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Vues sur Rio

Rio : 5 points de vue panoramiques à ne pas manquer !

Si Rio de Janeiro est une très belle ville c’est en grande partie dû à sa situation géographique exceptionnelle, à ses nombreuses collines qui dominent la ville et la mer. Pendant notre semaine en famille dans « la Cité Merveilleuse » nous avons eu l’occasion de profiter des panoramas depuis de célèbres points de vue. Certains sont très touristiques, d’autres plus tranquilles. Dans tous les cas, on en prend plein les yeux. Voici quelques images depuis les sommets de Rio (photos prises avec iPhone car comme je l’ai expliqué dans mon billet précédent sur la sécurité à Rio, nous avions décidé de laisser notre super appareil photo dans l’appartement que nous avions loué). C’est parti pour la visite de 5 points de vue à ne pas manquer, si vous avez le temps !

1 – Le Christ Rédempteur (ou Corcovado) : le point de vue le plus connu à Rio.

Comme c’est le point de vue le plus connu, c’est aussi le plus visité par les touristes et il n’est pas rare d’y voir de grandes foules. Du coup, je pense que nous sommes bien tombés car nous y étions fin juin, à l’ouverture le matin et vous pouvez voir sur ma 2iè photo que côté foule c’est très très raisonnable. En tout cas nous avons vraiment pu profiter des lieux, prendre des photos avec les enfants amusés par ce Christ géant et bien sûr nous avons admiré la célèbre vue dont on ne se lasse pas, vers le Pain de Sucre et la mer.

Comme y aller ? Nous avons opté pour le petit train car c’était le plus sympa pour Ticoeur et Titpuce. Nous avons réservé nos billets la veille sur le site internet. Je conseille fortement de ne pas acheter les tickets beaucoup plus à l’avance car il faut avoir une météo la plus fiable possible. En effet, le Christ est souvent caché dernière les nuages et même quand il fait beau, il n’est pas rare que la statut soit dans sa nébuleuse. Le prix : 56 Reals pour les adultes, 44 pour les enfants et gratuit pour les 0 à 5 ans sur présentation d’une pièce d’identité (le prix inclut le billet de train et l’entrée sur le site). Nous avons réservé notre visite ICI pour le premier créneau disponible (train de 9h) mais nous sommes arrivés aux caisses à 8h10 ; un train partait à 8h30 et on nous a proposé d’y monter (c’est le premier train de la journée mais ce créneau ne se réserve pas).

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petit train Corcovado

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En contrebas de la statut, il y a une petite buvette sympa et pas chère. Nous nous y sommes posés le temps d’un café et d’un jus de fruits frais avant de reprendre le petit train.

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2 – Le Pain de Sucre : un point de vue très nature avec le charme du téléphérique en plus.

Les enfants ont aimé prendre le téléphérique. Le trajet se fait en deux fois. Au premier stop (Morro da Urca) c’est là qu’on a les meilleures vues sur le Pain de Sucre car une fois sur le Pain de Sucre on ne le voit plus ;-). Par contre, on voit le centre de Rio, le port, Copacabana et Ipanema. La balade à pied sur le Pain de Sucre est très agréable, au vert. On croise des singes.

Comme y aller ? Nous avons pris les deux téléphériques pour rejoindre le sommet. Une fois sur place le temps a été si changeant que nous avons vu la version grand soleil/ciel bleu et la version dans les nuages. Le prix : 76 reals par adulte, 38 pour les enfants et gratuit pour les 0 à 5 ans sur présentation d’une pièce d’identité. Il y avait peu de queue aux caisses quand nous y sommes allés, en milieu d’après-midi, fin juin.

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3 – Le Mirante Dona Marta : la version gratuite juste en dessous du Corcovado.

C’est très peu visité par les touristes car ce point de vue est situé juste en dessous du Corcovado donc en gros on voit la même chose mais d’un peu moins haut. C’est donc moins impressionnant je trouve mais ça a aussi ses avantages quand on est plus bas : on distingue mieux les constructions, les favelas, les quartiers et surtout, en se retournant, on voit le Corcovado juste au-dessus. 

Comment y aller ? Après notre visite au Christ Rédempteur, nous sommes redescendus en train et à l’arrivée nous avons pris un taxi pour le Mirante Dona Marta (5 minutes) en lui demandant de nous attendre 10 minutes le temps de faire les photos. Prix : site gratuit.

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4 – Parque das Ruinas

Cet endroit est situé dans le joli quartier bohème de Santa Teresa. Une fois dans le parc, on rentre dans la ruine et on monte quelques escaliers pour obtenir une belle vue sur Rio. Pas une vue aussi spectaculaire qu’au Corcovado ou au Pain de Sucre mais c’est différent et les lieux ont du charme. Juste à côté, dans le parc, il y a le Musée Chacara do Ceu, petit mais sympa et super pas cher.

Comment y aller ? On se rend dans ce coin de Rio en prenant un petit tram tout mignon et touristique. A l’arrivée du tram, il faut marcher 10 minutes (et là apparemment il faut bien ouvrir les yeux car il aurait souvent des pickpockets). Prix : l’accès aux ruines est gratuit. Le tram était gratuit aussi mais si j’ai bien compris ce sera payant après les JO.

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5 – La Vista Chinesa

Amusante cette pagode qui surplombe Rio et offre encore un autre point de vue. Avant ou après votre passage à La Vista Chinesa redescendez vers le Jardin Botanique : un havre de paix qui a beaucoup plu aux enfants.

Comment y aller ? Nous conseillons d’y aller en taxi et de demander au chauffeur d’attendre. Prix : gratuit.

Vista ChinesaSource photo : wikipedia

J’espère que vous avez aimé cette visite dans les hauteurs de Rio ! La prochaine fois, je vous emmène au coeur de certains quartiers que nous avons aimés.

A suivre !

Souvenirs du Salar d’Uyuni en Bolivie

Je continue de vous parler de l’époque où j’ai vécu quelques mois en Amérique Latine. J’étais basée à Cuzco mais comme il est bien connu que cette ville est le centre du Monde 😉 (Cuzco signifie « nombril du Monde » en quechua), j’ai pu en profiter pour visiter les environs. C’est ainsi que je suis partie une semaine en Bolivie avec pour objectif de découvrir le Salar d’Uyuni. Pourquoi ? Parce que, voyez-vous, à Cuzco je voyais passer beaucoup de voyageurs au long cours avec qui je discutais autour d’un verre de pisco sour et tous, oui, tous sans exception me disaient que ce qu’ils avaient vu de plus beau en Amérique Latine c’était le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez en Bolivie. J’avais donc très envie d’y aller ! Et je n’ai pas été déçue ! Pas du tout ! Le genre d’endroit auquel je repense avec beaucoup de nostalgie et d’émotions, le genre d’endroit où j’aimerais retourner avec mon chéri, le genre d’endroit où on se demande si on est bien sur Terre… Et si on y est alors il ne peut rien y avoir de plus beau dans l’Univers… Je l’ai pensé pendant toute mon excursion là-bas. J’ai pourtant eu l’impression de passer d’une planète à l’autre tant les paysages traversés sont complètement différents les uns des autres.

J’avais choisi le tour de 3 jours à partir d’Uyuni. J’ai tout simplement trouvé guide et 4×4 à la sortie du bus à Uyuni, comme la plupart des touristes. J’avais une bonne idée du prix donc tout s’est fait très vite. Je suis montée dans un véhicule avec trois autres voyageurs et c’était parti !

Petite précision : pour les photos, j’avais un appareil argentique donc j’ai photographié les versions papiers…  Voici la balade en images !

Salar d'Uyuni en Bolivie

Salar d'Uyuni en Bolivie

La première étape a été le Salar d’Uyuni, lieu incroyable puisqu’il s’agit du plus grand désert de sel du Monde. On est alors à quasi 3700 mètres d’altitude. Du blanc partout, lunettes de solaires incontournables car cette mer de sel est encore plus aveuglante que la neige. Les 4×4 traversent cette immense étendue avec pause au niveau des cactus géants…

Salar d'Uyuni en Bolivie

Salar d'Uyuni en Bolivie

Après le salar on enchaîne avec des décors de hauts plateaux, on croise des montagnes (notamment le Licancabur qui culmine à 5913 mètres !), des lagunes, des animaux (dont de magnifiques flamands roses !), des paysages volcaniques, des geysers et des formations étranges rappelant des tableaux de Dali !

Salar d'Uyuni en Bolivie

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Le jour où je me suis perdue dans le désert d’Atacama

Je vous l’ai déjà raconté : j’ai vécu quelques mois au Pérou en 2002 et j’en ai donc profité pour découvrir la région et les pays limitrophes. C’est ainsi qu’un jour j’ai décidé de partir pour le désert d’Atacama, au Chili. Je ne me doutais pas que j’allais y vivre une grande aventure devenue une anecdote que je raconterai sans cesse à mes petits-enfants le soir au coin du feu… En attendant, je vous raconte cette histoire sur le blog !

Après un long périple en bus via le lac Titicaca, La Paz et Uyuni en Bolivie, je suis arrivée au Chili à San Pedro d’Atacama, village situé au milieu du désert. Bien sûr, si j’avais eu de l’argent, j’aurais pu me rendre au Chili par avion avec Lanairlines mais à l’époque, j’étais en mission humanitaire donc j’avais plus de temps que d’argent ;-). En plus, le salar d’Uyuni s’est avéré un des plus beaux endroits que j’ai pu voir en Amérique Latine donc mon long périple n’a pas manqué d’intérêt. Je vous parlerai d’ailleurs sans faute de la Bolivie un jour !

Bref, dans le Lonely Planet je lis qu’une chouette façon de découvrir ce désert chilien est d’opter pour une grande balade à cheval. A San Pedro, je n’ai aucun mal à trouver la personne qui organise ces promenades équestres. Je m’inscris. Nous sommes une dizaine de touristes. La balade commence vers 15h si je me souviens bien. Au début, l’expérience est magique : les chevaux se suivent, je suis juste derrière le guide et les paysages sont superbes, lunaires. Nous passons d’ailleurs par la vallée de la lune et la vallée de la mort… Tout un programme !

Le désert d’Atacama est clairement un incontournable de tout voyage au Chili et à cheval on profite vraiment du décor. Je suis complètement enthousiaste. Le guide est adorable. On discute pas mal ensemble d’autant plus que nous faisons souvent des pauses pour attendre le reste de la troupe.

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 crédit photo : Danielle Pereira

Et c’est là que commencent mes soucis. Très gentiment, le guide me dit que comme je me débrouille bien, il trouve dommage que je ne profite pas totalement de mon cheval à cause du rythme de notre groupe. Il me propose donc de partir devant, au trot ; que je n’ai pas à m’inquiéter car le cheval connaît le chemin par cœur (hum, hum !) car il le fait tous les jours. Je me souviens avoir eu un moment d’hésitation. Je ne connais pas si bien que ça les chevaux et du coup j’étais sceptique mais je me suis laissée tenter. J’avais envie d’aller plus vite, de ne plus être avec dix inconnus et de vivre l’expérience désert à 100% ! Sauf que c’est devenu une expérience à 300% !

Au début c’était le rêve. Je me serais cru dans un western, chevauchant mon beau cheval noir dans ce décor  :

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crédit photo : Falco – Pixabay

Ces reliefs forment un labyrinthe. Oui, un labyrinthe. Vous me voyez venir : mon cheval s’est perdu ! Oui, celui en qui je devais avoir totalement confiance a commencé à hésiter, puis à faire demi-tour une première fois, une deuxième fois et puis il s’est mis à « pleurer ». J’ai compris qu’on était mal barré… Je décide de diriger moi-même l’animal en essayant de suivre les crottes les plus fraîches (oui, les idées viennent dans les situations désespérées !) et je me dis que forcément nous allions retomber sur le groupe. Mais non, ces dunes forment un dédale plus complexe que je ne l’aurais pensé. Après une bonne demi-heure d’errance au galop, je descends de cheval, fatiguée. Mon compagnon semble aussi désespéré que moi. Je me pose sur un rocher pour réfléchir et essayer de m’orienter mais je n’ai pas de solution miracle. San Pedro doit être à environ 10km mais je ne sais pas dans quelle direction et je ne vois rien au loin à cause des petites montagnes qui me cachent la vue. Du coup, je décide d’escalader l’une d’elles. J’espère apercevoir le village depuis le sommet sauf qu’après quelques pas je m’enfonce d’un coup jusqu’aux genoux et là je comprends que ces petites montagnes ne sont pas faites de terre ferme. Je me rappelle soudain avoir lu qu’il s’agissait de sel ! Ce qui est très logique dans cette zone. L’endroit s’appelle en fait la Cordillère de sel. Du coup, je prends peur car hors de question de disparaître sous un tas de sel ! Je reste donc sur le chemin mais je n’ai plus d’idées. Sur ce, mon cheval s’en va sans m’avertir et je n’ai même pas la force de lui courir après.

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crédit photo : TravelCoffeeBook – Pixabay

Je me retrouve donc seule, dans le désert. Je commence une longue marche… Tant qu’il fait jour, je garde espoir et je me sens d’attaque pour essayer un peu tous les chemins sauf que le soleil commence à disparaître et mon courage avec. Je me demande alors quels animaux sauvages je risque de croiser. Je me souviens avoir vu un renard plus tôt dans la journée et je n’ai aucune envie d’en revoir un ou tout autre bête… La nuit tombe. Je m’assoie sur un rocher. Là je commence à avoir peur. Vraiment. Cela fait faire 3 ou 4h que je suis seule dans le désert. Je commence aussi à avoir froid (le plateau est situé à 2500 mètres d’altitude). Les premières larmes s’échappent…

atacama3crédit photo : Backpackerin – Pixabay

Juste à ce moment-là, par miracle, je vois au loin des lampes torches (comme dans les films !) et j’entends « Cristina, Cristina…! »). Tout le monde était parti à ma recherche ! Enfin, une bonne vingtaine de personnes, dont le guide bien sûr, ses amis et des touristes qui avaient commencé la balade avec moi. Quel soulagement, je vous dis pas ! Juste quand je craquais, j’ai été sauvée ! Le guide a eu très peur aussi (enfin moins que moi !). Cela aurait compromis son business s’il m’avait perdue ! Et puis, bien sûr il avait une conscience heureusement tout comme tous les gentils bénévoles qui marchaient depuis plus d’une heure à ma recherche. Le cheval, lui, le lâcheur était rentré à l’écurie avant le coucher du soleil ! Ah le coquin !

J’étais sous le choc toute la soirée et même le lendemain, comme lobotomisée. Le groupe qui était parti à ma recherche s’est occupé de moi : ils m’ont invitée à dîner. Nous avons fait une grande tablée dans un resto de San Pedro d’Atacama. La soirée a duré de longues heures, autour de mon histoire et des anecdotes des uns et des autres… C’était la première fois que le guide perdait un touriste. Depuis j’imagine qu’il ne laisse plus jamais personne passer devant  😉 Si quelqu’un se rend à San Pedro d’Atacama passez-lui le bonjour. Je pense qu’il se souviendra encore de moi !

Mais pas d’inquiétude ! Le Chili est un pays superbe et j’étais juste jeune et inconsciente 🙂

Partez sereinement visiter le Chili et suivez le guide si vous allez dans le désert !
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*En partenariat avec LanAirlines mais le contenu est évidemment totalement personnel !