Voyages avec bébé

Astuces, idées et bons plans pour voyager avec enfants

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Tout savoir sur la nécessité d’un passeport pour les enfants

Je suis en train de demander un nouveau passeport pour mon Ticoeur en prévision de notre périple au Sri Lanka, alors je me suis dit que c’était l’occasion de vous parler de la nécessité du passeport pour les enfants et de vous signaler ses particularités. Voici donc quelques informations importantes à connaître :

Si vous avez besoin d’un passeport pour vous, alors votre enfant aussi. Les mêmes règles s’appliquent aux adultes et aux mineurs, même pour un bébé :

  • Quand j’étais petite on pouvait mettre les enfants sur le passeport des parents mais ça n’existe plus. L’enfant doit avoir son propre passeport.
  • Par contre, si la destination n’exige pas de passeport pour vous (par exemple, la carte d’identité suffit dans l’Union Europe, en zone Schengen, en Suisse et autres) alors c’est pareil pour l’enfant. Dans ce cas, faites juste faire la carte d’identité pour votre enfant. Elle est gratuite et valable 10 ans.
  • Le passeport se fait en mairie sauf à Paris où c’est la préfecture de police qui s’en charge. Dans tous les cas, rapprochez-vous de l’administration de votre département pour connaître la liste des pièces à fournir et avoir une idée des délais, parfois longs, attention !
  • Pour tous les détails pratiques (pièces à fournir, etc), vous pouvez lire les informations officielles, très complètes ici ou ici.
  • L’autorisation de sortie du territoire pour les enfants voyageant seuls n’existe plus depuis 2013.
  • Comme pour vous, prévoyez de scanner le passeport et d’avoir une copie électronique accessible sur internet au cas où…  (personnellement je me l’envoie par mail)

Néanmoins, il y a des différences entre le passeport d’un adulte ou d’un mineur :

  • Le passeport d’un mineur n’est valable que 5 ans et pas 10 ans comme pour les personnes majeures. Ainsi, mon Ticoeur, grand voyageur a déjà besoin de son 2iè passeport puisque je lui avais fait faire son premier alors qu’il n’avait que trois mois !
  • Petite consolation, le timbre fiscal est moins cher pour les enfants et dépend de l’âge : voir liste des tarifs.
  • Il n’y a pas d’empreinte digitale pour les enfants de moins de 12 ans.

Conseil et anecdote concernant la photo d’identité de bébé :

Rien de plus pénible que de voir son dossier refusé car la photo n’est pas aux normes ! Cela m’est arrivé pour Ticoeur quand il avait trois mois. L’agent a regardé la photo que nous avions prise nous-mêmes à la maison, et là, alors que j’avais déjà attendu mon tour pendant une heure, il me dit qu’il ne peut pas accepter mon dossier car on ne voit pas le cou de mon bébé sur la photo ! Nous étions pourtant fiers de notre cliché qui semblait respecter tous les critères nécessaires mais le coup du cou (;-)), je ne m’y attends pas ! Dépitée, je suis rentrée à la maison et on a refait une séance photos sans succès. Allez-y pour voir le cou d’un bébé ! Bref, on a compris qu’il fallait qu’on s’en remette à un professionnel. Dans ma rue, j’ai vu un photographe qui faisait de la publicité sur sa devanture (spécialiste photo d’identité pour bébé) : et il disait vrai ! Il a été d’une patience incroyable ! Il nous a montré comment tenir la tête du bébé et puis surtout il a dû prendre beaucoup de clichés pour avoir le bon, sans sourire, sans pleurs et avec le cou 😉 Finalement c’était pas cher payé pour la durée et la qualité de la prestation ! J’espère qu’il y a de nombreux photographes comme lui ! Bref, pour un bébé, je vous déconseille la photo maison ou encore le photomaton 😉

Tout savoir sur la nécessité d'un passeport pour les enfants

Enfin, pour vérifier que le passeport est valide et qu’il n’est pas perdu, il ne faut pas attendre la veille du départ ! … Les copains et copines se reconnaîtront 😉

 

 

 

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Comme vous le savez, nous avons deux grandes passions quand il s’agit des voyages : le vélo et la randonnée. Or, depuis quelques temps, nous avons plutôt privilégié les escapades à vélo que les randonnées en famille, par rapport à l’âge de nos enfants.

Tant que Ticoeur et Titpuce étaient bébés, nous avons continué la randonnée, car il était possible de les porter. Ainsi nous sommes partis sur les chemins de rando suivants (les étoiles représentent le niveau de difficulté) :

  • Les Highlands en Écosse**
  • Les sentiers dans les calanques de Cassis*
  • Le chemin des douaniers dans les Cinque Terre*
  • Et surtout les grandes randonnées sur l’Ile de la Réunion.***

Maintenant que nous ne pouvons plus porter les enfants, nous continuons de faire de petites randonnées mais très courtes, d’une heure ou une heure et demi. Ainsi, nous avons marché en famille en Corse, en Norvège, en Allemagne et en Italie.

Période 1 : on peut encore porter l’enfant…

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Période 2 : les enfants sont assez grands pour marcher sur des chemins faciles pour des randonnées courtes …

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

La période 3 : quand les enfants peuvent faire de plus grandes randonnées…

Je pense que pour cette phase-là, l’âge idéal doit situer autour de 6 ans, non ?

Du haut de ses 2 ans et demi, Titpuce promet déjà d’être une grande aventurière. Aucun obstacle ne lui fait peur ! Quant à Ticoeur, je le trouve très endurant et surtout il est demandeur. Il réclame de partir marcher en montagne ! Bref, nous réfléchissons à des idées de destinations adaptées à la randonnée en famille. Clairement, je pense que nous privilégierons la France dans un premier temps. Voici quelques unes de nos idées :

  • Les Cévennes : une collègue de bureau adore cette région et m’en a vanté les possibilités de balades en famille en toute quiétude. Une destination que nous avons très envie de découvrir !
  • Une randonnée avec des ânes : plusieurs régions le proposent. Maman on bouge avait testé et approuvé !
  • Le Jura : sans enfant nous avions bien aimé nos randonnées au Mont d’Or. Nous y retournerons avec plaisir avec les enfants.
  • Le Puy-de-Dôme : autour des vieux volcans, de nombreux sentiers de tout niveau.
  • La Corse : nous adorons cette île et là-bas, heureusement, il n’y a pas que le GR20 ! De petites randonnées sont accessibles en famille et la plage n’est jamais bien loin 😉

Je vous laisse relire mes conseils pour randonner avec de jeunes enfants.

Où randonner en France avec de jeunes enfants ?

Et vous ? Avez-vous des bons conseils de randonnées faciles pour les enfants en France ?

* billet proposé en partenariat avec Allibert-Trekking

 

 

 

Mon stage contre la peur de l’avion

Vous êtes nombreux à vous étonner que j’aie peur de l’avion. Pourtant cette peur peut frapper à la porte de chacun qu’il soit passionné de voyages ou pas ! Et justement quand on aime voyager, qu’on n’imagine pas une vie sans voyages, alors cette angoisse de monter dans un avion est un énorme handicap. Je vous raconte aujourd’hui comment j’ai décidé de me prendre en main en suivant un stage au Centre de Traitement de la Peur de l’Avion (CTPA).

piloteXavier Tytelman, co-fondateur du Centre de Traitement de la Peur de l’Avion et un de nos formateurs !

Depuis quand ai-je peur ?

Voici un rapide historique de ma peur : elle n’a pas toujours été là. A 10 ans, j’ai pris l’avion pour la première fois. C’était un vol Paris-Marseille pour aller voir mes grands-parents. Je me souviens encore de mes émotions. J’étais scotchée au hublot. Le slogan d’Air France n’existait pas encore mais il aurait eu tout son sens : « Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre « . J’étais subjuguée. A partir de là, j’ai souvent eu l’occasion de prendre l’avion pour des trajets plus longs : les Etats-Unis, le Japon, la Chine… J’ai même volé entre Washington DC et Paris dans la nuit du « bug de l’an 2000 ! » Et puis, ma peur est apparue. J’ai l’impression qu’elle a grandi en moi, insidieusement. Elle est peut-être née au fur à mesure de quelques mauvaises expériences (fortes turbulences, plateau-repas qui volent, remise de gaz à l’atterrissage, freinage juste avant le décollage…).

S’il est vrai que je prends souvent l’avion, je l’évite aussi très souvent. En France et en Europe, je privilégie le train. En Indonésie, nous avons fait 48h de voyage en bus et ferry pour éviter la compagnie locale. En Amérique Latine, je n’ai pris que des bus. A l’Ile Maurice, je n’ai pas voulu aller à Rodrigues, pour ne pas prendre un coucou. Et depuis que je suis maman, je suis encore plus angoissée ! Mon cœur s’accélère, mes mains tremblent, surtout pendant les turbulences. Je n’arrive pas à me concentrer. Mes idées sont très noires. Je ne pense qu’aux potentielles catastrophes.

Bref, je ne veux plus que ça dure. C’est trop de fatigue, trop d’émotions à chaque voyage, trop de stress longtemps avant de prendre l’avion. J’aimerais être sereine, pour moi et aussi pour mes enfants.

C’est ainsi que dimanche j’ai suivi une grande journée de stage contre la peur de l’avion au CTPA à Paris 13iè. Nous étions un groupe de 8 stagiaires encadrés par une psychologue, un pilote et par le responsable du centre : Xavier Tytelman, spécialiste de la sécurité aérienne. J’en suis sortie ravie ! Enchantée ! J’avais hâte de partager cette expérience avec vous et avec mes amis qui ont peur de l’avion. Une journée mémorable, très enrichissante et qui portera ses fruits j’espère ! Voilà pourquoi :

Le stage « Prêt à décoller » se déroule en 3 parties différentes et j’ai trouvé que chaque partie avait un rôle clef :

1/ la partie psychologique : la raison pour laquelle j’ai voulu faire ce stage plutôt qu’un autre c’était pour la partie psychologie. Je me connais. Si on ne me donne que des explications techniques et scientifiques concernant l’avion, ça ne marche pas. Mon mari a souvent essayé croyez-moi ! Avec Margot, la psychologue du centre, nous avons pu comprendre les aspects physiologiques et naturels de la peur, les mécanismes en place ainsi que des pistes pour sortir de notre angoisse. Je pense que chaque stagiaire retient quelque chose de différent, selon son cas. On teste également la qualité de notre respiration et on apprend à l’améliorer. Pour ma part, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de fuir ma peur, que je me confronte elle, sinon elle ne partira pas.

2/la partie technique : même si le rationnel ne me calme pas une fois que l’avion est en pleine turbulences, les informations qu’a partagé avec nous le responsable du centre m’ont quand même permis de ne plus avoir un tas d’a priori erronés. Par exemple, saviez-vous qu’en 50 ans, il n’y a eu que 8 amerrissages, à chaque fois avec 100% de survivants ? Je ne l’aurais jamais cru ! Je croyais que les amerrissages étaient plus fréquents et à l’issue plus fatale. Et des idées reçues de ce style, il y en a plein ! On a ainsi passé l’après-midi à découvrir énormément d’informations sur la sécurité en avion. Et entendre ces informations rassurantes venant d’un spécialiste, cela a clairement plus de poids que lorsque votre entourage vous radote « mais voyons ! L’avion est le moyen de transport le plus sûr ! » (au passage c’est vrai… bien sûr… mais le savoir n’aide pas à ne plus avoir peur !).

3/le simulateur de vol : une super expérience ! La partie ludique du stage. Enfin, je dis « ludique » mais quand je me suis retrouvée aux commandes, j’ai stressé, j’étais très crispée parce qu’on s’y croirait vraiment ! Il s’agit en effet d’une reconstitution à l’identique de l’intérieur de la cabine de pilotage d’un Boing 737. Le pilote nous a fait, chacun notre tour, gérer un décollage, un tournant et un atterrissage, dans des conditions variées. Pour ma part, j’ai décollée et atterris à JFK – New York ! Sans rentrer dans aucune tour je vous rassure ! Le simulateur m’a aidé à prendre conscience de quelque chose : dans les airs, mon cerveau ne comprend rien ! Je m’explique : en avion, j’ai très peur à chaque fois que l’appareil tourne. Je me demande ce qu’il fait, où il va, pourquoi il tourne autant. Avec le simulateur de vol, j’ai vu sur le tableau de bord que quand moi j’ai l’impression qu’on fait un ou deux tours complets, en fait on ne se déplace que de quelques degrés. Cela va me permettre de relativiser les mouvements de l’avion. D’ailleurs, si vous n’avez pas peur en avion et qu’on contraire vous avez toujours voulu piloter, sachez que le simulateur de vol peut se réserver en dehors du stage pour une expérience originale et intense ! Plus d’informations sur www.flightexperience.com

 simul_vol       Entrée du simulateur

brief_nyBrief du pilote : nous allons décoller de JFK – New York !

boutons_boeinPas de panique, on va trouver les bons boutons 😉

saint MartinAtterrissage sur l’Ile de Saint-Martin ! Pas facile !

Si vous avez peur de l’avion, voici des premiers éléments qui pourront vous aider  :

  • Des infos sur la sécurité aérienne : blog Peur Avion
  • Description des différentes formes de la Peur en avion : Comprendre sa peur de l’avion
  • Consulter la prévision des turbulences : Météo Vol
  • De l’actualité, sur la Page Facebook de Peur Avion (50 centimes reversés à  chaque nouveau « J’aime » à l’ONG ‘Vision du Monde » de parrainage d’enfant).

Pourquoi j’ai trouvé le stage très utile ?

  • De 10h à 19h vous êtes en totale immersion : entièrement tournés vers la résolution de la peur de l’avion. J’ai trouvé que la durée permettait de bien s’imprégner et donc de créer un climat de confiance. Même au déjeuner, nous avons pu faire une session de questions-réponses avec les formateurs. Un moment, j’ai trouvé le stage tellement dense et prenant que je me suis demandée s’il n’aurait pas mieux valu le faire en deux sessions mais après coup, je pense qu’il vaut mieux « mettre le paquet ». Pour moi, ces 9h ont eu l’effet d’une énorme « dose d’anti-peur » ! Et parce qu’on apprend beaucoup de choses, l’équipe nous encourage à prendre des notes et nous remet des supports de formation.
  • Les animateurs du stage sont tous des spécialistes dans leur domaine : on leur fait confiance et on les croit quand ils nous expliquent le pourquoi du comment. Vous pouvez lire (et faites-le !) toutes les informations partagées par le centre sur son blog mais rencontrer ces spécialistes en vrai a encore plus de poids. Au passage, l’équipe est très sympa et ce n’est pas un élément négligeable : quand on vient pour traiter une peur autant se sentir bien ! En plus, les formateurs assurent un suivi et notamment ils sont à notre écoute et nous briefent juste avant notre premier vol après le stage.
  • L’effet de groupe : quand on se retrouve entre personnes qui ont peur de l’avion, on se sent moins seul. On comprend aussi qu’il y a de nombreuses manières différentes d’avoir peur avec des comportements variés.
  • Les trois parties (psychologique, technique et simulateur de vol) se font échos les unes aux autres et font également échos en nous à des niveaux très différents mais elles m’ont toutes apporté quelque chose.

seat_beltMettez-vos ceintures !

Un grand merci à l’équipe : Xavier, Margot, Nabih et Laurent pour leur dynamisme et leur pédagogie !

Maintenant la grande question c’est l’efficacité ! Clairement, je me sens déjà beaucoup plus en confiance qu’avant. Je ne tremble pas à l’idée de prendre l’avion prochainement. La semaine prochaine, je prends un avion pour Bologne. Comment vais-je vivre cette confrontation à ma peur ? Je vous raconterai !

cartesCartes postales de stagiaires satisfaits ayant pris ou repris l’avion sereinement !

Informations Pratiques :
CTPA (Centre de Traitement de la Peur de l’Avion)
Stages à Paris, Marseille, et en Belgique
Prise en charge possible DIF, budget formation et une partie par certaines mutuelles.
Programme, calendrier et tarifs.
tél : 09 51 83 05 80

 

 

vélodysée

300km de vélo en famille entre La Rochelle et Cap-Ferret !

Tous ceux qui m’ont suivie sur mon Twitter ou Instagram savent bien qu’à la mi-juillet, nous sommes partis une semaine en famille sur une piste cyclable très célèbre : la Vélodyssée qui longe l’Atlantique sur plus de 1400 km ! Le paradis pour le cyclotourisme ! Nous avons choisi de commencer à La Rochelle et nous avons fini au Cap-Ferret. Très précisément, entre ces deux villes, il y a 274km de pistes cyclables mais après quelques détours, nous avons atteint 300 kilomètres au compteur.

Pour nous, il s’agissait de notre 7iè périple à vélo avec les enfants. Nous commençons à être bien rodés ! Je vais donc en profiter pour vous donner les détails pratiques de notre voyage pour ceux qui seraient tentés par quelques kilomètres à vélo sur un chemin facile, praticable avec une carriole.

vélodysée

Tout d’abord, voici notre itinéraire avec un résumé de chaque étape. Je précise que nous n’avions pas prévu d’avance le découpage. Nous avons avancé chaque jour au fil de nos envies et de notre forme en visant bien sûr de ne pas rater notre train pour Paris !

Jour 1 : Paris Montparnasse -> La Rochelle-> Rochefort :

Trajet en TGV avec nos vélos dans les housses car pas d’emplacements vélos disponibles. Nous avons mis 40 minutes à la gare pour tout démonter, ranger puis s’installer dans le train avec tout notre équipement. Pour ceux qui ont suivi, normalement nous avions des places pour les vélos et des places pas très chères pour nous mais j’avais perdu nos billets que nous avons donc dû racheter à prix fort et sans emplacement vélo. A La Rochelle, la malchance nous poursuit : il pleut à verse. On traverse la ville, on rejoint la piste cyclable et là, Ticoeur nous dit que l’eau rentre dans la carriole malgré les protections et le plastique. Du coup, on se regarde avec mon mari et on décide de retourner à la gare et nous prenons des billets de TER (pas besoin de démonter les vélo, ouf !) pour atteindre notre objectif de la journée : Rochefort. Là-bas, nous montons la tente sous la pluie, puis le soleil fait son apparition et nous passons une belle soirée. Nous avons très bien mangé, dans un restaurant simple à l’accueil chaleureux : Terre Océan.

Bouh ! Il pleut !

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Avion en retard ? Vol annulé ? Quels sont nos droits ?

J’imagine que vous avez tous connu ces situations fort désagréables d’un avion très en retard ou d’un vol annulé ?

Personnellement, j’ai déjà eu le droit à :

  1. Un vol pour Palerme qui a été retardé de 4h ! La compagnie nous a offert un sandwich et une boisson… Maigre consolation, d’autant plus que je ne partais pas en vacances mais que je me rendais en urgence aux obsèques de ma grand-mère. Résultat, je suis arrivée après la messe… !
  2. Une compagnie aérienne low-cost qui fait faillite pendant mes vacances. Du coup, vol annulé. Une compagnie concurrente me propose un vol à tarif préférentiel mais quand même beaucoup plus cher que mon billet initial…
  3. Lors de notre départ pour notre Tour du Monde en 2007, nous avions acheté un billet Paris-> Shanghai avec une correspondance à Londres. A Londres, notre avion arrive à l’heure mais le temps de traverser au pas de course l’immense aéroport d’Heathrow, nous ratons notre vol pour Shanghai ! En fait, la correspondance n’était pas du tout réalisable. La compagnie aérienne nous a expliqué que nous n’aurions pas dû acheter un vol pour lequel le changement laissait si peu de temps. La question que je me pose est : pourquoi cette combinaison était-elle en vente ? En dédommagement, nous avons eu un accès offert au salon VIP en attendant le prochain avion. Nous avons bu du Champagne et mangé des sushis mais encore une fois c’est une maigre consolation : nous avons perdu 24h et nous avons dû nous loger à Londres à nos frais.

Avion en retard ? Vol annulé ? Quels sont nos droits ?

Bref, des anecdotes comme ça, vous devez en avoir pas mal j’imagine. Après, si je relativise, étant donné le nombre de fois que je prends l’avion, je n’ai pas eu tant de mésaventures… Mais si ça devait se reproduire, j’essaierais d’obtenir une indemnisation car j’ai appris récemment que le voyageur a bien plus de droits que je ne pensais. Voici des exemples de ce que le droit européen nous dit :

Si l’avion est opéré par une compagnie aérienne régulée par l’UE, les personnes ont les droits suivants:

  • Vols en dessous de 1,500km avec un délais de 2 heures ou plus, les personnes ont droit à une compensation de 250 euros.
  • Vols entre 1,500km et 3,500km avec un délais d’au moins 3 heures, les personnes peuvent recevoir jusqu’à 400 euros.
  • Vols de 3,500km ou plus avec un temps d’attente  de 4 heures, les personnes peuvent réclamer jusqu’à 600 euros.
  • Les délais de plus de 5 heures donnent le droit aux passagers de se retirer du vol et d’être ramené à leur destination de départ.

N’hésitez pas à lire tous les détails du règlement établi par le Parlement Européen et le Conseil avec la description des conditions.

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