piscine, de ses premières « Converse » et de ses premiers pique-niques.

Vive les beaux jours !