Voyages sans enfant

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Mon escapade à Bologne

Début novembre, sur un coup de tête, je suis partie retrouver mes cousins près de Bologne dans le nord de l’Italie. J’ai ainsi revu cette ville que j’aime beaucoup et qui mérite qu’on lui consacre un week-end, trois jours ou même une semaine si vous explorez les environs. Bologne est une ville qui offre énormément au voyageur : une belle architecture, un grand centre piétonnier, de majestueuses arcades, un voyage dans l’histoire et une ambiance étudiante très conviviale, sans oublier les délicieuses spécialités gastronomiques !

Sans les enfants et sans mon chéri j’ai donc arpenté les rues de Bologne en commençant par les anciennes ruelles où se trouvent les commerces de bouche, autour de la Via Pescherie Vecchie : mortadelle, parmesan, jambon de Parme (on est juste à côté !) et tortellini (les pâtes de Bologne) ont la part belle dans les vitrines. On a envie de tout acheter et de tout goûter ! Vous ne mangerez plus de mortadelle bas de gamme après ça ;-).

visiter Bologne

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5 idées de grands week-ends en Italie

Demain je serai dans un avion pour l’Italie, pour Bologne très exactement, chez mes cousins. C’est l’occasion de partager avec vous mes idées de grands week-ends en Italie car c’est vraiment un pays où il fait bon se rendre tout au long de l’année si comme moi vous êtes atteints du syndrome de la dolce vita ! Que ce soit pour la beauté des villes, l’histoire, l’architecture ou la gastronomie, les raisons ne manquent pas de partir en Italie le temps d’un grand week-end en amoureux ou en famille, ou sans amoureux et sans enfants comme je vais le faire demain ;-).

En fait, des idées de week-ends en Italie, j’en ai des centaines 🙂 mais en voici cinq pour commencer…

1 – Le grand week-end à Venise en amoureux :

C’est pour fêter nos fiançailles que nous sommes partis à Venise il y a quelques années déjà et comme je le dis souvent, j’ai été agréablement surprise de découvrir une ville encore plus belle qu’attendue. En effet, depuis toujours, je m’étais dit que Venise était un tel mythe que forcément je serais déçue car j’en attendrais trop et bien non ! Venise s’est révélée magique, grandiose, inoubliable : oui rien que ça !

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Quelques ingrédients pour la réussite d’un week-end à Venise :

  • Quand visiter Venise ? Éviter les périodes de forte affluence comme le Carnaval, Pâques ou juillet-août. Nous sommes allés à Venise en juin : nous avons eu un grand soleil, il y avait du monde mais pas trop alors que nous étions pendant la Biennale.
  • Sortir des sentiers battus : si vous restez sur la place Saint Marc et ses alentours vous n’allez trouver que des touristes et des cafés hors de prix. Dès qu’on se perd dans le dédale des ruelles, on se retrouve vite sans foule et on découvre de super petites adresses, de petits bars à vins intimes, des trattorias familiales et pas chères. Donc il faut marcher, marcher, marcher sans se limiter au parcours habituel de tous les visiteurs. D’ailleurs, nous avons même choisi de ne pas visiter les « gros monuments » dont le prix des entrées est exorbitant et franchement il y a assez de merveilles à découvrir juste en se baladant tant la ville est un musée vivant et romantique.
  • Venise en 3-4 jours : vous pouvez prendre deux ou trois jours pour arpenter la ville et une journée pour une balade en bateau vers Burano, la petite île que j’ai préférée (Murano m’a beaucoup moins emballée).
  • La Dolce Vita à Venise : Boire un Spritz en fin de journée au bord de l’eau ou sur le Campo Santa Margherita, une grande place que nous avons particulièrement aimée pour son ambiance très locale.

escapade a BuranoBurano

2 – Le grand week-end à Rome, pour le voyage dans le temps :

J’adore Rome où je suis allée des dizaines de fois, quand j’étais enfant, puis plus tard à deux, puis avec bébé (Ticoeur avait 4 mois) et enfin avec toute la petite famille au complet. Traverser Rome à pied est un merveilleux voyage dans le temps. Dans aucune autre ville de ma connaissance on côtoie de si près les ruines du passé : les vestiges de l’Empire Romain sont juste là sous nos yeux le long de la rue. J’aime aussi les nombreuses places de la ville, les musées incroyables et le quartier du Tastevere.

  • Quand partir à Rome ? J’ai testé Rome à toutes les périodes de l’année. Je déconseille seulement fin juillet-fin août car il peut faire bien trop chaud pour se promener à pied.
  • Rome en 3-4 jours : vous profiterez déjà bien de la ville mais vous souhaiterez y revenir encore et encore ;-). Ne pas manquer la fontaine de Trévi, le forum romain, la piazza Navona, la piazza Mattei, le Colisée et quelques musées. Pour optimiser vos visites, choisissez de prendre le « Roma Pass » qui donne accès aux transports et à plusieurs musées à prix réduit (en vente à l’aéroport, à la gare…). A relire : notre dernière escapade à Rome.
  • La Dolce Vita à Rome : Déjeuner en terrasse dans le Tastevere, quartier plein de charme.

weekend a Rome

3 – Le grand week-end à Ferrare pour voyager au Moyen-Age :

Ferrare est une très jolie cité médiévale située à 40 minutes de l’aéroport de Bologne. L’architecture est superbe et il est très agréable de s’y promener à pied ou à vélo à la découverte des bâtiments historiques de la ville. C’est un voyage dans le temps, direction le XIViè siècle. J’aurais aussi pu vous conseiller un week-end à Bologne, la grande ville voisine de Ferrare mais je vous parlerai davantage de Bologne à mon retour la semaine prochaine…. Ferrare a l’avantage d’un cadre plus intime.

  • Quand partir à Ferrare ? Au printemps ou au début de l’automne. La région est célèbre pour son brouillard épais que vous verrez sans doute en soirée.
  • Ferrare en 2 ou 3 jours : Se promener à pied dans la vieille ville à la découverte du patrimoine historique et garder une journée pour une balade à vélo au bord du Pô.
  • La Dolce Vita à Ferrare : Un dîner dans un des très anciens restaurants de la ville où vous ne manquerez pas de goûter les spécialités de pâtes à la citrouille et à la sauge.

un grand week end a Ferrare

4 – Le grand week-end à Florence pour les amoureux d’art :

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glaces italiennes

Où manger les meilleures glaces d’Italie ?

J’avais envie de regrouper ici toutes mes bonnes adresses de glaciers en Italie. Parce que les vraies glaces italiennes j’adore ! Parce qu’on me demande souvent où manger de bonnes glaces dans les villes d’Italie où je suis déjà allée et parce qu’à chaque fois j’ai du mal à retrouver mes notes dans mes petits carnets. Donc voici une liste d’adresses de glaciers que j’ai particulièrement aimés lors de nos différents et nombreux séjours en Italie. Globalement, pour moi les meilleures expériences ont été à Rome, en Sicile et à Turin donc je développerai un peu plus ces trois lieux. Évidemment, le nombre de glaciers en Italie est « énormissime » donc mes suggestions ne sont qu’un échantillon mais j’espère néanmoins que mes adresses préférées vous permettrons de vous régaler ! Je précise aussi pour qu’il n’y ait aucun amalgame : ce qu’en France on appelle « glace italienne » n’est en aucun cas une glace italienne ! Ce n’est qu’une vague chose laiteuse, certes crémeuse mais peu goûteuse qui sort d’une vulgaire machine avec des pseudos goûts vanille chocolat ou fraise. Non, la vraie et bonne glace italienne doit se déguster chez des Italiens passionnés, des artisans du goûts, chez un glacier qui propose souvent un choix vertigineux de parfums et qui surtout travaille avec des ingrédients de qualité.

A Rome, nous avons testé pas mal d’excellents glaciers :

Dans la capitale italienne, l’offre en terme de glaces est particulièrement grande et de très bonne qualité. Souvent, je n’ai hélas pas noté les adresses mais en voici quand même quelques unes dont j’ai conservé les cartes de visite :

  • Dans le joli quartier du Tastevere : Gelateria del Viale, Piazza Giuseppe Gioacchino Belli 9/F | Trastevere, Roma
  • Près de la Fontaine de Trevi : Bar Gelateria Fontana di Trevi, 90 Piazza di Trevi, Roma
  • Toujours près de la Fontaine de Trevi : Il gelato di san crispino,via della panetteria 42, Roma

Rome, c’était le premier grand voyage de Ticoeur. Il n’avait que 4 mois -> à relire : notre voyage Rome avec un bébé.

meilleures glaces romeFontaine de Trevi

Pour les meilleures glaces d’Italie direction la Sicile, non ?

La Sicile a la réputation de proposer parmi les meilleures glaces d’Italie ! (Non, je suis pas chauvine ! Tout le monde le dit ;-)). Deux parfums à ne pas manquer en Sicile : la pistache et le citron. Autre spécialité sicilienne : la glace dans une brioche (gelato con brioche). Comme son nom l’indique, la glace n’est pas servie dans une coupe ou sur un cornet mais dans une brioche. Attention à ne goûter cette spécialité que chez des glaciers qui ont des brioches fraîches, artisanales et légères (ça se voit à la tête de la brioche) sinon vous aurez le doit à une brioche industrielle étouffe-chrétien. Dernière spécialité, bien rafraîchissante : la granite, souvent au citron (glaçons+eau+sucre+jus de citron : le tout est mixé).

  • Agrigente : Le Cuspidi, Piazza Cavour, 19, Agrigento. C’est de loin mon adresse de cœur en Sicile car j’y vais depuis que je suis née ;-). Relire mon billet sur nos visites à Agrigente.
  • Noto : La Fontana Vecchia,Corso Vittorio Emanuele, Noto.
  • A Custonaci : Gelateria Vassallo,Via Monsignore Rizzo 8, 91015, Custonaci. C’est un petit bar-glacier qui ne paye pas de mine, vraiment à l’ancienne. C’est l’occasion de déguster une « granita » à l’amande ou au melon. Ne pas faire le détour exprès mais si vous allez visiter la grotte de Mangiapane, c’est juste à côté (à l’ouest de Castellammare del golfo).

Envie de voyager en Sicile avec les enfants ? Relisez mes conseils d’itinéraire en Sicile.

meilleures glaces en SicileNoto : la fontaine où se trouve le glacier

 

A Turin, je craque pour la glace aux noisettes (nocciola) :

La région est en effet très réputée pour la qualité de ses noisettes. C’est un parfum à ne pas manquer à Turin. La ville est également célèbre pour son chocolat donc les amateurs apprécieront aussi la version glacée (pour le coup, moi j’aime pas la glace au chocolat… oui, je sais…).

  • L’inventeur de la glace en bâtonnet : Pepino, Piazza Carignano, 8, Torino
  • Dans le centre : Piu di un Gelato, Galleria Subalpina 32, Torino
  • On me l’a conseillée : Alberto Marchetti, Corso Vittorio Emanuele II, 24 bis, 10123 Torino

Tentés par un séjour à Turin en famille ? Relire mes idées pour visiter Turin avec des enfants.

meilleures glaces turinChez Pepino, Turin

Autres adresses testées du nord au sud de l’Italie (je compléterai cette rubrique au fur et à mesure de mes découvertes) :

  • Lac de Lugano, à Porto Ceresio : Il Golosone ,Via Enrico Butti, 61, Porto Ceresio.
  • Venise, dans le centre, sans prix excessifs : Gelateria Ca’D’oro Via Cannaregio 4273, Venezia
  • Gênes, pour des parfums originaux : Profumo di Rosa, Via Cairoli 13A/R, Genova.
  • Florence, près du Pont Vieux : La Carraia, Piazza N. Sauro, 25, Firenze.
  • Reggio d’Emilie, jolie ville près de Bologne : Gelateria Capriccio Vicolo Trivelli 2/D, 42121, Reggio Emilia
  • Sardaigne, au sud d’Olbia : Gelateria Mimmo e Agnese, Via Pietro Nenni, Porto San Paolo, Sardaigne

Et les lectrices conseillent :

  • San Gimignano en Toscane : Gelateria Dondoli Piazza Della Cisterna, 4, San Gimignano
  • Milan : Cioccolati Italiani, Via S. Raffaele 6, Milano

Attention aux glaciers qui arnaquent les touristes !

Même moi qui ai l’habitude de l’Italie je me suis faite avoir un jour à Florence en plein centre touristique. Nous avons commandé des glaces dans un bar qui avait un coin glaces (c’est fréquent en Italie) et je n’ai pas demandé le prix car normalement c’est toujours la même chose à quelques centimes près, sauf que là, la nana nous demande 7 euros par personne  !!! Heureusement, comme je suis à l’aise en italien et qu’on avait pas encore payé, je lui ai dit que c’était du vol et on est parti en laissant tous les cornets en plan sur le comptoir ! Faites de même si ça vous arrive car ce n’est pas normal ! Les glaces en Italie, sont moins chères qu’en France. Au pire, dans un coin touristique, elles sont aussi chères qu’en France. Entre 2 ou 3 euros vous devez avoir un cornet avec un ou deux parfums généreusement servis ! Mon histoire à Florence, je l’ai entendue maintes fois d’amis qui ont séjourné en Italie, souvent à Florence ou Venise d’ailleurs (j’ai même entendu parler de 10 euros la glace !). De manière général suivez ce conseil : ne pas acheter de glaces si les prix ne sont pas affichés ou alors demandez bien avant qu’on vous serve. Chez les glaciers j’ai toujours vu les prix inscrits ; c’est plus dans les bars avec coin glaces qu’il y a du flou.

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En tout cas, croyez-moi : je n’ai pas fini de manger de bonnes glaces en Italie ! Et justement, je pars pour Bologne dans deux semaines donc je referai une petite cure de glaces italiennes en compagnie de mes cousins et j’espère revenir avec de nouvelles adresses !

glaces italiennes

Et vous ? De bons souvenirs de glaces en Italie ? Des adresses de glaciers à partager ?

voyage au Rajasthan

Souvenirs de notre voyage en Inde : les beautés du Rajasthan

Il y a quelques années déjà, juste avant de devenir parents, nous avons fait un voyage en amoureux, à la découverte du Rajasthan, un voyage très dépaysant, qui nous a beaucoup marqués ; à  la découverte d’une culture fascinante, de couleurs, de nouveaux parfums et de bijoux architecturaux. Voilà en deux semaines, l’itinéraire que nous avons suivi :

Udaipur :

Après une première nuit à New Delhi où nous avons atterri, nous avons rejoint le Rajasthan et nous avons commencé notre périple par trois jours à Udaipur. Cette ville est très élégante, avec ses palais et son lac. Nous sommes arrivés le jour de la fête des couleurs (Holy) donc quelle ambiance ! Tout le monde jetait des pigments roses, bleus, oranges, jaunes sur tous les passants. Nous avons fini la journée dans un drôle d’état multicolore ! Le lendemain, nous avons pu visiter plus sereinement « la ville blanche » et apprécié le coucher du soleil sur le lac Pichola où l’on aperçoit sur une petite île, le Palais d’été des Maharadjahs.

voyage au Rajasthan

 

Ranakpur :

C’était l’occasion d’y découvrir un magnifique temple jaïn : le temple d’Adinatha, avec ses multiples piliers sculptés… A ne pas manquer !

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voyage au Rajasthan

Jodhpur :

La « ville bleue ». Nous avons beaucoup aimé Jodhpur, sa forteresse Meherangarh, ses petites maisons bleues et les vues depuis les hauteurs. Nos déplacements en rickshaw nous ont plongés dans l’animation de la ville. Et nous nous sommes plusieurs fois trouvés nez à nez avec une vache au détour d’une ruelle !

voyage au Rajasthan

voyage au Rajasthan
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Jaiselmer :

A Jaiselmer, « la ville d’or » j’ai eu l’impression d’être au bout du monde. Jaiselmer a la couleur du sable. Aucun contraste entre le désert alentours (désert du Thar) et la couleur dorée des bâtiments historiques. En se baladant dans la vieille ville, on découvre le fort, la citadelle et différentes maisons d’exception (havelis). Encore une fois, l’architecture est impressionnante de par la finesse des motifs.

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voyage au Rajasthan

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Nous n’avons pas eu le temps de visiter Jaipur (la « ville rose ») avec son célèbre Palais des Vents (ou Hawa Mahal). A la place nous sommes allés à Ajmer, ville très grouillante (surtout à la nuit tombée) et haut lieu de pèlerinage pour les Musulmans.

voyage au Rajasthan

Bundi :

Une étape plutôt reposante car Bundi est très calme et de petite taille par rapport aux autres villes que nous avons visitées. Je ne dirais pas que c’est incontournable mais en fin de séjour, cela faisait du bien de s’y poser une nuit.

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Puis, nous avons quitté le Rajasthan pour retourner à New Delhi :

voyage au Rajasthan

Et évidemment nous avons fait un petit crochet par Agra (également hors Rajasthan) pour admirer un palais exceptionnel : le Taj Mahal.

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Informations pratiques pour visiter le Rajasthan :

  • Période du voyage : nous y étions en mars. La meilleure période pour visiter la région va d’octobre à mars.
  • Transports sur place : entre New Delhi et Udaipur, nous avons pris un avion. Vers Jaisalmer, nous avons pris un bus. Nous avons fait les autres trajets en train.
  • Organisation : à l’époque nous ne réservions ni hébergements, ni transports à l’avance. Nous vivions au jour le jour ;-). Mais en Inde cela ne nous a pas trop réussi car comme nous y étions au moment du festival Holy, nous avons eu parfois du mal à obtenir de la place dans les trains donc nous avons dû jongler côté itinéraire. Pour une fois, un peu d’anticipation et davantage de préparation ne nous auraient pas fait de mal  ! Enfin, si c’était à refaire, on remplacerait nos étapes à Ajmer et Bundi par une étape à Jaipur.
  • Décalage horaire et heures de vol pour le Rajasthan : seulement + 4 h 30 de décalage horaire en hiver et +3 h 30 en été. Le vol Paris->New Delhi dure 8h20.
  • Santé : nous avons vérifié que nos vaccins étaient à jour et nous avons fait celui de l’hépatite A en plus (demandez conseil à votre médecin). Sur place, nous avons toujours bu de l’eau en bouteille.

Voilà. C’était notre voyage en Inde, notre dernier voyage avant de devenir parents. D’ailleurs, Ticoeur était déjà en route ;-). Et vous ? Vous connaissez le Rajasthan ? Y êtes-vous allés en amoureux ou en famille ?

 

 

Buenos Aires

Comment j’ai appris l’espagnol…

Comme nous venons d’arriver en Argentine, c’est l’occasion pour moi de pratiquer mon espagnol et de vous raconter aussi comment je l’ai appris…

Je fais partie de ces étudiantes étranges qui non seulement ont fait allemand première langue mais en plus ont adoré ! (Et j’ai fini par épouser un Allemand comme quoi !). Du coup, j’ai pris anglais en deuxième langue et je n’ai donc jamais appris l’espagnol pendant mes études. 

Buenos AiresSi vous avez appris l’espagnol vous devez connaître Mafalda ? Buenos Aires, mai 2016.

Direction le Pérou !

La première fois que je me suis retrouvée au chômage (en 2002), après avoir envoyé une centaine de candidatures restées sans réponse j’en ai eu assez de tourner en rond à Paris ; j’ai fait ma valise (oui, je suis comme ça !) et je me suis dit que j’allais utiliser mon « temps libre » pour apprendre l’espagnol. Le reste s’est déroulé très rapidement ; je n’ai pas réfléchi bien longtemps : j’avais encore Les Mystérieuses Cités d’Or en tête et donc au lieu de faire simple et d’aller en Espagne, j’ai pris un billet d’avion pour le Pérou !

Je me suis dit que je trouverais un travail dans l’humanitaire sur place. J’ai d’abord cherché à Lima mais je ne me suis pas sentie à la hauteur pour affronter les problèmes de la Capitale (beaucoup de missions humanitaires pour aider de jeunes délinquants). Au bout d’une semaine, j’ai migré vers Cuzco où j’ai rapidement trouvé une mission pour m’occuper des « bibliothèques de la rue » : il s’agissait d’emmener des livres pour les enfants dans les villages de la Vallée Sacrée, autour de Cuzco puis de leur faire la lecture. En fait c’était le travail idéal pour débuter l’espagnol sans pression : les enfants étaient très amusés par mon accent et moi j’ai appris des mots simples, des mots d’enfants. Le reste du temps je bavardais avec les étudiants Péruviens qui faisaient partie de l’association ou qui aimaient lézarder à l’Alliance Française. J’ai fait beaucoup d’échanges de conversation avec des Péruviens qui voulaient apprendre le français. Le concept est simple : pendant deux heures on parlait français et pendant deux heures on parlait espagnol. J’ai vite progressé !

MINOLTA DIGITAL CAMERAMachu Pichu, 2002

Mon apprentissage de la langue :

Je dirais que j’ai mis un mois et demi à me sentir à l’aise en espagnol. Le matin, je me levais avec le chant du coq et j’étudiais les conjugaisons. Puis j’allais travailler. Ensuite, je passais l’après-midi avec mes amis Péruviens. Le soir , je m’accordais une pause et je trouvais quasi chaque jour des touristes de passage avec qui je pouvais bavarder en français, en anglais ou en allemand, ce qui me permettait de ne pas dîner toute seule (j’aime pas ça !) et de ne pas avoir à réfléchir pour sortir une phrase. Enfin, après dîner, je rentrais dans ma petite maison troglodyte dans les hauteurs de San Blas, le joli quartier de Cuzco pour ceux qui connaissent.

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