Notre vie en Angleterre #50 : vacances de la Toussaint 100% anglaises et Halloween !

Pour les vacances de la Toussaint, nous avions un programme bien chargé entre deux beaux week-ends à la découverte de nouveaux coins d’Angleterre et des visites d’amis et de grands-parents à la maison. Le tout à la veille de notre deuxième Halloween anglais…

Un des aspects que j’aime le plus dans la vie d’expat’ c’est le fait que cela donne envie d’explorer son pays d’adoption. Et franchement, il y a plein de beaux endroits à découvrir en Angleterre !

Stratford-upon-Avon

Cette fois-ci, nous avons fait un grand week-end à Bath, ville coup de cœur à laquelle je consacrerai un billet. Et à partir de Bath nous avons visité quelques vieux villages des Cotswolds

Bath
Bath
Le village de Castle Combe dans les Cotswolds

Le week-end suivant, nous sommes partis avec les enfants à Stratford-upon-Avon, la ville de Shakespeare (encore un article à venir !) où nous avons appris beaucoup de choses sur cet écrivain légendaire et finalement assez mystérieux.

Stratford-upon-Avon, ville de Shakespeare

Comme en Angleterre nous avons moins de congés que ce que nous avions en France (j’avais 16 jours de RTT en France !!!), nous n’avons posé que deux jours et nous avons travaillé le reste du temps. Les enfants ont donc été gardés par Omi et Opa quelques jours puis ont encore suivi un stage de voile d’une semaine dans notre village. D’ailleurs, j’ai une question pour ceux qui vivent en France dans des coins voile : y a-t-il aussi des stages de voile pour les enfants pendant les vacances de la Toussaint ? Car nos amis et familles ont trouvé étrange de faire de la voile en cette saison. Pourtant, il a fait beau et l’eau est finalement plus chaude qu’à Pâques puisqu’elle n’a pas encore trop refroidi de l’été. Ce qui est certain, c’est que la température extérieure était bien fraîche et que nous avons donc investi dans un équipement supplémentaire (gants, boots, sous-vêtements techniques…). Les Anglais ne sont vraiment pas des chochottes et le dernier jour, les moniteurs n’ont pas épargné aux enfants l’exercice de dessalage ! Allez ! Grosse douche bien chaude de retour à la maison ! Ticoeur a adoré son stage et surtout les petites régates ; Titpuce a énormément progressé et se sent enfin à l’aise dans son optimiste. Et après la voile, rien de tel que pêcher des crabes avec les amis !

A propos de nos amis qui sont venus de France, ils ont dû être autonomes pour leurs visites en journée puisque Papa Voyage et moi étions au bureau. Ils ont assuré pour conduire à gauche et tourner à l’envers dans les ronds-points ! Heureusement, comme nous finissons notre journée de travail bien plus tôt qu’en France, nous avons profité de longues soirées bien animées avec plein d’enfants, de souvenirs de Paris et de rattrapage de news ! Nous avons ainsi reçu une copine de Ticoeur avec sa maman et sa sœur ; puis la famille avec laquelle nous avions fait la garde partagée quand Ticoeur et Titpuce étaient petits. De belles retrouvailles !

Autres news d’Angleterre en vrac :

  • Mon pre-settlement status a enfin été approuvé après une attente de 6 semaines alors que pour le reste de la famille cela n’avait pris que 48h ! Les British auraient-ils hésité à m’accepter ? ;-)… Je rappelle que cette démarche est nécessaire aux Européens pour pouvoir rester au Royaume-Uni. Évidemment, la blague dans tout ça c’est que le Brexit est encore et toujours reporté !
  • Je cuisine des scones en série !
  • Pour ses devoirs de vacances, Ticoeur devait préparer un exposé sur un personnage historique de son choix : il a opté pour Napoléon Bonaparte ;-)… Pour ne froisser personne, je lui ai conseillé de préciser que Napoléon avait perdu la bataille de Trafalgar contre la très brillante flotte britannique ;-)… Sans rappeler que le pauvre Amiral Nelson a perdu la vie lors de cette bataille… Oups ! 😉
  • Enfin, il y a eu notre deuxième Halloween anglais dont voici quelques photos pour vous mettre dans l’ambiance…

Halloween dans notre village
« Brexit-Nightmare » : déco vue à Bath devant la maison d’un sacré Remainer !
Dans les rues de Bath
Déco d’Halloween dans le centre de Bath
Déco d’Halloween à Kenilworth Castle

Et vous ? Qu’avez-vous fait pendant les vacances de la Toussaint ?

Un an d’expatriation en Angleterre : le bilan

Alors que nous prenions un cocktail sur une plage de Minorque, nous avons réalisé que c’était notre premier anniversaire de vie en Angleterre ! Tout au long de cette première année, j’ai partagé avec vous nos aventures anglaises, semaine après semaine et je vous remercie de nous avoir suivis dans ce rendez-vous régulier (tous ces billets hebdos sont listés ICI). J’avais besoin de raconter toutes les aspects de cette nouvelle vie dans laquelle nous nous étions lancés sans beaucoup de réflexion et avec pas mal d’appréhensions. Si vous vous souvenez de mes principales craintes, il y avait :

  • l’apprentissage de l’anglais pour les enfants
  • le flou professionnel pour moi
  • la vie dans un village
  • l’approche du Brexit

Je focalisais sur ces quatre sujets et maintenant, je me rends compte que c’était une vue très limitée. Que déménager en Angleterre a engendré beaucoup d’autres changements dans notre quotidien et dans nos esprits…

A l’école anglaise :

Concernant l’intégration des enfants dans une école anglaise, je m’étais inquiétée pour rien 😉

Ticoeur était à l’aise dès les premières semaines, lisant des romans de Roald Dahl dès le mois de septembre ! Titpuce a eu besoin d’un temps plus habituel d’adaptation, comme la plupart des petits Français expatriés que nous avons rencontrés : il faut compter un trimestre d’école pour que l’enfant soit à l’aise dans sa nouvelle langue. Chaque semaine, Titpuce évoluait en compréhension mais il n’y a qu’après les vacances de Noël qu’elle s’est mise à parler et à participer en classe. Même pendant ce premier trimestre où l’anglais ne lui était pas naturel, elle aimait se rendre à l’école et dès le premier jour, elle s’est fait des copines. Tout le monde a été accueillant et tout le monde a redoublé d’efforts pour nos enfants. Pour relire mes récits des premières semaines d’école c’est par ici. A présent, Ticoeur et Titpuce parlent couramment anglais, avec un bel accent, même si bien sûr ils ont encore du vocabulaire à acquérir. Pour cette nouvelle année qui commence je vais tenter de mettre à niveau Titpuce en français car pour l’instant, elle lit bien mieux en anglais qu’en français.

Mais l’anglais était loin d’être le seul défi à relever à l’école !

Évidemment, je focalisais sur l’anglais mais pour Titpuce et Ticoeur il y a eu beaucoup de nouveautés à l’école anglaise, notamment des sports qu’ils ne connaissaient pas : rounders, hockey sur gazon, rugby, cricket et netball ! Mine de rien, ça en fait des choses à apprendre ! Ticoeur a adoré tous ces sports. Titpuce ne s’est pas encore révélée une grande fan des sports anglais ! Et puis, il y a eu le gros défi de la natation car tous leurs camarades de classe ont appris à nager en maternelle ; la natation est une priorité dans notre comté (le Hamsphire) et lorsque j’ai assisté aux compétitions à l’école, j’ai halluciné de voir tous ces petits nager le crawl à toute vitesse ! Bref, en plus des cours à l’école, Ticoeur et Titpuce ont suivi des cours particuliers le soir après l’école et aujourd’hui ils sont au niveau attendu ici et ils sont tous les deux fans de natation !

L’école en Angleterre : ils adorent !

Il y a eu tant d’autres différences avec l’école en France : les uniformes (moi je ne suis toujours pas fan d’ailleurs…), les assistantes pour chaque classe, le peu de devoirs, plus de sport dans l’emploi du temps, l’accent mis sur les efforts plutôt que sur les résultats, les assemblies chaque semaine, les récompenses régulières du travail mais aussi du comportement et les règles de vie tellement mieux communiquées et respectées. Pour tous les détails, je vous laisse relire tous mes billets hebdos répertoriés ici. Ceux qui nous suivent l’auront compris : nous adorons l’école anglaise ! Dès les premières semaines, les enfants ont déclaré ne plus vouloir retourner à l’école en France… Après, je sais qu’il ne faut pas généraliser… Que notre école à Paris était particulièrement oppressante avec pas mal de problèmes de comportements… Mais nous avons discuté avec de nombreux parents Français qui vivent en Angleterre et tous préfèrent l’école en Angleterre ; Il doit y avoir quelque chose qui fonctionne mieux tout de même… Certains Français disent qu’ils réfléchissent à rentrer en France pour le collège ou le lycée mais je n’ai pas encore creusé le pourquoi du comment.

Aussi, quelque chose qui avait traumatisé Ticoeur en France c’était le centre de loisirs. C’est fou les soucis qu’il y a eu à la cantine ou le soir après les cours. Ici, en Angleterre ce sont les enseignants qui s’occupent et veillent sur les enfants que ce soit le midi ou après l’école (sauf pour les clubs spécialisés). Lors de la pause déjeuner, les enfants ont accès à la bibliothèque ou peuvent participer à la chorale de l’école alors qu’à Paris, ils s’entre-tuaient dans la cour. Je suis désolée pour ce tableau sombre et j’espère que vous n’avez pas tous eu une expérience aussi traumatisante que Ticoeur. Je sais qu’il existe aussi de super équipes d’animateurs (Titpuce a eu plus de chance que son frère de ce côté-là). Je précise que le afterschool care et les clubs ont tout de même le défaut d’être bien plus chers que le centre de loisir en France.

***

Je reprécise que nos enfants sont dans une école privée mais que lorsque je vous parle du système scolaire anglais je parle bien de l’école en général car je discute avec d’autres familles, d’autres Français, nos voisins, des collègues ou des amis.

Mais quelles sont les particularités du privé en Angleterre ? Le coût est bien plus élevé qu’en France et le concept est différent également : les effectifs sont autour de 15 enfants par classe au lieu de 30 ; il y a des professeurs spécialisés pour de nombreuses disciplines même en primaire (ex : prof d’art, prof de sciences, prof de théâtre, coach pour chaque sport…), il y a souvent quelques pensionnaires, il y a des houses et enfin c’est souvent dans un cadre assez incroyable. Bref, c’est comme dans Harry Potter sauf qu’étrangement dans Harry Potter il semblerait que Hogwarts soit gratuit ! Vraiment un bon plan cette école de sorciers ! Je reprécise également que si vous voulez inscrire vos enfants dans une école publique anglaise, il faut s’y prendre bien en avance selon les régions et les tranches d’âge. Pour Titpuce, il n’y avait plus de place dans les écoles publiques des villages alentours (suite à ce soucis, heureusement que l’entreprise de mon mari a proposé de contribué aux frais du privé, sinon, nous aurions dû aller vraiment loin !) .

Hogwarts

Je me rends compte qu’une fois encore je m’étends sur la partie école…. C’est tout simplement le reflet de ce que nous apprécions le plus ici. Nous sommes ravis de vivre en Angleterre pour nos enfants qui ont à présent un atout linguistique de taille !

Certains Français que nous avons rencontrés ne restent QUE pour l’école (publique, je précise…) et certains viennent vivre en Angleterre uniquement pour que leurs enfants aient la chance d’apprendre l’anglais et de profiter du système scolaire… Certains ont tout lâché et sont arrivés sans travail et parfois même sans parler anglais eux-même. C’est très courageux, un peu fou, mais je comprends ces personnes et je pense que cela vaut le coup. C’est un gros atout pour nos enfants de savoir parler anglais, un atout qui vaut pas mal de sacrifices je pense. Encore une fois, je suis mal placée pour parler de gros sacrifices puisque Papa Voyage avait sa place assurée ici mais moi dans l’histoire on m’oublie un peu :-)… J’avais un très bon boulot, je gagnais mieux que Papa Voyage (je ne le dis pas pour me vanter mais parce que j’en ai marre des clichés que l’on me colle parfois : la nana qui a la belle vie car son mari doit avoir un super package d’expat ! Sauf que malgré les aides reçues par mon mari c’est très loin de compenser mon salaire ! Et puis, j’avais beaucoup de belles opportunités professionnelles qui étaient en train de se concrétiser à Paris… Ce n’est pas si simple de renoncer à ses projets et à son confort financier (le blog m’apporte certes des revenus mais pas autant que dans la finance !). Cela fait donc une bonne transition pour vous parler de ma recherche d’emploi en Angleterre.

Trouver un travail en Angleterre : plus difficile que je ne pensais :

Plusieurs choses ont rendu ma recherche d’emploi difficile :

  • Je ne vis pas à Londres : pour mon métier et mon secteur, presque tout se passe à Londres donc je voyais beaucoup d’annonces intéressantes mais bon, voilà, nous habitons à 200 km de la capitale ! L’autre avantage à Londres c’est qu’ils ont l’habitude des Français : ils en ont plein ! Donc moins besoin d’expliquer ses études, son profil…
  • Je n’ai pas de diplôme anglais : là, j’ai été déçue car on entend toujours dire que les Anglais sont ouverts d’esprit et qu’après des études littéraires on peut faire du marketing… Ok mais en finance d’entreprise ils tiennent à leur certificat de comptabilité qu’il faut absolument avoir et que je n’ai pas ! J’ai eu du mal à leur faire comprendre que j’avais appris la même chose en France et que je pouvais m’adapter à la finance anglaise puisque j’avais travaillé pour des entreprises anglaises… mais bon, j’ai fini par trouver quelques oreilles patientes à qui j’ai dû expliquer en détail ce qu’était une prépa et une école de commerce… Notre système français est vraiment trop bizarre je l’admets… Heureusement, j’ai étudié la philo à la Sorbonne et le mandarin à Dauphine, je crois que ça m’a sauvé pour cocher la case « université » à laquelle ils tenaient tant !
  • mon CV n’allait pas du tout ! Mais alors pas du tout, selon le gentil chasseur de tête qui a bien voulu s’occuper de moi et m’aider. En anglais, pour chaque expérience il faut écrire beaucoup de blabla avec de longues phrases et beaucoup d’exemples…c’est plus littéraire que la version française plus synthétique… Et puis, ne surtout pas mettre d’information personnelle telles que « mariée, deux enfants », ni son âge, … surtout pas la nationalité et pas de photo non plus.

Finalement, il a fallu du temps mais j’ai trouvé et je travaille depuis quatre mois, ce qui me fait découvrir un autre aspect de la vie en Angleterre. Il est trop tôt pour faire un bilan. Je dirais juste qu’en travaillant avec des Anglais on voit bien que ce ne sont pas des latins :-). Avec tous les avantages et inconvénients que cela implique. Mon travail est situé à 5 minutes de l’école des enfants (le rêve !) mais j’ai quand même beaucoup de déplacements à Londres à prévoir… A suivre !

Vivre dans un village :

Je précise que tout est relatif car des Français qui sont passés nous voir récemment ont trouvé que notre village était bien grand et notre coin pas si paumé. Mais pour la Parisienne que je suis, mon village est bien trop petit et bien trop loin de toute activité culturelle. Il faut dire que je sortais tant à Paris ! Je profitais des nombreux cinémas, théâtres et musées. Passer à une vie culturelle réduite à quasi zéro est difficile. Il y a bien un théâtre à Southampton qui passe parfois des grosses productions de Londres mais cela ne remplit pas mon agenda. Cela dit, je découvre des avantages à mon environnement : Je peux faire mon footing en bord de mer, voir un ciel plein d’étoiles la nuit, respirer un air sain, chanter dans la chorale du village, marcher en forêt avec les chevaux et puis dormir dans un calme absolu. Ce sont les mois d’hiver qui m’ont déprimée car sans pouvoir profiter de la nature, que faire ? Heureusement, j’avais internet, mon blog, la chorale et mon piano ! Bon ok, c’est pas si mal ! Je suis juste hyper super active ! Et puis le printemps est arrivé et nous avons profité de la saison de la voile. On adore ! Donc d’avril à fin octobre, notre coin est un petit paradis pour faire du bateau et ça c’est génial ! Donc bon, au final, on dira que je ne me suis pas trop mal adaptée à ma région à part sur la période de novembre à février où je suis régulièrement allée faire le plein de culture à Londres pour la journée. Cette année, je serai au bureau donc l’hiver devrait passer plus facilement :-).

Mon village
New Forest

Le Brexit : cette Arlésienne…

Le sujet délicat, le sujet qui divise le pays, le sujet qui n’est toujours pas résolu. Bref, après un an en Angleterre, nous sommes toujours dans le flou le plus total concernant notre avenir ici car il n’y rien de concret et rien de figé. Nous ne savons donc pas à quelle sauce nous allons être mangés. Voyons déjà ce que donne le 31 octobre prochain si jamais cette date est maintenue. Par prudence, nous faisons les démarches de pre-settlement status histoire de ne pas être mis à la porte pour Halloween ! Histoire surtout de prouver officiellement que nous étions en Angleterre avant le 31 octobre.

Et puis vivre en Angleterre c’est aussi :

Découvrir une société étonnamment très différente de la nôtre, acquérir de nouvelles références culturelles, rencontrer de nouvelles personnes, changer son rythme de vie, apprendre tous les jours, apprécier les retours ponctuels à Paris, se sentir isolé sur une île, s’adapter, se découvrir de nouveaux centres d’intérêts et puis voyager bien sûr ! Nous essayons de profiter de notre expatriation pour visiter les quatre coins du Royaume-Uni. Cette année, nous sommes allés dans le Dorset, dans le Devon, dans le Lake District, à Isle of Wight, à Brighton, aux Seven Sisters, en Ecosse, dans les Cotswolds, etc… Nos projets de voyages au UK pour l’année à venir ? Les Cornouailles en priorité et pour le reste nous improviserons grâce à notre cher campervan !

Je vous l’avais dit : nous vivons non loin de Downton Abbey mais notre maison est un peu plus petite et en briques :-).

Aussi, je vous l’ai déjà dit mais j’adore le climat que nous avons ici dans le sud de l’Angleterre ! Si, si, je vous assure, c’est vraiment agréable ! Doux et souvent ensoleillé !

photo typique anglaise mais prise à Malte 🙂

J’espère que vous continuerez de nous suivre dans nos aventures anglaises. Je vais peut-être juste réduire un peu la fréquence de publication de ces billets « notre vie en Angleterre » car beaucoup de choses ne seront plus nouvelles pour nous, ni pour vous :-). Je vous raconterai bien sûr chacune de nos escapades à la découverte du Royaume-Uni sans oublier qu’ il y aura toujours mes billets sur nos voyages en famille hors UK ! Alors, vous nous suivez ?

Notre vie en Angleterre (semaine 32) : Strawberry fields forever…

Dans notre petit coin du sud de l’Angleterre, il y a des champs de fraises partout ! Des strawberry fields… Alors, quand nous sommes arrivés ici en septembre, j’ai cru que c’était juste une manière de nommer des terrains vagues de notre campagne anglaise mais non ! Maintenant que c’est la saison, je peux vous dire que nous sommes cernés par les fraises ! Cela fait donc quelques jours que nous mangeons des fraises anglaises et elles sont bonnes ! Nous pouvons en acheter à des producteurs locaux dans tous les villages des environs… Et ça tombe bien car on adore !

Le printemps est très agréable ici entre la météo ensoleillée et la végétation luxuriante… Coincés entre la mer et la forêt, autant dire que nous respirons un air vivifiant, loin de la pollution parisienne. Je me faisais d’ailleurs la réflexion que je n’avais mis les pieds ni à Londres, ni à Paris depuis deux mois. Un record :-)…

Les news de cette nouvelle semaine en Angleterre :

  • A l’école, il y a eu une soirée jazz : Ticoeur a chanté avec sa classe une chanson de la BO de Smallfoot et moi j’ai chanté A Million Dreams (du film The Greatest Showman) avec la chorale des parents et grands-parents. Une belle soirée ! Les profs de musique de l’école sont juste extraordinaires !
  • A propos de musique, Ticoeur répète pour son examen de piano de la Royal Academy of Music. J’essaie de l’aider un peu et ça me motive à jouer plus de piano…
  • Titpuce n’arrête pas de passer les niveaux de lecture. Et parallèlement à ses progrès en anglais, elle progresse aussi dans sa lecture du français, selon sa prof de l’association française où elle va toujours le samedi matin. Par contre, elle compte mieux en anglais qu’en français… Elle bloque sur les 70 et les 90… C’est vrai que c’est bizarre ! Septante et nonante seraient plus logiques !
  • Avec Papa Voyage on s’arrache les cheveux sur la déclaration d’impôt 2018… Les joies de l’expatriation !
  • A propos de week-end, on a fait le tour des clubs de voile du coin et on en a choisi un. A chaque fois que nous disions être Français, on nous disait que nous devions donc être trop bons en voile ! Belle fierté pour notre pays ! Mais, nous n’avons pas précisé que nous étions de Paris, pas de Bretagne :-). Ticoeur fera sa première sortie en mer mardi soir avec les enfants de son niveau et Papa Voyage jeudi soir avec les adultes… Pour Titpuce et moi qui sommes débutantes, il faut d’abord que nous fassions un mini stage d’initiation avant de pouvoir rejoindre les groupes de voile (j’essaierai de faire mon stage d’initiation un jour où il n’y a pas de vent 🙂 car je vous rappelle que j’ai peur dès que le bateau tangue !)…. A suivre ! Ticoeur a potassé le livre des Glénans pendant tout le week-end et nous apprenons le vocabulaire de navigation en anglais ! On est motivé !
La marina

Belle semaine à tous ! Et je vous laisse avec John Lennon pour vous mettre dans l’ambiance de notre coin d’Angleterre...

Let me take you down, ’cause I’m going to Strawberry Fields. 
Nothing is real and nothing to get hung about. 
Strawberry Fields forever. 
Strawberry Fields forever.

Notre vie en Angleterre (semaine 30) : la rentrée et la pêche au crabe

Cette semaine, c’était la reprise à l’école, après nos belles vacances de Pâques en Crète et notre week-end dans le Dorset.

L’école en Angleterre :

  • Sport : ce trimestre, c’est le cricket qui au programme pour Ticoeur ! Et après cette première semaine de cours il est déjà totalement fan de ce sport dont je n’ai pas encore compris grand chose à part que c’était calme :-). D’ailleurs, dans leur tenue de cricket toute blanche et toute classe, on dirait plutôt que les enfants sont prêts pour une soirée blanche chez Eddie Barclay ! Hâte d’aller voir un match pour mieux comprendre cette intrigante activité 100% british ! Il paraît que certains matchs peuvent durer des jours !
  • Uniforme : pour ce trimestre d’été, les filles ont un nouvel uniforme… Une robe vichy rose et blanche qui plaît beaucoup à Titpuce ! Et s’il fait froid ? Alors, elles peuvent mettre le pull de l’uniforme d’automne-hiver. Mais pour l’instant, le soleil est de la partie !
  • Cours de théâtre : Ticoeur connaît son rôle par cœur donc il a hâte de travailler sur la mise en scène. La représentation sera fin juin. La pièce de théâtre fait écho au programme d’Histoire de ce trimestre : la Seconde Guerre Mondiale.
  • Poésie : c’est marrant car je me faisais dernièrement la remarque que par rapport à la France, il n’y a pas beaucoup de poésie dans le programme scolaire des Anglais. En France, j’ai l’impression que les enfants apprenaient au minimum une poésie par mois. Ici, depuis que nous sommes là, il n’y a eu aucune poésie à apprendre. Par contre, il y a beaucoup de chants via la chorale de l’école et le théâtre est également à l’honneur. Mais pour ce trimestre, la poésie de non-sens (nonsense poetry) est au programme pour Titpuce. C’est l’occasion pour toute la famille de découvrir des écrivains que nous ne connaissions pas et des poèmes rigolos !
  • Après les cours, comme en France, il y a étude ou activités (after school clubs) – l’équivalent de nos centres de loisirs. Ticoeur reste le lundi à l’étude et le jeudi quand il y a natation. Ce trimestre, Titpuce a choisi de faire de la gym le jeudi soir, activité qu’elle faisait à Paris depuis deux ans.

A la pêche au crabe, crabe, crabe… !

Je crois que je ne vous l’ai pas encore raconté mais dans notre coin du sud de l’Angleterre (peut-être sur les autres côtes anglaises d’ailleurs ??), la grosse activité familiale du week-end c’est la pêche aux crabes ! (crabbing). Avec les beaux jours, tout le monde s’y colle et nos enfants ont eu envie d’essayer aussi ! Nous avons donc acheté le petit matériel nécessaire et nous avons testé ce week-end. Et bien c’est trop facile, même pour des Parisiens ! En 45 minutes, nous avions déjà pêché 20 crabes ! Cela a bien amusé Ticoeur et Titpuce. Moi, j’ai juste pris le soleil assise sur le ponton en espérant qu’un crabe n’atterrisse pas sur mes genoux ! A la fin, nous les avons tous relâchés…

Flippant !


Belle semaine à vous tous !