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Notre vie en Angleterre #85 : l’école à distance again !

Comme vous le savez, l’Angleterre est à nouveau en confinement national depuis une semaine, donc moi qui vous racontais l’autre jour en plaisantant que nous sortirions de notre quarantaine juste à temps pour le confinement, c’est exactement ce qui s’est passé ! Que j’aurais aimé avoir tort ! Hélas, comme la plupart des femmes, cela ne m’arrive jamais :-). Et voyez-vous, même quand on voit les choses venir, on a quand même du mal à les avaler ! Entre une désagréable impression de déjà vu et un nouveau grand bain d’incertitude, le moral n’est pas au rendez-vous. Surtout que tonton Boris nous a également fait une sacrée plaisanterie : le dimanche avant la rentrée, il a prié tous les parents d’envoyer les enfants à l’école, car c’était suffisamment safe pour eux et qu’il ne fallait surtout pas les priver d’école même en cas de confinement et malgré une situation sanitaire catastrophique. Donc les enfants de nombreux comtés sont allés à l’école le lundi tout ça pour entendre l’annonce de Bobo le soir-même, nous expliquant que finalement les écoles fermaient ! Chez nous, il n’y avait pas école le lundi car c’était un jour de formation des enseignants. Autant vous dire que ce n’est pas tant la décision de fermer les écoles qui a été mal reçue dans le pays mais l’ascenseur émotionnel créé par tonton Bobo dont l’humour n’a décidément rien d’anglais ! (Cela dit, qu’il n’hésite surtout pas à nous annoncer que le Brexit n’était qu’une blague et que nous retournons illico presto dans l’Union Européenne !). Je clos ici le chapitre de la grande comédie politique et je vous raconte l’incroyable réactivité de notre école. Je vous avais déjà expliqué, lors du premier confinement (relire l’article ici) comme se passait l’école à distance pour Ticoeur et Titpuce. Nous ne sommes vraiment pas à plaindre. Bien au contraire ! Je suis en grande admiration devant le travail et l’énergie de l’équipe enseignante. Je leur suis infiniment reconnaissante. Ils avaient déjà assuré l’an dernier mais cette fois-ci ils ont réussi à faire encore plus fort !

L’école à distance pour Ticoeur et Titpuce :

Quelle réactivité ! Après l’annonce du grand blagueur à 20h le lundi, nous avons reçu un mail du directeur à 22h30 nous indiquant que toute l’équipe allait prendre la journée du mardi pour établir un plan et mettre en place l’épisode 2 de l’école à distance. Il convoque alors tous les parents et enfants à une grande web-conférence le lendemain à 18h.

Quelle communication ! Donc le mardi à 18h nous sommes environ 200 familles connectées en live avec le directeur qui nous redonne une démo de l’outil utilisé pour l’enseignement à distance. Il s’agit, comme la première fois de Google Classroom et Google Meet. Tous les parents écoutent religieusement, avec parfois, comme nous, un petit verre à la main. On ne pensait pas retomber là-dedans (je parle de l’école à distance, pas de notre alcoolisme :-)…)

L’humour anglais : pendant l’Assembly du mercredi matin, le directeur est apparu sur les écrans avec une perruque bleue complètement loufouque et a réussi à décrocher pas mal de rires et sourires… Puis, laissant tomber sa perruque, il a fait un joli discours sur la résilience. Pendant les cours de sport, la prof avait des oreilles de rennes sur la tête ! Vraiment, ce n’est pas grand chose mais ces petites touches d’humour, même insignifiantes c’est du baume au cœur… Si vous êtes prof, n’hésitez pas à tenter l’expérience devant votre classe virtuelle !

S’adapter encore et toujours : La maîtresse de Ticoeur propose une séance de yoga les vendredis matins pour tous les enfants de l’école et même pour les parents qui n’hésitent pas à se joindre à ce moment de zénitude ! En tout cas moi j’ai effectivement suivi la session avec les enfants ! A propos de parents qui suivent les cours, il y a un papa qui a décidé d’écouter toutes les leçons de français pour tenter d’apprendre la langue ! Un futur pote peut-être ! Pour le reste des cours, je vous avais déjà décrit comment cela se passe : les enfants sont en direct avec leur enseignant en vidéo. Ils peuvent également voir leurs camarades de classe avec la vue en mosaïque. Par contre, le travail ne se fait pas sur l’ordinateur mais dans leurs cahiers papier. A la fin de chaque leçon, ils envoient des photos de ce qu’ils ont écrit afin que les maîtresses puissent les corriger. Côté sport, il y avait hockey au programme pour Ticoeur et tennis pour Titpuce. Étrangement, ce programme a été maintenu ce qui donne lieu à des situations plutôt comiques chez les uns et les autres. Surtout quand on sait que quasi tous les Anglais ont un chien : leurs petits amis à poils deviennent fous pendant ces entraînements sportifs à travers les salons des uns et des autres ! Bref, c’est lunaire mais là encore ça a le mérite de nous faire rire !

L’école à distance pour combien de temps ? Pour l’instant, il y a école à distance pour six semaines, jusqu’aux vacances de février. J’espère vraiment que ce ne sera « que » six semaines car nous savons de la dernière fois que cette vie virtuelle est vraiment psychologiquement pesante à la longue 🙁

La mer, la mer et encore la mer !

Heureusement, la mer est toujours là pour nous ! La petite différence c’est que tous les petits chemins qui y mènent sont actuellement extrêmement boueux ! Cela rend nos balades assez épiques !

Mais on ne va évidemment pas s’arrêter à cet obstacle so british! car voir la mer n’a pas de prix !

A cause de toute cette boue, je ne peux d’ailleurs plus courir donc pour remplacer mes séances de footing, je suis en train de réfléchir à me lancer dans la nage hivernale. On peut régulièrement apercevoir un nageur courageux (voir le petit point noir sur la photo ci-dessous). J’étudie la question. Un jour ce sera peut-être moi ! La température de l’eau est actuellement de 9 degrés. A suivre !

 

A propos de la mer, nous avons eu la surprise de recevoir un trophée pour Ticoeur qui a gagné le prix du Most improved sailor au club de voile. Comme quoi ! Un jour, grâce à Ticoeur nous pourrons peut-être nous évader vers la France à bord d’un Optimist ! On peut toujours rêver ! En attendant, optimistes nous allons rester car tout le reste serait bien trop ennuyeux !

 

 

Notre vie en Angleterre #84 : en quarantaine

Cela fait huit jours que nous sommes en quarantaine. Il nous en reste encore deux pour la terminer. Ce sera une façon comme une autre de célébrer le changement d’année !

D’ailleurs, pour la petite histoire, en Angleterre, la quarantaine était de 14 jours et elle est passée à 10 jours au moment où nous partions. Un bon timing. On se réjouit de peu ces temps-ci. En Allemagne, nous étions également en quarantaine donc, en tout et pour tout, nous aurons eu une bonne dose ! Nous sommes super entraînés pour le prochain confinement ! Youhou !!

Quelle aventure en tout cas cette fin d’année ! Au début, tout commençait pour le mieux. Après le dernier jour d’école, nous avons attendu cinq jours avant d’aller retrouver Omi et Opa, histoire de réduire le potentiel risque lié à l’école. En Allemagne, nous étions en quarantaine chez mes beaux-parents. Cela ne nous dérangeait pas car finalement les fêtes de fin d’année sont toujours très casanières et mes beaux-parents ont une belle ancienne maison, si typiquement allemande qu’elle est à elle-seule un voyage spatio-temporel. Malgré un froid glacial, il y avait un grand soleil. Nous avons donc pu jouer au Mölkky, ramasser les feuilles mortes, admirer les sapins et parce que nous avons pris à la lettre la recommandation de ne pas passer trop de temps à table, nous avons commencé notre Réveillon, dans le jardin, autour d’un feu de camp. Contrairement à ce que je craignais, Titpuce ne s’est pas trop formalisée sur le fait que nous fêtions Noël avant la date officielle donc la légende du Père Noël aura survécu à l’année Covid ! En choisissant de séjourner avec mes beaux-parents et non en total isolement, nous avions la contrainte de ne pas être autorisés à rester plus de trois jours (c’était la règle dans leur Land). Mais notre périple en valait la peine : voir briller les vraies bougies dans le sapin (le seul vrai sapin selon Titpuce c’est celui de Omi et Opa !), et surtout voir briller les yeux des enfants !

Puis le timing est devenu plus compliqué : rester au maximum des trois jours autorisés en Allemagne tout en arrivant avant le couvre-feu à Paris ! Heureusement, le trafic était fluide sur l’autoroute. Malgré tout, entre les pauses et les nombreux kilomètres, nous avons fini par nous retrouver dans « le bouchon du couvre-feu » ! Nous aurions dû y penser : quand tout le monde vise 20h cela ne passe pas ! Par miracle, nous avons trouvé une place de parking juste devant la résidence de tourisme où nous avions réservé un appartement. Deux minutes avant de nous transformer en citrouilles, nous avons pu faire notre self check-in ! (Au passage, j’apprécie que le self check-in soit devenu une option répandue,… même sans pandémie, c’est drôlement pratique !).

Etant donné les circonstances, nous n’avions prévu de ne rester qu’un jour à Paris. Je n’avais pas vu ma petite sœur, mon petit frère et ma mère depuis bien trop longtemps. Sous une pluie fort désagréable (qui aurait rappelé l’Angleterre à ceux qui ne me lisent pas et croient encore à ce cliché :-)), nous avons pu échanger quelques nouvelles et quelques sourires avec chacun d’eux, séparément, mais j’ai chopé une bonne grosse crève, ce qui n’est pas le truc le plus tendance dernièrement ! Même si ces rencontres ont été super brèves, cela faisait un bien fou de se revoir enfin ! Hélas, l’actualité est venue assombrir le tableau : nouvelle variante du virus en Angleterre et fermeture des frontières ! En quelques heures, nous sommes devenus des pestiférés. La situation devenait catastrophique au UK (et l’est toujours). Des mamans anglaises ont commencé à m’envoyer des messages pour me conseiller de rester en France, que c’était la panique en Angleterre et qu’elles se sentaient comme prise au piège sur leur île. Sans oublier le sujet Brexit qui risquait de mal tourner pour une histoire de poisson ! (C’est vrai que c’est poissonneux ici : le petit pêcheur de notre village nous vend la coquille St Jacques à 50 centimes car ça n’intéresse pas trop les Anglais… Vous voulez une caisse ? Ah non, zut y a de petits soucis logistiques à la frontière… !). La fin de notre journée parisienne ? Nous sommes remontés dans notre van et en prévision d’un no deal, nous nous sommes arrêtés chez notre caviste pour ramener 90 litres de vin (le max autorisé). Il était content le monsieur…  Il nous a quand même demandé si nous avions compris que le nombre de convives était limité pour les fêtes ! Nous lui avons expliqué que nous vivions en Angleterre. Il a totalement compati et nous a offert une bouteille de son plus vieux rhum !! Puis, nous sommes passés dans notre propre cave, celle où nous avons entreposé les affaires restées à Paris. Nous avions urgemment besoin des rallonges de matelas des enfants ! Vous savez, nous avons ces lits qui grandissent avec l’enfant… sauf que nous, en parents qui se voilent la face concernant la vitesse de croissance de leur progéniture, nous pensions qu’en deux ou trois ans en Angleterre, nous n’aurions nul besoin des rallonges ! Time flies!

Bref, nous reprenons la route, pour rentrer chez nous, sur notre pauvre île. J’ai demandé à Papa Voyage de passer devant l’Opéra Garnier avant de rejoindre l’autoroute, car ma puce rêvait de le revoir. Nous nous sommes alors retrouvés dans un embouteillage incroyable à cause du Boulevard Haussmann et des Grands Magasins devant lesquels s’entassait une sacrée foule pour voir les vitrines animées ! A part ça, le sport, le ski et la culture, c’est trop dangereux… Mais passons… Évidemment, aucun soucis pour retourner en Angleterre. Le tunnel n’était fermé que dans le sens Douvres -> Calais. Tout le monde est très content que les Anglais ou simili-Anglais veuillent rentrer chez eux ! Nous étions d’ailleurs la seule voiture française. Aucune file d’attente. Au poste de contrôle français, on nous a même souhaité bien du courage ! A défaut de courage, nous avions 90 litres de vin ! En ressortant côté anglais, nous avons vu cette incroyable file d’attente de plusieurs kilomètres de camionneurs coincés devant le tunnel. C’était lunaire !

Depuis ? Nous sommes chez nous, tranquillement en quarantaine. Nous avons fêté Noël à la maison et nous nous apprêtons à fêter le Nouvel An de même. Comme des Robinson Crusoé. Pour Papa Voyage, c’était la première fois qu’il ne passait pas le jour de Noël chez ses parents. C’était émouvant. Moi, j’en ai eu pas mal des Noëls atypiques mais ce serait une longue histoire… En tout cas, comme beaucoup de monde, nous n’oublierons pas Noël 2020. C’est certain. Surtout que Papa Noël Boris, après avoir déclaré qu’il « annulait » Noël à cause de la nouvelle vague (hélas je ne parle ni de cinéma ni de musique !), il a finalement décidé de monter sur son traîneau pour nous apporter un Brexit Deal le 24 au soir ! Franchement ! ça pouvait pas attendre ??? Au point où on en était ! Le mec, il voulait vraiment monopoliser la soirée ! Et là, nous avons bien ri car grâce à ce deal, il n’y aura ni taxe douanière, ni quotas donc… nous avons fait des stocks de vin français pour rien ! Remarquez, pour le prochain confinement…

 

Le deuxième jour de notre quarantaine, nous avons eu un coup de fil de contrôle des autorités sanitaires. Ils voulaient savoir si nous avions bien compris les enjeux de la quarantaine et surtout si nous savions compter nos jours de quarantaine. Yes Sir! En France et même en Allemagne, on sait compter jusqu’à 10 ! Ils sont drôles ces Anglais ! Mais finalement, la subtilité qu’ils ont partagé avec nous, c’est qu’il faut compter des jours entiers. Ah voilà ! Y avait un trick comme ils disent ! Mais bon, nous on n’est plus à ça près ! Nous sommes les rois de la quarantaine !

Au fait, parce que tout le monde semble parler de tests PCR en France et je reçois pas mal de questions dans ce sens :  oui, en théorie on pourrait faire un test pour écourter notre quarantaine MAIS… moi qui vous raconte (trop) souvent les avantages de la vie en Angleterre, je dois sans doute rappeler de temps à autre qu’ici, ce n’est pas le pays le plus social du monde. Loin de là ! En gros, pour le chômage et la sécu, passez votre chemin ! Donc, pour faire gratuitement un test PCR, il faut : être malade !!! Avoir de la fièvre ou une toux continue ! Et sinon, il faut payer très cher ! Dans mon coin, l’option la plus raisonnable en prix c’est 104£ par personne mais à ce tarif, ils nous envoient les kits par courrier ; on doit faire la manip nous-mêmes et renvoyer le kit pour recevoir le résultat vers le 15 janvier car ils sont débordés ! Il paraît que certains médecins dans le privé ont encore quelques créneaux à 400£ par personne. Voilà !

Parlons de cette quarantaine (oui, je sais, mon billet commence à être un peu long mais moi j’ai le temps justement :-)…) : j’en profite pour faire travailler le français aux enfants car Ticoeur et Titpuce ne parlent plus qu’en anglais entre eux !!! So scary! J’ai donc mis ma casquette de prof de conjugaison, grammaire et orthographe… En projet plus amusant, nous avons décidé d’apprendre la guitare (ma petite sœur nous a offert la sienne en cadeau de Noël). Les enfants sont sur le thème d’Harry Potter et moi sur ABBA… Le fossé de générations quoi !

Papa Voyage est comme d’habitude en télétravail donc il doit réussir à bosser dans une certaine cacophonie musicale. A part ça, la quarantaine ne lui change pas trop son quotidien. Moi si, car c’est la première fois depuis que nous vivons ici que je ne vais pas saluer la mer le matin (je devrais survivre : j’étais Parisienne dans une autre vie…!). Je sens le parfum de l’air marin et j’entends parfois la corne de brume des navires mais je ne peux pas voir la mer de notre maison. Par contre, la nature est adorable avec nous. Tous les animaux du coin nous tiennent compagnie. C’est étrange. Comme s’ils savaient que nous étions seuls. Peut-être qu’ils sont eux aussi en manque de contact humain ? Tous les soirs, il y a cette chouette qui hulule. Au début, cela me faisait peur mais à présent, j’ai compris qu’elle était là pour nous transporter dans un conte fantastique. En journée, il y a les écureuils, les faisans, un couple de rouge-gorge (du moins, je suppose qu’ils sont en couple mais je n’ose pas leur poser la question). Tôt le matin, plus rarement, un cerf. Et le soir, alors que les enfants sont au lit et que nous regardons Netflix en buvant notre vin (il faut bien !), un renard passe devant nos fenêtres, déclenchant les lumières dans le jardin et se retrouvant ainsi tel un comédien sur scène qui aurait oublié sa réplique. Enfin, il y a le petit chat des voisins qui ose s’approcher quand il voit Ticoeur et Titpuce. Il doit se souvenir que les enfants lui ont donné du lait tous les jours pendant que ses maîtres étaient en vacances cet été. Je comprends que tant de personnes aient pris un animal de compagnie pour survivre cette année. Je n’en suis pas là mais j’apprécie les petites visites quotidiennes de nos amis.

En dehors de notre bulle, j’ai l’impression que c’est l’apocalypse donc nous sommes pas mal dans notre maison, notre jardin et les animaux. Le mimosa est en fleurs et il est magnifique ! Dans deux jours ce sera la nouvelle année. J’appréhende les prochains mois. Même si je doute fort que la nouvelle variante du virus soit une spécialité uniquement anglaise, il me semble clair que nous allons être isolés un bout de temps sur notre île !

mimosa

Dans deux jours, ce sera la nouvelle année. Mais mon article est suffisamment long comme ça. Je ne me sens plus d’écrire un petit bilan de 2020. Dans quelques jours je m’y collerai, peut-être, histoire de précieusement conserver une trace des échappées, des parenthèses, des bons moments, les seuls qu’il faudra retenir…

Dans deux jours, ce sera la nouvelle année. Et la seule certitude que j’ai, c’est que nous aurons fini notre quarantaine.

Carpe Diem!

Notre vie en Angleterre #82 : au ralenti…

Cela fait quelques temps que je ne vous ai pas donné de nouvelles d’Angleterre. Ce mois de novembre me paraît très long car trop riche en incertitudes mais au moins, nous avons eu une météo plutôt clémente, je dirais même étonnante. Il y a eu beaucoup de soleil, l’idéal pour profiter de la nature qui nous entoure. D’ailleurs c’est fou ! Après deux confinements à explorer les environs, je pensais que nous avions fait le tour et que nous connaissions chaque centimètre de notre campagne mais non ! Nous avons découvert un sentier dans les hauteurs, avec un superbe coucher de soleil en prime !… Plutôt romantique notre comté du Hampshire non ? 

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Voyager au Royaume-Uni après le Brexit

Suite à de nombreuses questions que je reçois, voici ce que le Brexit va changer pour voyager en Angleterre ou dans le reste du Royaume-Uni (donc également pour aller en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du nord).   

Rappel des dates clefs du Brexit :

  • Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni a décidé, après référendum, de quitter l’Union Européenne.
  • Depuis le 31 janvier 2020, c’est officiel : le Brexit a eu lieu. Le UK ne fait plus partie de l’UE.
  • Jusqu’au 31 décembre 2020, nous sommes dans la période dite de transition : même si le Royaume-Uni n’est plus dans l’Union Européenne, tout fonctionne comme s’il était encore, le temps qu’un nouveau deal (ou no deal !) soit en place. Et comme vous le savez, ils ont du mal à se mettre d’accord. Rien n’est encore clair à un mois de l’échéance.
  • Néanmoins, une date certaine a été actée concernant le tourisme : à partir du 1er octobre 2021, les Français et autres ressortissants de l’Union Européenne (et les Suisses) devront se munir d’un passeport pour voyager au Royaume-Uni. La carte d’identité ne suffira plus. Donc entre le 1er janvier 2021 et le 30 septembre 2021, même si le Brexit est en vigueur, vous pourrez encore venir sans passeport, avec votre carte nationale d’identité. Ainsi, pour mes chers amis qui n’ont pas de passeport, pas d’excuse ! Nous vous attendons au printemps ou cet été ! Enfin, cela dépendra de monsieur Covid !!!

voyager en Angleterre

Ainsi, après le 1er octobre 2021, voici les formalités pour voyager en Angleterre et dans le reste du Royaume-Uni :

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Livres anglais et américains pour les 7 – 11 ans

Je vous ai promis une liste de livres pour pratiquer, entretenir ou améliorer votre anglais. Je n’imaginais pas l’exercice si difficile ! J’ai du mal à faire la sélection de mes livres anglais préférés. Alors, je me suis dit que j’allais commencer par la littérature jeunesse d’auteurs anglais ou américains, en me basant sur les coups de cœur de Ticoeur (11 ans) et Titpuce (8 ans).

Ainsi je fais d’une pierre deux coups :

  • Vous aurez des idées de lectures pour vos enfants car, même s’ils ne lisent pas encore en anglais, quasi tous les livres suivants ont été traduits en français et sont de belles références souvent très connues en France également.
  • Pour vous, lire de la littérature jeunesse en anglais est un moyen agréable et accessible pour commencer, surtout si votre anglais n’est pas encore très avancé ou juste scolaire. Et même si votre anglais est excellent, la littérature jeunesse plaît à beaucoup de grands enfants, surtout en cette période morose, non ?

Voici donc notre sélection de livres lus par Ticoeur et Titpuce entre l’âge de 7 et 11 ans…

Les livres jeunesse anglais et américains recommandés par Ticoeur et Titpuce :

Je crois qu’on ne présente plus Harry Potter de J.K Rowling (auteur anglaise née en 1965). Ticoeur avait lu les tomes 1, 2 et 3 en CE1 (donc en français à l’époque) ; puis il a lu les tomes 4, 5, 6 et 7 en CE2. Depuis qu’il sait lire en anglais, il a souhaité tout relire dans le texte original. Pour varier les plaisirs, nous avons choisi de lui offrir les magnifiques livres illustrés par Jim Kay. Pour l’instant, seuls les 4 premiers volumes sont disponibles. Vous pouvez les trouver en français. C’est un très beau cadeau s’il y a des fans chez vous :

En arrivant en Angleterre, en septembre 2018, Ticoeur n’a pas tout de suite pu lire Harry Potter en anglais (mais il ne lui a fallu que 6 mois d’immersion avant de s’y coller !). Pour ses premières lectures en anglais, nous avons demandé conseil aux parents de l’école qui nous ont fortement conseillé la série Diary of a Wimpy Kid de Jeff Kinney (auteur américain né en 1971). En français, le titre est Journal d’un Dégonflé. C’était vraiment la série parfaite côté niveau d’anglais ! C’est facile, il y a beaucoup d’illustrations et c’est une lecture amusante. Il y a un côté « Petit Nicolas » à l’américaine.

Titpuce les a également lus, certains l’an dernier et la suite cette année (donc à 7 et 8 ans). C’est effectivement une série que nous recommandons pour un niveau CE1. Par contre, cela peut être sympa pour des enfants plus grands qui aimeraient commencer à lire en anglais.

Nous avons 13 des 14 livres de la série. Apparemment, on peut les lire dans le désordre et les préférés des enfants sont « Old school » (« Zéro réseau » en français) et « The long haul » (« Un looong voyage ! »).

La série facile que recommande Titpuce est The Worst Witch de Jill Murphy (auteur anglaise née en 1949). En français, cette série se nomme Amandine Malabul (c’est le nom de la sorcière). Titpuce a été amusée et captivée par toutes les bêtises réalisées par cette sorcière attachante et maladroite. Il existe 7 tomes. C’est parfait à partir du CE1 ou plus tard si vos enfants sont à la recherche d’une lecture facile en anglais.

Passons à notre cher Roald Dahl, auteur britannique (1916-1990) autant apprécié des adultes que des enfants ! Des livres de grande qualité qui sont souvent recommandés dans les écoles un peu partout dans le monde. Que ce soit pour Titpuce ou pour Ticoeur, le meilleur selon eux est Matilda. Et j’adore aussi ! Quand vous pourrez à nouveau venir à Londres, n’hésitez pas à réserver vos places pour la comédie musicale ! Superbe ! Tous les livres jeunesse de Roald Dahl sont très fantaisistes et présentent des univers très différents. Les enfants recommandent aussi : Charlie and the chocolate factory (en français : Charlie et la chocolaterie) et James and the giant peach (en français : James et la grosse pêche) et The BFG (en français BGG le bon gros géant).

Dans un style différent, mais toujours de Roald Dahl, Ticoeur a lu Going Solo (en français : Escadrille 80) qui est une autobiographie de l’auteur, racontant ses années à la guerre, en Afrique. Plutôt à partir de 10 ans ou pour les adultes qui souhaitent pratiquer leur anglais en découvrant la vie de cet écrivain de référence.

De David Walliams, auteur anglais contemporain (né en 1971), Ticoeur a particulièrement aimé Demon Dentist (en français : Diabolique dentiste) et Bad Dad (en français : Daddy bandit). Il a lu les cinq livres ci-dessous à 10 ans (donc après un an en Angleterre). A l’école, Titpuce a lu Fing (en français : Cruc) et a trouvé ça très drôle. A présent, elle vient d’emprunter Gangsta Granny (en français : Mamie Gangster) à son grand frère. Ticoeur a également trouvé que Billionaire Boy (en français : Joe Millionnaire) et The boy in the dress (en français : Le jour où je me suis déguisé en fille) étaient deux livres sympas. Toutes ces lectures sont pleines d’humour avec quelques passages émouvants. Un bon dosage pour les enfants !

Continuons avec de beaux livres, plus classiques, classés dans l’ordre de préférence des enfants :

Tom’s midnight garden (en français Le jardin de minuit) de Philippa Pearce, auteur anglaise (1920-2006) : Ticoeur l’a lu à 10 ans (oui, encore !) ; il adoré ce livre et son monde mystérieux et m’a même donné envie de le lire ! Je vous dirai ! Synopsis : Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L’ennui s’installe… Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l’horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin… Tom s’y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d’une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d’une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n’obéit pas aux lois chronologiques… Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?

The girl who stole an elephant de Nizrana Farook (auteur sri lankaise vivant en Angleterre) : ce livre est un gros coup de cœur de Titpuce (livre lu à 8 ans). L’histoire se passe au Sri Lanka et raconte les aventures d’une petite fille qui se rebelle contre un roi tyrannique. Hélas, ce livre n’a pas encore été traduit en français mais je suis certaine que cela ne tardera pas ! Un bien joli roman qui fait voyager, au rythme de la mousson…

Du célèbre auteur anglais Michael Morpurgo, Ticoeur a lu War Horse (en français : Cheval de guerre) et a étudié Private Peaceful (Soldat Peaceful) en classe l’an dernier (équivalent CM1). Ces deux livres se passent pendant la Première Guerre Mondiale. Des romans tristes mais réalistes pour découvrir cette période de l’Histoire, les batailles dans les tranchées, l’horreur des combats, la psychologie des soldats. Michel Morpurgo a écrit de très nombreux livres et tous sont de grands classiques donc je suis certaine que vous trouverez votre bonheur ou celui de vos enfants.

Letters from the Lighthouse d’Emma Carroll (auteur anglaise née en 1970) : un livre qui n’est pas encore traduit en français donc à découvrir si vous lisez en anglais. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, deux enfants quittent Londres pour la côte sud-ouest de l’Angleterre. Ils tombent sur un code secret qu’ils essaient de déchiffrer en espérant retrouver la trace de la grande sœur qu’ils ont perdue. Très touchant.

The Call of the Wild (en français : l’Appel de la forêt) de Jack London (auteur américain 1876-1916). Il va prochainement lire la suite White Fang (en français Croc Blanc). Personnellement, je les avais lus en 6iè (en français) et j’avais beaucoup aimé cette immersion dans le monde animal et sauvage. A l’époque j’avais également apprécié le film, surtout pour les images d’aurores boréales.

The boy at the back of the class d’Onjali Q. Rauf (auteur anglaise née en 1981) : ce roman raconte l’histoire d’un petit réfugié qui arrive en Angleterre. La narratrice est une petite fille de sa classe d’où le point de vue intéressant pour les enfants. Un livre sur la tolérance et l’amitié.

Fortunately the Milk (en français : Par bonheur le lait) de Neil Gaiman, écrivain anglais né en 1960 : si vous êtes fan du style fantaisie, vous connaissez forcément Neil Gaiman qui a beaucoup écrit pour les adultes. Ici, c’est un livre jeunesse, complètement loufoque qui a bien fait rire Titpuce (elle l’a lu cette année, à 8 ans).

The tales of Beedle the Bard de JK Rowling : Ticoeur l’a lu en CE2 en français (Les Contes de Beedle le Barde) : ce livre est lié à la série Harry Potter et donc sympa pour les fans sans être aussi bien qu’un tome Harry Potter mais l’un des contes est apparemment très important par rapport à la célèbre série.

Ticoeur a beaucoup aimé les deux livres de science fiction suivants écrits par Peter Brown, auteur américain né en 1979. Il a lu le premier tome, The wild robot (Robot Sauvage en français) à 8 ans et la suite, The Wild robot escapes, en anglais à 9 ans. Que se passe-t-il quand l’un des robots créés par les hommes devient sauvage ?

   

Du grand scientifique Stephen Hawking (1942-2018) et de sa fille Lucy Hawking, Ticoeur a lu George’s Secret Key to the universe. Il l’a lu à 8 ans, en CE1 donc en français (Georges et les secrets de l’univers). Il a beaucoup aimé. Il l’a relu en allemand l’an dernier et compte bien le relire enfin en VO :-). Un mélange de science et de science fiction pour partir à la conquête de l’espace et découvrir les grandes théories physiques. Avec un papa physicien, je ne suis pas étonnée que Ticoeur ait aimé cette lecture.

Passons aux grandes et très longues séries d’aventures lues par Ticoeur :

Quand nous étions encore en France, il a lu, à l’âge de 8 ans la série Wings of Fire (en français : Les Royaumes de Feu) de Tui T. Sutherland (auteur américaine d’origine vénézuélienne). Il existe 14 tomes pour suivre de passionnantes aventures « dragonesques » ! Ticoeur a encore quelques tomes à lire pour finir la série.

Puis toujours en France, en CE2, Ticoeur a commencé Percy Jackson de Rick Riordan (auteur américain né en 1964). En français, il a lu les trois premiers tomes ; puis, à 9 ans il a lu la suite (tomes 4 et 5) en anglais. Cette série présente une version moderne et fantaisiste de la mythologie grecque.

L’an dernier, à 10 ans, Ticoeur a lu les premiers onze tomes de la série Alex Rider d’Anthony Horowitz (écrivain anglais né en 1955). Ticoeur a lu ces livres en anglais mais vous les trouverez tous en français. L’histoire ? Si j’ai bien compris c’est une sorte de James Bond version ado. Il lui reste encore 2 tomes à lire pour continuer la série et apparemment il y en aura d’autres. Il est accro !

Toujours à 10 ans, Ticoeur a découvert la série The Spook (en français L’épouvanteur) de Joseph Delaney, auteur anglais né en 1945. Etant donné le titre, vous vous doutez que ça fait peur ! Ticoeur me chuchote qu’il vaut mieux le conseiller pour les plus de 11 ans ;-)… Il n’a lu que le premier tome mais il y en a 13 en tout donc de quoi faire s’il souhaite continuer à se faire peur avec les aventures de Tom, héros adolescent destiné à combattre les forces du mal.

De toutes ces séries, Ticoeur pense que Alex Rider et peut-être Percey Jackson pourraient bien plaire à Titpuce. A noter qu’Alex Rider est étudié ici en classe donc une référence pour les anglais.

Nous finissons par le grand J.R.R Tolkien (auteur anglais 1892-1973) : Ticoeur a lu The Hobbit l’an dernier (à 10 ans, donc en anglais) et, à 11 ans, il vient tout juste de finir le premier tome du Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings). Son verdict : génial !

Comme vous avez pu le constater, Ticoeur est un très très grand lecteur ! Quand je vois le nombre de livres qu’il lit en une année, j’ai honte de lire si peu !!! Et là je ne vous ai parlé que des livres qu’il a lus en anglais. Il a également dévoré de nombreux livres français et quelques livres en allemand (la langue de son papa). Titpuce a démarré plus tard car en arrivant en Angleterre, elle devait déjà relever le double défi d’apprendre à lire ET d’apprendre l’anglais. Je ne le répète jamais assez : si vous avez moyen de choisir l’année de votre expatriation, ne choisissez pas le CP ;-). A présent, elle lit très bien, surtout en anglais et je sens qu’elle est partie pour être également une très grande lectrice car depuis quelques mois, elle enchaîne ses lectures avec beaucoup de motivation !

J’espère que notre liste de livres jeunesse vous inspirera de futures lectures, pour vous ou pour vos enfants, en anglais ou en français ! Et comme promis, je travaille sur une liste de livres, de films et de séries pour vous faire travailler votre anglais !