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Notre vie en Angleterre #50 : vacances de la Toussaint 100% anglaises et Halloween !

Pour les vacances de la Toussaint, nous avions un programme bien chargé entre deux beaux week-ends à la découverte de nouveaux coins d’Angleterre et des visites d’amis et de grands-parents à la maison. Le tout à la veille de notre deuxième Halloween anglais…

Un des aspects que j’aime le plus dans la vie d’expat’ c’est le fait que cela donne envie d’explorer son pays d’adoption. Et franchement, il y a plein de beaux endroits à découvrir en Angleterre !

Stratford-upon-Avon

Cette fois-ci, nous avons fait un grand week-end à Bath, ville coup de cœur à laquelle je consacrerai un billet. Et à partir de Bath nous avons visité quelques vieux villages des Cotswolds

Bath
Bath
Le village de Castle Combe dans les Cotswolds

Le week-end suivant, nous sommes partis avec les enfants à Stratford-upon-Avon, la ville de Shakespeare (encore un article à venir !) où nous avons appris beaucoup de choses sur cet écrivain légendaire et finalement assez mystérieux.

Stratford-upon-Avon, ville de Shakespeare

Comme en Angleterre nous avons moins de congés que ce que nous avions en France (j’avais 16 jours de RTT en France !!!), nous n’avons posé que deux jours et nous avons travaillé le reste du temps. Les enfants ont donc été gardés par Omi et Opa quelques jours puis ont encore suivi un stage de voile d’une semaine dans notre village. D’ailleurs, j’ai une question pour ceux qui vivent en France dans des coins voile : y a-t-il aussi des stages de voile pour les enfants pendant les vacances de la Toussaint ? Car nos amis et familles ont trouvé étrange de faire de la voile en cette saison. Pourtant, il a fait beau et l’eau est finalement plus chaude qu’à Pâques puisqu’elle n’a pas encore trop refroidi de l’été. Ce qui est certain, c’est que la température extérieure était bien fraîche et que nous avons donc investi dans un équipement supplémentaire (gants, boots, sous-vêtements techniques…). Les Anglais ne sont vraiment pas des chochottes et le dernier jour, les moniteurs n’ont pas épargné aux enfants l’exercice de dessalage ! Allez ! Grosse douche bien chaude de retour à la maison ! Ticoeur a adoré son stage et surtout les petites régates ; Titpuce a énormément progressé et se sent enfin à l’aise dans son optimiste. Et après la voile, rien de tel que pêcher des crabes avec les amis !

A propos de nos amis qui sont venus de France, ils ont dû être autonomes pour leurs visites en journée puisque Papa Voyage et moi étions au bureau. Ils ont assuré pour conduire à gauche et tourner à l’envers dans les ronds-points ! Heureusement, comme nous finissons notre journée de travail bien plus tôt qu’en France, nous avons profité de longues soirées bien animées avec plein d’enfants, de souvenirs de Paris et de rattrapage de news ! Nous avons ainsi reçu une copine de Ticoeur avec sa maman et sa sœur ; puis la famille avec laquelle nous avions fait la garde partagée quand Ticoeur et Titpuce étaient petits. De belles retrouvailles !

Autres news d’Angleterre en vrac :

  • Mon pre-settlement status a enfin été approuvé après une attente de 6 semaines alors que pour le reste de la famille cela n’avait pris que 48h ! Les British auraient-ils hésité à m’accepter ? ;-)… Je rappelle que cette démarche est nécessaire aux Européens pour pouvoir rester au Royaume-Uni. Évidemment, la blague dans tout ça c’est que le Brexit est encore et toujours reporté !
  • Je cuisine des scones en série !
  • Pour ses devoirs de vacances, Ticoeur devait préparer un exposé sur un personnage historique de son choix : il a opté pour Napoléon Bonaparte ;-)… Pour ne froisser personne, je lui ai conseillé de préciser que Napoléon avait perdu la bataille de Trafalgar contre la très brillante flotte britannique ;-)… Sans rappeler que le pauvre Amiral Nelson a perdu la vie lors de cette bataille… Oups ! 😉
  • Enfin, il y a eu notre deuxième Halloween anglais dont voici quelques photos pour vous mettre dans l’ambiance…

Halloween dans notre village
« Brexit-Nightmare » : déco vue à Bath devant la maison d’un sacré Remainer !
Dans les rues de Bath
Déco d’Halloween dans le centre de Bath
Déco d’Halloween à Kenilworth Castle

Et vous ? Qu’avez-vous fait pendant les vacances de la Toussaint ?

Un an d’expatriation en Angleterre : le bilan

Alors que nous prenions un cocktail sur une plage de Minorque, nous avons réalisé que c’était notre premier anniversaire de vie en Angleterre ! Tout au long de cette première année, j’ai partagé avec vous nos aventures anglaises, semaine après semaine et je vous remercie de nous avoir suivis dans ce rendez-vous régulier (tous ces billets hebdos sont listés ICI). J’avais besoin de raconter toutes les aspects de cette nouvelle vie dans laquelle nous nous étions lancés sans beaucoup de réflexion et avec pas mal d’appréhensions. Si vous vous souvenez de mes principales craintes, il y avait :

  • l’apprentissage de l’anglais pour les enfants
  • le flou professionnel pour moi
  • la vie dans un village
  • l’approche du Brexit

Je focalisais sur ces quatre sujets et maintenant, je me rends compte que c’était une vue très limitée. Que déménager en Angleterre a engendré beaucoup d’autres changements dans notre quotidien et dans nos esprits…

A l’école anglaise :

Concernant l’intégration des enfants dans une école anglaise, je m’étais inquiétée pour rien 😉

Ticoeur était à l’aise dès les premières semaines, lisant des romans de Roald Dahl dès le mois de septembre ! Titpuce a eu besoin d’un temps plus habituel d’adaptation, comme la plupart des petits Français expatriés que nous avons rencontrés : il faut compter un trimestre d’école pour que l’enfant soit à l’aise dans sa nouvelle langue. Chaque semaine, Titpuce évoluait en compréhension mais il n’y a qu’après les vacances de Noël qu’elle s’est mise à parler et à participer en classe. Même pendant ce premier trimestre où l’anglais ne lui était pas naturel, elle aimait se rendre à l’école et dès le premier jour, elle s’est fait des copines. Tout le monde a été accueillant et tout le monde a redoublé d’efforts pour nos enfants. Pour relire mes récits des premières semaines d’école c’est par ici. A présent, Ticoeur et Titpuce parlent couramment anglais, avec un bel accent, même si bien sûr ils ont encore du vocabulaire à acquérir. Pour cette nouvelle année qui commence je vais tenter de mettre à niveau Titpuce en français car pour l’instant, elle lit bien mieux en anglais qu’en français.

Mais l’anglais était loin d’être le seul défi à relever à l’école !

Évidemment, je focalisais sur l’anglais mais pour Titpuce et Ticoeur il y a eu beaucoup de nouveautés à l’école anglaise, notamment des sports qu’ils ne connaissaient pas : rounders, hockey sur gazon, rugby, cricket et netball ! Mine de rien, ça en fait des choses à apprendre ! Ticoeur a adoré tous ces sports. Titpuce ne s’est pas encore révélée une grande fan des sports anglais ! Et puis, il y a eu le gros défi de la natation car tous leurs camarades de classe ont appris à nager en maternelle ; la natation est une priorité dans notre comté (le Hamsphire) et lorsque j’ai assisté aux compétitions à l’école, j’ai halluciné de voir tous ces petits nager le crawl à toute vitesse ! Bref, en plus des cours à l’école, Ticoeur et Titpuce ont suivi des cours particuliers le soir après l’école et aujourd’hui ils sont au niveau attendu ici et ils sont tous les deux fans de natation !

L’école en Angleterre : ils adorent !

Il y a eu tant d’autres différences avec l’école en France : les uniformes (moi je ne suis toujours pas fan d’ailleurs…), les assistantes pour chaque classe, le peu de devoirs, plus de sport dans l’emploi du temps, l’accent mis sur les efforts plutôt que sur les résultats, les assemblies chaque semaine, les récompenses régulières du travail mais aussi du comportement et les règles de vie tellement mieux communiquées et respectées. Pour tous les détails, je vous laisse relire tous mes billets hebdos répertoriés ici. Ceux qui nous suivent l’auront compris : nous adorons l’école anglaise ! Dès les premières semaines, les enfants ont déclaré ne plus vouloir retourner à l’école en France… Après, je sais qu’il ne faut pas généraliser… Que notre école à Paris était particulièrement oppressante avec pas mal de problèmes de comportements… Mais nous avons discuté avec de nombreux parents Français qui vivent en Angleterre et tous préfèrent l’école en Angleterre ; Il doit y avoir quelque chose qui fonctionne mieux tout de même… Certains Français disent qu’ils réfléchissent à rentrer en France pour le collège ou le lycée mais je n’ai pas encore creusé le pourquoi du comment.

Aussi, quelque chose qui avait traumatisé Ticoeur en France c’était le centre de loisirs. C’est fou les soucis qu’il y a eu à la cantine ou le soir après les cours. Ici, en Angleterre ce sont les enseignants qui s’occupent et veillent sur les enfants que ce soit le midi ou après l’école (sauf pour les clubs spécialisés). Lors de la pause déjeuner, les enfants ont accès à la bibliothèque ou peuvent participer à la chorale de l’école alors qu’à Paris, ils s’entre-tuaient dans la cour. Je suis désolée pour ce tableau sombre et j’espère que vous n’avez pas tous eu une expérience aussi traumatisante que Ticoeur. Je sais qu’il existe aussi de super équipes d’animateurs (Titpuce a eu plus de chance que son frère de ce côté-là). Je précise que le afterschool care et les clubs ont tout de même le défaut d’être bien plus chers que le centre de loisir en France.

***

Je reprécise que nos enfants sont dans une école privée mais que lorsque je vous parle du système scolaire anglais je parle bien de l’école en général car je discute avec d’autres familles, d’autres Français, nos voisins, des collègues ou des amis.

Mais quelles sont les particularités du privé en Angleterre ? Le coût est bien plus élevé qu’en France et le concept est différent également : les effectifs sont autour de 15 enfants par classe au lieu de 30 ; il y a des professeurs spécialisés pour de nombreuses disciplines même en primaire (ex : prof d’art, prof de sciences, prof de théâtre, coach pour chaque sport…), il y a souvent quelques pensionnaires, il y a des houses et enfin c’est souvent dans un cadre assez incroyable. Bref, c’est comme dans Harry Potter sauf qu’étrangement dans Harry Potter il semblerait que Hogwarts soit gratuit ! Vraiment un bon plan cette école de sorciers ! Je reprécise également que si vous voulez inscrire vos enfants dans une école publique anglaise, il faut s’y prendre bien en avance selon les régions et les tranches d’âge. Pour Titpuce, il n’y avait plus de place dans les écoles publiques des villages alentours (suite à ce soucis, heureusement que l’entreprise de mon mari a proposé de contribué aux frais du privé, sinon, nous aurions dû aller vraiment loin !) .

Hogwarts

Je me rends compte qu’une fois encore je m’étends sur la partie école…. C’est tout simplement le reflet de ce que nous apprécions le plus ici. Nous sommes ravis de vivre en Angleterre pour nos enfants qui ont à présent un atout linguistique de taille !

Certains Français que nous avons rencontrés ne restent QUE pour l’école (publique, je précise…) et certains viennent vivre en Angleterre uniquement pour que leurs enfants aient la chance d’apprendre l’anglais et de profiter du système scolaire… Certains ont tout lâché et sont arrivés sans travail et parfois même sans parler anglais eux-même. C’est très courageux, un peu fou, mais je comprends ces personnes et je pense que cela vaut le coup. C’est un gros atout pour nos enfants de savoir parler anglais, un atout qui vaut pas mal de sacrifices je pense. Encore une fois, je suis mal placée pour parler de gros sacrifices puisque Papa Voyage avait sa place assurée ici mais moi dans l’histoire on m’oublie un peu :-)… J’avais un très bon boulot, je gagnais mieux que Papa Voyage (je ne le dis pas pour me vanter mais parce que j’en ai marre des clichés que l’on me colle parfois : la nana qui a la belle vie car son mari doit avoir un super package d’expat ! Sauf que malgré les aides reçues par mon mari c’est très loin de compenser mon salaire ! Et puis, j’avais beaucoup de belles opportunités professionnelles qui étaient en train de se concrétiser à Paris… Ce n’est pas si simple de renoncer à ses projets et à son confort financier (le blog m’apporte certes des revenus mais pas autant que dans la finance !). Cela fait donc une bonne transition pour vous parler de ma recherche d’emploi en Angleterre.

Trouver un travail en Angleterre : plus difficile que je ne pensais :

Plusieurs choses ont rendu ma recherche d’emploi difficile :

  • Je ne vis pas à Londres : pour mon métier et mon secteur, presque tout se passe à Londres donc je voyais beaucoup d’annonces intéressantes mais bon, voilà, nous habitons à 200 km de la capitale ! L’autre avantage à Londres c’est qu’ils ont l’habitude des Français : ils en ont plein ! Donc moins besoin d’expliquer ses études, son profil…
  • Je n’ai pas de diplôme anglais : là, j’ai été déçue car on entend toujours dire que les Anglais sont ouverts d’esprit et qu’après des études littéraires on peut faire du marketing… Ok mais en finance d’entreprise ils tiennent à leur certificat de comptabilité qu’il faut absolument avoir et que je n’ai pas ! J’ai eu du mal à leur faire comprendre que j’avais appris la même chose en France et que je pouvais m’adapter à la finance anglaise puisque j’avais travaillé pour des entreprises anglaises… mais bon, j’ai fini par trouver quelques oreilles patientes à qui j’ai dû expliquer en détail ce qu’était une prépa et une école de commerce… Notre système français est vraiment trop bizarre je l’admets… Heureusement, j’ai étudié la philo à la Sorbonne et le mandarin à Dauphine, je crois que ça m’a sauvé pour cocher la case « université » à laquelle ils tenaient tant !
  • mon CV n’allait pas du tout ! Mais alors pas du tout, selon le gentil chasseur de tête qui a bien voulu s’occuper de moi et m’aider. En anglais, pour chaque expérience il faut écrire beaucoup de blabla avec de longues phrases et beaucoup d’exemples…c’est plus littéraire que la version française plus synthétique… Et puis, ne surtout pas mettre d’information personnelle telles que « mariée, deux enfants », ni son âge, … surtout pas la nationalité et pas de photo non plus.

Finalement, il a fallu du temps mais j’ai trouvé et je travaille depuis quatre mois, ce qui me fait découvrir un autre aspect de la vie en Angleterre. Il est trop tôt pour faire un bilan. Je dirais juste qu’en travaillant avec des Anglais on voit bien que ce ne sont pas des latins :-). Avec tous les avantages et inconvénients que cela implique. Mon travail est situé à 5 minutes de l’école des enfants (le rêve !) mais j’ai quand même beaucoup de déplacements à Londres à prévoir… A suivre !

Vivre dans un village :

Je précise que tout est relatif car des Français qui sont passés nous voir récemment ont trouvé que notre village était bien grand et notre coin pas si paumé. Mais pour la Parisienne que je suis, mon village est bien trop petit et bien trop loin de toute activité culturelle. Il faut dire que je sortais tant à Paris ! Je profitais des nombreux cinémas, théâtres et musées. Passer à une vie culturelle réduite à quasi zéro est difficile. Il y a bien un théâtre à Southampton qui passe parfois des grosses productions de Londres mais cela ne remplit pas mon agenda. Cela dit, je découvre des avantages à mon environnement : Je peux faire mon footing en bord de mer, voir un ciel plein d’étoiles la nuit, respirer un air sain, chanter dans la chorale du village, marcher en forêt avec les chevaux et puis dormir dans un calme absolu. Ce sont les mois d’hiver qui m’ont déprimée car sans pouvoir profiter de la nature, que faire ? Heureusement, j’avais internet, mon blog, la chorale et mon piano ! Bon ok, c’est pas si mal ! Je suis juste hyper super active ! Et puis le printemps est arrivé et nous avons profité de la saison de la voile. On adore ! Donc d’avril à fin octobre, notre coin est un petit paradis pour faire du bateau et ça c’est génial ! Donc bon, au final, on dira que je ne me suis pas trop mal adaptée à ma région à part sur la période de novembre à février où je suis régulièrement allée faire le plein de culture à Londres pour la journée. Cette année, je serai au bureau donc l’hiver devrait passer plus facilement :-).

Mon village
New Forest

Le Brexit : cette Arlésienne…

Le sujet délicat, le sujet qui divise le pays, le sujet qui n’est toujours pas résolu. Bref, après un an en Angleterre, nous sommes toujours dans le flou le plus total concernant notre avenir ici car il n’y rien de concret et rien de figé. Nous ne savons donc pas à quelle sauce nous allons être mangés. Voyons déjà ce que donne le 31 octobre prochain si jamais cette date est maintenue. Par prudence, nous faisons les démarches de pre-settlement status histoire de ne pas être mis à la porte pour Halloween ! Histoire surtout de prouver officiellement que nous étions en Angleterre avant le 31 octobre.

Et puis vivre en Angleterre c’est aussi :

Découvrir une société étonnamment très différente de la nôtre, acquérir de nouvelles références culturelles, rencontrer de nouvelles personnes, changer son rythme de vie, apprendre tous les jours, apprécier les retours ponctuels à Paris, se sentir isolé sur une île, s’adapter, se découvrir de nouveaux centres d’intérêts et puis voyager bien sûr ! Nous essayons de profiter de notre expatriation pour visiter les quatre coins du Royaume-Uni. Cette année, nous sommes allés dans le Dorset, dans le Devon, dans le Lake District, à Isle of Wight, à Brighton, aux Seven Sisters, en Ecosse, dans les Cotswolds, etc… Nos projets de voyages au UK pour l’année à venir ? Les Cornouailles en priorité et pour le reste nous improviserons grâce à notre cher campervan !

Je vous l’avais dit : nous vivons non loin de Downton Abbey mais notre maison est un peu plus petite et en briques :-).

Aussi, je vous l’ai déjà dit mais j’adore le climat que nous avons ici dans le sud de l’Angleterre ! Si, si, je vous assure, c’est vraiment agréable ! Doux et souvent ensoleillé !

photo typique anglaise mais prise à Malte 🙂

J’espère que vous continuerez de nous suivre dans nos aventures anglaises. Je vais peut-être juste réduire un peu la fréquence de publication de ces billets « notre vie en Angleterre » car beaucoup de choses ne seront plus nouvelles pour nous, ni pour vous :-). Je vous raconterai bien sûr chacune de nos escapades à la découverte du Royaume-Uni sans oublier qu’ il y aura toujours mes billets sur nos voyages en famille hors UK ! Alors, vous nous suivez ?

Notre vie en Angleterre (semaine 43) : autant en emporte le vent…

Que de vent cette semaine ! Tout d’abord, il y a eu énormément de vent dans les voiles des enfants ! En effet, cette semaine, Ticoeur et Titpuce suivaient un stage intensif de voile, tous les jours de 9h30 à 16h30. Alors oui, je leur souhaitais d’avoir du vent mais pas autant ! D’après le directeur de l’école de voile c’était la semaine la plus venteuse depuis le début de la saison, donc depuis début avril. Vous le savez : j’aime la mer et le bateau mais plutôt avec une légère brise ! J’ai été super stressée en voyant les degrés Beaufort augmenter de jour en jour, surtout pour ma Titpuce inscrite au cours débutant et pas très rassurée à la base ! Entre deux réunions, je consultais toujours mon portable sur lequel j’ai installé une appli pour suivre le vent ! Finalement, cela ne vous étonnera pas : j’étais plus stressée que mes loulous qui se sont bien amusés et qui ont bien progressé avec seulement un chavirage chacun dans la semaine. Vendredi, il y a tout de même eu alerte rouge car nous avons atteint Beaufort 8 et donc les instructeurs de voile ont consacré la journée à la théorie : ouf ! A la fin du stage, je suis allée à la petite remise des diplômes : je suis trop fière de mes petits matelots qui ont passé leurs niveaux de la Royal Yachting Association (RYA) dans des conditions si aventureuses !

ça souffle !

Le vent nous a également emmené mon père qui est venu de Paris pour passer quelques jours avec nous, gérant notamment d’accompagner les enfants au club de voile. Quand mon père débarque c’est un vent d’Italie qui souffle à la maison. Il nous a cuisiné de super petits plats italiens : bruschettas, gratin d’aubergines, carbonara et pizzas ! Nous avons profité de sa présence pour sortir, Papa Voyage et moi en amoureux – et vous savez ce que nous avons fait ? De la voile ! ;-)… Nous avons rejoint une sortie voile de notre club. Il y avait une dizaine de bateaux. Papa Voyage m’a laissée diriger le voilier afin que je progresse un peu. J’étais en train d’enchaîner très scolairement et laborieusement mes virements de bord quand soudain j’ai vu quelque chose qu’il n’y a jamais par ici : une vague !!!! Une énorme vague ! Aussi haute que notre petit voilier ! Dans le Solent (notre coin), c’est justement connu parce que c’est une belle zone de vent SANS vague ! Dans ma tête, j’ai essayé de me souvenir si j’avais appris quelque chose à propos des vagues durant mon stage d’initiation mais non, pas du tout : il fallait improviser… ou pas ! Alors je n’ai rien su faire à part hurler au moment où la vague nous a engloutis nous et le bateau ! Hurler était une bien mauvaise idée car j’ai bu la tasse, le pichet et le pot ! L’enfer c’est que cette grande vague a été suivie de deux vagues secondaires qui nous ont bien abattus ! J’étais paniquée et malgré mon gilet de sauvetage j’avais l’impression que j’allais me noyer… Quand soudain, Papa Voyage me crie : « On a pieds ! » et il avait raison ! Il nous a donc suffi de poser les pieds sur le sable pour retourner le voilier et remonter à bord. Le comble ! Se noyer dans une goutte d’eau ! Mais justement, c’est sans doute à cause de ce banc de sable que la vague s’est brisée si violemment ! Tous les membres du club nous ont dit que de toute leur vie, c’était la première fois qu’ils voyaient une telle vague dans notre coin ! La seule hypothèse c’est qu’un immense bateau soit passé non loin mais en même temps nous n’avons vu aucun gros bateau passer…Ou bien le banc de sable est tout nouveau ?… Bref, c’est un mystère mais autant dire qu’au retour sur terre, ça ne parlait que de notre aventure au bar du club ! Papa Voyage et moi sommes devenus les héros du village : nous nous sommes mangés la seule vague du Solent et quelle vague !!!

Mercredi mon père est rentré à Paris et dès le lendemain, le vent nous a apporté des visiteurs : une lectrice du blog est venue dîner à la maison avec sa petite famille. C’est toujours un plaisir de rencontrer les gens en vrai et c’est une des choses que j’aime le plus avec le blog : cela me permet de faire de très belles rencontres ! Nous avons passée une chouette soirée à parler des jolis coins du Royaume-Uni car ils revenaient d’un roadtrip dans le sud-ouest du pays.

Enfin, pour le week-end, le vent nous a emmené des amis de Paris. Des amis qui ont vécu à Londres quelques années avec leurs 3 enfants et qui viennent de terminer leur première année-retour à Paris. L’occasion de partager nos expériences concernant l’école en Angleterre, l’apprentissage de l’anglais, l’entretien du français et puis la gestion du retour ! Toutes ces questions que se posent toutes les familles qui partent vivre dans un pays étranger… Mais nous avons aussi refait le monde : environnement, climat, éducation et politique ! Nous avons bâti tous les plans : y a plus qu’à ! ;-)… J’aime faire de nouvelles rencontres mais les copains de longue date c’est sacré ! Cela faisait du bien de vous revoir les z’amis !

A l’école de voile

Allez, belle semaine à tous et bon vent !

Notre vie en Angleterre (semaine 42) : everyday life

Everyday life : la vie quotidienne. Voilà de quoi je voulais vous parler aujourd’hui, de notre vie quotidienne dans le sud de l’Angleterre, de la routine qui s’est installée, de nos petites habitudes, de notre rythme de vie ici et de ces petites choses que l’on remarque de moins en moins mais qui pourtant contribuent à notre expérience anglaise.

Alors je vais vous parler d’une journée type de cette semaine, qui est elle-même une semaine type, en attendant notre prochain départ en vacances à Minorque à la fin du mois ! J’ai hâte !

Bref, quand le jour se lève dans notre petit coin d’Angleterre…

Déjà pour commencer, sachez que le jour se lève très tôt ! Plus tôt qu’en France, à cause du décalage horaire et, au printemps et en été, de la position plus au nord par rapport à Paris. Bref, le soleil tape fort dès 5h de matin. Nous avons des rideaux bien épais et bien foncés mais je sais qu’il est là. Le soleil. Il fait beau. Oui, encore. Arrêtons les clichés. L’Angleterre est grande. Il ne fait pas le même climat partout dans le pays et nous avons la chance de profiter du Gulf Stream et de la proximité de la mer. Donc, le soleil me réveille, en douceur, à travers les rideaux. Ma chambre est orientée vers l’est, ça n’aide pas… Un peu avant 7h, c’est Ticoeur qui se réveille et qui se plonge dans un livre (Percy Jackson… en anglais bien sûr), puis c’est Papa Voyage qui se lève ; puis moi ou ma puce selon les jours… La maison s’anime. Les enfants mangent salé pour le petit déj’ mais ce n’est même pas à cause de l’influence anglaise… C’est l’influence allemande de leur papa. Je suis la seule avec mon bol de yaourt (délicieux le yaourt local des fermes anglaises, d’ailleurs). Je le mange avec un peu de marmelade à l’orange, oui, comme l’ours Paddington, j’adore ça et pour le coup c’est très anglais. Je comate en buvant mon thé. Heureusement, le reste de la famille est plus réveillé que moi : Ticoeur et Titpuce se préparent tout seuls et Papa Voyage leur concocte une lunch box car pour le Summer Camp (je vous expliquais ICI en quoi consistait un Summer Camp), il faut emmener son déjeuner. Puis, Papa Voyage part à vélo. Il a 20 minutes de trajet, sur les routes de campagne, au vert, sans pollution, avec des automobilistes anglais extrêmement respectueux qui laissent au moins deux mètres de distance entre eux et les cyclistes au moment où ils doublent.

De mon côté, je me prépare rapidement et depuis deux semaines, je m’occupe aussi de mon levain quelques minutes avant de partir : je le rafraîchis et je le mets près de la chaudière afin d’aider la fermentation et pouvoir lancer mon pain dans la soirée. C’est un peu galère mais sans pain, je ne peux pas envisager de rester dans ce pays :-).

Donc je mets mon levain au chaud, j’appelle les enfants et chacun avec son sac monte dans ma petite Polo, version automatique car moi et la conduite c’est pas une histoire d’amour et je n’ai pas envie de devoir passer les vitesses de la main gauche comme le font les Anglais. Ce serait une galère de trop, déjà que je ne suis pas un as du volant ! Au moins, à présent je suis habituée à monter « du mauvais côté ». Au début, les voisins devaient bien rire en me voyant ouvrir la portière côté passager !

Nous en avons pour dix minutes de voiture. Rien de méchant. Pas de rond-points, pas d’autoroutes. Tout à fait dans mes cordes. Je dépose les enfants au Summer Camp (ou à l’école en période scolaire) et je pars au bureau. C’est seulement cinq minutes plus loin. J’ai mis du temps à trouver du travail mais au moment j’en ai trouvé un localement. Quand je pense à tous ces gens du village et des villages voisins qui partent travailler à Londres, je réalise ma chance (bon, je dois quand même aller à Londres une fois par semaine mais ça va, pas tous les jours…).

Au bureau, j’arrive à 8h30 environ. Et tout le monde arrive entre 8h20 et 8h40 je dirais. Tout le monde se prépare un thé bien sûr. L’eau bouillante sort directement de robinets spéciaux. Je suis la seule à ne pas mettre de lait dans mon thé. Ah non, l’autre jour j’ai vu une stagiaire boire son thé noir et j’ai d’abord été étonnée puis j’ai entendu son accent : elle est Tchèque et elle aussi n’a pas l’habitude de boire son thé au lait. Aussi, les gens emmènent beaucoup de choses à grignoter, des choses souvent pas très saines et bien industrielles. Ils mangent pas mal devant l’ordinateur, même le midi d’ailleurs. De temps en temps, pour les anniversaires, certains préparent des gâteaux maison, des gâteaux anglais : Victoria sponge cake, cup cakes au citron ou red velvet cake (au vinaigre !)… Le vendredi, il y a régulièrement des Donuts offerts par mon entreprise. Sinon, la journée de travail n’est pas très différente : réunions, Excel, réunions… mon métier est le même ici ou en France… Des chiffres et des chiffres… Je ne vous fatigue pas avec ça : accélérons le temps… Un peu avant 17h je sors du bureau car je dois récupérer les enfants à 17h. La plupart des gens partent entre 16h45 et 17h15. Je crois que c’est classique pour l’Angleterre (hors Londres). Par rapport à Paris, c’est une bouffée d’air ! En France, j’ai plutôt connu des conditions de travail du type : partir avant 19h veut dire « prendre son après-midi » ! Mais on ne peut pas tout avoir et mes jours de RTT me manquent ! Dans la voiture, les enfants me racontent leur journée, leurs amis, leurs activités. J’aime les voir si épanouis, si contents, à l’aise dans leur environnement anglais.

On arrive à la maison en même temps que Papa Voyage. Donc à partir de 17h15 nous sommes réunis en famille et ça, à Paris ça n’arrivait jamais ! On peut même envisager une activité : lundi, on s’est baladé en bord de mer ; mercredi on est allé écouter de la musique live au pub du village ; jeudi, nous sommes allés faire de la voile dans l’estuaire.

Papa Voyage explique la voile à Titpuce
L’heure du Pim’s au pub !

La lumière du soir est superbe. Généralement on dîne tôt, à 19h, mais pour les Anglais c’est déjà un peu tard. En ce moment, on prend l’apéro dans le jardin et on dîne dans la véranda. On utilise le BBQ quasi tous les jours. Après manger, je prépare mon pain, les enfants s’amusent et parfois je les entends parler anglais entre eux ! Papa Voyage soigne le jardin. Je m’occupe du blog, mon jardin :-)… Les enfants se couchent entre 20h30 et 21h… Quand mon pain sort du four, il est souvent 23h. Je vais une dernière fois dans le jardin pour admirer le ciel étoilé. Il fera beau demain :-).

Voilà, c’était une journée ordinaire, d’une semaine ordinaire de notre petite vie dans le sud de l’Angleterre.