5h30 : le réveil sonne car je dois prendre l’avion pour Marseille, déplacement boulot oblige… ça commence bien…
6h00 : je prépare le repas et les vêtements de Ticoeur avant de partir et comme beaucoup de femmes, je laisse quelques Post-its à mon mari (que deviendrait le marché du Post-it sans les femmes ? Je vous le demande ! Y aurait plus qu’à créer une journée du Post-it tiens !
6h30 : le taxi m’attend, je suis en retard – pas le temps de me coiffer, ni de me maquiller – quel drame ! Suis-je encore une femme ?!
7h00 : arrivée à Orly après une demi-heure de trajet avec un chauffeur taciturne et bougon – pour me changer les idées j’achète un magazine de mode et admire les nouvelles collections que je ne pourrai jamais porter parce que même si les entreprises font des progrès dans « l’acceptation » des femmes, je pense pas qu’il serait mal venu de venir habillée comme ça au bureau… ou peut-être dans 50 ans…

7h30 : décollage de mon avion majoritairement rempli d’hommes – où sont les femmes ? En train de faire des crêpes pendant que leurs maris partent en déplacement en jouant les business men intelligents alors qu’en y regardant de plus près, 80% des mâles autour de moi sont en train de lire … l’Equipe ! Je me lance plutôt dans les Echos et y découvre un articles sur 8 femmes qui ont brillamment réussi dans leur vie professionnelle… Quel est donc le sort des 31 373 000 autres femmes françaises ??? Nous le saurons peut-être dans les prochains numéros – ou pas…
9h00 : arrivée au bureau – je fais un détour par les toilettes (car je vous rappelle que je n’étais ni coiffée, ni maquillée) donc encore du boulot de fond avant de débarquer en réunion avec le sourire forcée d’une maman qui serait bien restée faire des crêpes à la maison.
9h30 : je dois animer une réunion mais suis incapable de brancher mon ordinateur au projecteur et je dois solliciter l’aide… d’un homme ! ô rage ! ô désespoir !
10h00 : pause café et là miracle : un collègue a ramené un énorme gâteau au chocolat qu’il a spécialement préparé en l’honneur de la journée de la femme ! Waou ! Il mériterait sa journée dans le calendrier celui-là ! Il a été adoré par toutes mes collègues le temps d’un café (la gloire d’un homme ne dure jamais bien longtemps finalement… rien à leur envier en fait…)
12h00 : pause déjeuner avec discussion sur les métro-sexuels ; comme quoi, mes collègues hommes avaient particulièrement envie de montrer leur côté féminin en ce « grand » jour dédié aux femmes… genre, même quand il y a une journée pour nous, il faut qu’ils s’incrustent et soient à l’honneur… genre 364 jours par an ils sont « hommes » (des vrais !) et le jour de la femme, ils nous sortent qu’eux aussi, au fond, ils se sentent un peu femmes… Bande d’opportunistes va !
13h30 : re-café mais il ne reste plus de gâteau au chocolat – les femmes sont déçues (la femme est un être difficile à satisfaire – soupirs de ces messieurs)
14h00 : les réunions recommencent – les ragots aussi. Sans femmes dans les entreprises, que deviendraient les ragots au boulot ? Est-ce que quelqu’un y a pensé ne serait-ce qu’une seconde ? Ce serait la MORT du ragot !!! Et plus personne n’aurait envie de venir au boulot !
16h30 : je retourne à l’aéroport pour tenter d’attraper l’avion de 17h. J’embarque 2 minutes avant le décollage parce qu’à la sécurité ils m’ont fait perdre mon temps en me confisquant ma pince à épiler. Ok c’est interdit à bord et je le sais mais je n’avais pas pensé à l’enlever de mon sac à main et en plus elle a réussi à voyager à l’aller donc elle méritait son retour non ? Ben, non, parce qu’il faut croire que la femme est aussi un être redoutable qui pourrait détourner un avion en menaçant l’équipage avec sa pince à épiler… Je sais, on dirait pas comme ça mais quand on s’y met… de vraies guerrières !
18h30 : re-taxi parisien, re-tête de déprimé
19h15 : je franchis le pas de la porte, mon Ticoeur court vers moi et je découvre dans la cuisine que les crêpes sont prêtes : mon homme a assuré !
















Attention, ce billet risque de ne pas passer l’alcootest ! Donc je rappelle en introduction que « l’abus d’alcool nuit gravement à la santé » 😉 En plus c’est vrai…
21h15 : le
22h30 : l’Experimental Cocktail Bar ! The Bar, the best cocktails ever ! Bref, si vous connaissez un bar à Paris qui fait mieux les cocktails qu’eux, envoyez-moi l’adresse, j’ai pas trouvé ! C’est juste divin, original, super bien dosé, dans un local très chaleureux dans le quartier Montorgueil. Nous avons testé le Old Cuban, L’experience 1 et le Harvest : tous excellents ! Je vous donne la recette du Harvest (vodka, calva, Champagne, poire fraîche, cannelle en poudre, citron, apricot brandy)… Mmmm ! (Info prix : 12€ le verre).




Une sorte de vieux grenier de grand-mère avec un accueil toujours sympathique avec une petite dégustation pour se réchauffer le palais. Même Ticoeur semblait intéressé par les couleurs vives des boîtes Kusmi Tea ; de quoi égayer un peu cette journée. Puis, on s’est amusé à sentir tous les parfums proposés pour finir par choisir d’acheter le même que d’habitude : Anastasia (earl grey, citron et fleur d’oranger). Et au moment de passer à la caisse on a quand même opté pour l’achat de deux nouveaux goûts parce qu’un jour de pluie, il ne faut pas rester terré dans la monotonie de nos habitudes. C’était donc parti pour une boîte de Thé vert au gingembre-citron et une autre de Kashmi Tchai. Faut pas rêver : les thé Kusmi ne sont pas bon marché mais à 8,90€ pour 25 sachets, ça revient au même qu’une capsule Nespresso mais le plaisir dure plus longtemps ! On paye le marketing bien sûr mais il faut dire que les motifs des boîtes sont bien jolis, exactement ce qu’il faut pour retrouver le sourire un samedi morose.
Verdict : histoire classique, coup de foudre, rencontre amoureuse, amour au boulot, deuil et re-amour ; intrigue plutôt simple, personnages sans relief particulier ; bref : pas de la grande littérature et pourtant, un livre sympa à lire d’une traite un après-midi d’hiver, un livre entraînant, surtout par son style, jonché de bons mots dont voici quelques uns de mes préférés :