Façades colorées de Caminito dans le quartier de La Boca

Une semaine à Buenos Aires : nos découvertes en famille quartier par quartier

Si vous avez bien suivi, maintenant nous sommes en Amérique Latine et notre périple de ce côté de la planète a commencé par une semaine à Buenos Aires. Dès notre arrivée nous avons été saisis par l’immensité de la ville. Buenos Aires est la 2iè ville plus peuplée d’Amérique du sud après Sao Paolo. Du coup, j’ai trouvé que ce n’était pas simple de l’appréhender, de la visiter et de vraiment l’apprécier. C’est une ville à vivre, une ville où il faut sans doute passer beaucoup de temps pour s’imprégner de l’ambiance de chaque quartier. Avec un gros décalage horaire à gérer (on venait de Nouvelle-Zélande) nous avons fait la grasse matinée tous les jours mais chaque après-midi nous avons bien bougé. Voici donc quartier par quartier quelques impressions de Buenos Aires, les visites que nous avons aimées et surtout celles qui ont plu aux enfants.

La Boca :

C’est un des quartiers historiques de Buenos Aires donc c’est à voir, d’autant plus que c’est forcément l’occasion de prendre de jolies photos bien colorées. La partie touristique se situe autour de le rue « El Caminito » et c’est vite vu ; il n’y a des boutiques de souvenirs et des cafés proposant des spectacles de tangos (nous n’avons pas testé). Non loin, pour les fans de football se trouve le stade « La Bombonera ». Tout le quartier de la Boca ne se résume à ce petit coin touristique mais on nous a recommandé de ne pas sortir des sentiers battus donc on a suivi le conseil ;-). On aurait aimé faire un saut à la Fondacion Proa pour ses expos artistiques mais hélas c’est fermé le lundi et nous y étions le lundi…

Façades colorées de Caminito dans le quartier de La Boca

Maisons en tôle vivement colorées à La Boca

Façade multicolore dans le quartier de La Boca

San Telmo :

Notre quartier coup de coeur ! Et de loin ! Je crois même que s’il n’y avait pas eu San Telmo j’aurais été bien déçue par Buenos Aires. A San Telmo il ne faut pas manquer le marché, l’animation sur la place Dorrego le dimanche, toutes les jolies rues du quartier, les antiquaires, les passages plein de charme dans la calle de La Defensa, les cafés… Côté architecture et ambiance j’y ai vu une ressemblance avec le quartier des Sablons à Bruxelles (quelqu’un est d’accord avec moi ??) mais clairement on est en Argentine, avec des parrilladas un peu partout, des musiciens dans la rue qui jouent des airs de tango ; des touristes c’est vrai mais une vraie vie de quartier que nous avons bien appréciée. Les enfants eux ont aimé croiser Mafalda ;-). Bref, si vous visitez Buenos Aires, choisissez un hébergement dans ce quartier !

Rue pavée bordée de bâtiments anciens à San Telmo

Façades pastel ornées de balcons à San Telmo

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Sculptures de personnages de Mafalda sur un banc à Buenos Aires

Comment j’ai appris l’espagnol…

Comme nous venons d’arriver en Argentine, c’est l’occasion pour moi de pratiquer mon espagnol et de vous raconter aussi comment je l’ai appris…

Je fais partie de ces étudiantes étranges qui non seulement ont fait allemand première langue mais en plus ont adoré ! (Et j’ai fini par épouser un Allemand comme quoi !). Du coup, j’ai pris anglais en deuxième langue et je n’ai donc jamais appris l’espagnol pendant mes études. 

Sculptures de personnages de Mafalda sur un banc à Buenos Aires
Si vous avez appris l’espagnol vous devez connaître Mafalda ? Buenos Aires, mai 2016.

Direction le Pérou !

La première fois que je me suis retrouvée au chômage (en 2002), après avoir envoyé une centaine de candidatures restées sans réponse j’en ai eu assez de tourner en rond à Paris ; j’ai fait ma valise (oui, je suis comme ça !) et je me suis dit que j’allais utiliser mon « temps libre » pour apprendre l’espagnol. Le reste s’est déroulé très rapidement ; je n’ai pas réfléchi bien longtemps : j’avais encore Les Mystérieuses Cités d’Or en tête et donc au lieu de faire simple et d’aller en Espagne, j’ai pris un billet d’avion pour le Pérou !

Je me suis dit que je trouverais un travail dans l’humanitaire sur place. J’ai d’abord cherché à Lima mais je ne me suis pas sentie à la hauteur pour affronter les problèmes de la Capitale (beaucoup de missions humanitaires pour aider de jeunes délinquants). Au bout d’une semaine, j’ai migré vers Cuzco où j’ai rapidement trouvé une mission pour m’occuper des « bibliothèques de la rue » : il s’agissait d’emmener des livres pour les enfants dans les villages de la Vallée Sacrée, autour de Cuzco puis de leur faire la lecture. En fait c’était le travail idéal pour débuter l’espagnol sans pression : les enfants étaient très amusés par mon accent et moi j’ai appris des mots simples, des mots d’enfants. Le reste du temps je bavardais avec les étudiants Péruviens qui faisaient partie de l’association ou qui aimaient lézarder à l’Alliance Française. J’ai fait beaucoup d’échanges de conversation avec des Péruviens qui voulaient apprendre le français. Le concept est simple : pendant deux heures on parlait français et pendant deux heures on parlait espagnol. J’ai vite progressé !

Machu Picchu sous les sommets verdoyants des Andes
Machu Pichu, 2002

Mon apprentissage de la langue :

Je dirais que j’ai mis un mois et demi à me sentir à l’aise en espagnol. Le matin, je me levais avec le chant du coq et j’étudiais les conjugaisons. Puis j’allais travailler. Ensuite, je passais l’après-midi avec mes amis Péruviens. Le soir , je m’accordais une pause et je trouvais quasi chaque jour des touristes de passage avec qui je pouvais bavarder en français, en anglais ou en allemand, ce qui me permettait de ne pas dîner toute seule (j’aime pas ça !) et de ne pas avoir à réfléchir pour sortir une phrase. Enfin, après dîner, je rentrais dans ma petite maison troglodyte dans les hauteurs de San Blas, le joli quartier de Cuzco pour ceux qui connaissent.

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Quand mes enfants se passionnent pour le snorkeling…

Je ne vous ai pas encore parlé d’un fait historique de haute importante : nos enfants se sont mis au snorkeling ! C’est arrivé soudain, lors de notre voyage à Bali et cela nous a bien étonnés. Du coup, je voulais partager avec vous cette expérience du snorkeling en famille et connaître également votre expérience en la matière. A partir de quel âge un enfant est-il prêt pour le snorkeling ? Utiliser un masque et un tuba, est-ce instinctif chez tous les enfants ? Faut-il savoir nager pour faire du snorkeling ? En tout cas, Ticoeur et Titpuce étaient si peu à l’aise dans l’eau que nous ne pensions pas un instant que le snorkeling puisse être une activité pour eux ! Et pourtant !

Rappel du contexte natation-piscine dans la famille : 

  • Titpuce, 4 ans : elle qui était si à l’aise aux bébés-nageurs quand elle avait quelques mois, elle a développé au fil des ans une peur de plus en plus grande pour l’eau. Depuis un an elle ne voulait pas d’eau au-dessus de sa cheville ! La pataugeoire ou rien ! Je l’ai pourtant emmenée à la piscine régulièrement mais sans succès.
  • Ticoeur, 6 ans : il a toujours eu peur de l’eau mais il s’applique avec beaucoup de motivation pour apprendre à nager. L’été dernier il a pris quelques cours et techniquement il fait très bien les mouvements de brasse ; il aurait pu se lancer… Sauf que, sans la ceinture, il perd confiance en lui et ne veut plus essayer. Si on insiste, il a les larmes aux yeux. Sa grande peur, comme beaucoup d’enfants qui ont du mal à apprendre à nager : mettre la tête sous l’eau.
  • L’hérédité dans tout ça ? J’ai mis beaucoup de temps à savoir nager et j’avais très peur de l’eau à cause d’un horrible maître-nageur qui avait décidé que la meilleure méthode pour m’apprendre à nager était de me jeter au milieu du grand bassin ! J’ai cru mourir ! J’étais au CP. C’était mon premier cours de natation. Quant à mon chéri, c’est un excellent nageur et il a toujours été à l’aise dans l’eau. Il a même pratiqué la natation en compétition quand il était petit. Bref, soit Ticoeur et Titpuce ont hérité de mes gênes soit cela n’a rien à voir avec la génétique ;-).

Le snorkeling, nouvelle passion de mes enfants, depuis notre passage à Bali !

Première étape de l’apprentissage : une petite piscine.

Comme je vous l’ai expliqué en décrivant notre itinéraire à Bali nous avions prévu une étape snorkeling dans le nord-ouest de l’île où se trouve la réserve naturelle de Pulau Menjangan. La veille de notre journée snorkeling, on profite de la piscine de l’hôtel et le personnel propose un masque et un tuba aux enfants pour qu’ils s’amusent. On accepte par politesse mais on se dit que Ticoeur et Titpuce ne vont pas en faire grand chose… On avait tort ! C’est qu’ils sont curieux les petits ! Ils nous demandent une démonstration, puis ils souhaitent mettre eux aussi leur masque et tuba… Jusque là ça les fait bien rire. Je me dis que ça va s’arrêter là car ils ne voudront jamais mettre la tête sous l’eau… Mais si ! Ticoeur se lance ! Comme il a pied dans le petit bassin de la piscine, il peut juste marcher, donc il n’a pas peur et respirer avec un tuba est tout de suite une évidence pour lui ce qui m’étonne tant j’ai pu voir d’adultes débutants galérer pour comprendre qu’il faut « juste » respirer ;-). Autre grande surprise : après une demi-heure d’observation de son grand-frère, Titpuce fait pareil et réussit elle aussi à utiliser le masque et tuba du premier coup !

Si je résume les clefs de cette « réussite » pour l’apprentissage du snorkeling :

  • Une petite piscine qui met en confiance (l’enfant a pied).
  • Un instinct pour l’utilisation du masque et tuba (est-ce le cas pour tous les enfants ??)
  • Le pouvoir de l’imitation 😉

Deuxième étape de l’apprentissage : le snorkeling en mer !

Le lendemain, nous partons en excursion snorkeling pour la journée (de 9h à 15h avec une mise à l’eau le matin et une autre l’après-midi). Titpuce a tout de suite prévenu qu’elle ne se baignerait pas dans la mer. C’est trop profond. Nous n’insistons pas. Ticoeur lui est motivé car il est rassuré par le gilet de sauvetage et qu’il sait donc très bien nager la brasse avec cette sécurité. Au moment de se mettre à l’eau il est finalement trop impressionné. Il veut savoir s’il y a des requins, des poissons dangereux et nous demande comment c’est sous l’eau. Cette peur de l’inconnu le pétrifie et il préfère rester sur l’île avec Titpuce, tranquillement dans un hamac. Je lève régulièrement la tête pour expliquer à Ticoeur ce que je vois et je crois que je lui donne envie. Il faut dire que l’endroit est paradisiaque : il y a des poissons et des coraux de toutes les couleurs. Les enfants peuvent d’ailleurs voir certains poissons depuis la plage tant l’eau est claire. Au bout de 30 minutes Ticoeur veut venir avec nous. Il nage avec son papa qui le guide doucement en lui tenant un bras. Il est émerveillé ! Une passion est née ! Pendant la pause déjeuner il ne parle que des poissons que nous avons vus ! Il veut tout savoir et ça me rappelle la première fois que j’ai fait de la plongée – bon, moi j’avais 25 ans et ce n’était qu’au Vieux-Port à Marseille ;-). L’après-midi, Ticoeur fait aussi une partie du snorkeling avec nous puis se repose sur le bateau : je crois que ça lui a pris pas mal d’énergie ce premier snorkeling ! Mais il est super fier de lui et il a trouvé ça « trop beau » !
Famille pratiquant le snorkeling dans une mer turquoise

Des conseils pour le snorkeling en mer :

  • Avoir fait un essai à la piscine avant
  • Nager avec un adulte à ses côté
  • Avoir un gilet de sauvetage (même si l’enfant sait nager)
  • C’est plus simple si l’eau est chaude 😉
  • Mettre un T-shirt et de la crème solaire car sinon on brûle vite (c’est vrai pour les parents aussi !)
  • Ne pas faire de séances trop longues : Ticoeur était épuisé après 30 minutes avec nous. A noter qu’il ne voulait absolument pas mettre de palmes, ce qui est plus fatiguant évidemment.
  • Voir de jolis poissons ça motive !
  • Apprendre le nom des poissons rencontrés, les revoir dans un livre après le snorkeling et noter leurs noms dans un cahier (ça c’est pour l’école en voyage ;-)).

Îlot rocheux couvert de végétation dans une mer turquoise

Le snorkeling : une solution pour apprendre à nager ?

Je pose la question car il s’est produit un miracle pour Ticoeur : quand nous sommes revenus à l’hôtel après la sortie snorkeling, il a voulu continuer à s’amuser avec masque et tuba dans la piscine et soudain, il s’est mis à nager, VRAIMENT, sans gilet de sauvetage, sans bouée, juste parce qu’avec la tête sous l’eau la position était idéale et donc tout a naturellement bien fonctionné. Il n’en revenait pas lui même ! C’est vrai qu’on m’a toujours dit qu’un enfant qui mettait sa tête sous l’eau avait plus de chance d’apprendre à nager rapidement que les enfants qui ont peur d’aller sous l’eau mais je n’avais pas pensé au masque et tuba comme solution ! Après, ce n’est pas non plus une solution idéale car il reste une étape : savoir nager sans rien de rien. Disons que le masque et tuba auront aidé Ticoeur à avoir confiance en lui. A présent il sait qu’il sait nager ! La suite une prochaine fois !

En tout cas, Ticoeur et Titpuce ont fait de grands progrès à Bali ! Je suis ravie que mes petits chéris aiment le snorkeling ! Cela promet de futures belles sorties en mer en famille !

Et si vos enfants ne sont pas encore prêts pour le snorkeling ?

Il n’y a sans doute pas d’âge précis pour débuter le snorkeling. Cela doit dépendre de l’enfant. Je dirais qu’il faut attendre le déclic et ne pas forcer. En attendant, pour profiter de la vie sous-marine nous avons testé plusieurs options :

  • Le bateau à fond de verre : nous avons eu une belle expérience de sortie en mer avec Ticoeur et Titpuce à l’Ile Maurice. Le bateau à fond de verre est une solution adaptée aux familles.
  • Le snorkeling à tour de rôle : on a souvent opté pour cette solution. « Papa Voyage » regarde sous l’eau pendant que je reste sur le bateau avec les enfants puis on inverse. Quand les eaux sont claires les enfants peuvent même voir pas mal de poissons depuis le bateau. Nous avions testé cette option en Malaisie.
  • Quand l’endroit est sans risque, les deux parents peuvent aller dans l’eau avec l’enfant dans une bouée. Nous l’avons fait quelques fois avec Ticoeur quand il était tout petit et que nous avions une bouée spéciale bébé (qui empêche l’enfant de passer au travers !!). Par exemple, nous avons testé cette option dans les Calanques à Cassis (nous avions pied), à l’Ile d’Elbe et en Corse.

Cette découverte du snorkeling en famille fait ainsi partie des moments magiques de notre Tour du Monde. La prochaine fois que nous aurons l’occasion de retourner sous l’eau je pense que ce sera sur Ilha Grande au Brésil au mois de juin. J’espère que le snorkeling ça ne s’oublie pas !?

Et chez vous ? Est-ce que vos enfants aiment le snorkeling ? A quel âge ont-ils appris ? Savaient-ils nager ?

Collines verdoyantes et brume matinale à Bali

Louer une voiture à Bali ?

Est-ce une bonne idée de louer une voiture à Bali ? J’enlève tout de suite le suspense : pour moi c’est non mais pour mon chéri c’est oui ! Je vais donc vous lister les « pour » et les « contre » et vous vous ferez votre propre opinion. Je vais également en profiter pour vous donner quelques informations utiles (j’espère !) au cas où vous vous lanceriez dans cette aventure lors d’un voyage en famille à Bali.

Collines verdoyantes et brume matinale à Bali

Louer une voiture à Bali : les avantages.

  • Côté autonomie et liberté c’est le top ! Vraiment ! Je pense que nous n’aurions pas visité tout ce que nous avons vu sans notre voiture (voir les détails de notre roadtrip à Bali). Sans compter la totale liberté dans le planning. Envie d’aller sur telle plage ? Allez hop on y va ! Envie de tester tel restaurant mais il est à 5 km de l’hôtel ? Allez hop, la voiture… etc.
  • C’est pas cher du tout : nous avons payé 12€ par jour (en 2016) pour une petite Toyota Ayla 4 portes (Edit 2026 : les prix sont à présent plutôt autour de 20€ par jour). Je conseille vraiment de choisir une petite voiture car les routes sont étroites. Nous avons réservé notre véhicule sur internet quelques jours avant d’arriver et le loueur est venu à l’aéroport de Denpasar avec la voiture pour le check-in. A noter : les grandes chaînes internationales ont des tarifs plus élevés. Comparez les tarifs et les notes des loueurs de voiture à Bali.
  • On roule lentement : je le mets en avantage car étant donné les petites routes sinueuses de l’île je trouvais rassurant qu’on ne roule finalement qu’à 50km/h maximum avec pas mal de passages à 30km/h ! Comme les distances ne sont pas bien grandes, rouler lentement n’est vraiment pas gênant, au contraire donc ! A noter que dans la zone Kuta-Denpasar on roule lentement car il y a plein de bouchons !
  • De très belles routes panoramiques : notamment je vous conseille la route qui passe par Sidemen, la route qui longe la côte à l’est d’Amed, la route qui passe par le bord du cratère Batur, la route qui va de Banjar à Munduk.
  • Pas de bus à la course un peu folle : contrairement à d’autres coins d’Asie, à Bali vous ne croiserez pas de bus roulant follement à toute allure !
  • En famille c’est pratique : pour les enfants, les trajets en voiture d’un point A à un point B, donc de porte à porte c’est reposant pour eux. Pas de stress dans les transports, pas de longues distances à marcher. A noter qu’il y avait la clim dans la voiture et que c’est essentiel pour que les enfants n’aient pas trop chaud. Enfin, pour changer d’étapes nous faisions nos trajets en début d’après-midi afin que Ticoeur et Titpuce puissent faire une sieste dans la voiture.
  • « Papa Voyage » a apprécié son expérience de conduite a Bali et recommencerait sans hésiter.
Voiture de location noire garée dans un jardin à Bali
Notre voiture pour 3 semaines à Bali
Palmiers au-dessus d’une forêt tropicale à Bali
Photo prise en route
Crique turquoise bordée de collines verdoyantes à Bali
La très belle route à l’est d’Amed

Louer une voiture à Bali : les inconvénients.

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Plage de sable noir et vagues à Canggu à Bali

3 semaines à Bali en famille

Nous venons de passer trois belles semaines en famille à Bali. Je vous ai déjà parlé de nos premières impressions en arrivant à Bali huit ans après notre dernier passage ici. Même si Bali a pas mal changé nous aimons toujours autant cette île qui est une très belle destination à découvrir en famille.

Voici tous les détails de notre itinéraire aux quatre coins de Bali, en bord de mer, dans les rizières et dans les montagnes. Nos étapes :

Carte de Bali indiquant l'emplacement de six sites : Pemuteran, Lovina, Munduk, Keliki, Tirta Gangga et Canggu

 

1- Canggu : notre étape dans le sud (3 jours)

La partie sud de Bali est la plus touristique mais comme c’est là qu’on atterrit, il est quand même plus simple de commencer ou de finir son séjour à Bali à quelques kilomètres de l’aéroport de Denpasar.

Nous avons choisi Canggu car une amie à moi y vit et que nous voulions la retrouver. Ce n’est pas particulièrement un coin pour les familles car les vagues sont impressionnantes mais si vous voulez voir le Bali des surfeurs en évitant Kuta et Seminyak (trop bling bling, trop fête, trop, trop, trop…) alors c’est une une bonne option. A Canggu, même s’il y a du monde, c’est plus simple et plus sympathique. Tout au long de la plage d’Echo Beach on y trouve des petits warungs (restos) sans prétention, juste de petites cabanes d’où il est agréable d’observer les surfeurs.

Plage de sable noir et vagues à Canggu à Bali

A Canggu, il y a une belle ambiance au coucher du soleil : on retrouve autant de touristes que de locaux sur la plage. Les Balinais aiment faire voler leurs cerf-volants et les enfants jouent à marée basse.

Si vous n’avez pas envie de grosses vagues (et que vous n’avez pas envie d’être les plus vieux de la plage !) alors je vous conseillerais d’opter pour Sanur en première étape dans le sud. C’est un coin touristique mais familial, avec une mer tranquille.

Excursions depuis Canggu : 

  • Tanah Lot ❤ situé non loin.
  • Si c’est votre première fois à Bali, prévoyez également d’aller voir le temple d’Uluwatu et ses très belles plages voisines.
Temple de Tanah Lot sur son rocher au coucher du soleil
Tanah Lot

Notre hébergement à Canggu : après notre long roadtrip australien en campervan nous étions fatigués et nous avions besoin de confort donc côté hébergement on s’est lâché, sachant que ça reste très raisonnable pour de la top qualité. Nous avions un superbe petit appart avec piscine (pour 52€/nuit) -> Echo Beach Villa❤ (réservation ici).

Piscine étroite dans le jardin d'une villa balinaise

2- Tirta Gangga : notre étape zen (4 jours)

A Tirta Gangga il y a de célèbres bains sacrés. Habituellement c’est une rapide excursion à la demi-journée. Nous avons décidé de nous y poser en choisissant une petite guesthouse située juste au-dessus des bains, face à de belles rizières et au pied du Mont Agung. Là pour le coup, nous n’avons croisé que deux touristes par jour ;-). Le décor est superbe et c’est un endroit pratique pour rayonner. Par contre, sur place rien d’autre à faire que les bains sacrés, donc si vous n’êtes pas véhiculés ce n’est pas un bon point de chute.

Bassins et fontaines du palais aquatique de Tirta Gangga

Excursions depuis Tirta Gangga :

  • White Sand Beach et Le palais sur l’eau sur la côte sud.
  • Amed❤ sur la côte nord avec au programme : snorkelling et détente.
  • Rajoutez le temple Lempuyan sur votre liste (on n’a pas eu le temps d’y aller).

Plage de sable clair bordée d'une falaise boisée à Bali

Pavillon au milieu des bassins de Tirta Gangga

Bateau traditionnel sur une plage volcanique de Bali

Hébergement : notre Guesthouse était très sympa et les vues très belles. Par contre la chambre était défraîchie et la salle de bain plus que basique (toilettes turques, douche artisanale)… C’était pas cher (28€/nuit) donc je vous donne le nom mais je préviens que ce n’est pas en super état -> Puri Sawah Bungalows & Restaurant. PS : si vous y allez je vous conseille de faire dormir les enfants en bas et les parents sur la mezzanine car l’escalier est dangereux.

Bougainvillier rose devant une maison balinaise

Rizières verdoyantes avec un volcan à l'horizon à Bali

Si c’était à refaire, on choisirait comme point de chute Amed plutôt que Tirta Gangga. Amed c’est notre gros coup de coeur balinais. Nous y avons passé une journée et nous aurions eu envie d’y rester. Plus particulièrement, je vous conseille de louer un petit bungalow sur la plage de Jemeluk ❤ : beaucoup de charme, très calme, très agréable. Vraiment l’endroit où on se posera la prochaine fois. En plus, on peut faire un peu de snorkeling à quelques brasses de la plage. Ticoeur a aimé s’y baigner. Enfin, nous avons découvert un petit warung super bon face à la mer : warung Celagi.

3- Lovina : de bons moments dans le nord de Bali (4 jours)

Pour visiter le nord de l’île nous nous sommes posés à Lovina qui est la plus grosse station balnéaire dans ce coin de Bali.

A Lovina nous avons aimé :

      • Les couchers du soleil : superbes, avec souvent des locaux qui jouent de la guitare.
      • Nos excursions : ne pas manquer les cascades de Sekumpul❤ (c’est un peu sport mais c’est extraordinaire) et les bains de Banjar❤ (hotsprings).
      • Notre hébergement : nous avons loué sur Airbnb une villa spacieuse avec piscine. Beaucoup de confort et de place pour seulement 39€/nuit (A noter qu’il vaut mieux être motorisé pour aller à la plage et dans les restos). C’était l’occasion de faire progresser Ticoeur en natation. Forcément dans la villa nous avions une cuisine mais ça ne vaut pas tellement le coup à Bali car ça revient moins cher de manger dans un warung que faire soi-même les courses (surtout quand on ne connaît pas trop le prix des fruits et légumes !). J’ai profité de la cuisine pour faire des crêpes car ça nous manquait ! -> voir détails de notre villa.

Voilier au coucher du soleil sur la mer de Bali

Cascade au milieu de la forêt tropicale à Bali

Voyage à Bali en famille

Piscine privée devant une villa balinaise

A Lovina nous n’avons pas aimé :

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Temple de Tanah Lot sur son îlot rocheux à Bali

Bali, 8 ans plus tard…

Nous revoilà à Bali huit ans après notre dernier passage ici, lors de notre premier Tour du Monde. C’était pour notre voyage de noces. C’était sans les enfants. Il y a 8 ans déjà !

Retourner dans un endroit que nous avons déjà visité nous l’avons souvent fait. Parce que lorsque nous avons un coup de cœur, nous avons envie de revoir des lieux que nous avons aimés et d’en découvrir d’autres.

Par exemple, nous sommes allés trois fois en Malaisie : deux fois sans enfants et une fois avec Ticoeur. Nous sommes allés deux fois au Vietnam : une fois sans enfants et récemment avec les kids. Il y a aussi eu 2 fois en Thaïlande, 2 fois à L’ile Maurice, 4 fois en Chine, 5 fois en Corse, au moins 10 fois à Londres et j’en passe ! Bref, que ce soit en Europe ou à l’autre bout du Monde quand on aime un pays, une île, une ville, on essaie d’y retourner.

Du coup, cela faisait longtemps que Bali était sur notre « wish list »… En 2008 déjà nous avions remarqué le potentiel pour un futur voyage en famille ;-). Pour vous dire à quel point : nous avions passé beaucoup de temps en Indonésie, notamment sur Java, Lombok et Florès mais nous n’étions restés qu’une grosse semaine à Bali en nous disant : là on prendra le temps quand on y retournera avec nos enfants.

Temple de Tanah Lot sur un éperon rocheux au large de Bali

Pourquoi cette pensée ? Parce que de toutes les îles indonésiennes Bali est la plus simple pour un voyage en famille. Les distances sont petites, l’offre hôtelière est énorme et de qualité. Et puis, à Bali y a pas de palu ! Ce qui n’est pas le cas sur les îles voisines. Bref, Bali, destination super kid-friendly d’Asie du Sud-Est on en était totalement persuadés mais il restait à le tester véritablement!

On a voulu passer l’été 2013 ou 2014 à Bali mais à chaque fois on a eu d’autres projets et on a reporté à plus tard. Alors quand le mois dernier, en Australie, on a regardé les vols depuis Darwin et qu’on a vu des billets pour Bali à 50€ et bien on n’a pas hésité !

Toute cette longue introduction pour vous dire qu’on l’attendait depuis longtemps notre voyage en famille à Bali !

Mais le retour à Bali nous a fait un petit choc au début :

Jamais nous n’avions constaté autant de changements entre deux visites dans un même pays. Oui bien sûr il y a plein d’endroits qui changent, et Paris ne déroge d’ailleurs pas à cette règle. Mais là en arrivant à Bali beaucoup de choses nous ont frappés. En 8 ans, Bali a vraiment pas mal changé.

  • Dans l’avion déjà quand j’ai vu la carte des villes asiatiques qui étaient reliées à Bali j’ai halluciné ! Il n’y avait pas un dixième de l’offre actuelle en 2008. Et encore, je n’ai vu que les routes d’AirAsia. Il y a toutes les autres compagnies aériennes !
  • En arrivant on s’est installé à Canggu à quelques kilomètres au nord de Kuta et quel étonnement de voir à quel point Canggu est développé, avec des centaines de surfeurs sur la plage, beaucoup de restaurants, d’hôtels… De mémoire, il n’y avait rien à Canggu en 2008 ! Je me souviens qu’à part à Kuta qui était déjà énorme et très touristique c’était plutôt calme dès qu’on sortait de cette ville. En longeant la côte à l’époque on avait surtout vu des rizières et des mini-villages. Rien de négatif dans mon jugement d’ailleurs. L’ambiance à Canggu est très sympa et malgré le monde c’est beaucoup plus agréable que Kuta…. (Ça reste quand même une plage pour surfeurs, nous y sommes allés pour rendre visite à une amie).
  • Autre gros choc : le nombre de voitures. C’est au moins 10 fois plus qu’il y a 8 ans ! Enfin, je sais pas… à vue de nez… En fait, j’ai même pas souvenir qu’il y avait des voitures à part les mini-vans pour les déplacements des touristes et quelques bus.
  • Autour de Denpasar, quasi tous les Indonésiens à moto portent le casque. Bon, là c’est un progrès… (depuis deux semaines que nous sommes ici, il faut avouer que dans le reste de l’île il  y a encore des progrès à faire quand même…).
  • Forcément, avec l’augmentation du nombre de véhicules et de touristes, il y a plus de bouchons. Dans le sud, pour faire 15km on a souvent mis 1h !
  • La foule de touristes : alors cette fois-ci nous sommes à Bali en avril. Normalement avril est un mois calme. En 2008, nous y étions en juillet qui est un gros mois donc nous pensions voir moins de monde… Sauf que dans le sud, il s’est avéré qu’il y avait bien plus de monde qu’il y a 8 ans ! Nous sommes allés revoir le temple de Tanah Lot qui nous avait tant plu. Bon, lui n’a pas changé mais la dernière fois nous étions quasi seuls au coucher du soleil, en plein mois de juillet alors que là, en basse saison, c’était noir de monde ! Hasard du jour ? Je ne sais pas, peut-être… Nous n’y sommes pas allés deux fois ;-).
Visiteurs traversant les rochers sous le temple de Tanah Lot
Tanah Lot en 2016

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Menhirs des alignements de Carnac

Vacances en France sur la côte ouest : 5 destinations testées et approuvées !

Je vous ai préparé quelques idées de vacances en France sur la côte ouest pour d’agréables séjours en bord de mer avec les enfants. Il s’agit de destinations que nous avons déjà testées et approuvées en famille et qui devraient également vous plaire ! La côte ouest de la France est sauvage, revigorante, moins touristique que le sud de la France. Nous aimons nous rendre régulièrement dans les îles de la côte Atlantique pour un grand bol d’air iodé et une impression de bout du monde. Nous avons également adoré la longer cette côte ouest sur 300 km pendant notre périple à vélo sur la Vélodyssée (une belle expérience à tenter en famille si vous êtes fans de vélo vous aussi !).

Côte ouest de la France : 5 idées inspirées de nos vacances en famille

1 – Carnac et ses alentours : un peu d’histoire, des crêpes et de jolies plages !

Nous sommes allés plusieurs fois à Carnac et dans ses environs. Là-bas, nos enfants aiment les plages, les sites mégalithiques et les bonnes crêpes ! Nous avons aussi visité des châteaux et fait du vélo dans la région. Nous vous conseillons surtout de parcourir la Presqu’île de Quiberon à vélo et de passer une journée sur l’île aux Moines.

Où dormir à Carnac ? Dans le coin de Carnac, nous avons testé plusieurs hébergements insolites : nous avons notamment dormi dans une yourte et nous avons également dormi dans les arbres. Une belle expérience ! Sinon, à Carnac même, nous vous conseillons la chambre famille de l’hôtel-restaurant Lann-Roz. Dînez-y au moins un soir car le restaurant est top !

Retrouvez également tous nos articles sur nos vacances dans le Golfe du Morbihan !

Menhirs des alignements de Carnac
Les alignements de Carnac

2 – Nantes : à la découverte d’une chouette ville pour les enfants !

Nous sommes allés plusieurs fois à Nantes l’été et nous avons trouvé la ville très agréable à découvrir en famille. Il y a tant d’activités pour les enfants là-bas avec notamment Les Machines de L’île, le fameux manège des Mondes Marins et l’Eléphant. Et puis de jolis parcs et un parcours amusant à suivre chaque été dans la ville : Le Voyage à Nantes qui nous conduit à la découverte d’installations artistiques.

Notre conseil hébergement à Nantes : nous avons beaucoup l’Hôtel Océania – j’ai d’ailleurs consacré un billet à notre séjour dans cet hôtel. Plus de bonnes adresses dans mon billet complet sur Nantes.

A partir de Nantes, d’autres escapades sont possibles : relisez mon article sur les bords de la Loire à vélo ou direction la mer avec notre séjour à La Baule en famille, grande station balnéaire incontournable dans les alentours de Nantes.

Carrousel des Machines de l'île à Nantes
Le Carrousel des Mondes Marins à Nantes

3 – L’île de Ré : du vélo, des huîtres et des plages en famille !

Lors de notre séjour sur l’île de Ré, nous avons aimé prendre un bon bol d’air marin et faire du vélo sur les nombreux chemins de l’île avec les enfants dans la remorque. Sur l’île, Ticoeur et Titpuce ont aimé le vieux manège de l’Ars-en-Ré, les très bonnes glaces de chez La Martinière et les immenses plages. Les parents adorent le charme des villages et les bonnes huîtres ! C’est vrai qu’il y a du monde sur l’île de Ré mais on a trouvé qu’il était facile d’éviter la foule qui se trouve surtout dans le sud de l’île (évitez quand même les ponts du mois de mai !). Nous avons trouvé des plages désertes, dans la partie nord de l’île, même en haute saison ! Juste avant d’aller sur l’île de Ré, nous nous sommes arrêtés à La Rochelle.

Une idée d’hébergement à l’Ile de Ré ? L’Hippocampe au village de La Flotte, un lieu tout en douceur, dans le style de l’île.

Voiliers dans le port de La Rochelle

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Les coulisses de notre Tour du Monde en famille : déjà 4 mois !

Vous savez quoi ? C’est la mi-temps ! Et oui déjà. Notre projet de voyage autour du monde est un projet de 8 mois, de janvier à fin août et donc voici que nous venons de terminer notre 4iè mois de voyage en famille !

Les moments forts en avril côté destination ? Melbourne et ses alentours, le Centre Rouge et notre arrivée à Bali (suivez-nous sur Facebook pour voir nos premières photos de Bali).

Alors, comme chaque mois, j’ai envie de vous raconter les coulisses de notre Tour du Monde pour que vous puissiez mieux cerner le quotidien d’une famille en voyage au long cours… De quoi vous parler cette fois-ci ?

Tout d’abord du 1er mai !

Quoi ? Que dit-elle ? La fête du travail lui manque alors qu’elle est en vacances ? Bon d’ailleurs, pas drôle le 1er mai qui tombe un dimanche… Le genre de chose qui m’aurait mise d’humeur noire quand j’allais au bureau ! La fête du muguet ? Bon j’adore cette petite fleur qui sent bon mais non, ce n’est pas le muguet qui me manque : ici à Bali en ce moment nous avons des fleurs de frangipaniers, des fleurs de lotus, des fleurs de nénuphars… Non, le truc c’est que le 1er mai c’est l’anniversaire de ma petite soeur ! Et elle me manque ! Non pas qu’on se voit tous les jours quand je suis à Paris mais bon, là on est vraiment loin… Alors Joyeux Anniversaire soeurette ! On pense bien à toi depuis l’autre bout du monde. Pourquoi vous parler de l’anniversaire de ma soeur ? Pour aborder un des aspects du voyage au long cours : on rate des moments importants. Des naissances, des anniversaires, des fêtes… J’aurais aimé être là pour la naissance de ma petite nièce dans quelques semaines (2iè bébé de mon petit frère), j’aurais aimé voir le bébé de ma copine, j’aurais aimé… Bref, vous voyez le tableau. Le calendrier est souvent ponctué d’heureux événements qu’on a plaisir à partager en famille ou entre amis et quand on voyage on passe à côté. On le sait, on l’accepte et ce n’est que pour 8 mois donc loin de moi l’envie de me plaindre. On profite de plein d’autres choses mais je voulais quand même souligner le manque d’occasions de boire du Champagne à l’autre bout du Monde ;-).

Fleur de lotus rose au-dessus de ses feuilles vertes
Fleur de Lotus – Bali

L’école en voyage et la gestion du bilinguisme.

Je continue de vous parler de l’école car c’est un gros sujet pour nous. Comme vous le savez, nous n’avons pas abandonné l’école ; juste le bâtiment ;-). Notre Ticoeur continue son CP sur les routes et nous on continue d’improviser pour qu’il acquiert la lecture et l’écriture tout en découvrant le monde. La nouveauté ce mois-ci c’est qu’on a noté une petite lassitude : Ticoeur voulait toujours faire le double de ce qu’on lui demandait, lire toujours plus, enchaîner les pages d’exercices de mathématiques. En avril, il travaille toujours sérieusement mais il ne demande pas à faire plus. Evidemment c’est pas grave et je pense que c’est aussi le coup de barre naturel de tout écolier à cette époque de l’année mais on s’est dit qu’il était peut-être temps de changer un peu de routine. Du coup « Papa Voyage » a trouvé que c’était le bon moment pour commencer à lui apprendre à lire en allemand. On a emmené avec nous une dizaine de livres en français mais on a aussi un gros livre en allemand offert par Omi. Au début j’étais réticente et je ne voulais même pas emporter ce livre en voyage et puis « Papa Voyage » m’a convaincue d’essayer. En effet, avoir un enfant bilingue à l’oral c’est une chose ; mais avoir un enfant qui maîtrise également les deux langues à l’écrit c’est plus compliqué je trouve. J’ai d’abord pensé qu’il valait mieux qu’il maîtrise totalement la lecture en français avant de se mettre à l’allemand. Tout le monde est d’accord pour dire que le CP c’est crucial et qu’il faut vraiment bien acquérir la lecture. Mais des amis français qui vivent à l’étranger m’ont dit qu’il ne fallait pas non plus commencer trop tard l’écriture de la 2iè langue sinon l’enfant aurait du mal… Trop tôt ? Trop tard ? Difficile de savoir ce qui est mieux. Donc on y va en douceur. On force pas et on va voir ce que ça donnera. Si vous avez des témoignages d’apprentissage de deux langues à l’écrit je suis preneuse !

Et sinon on continue de respecter le calendrier scolaire et donc en avril c’était deux semaines de vacances !

voyager en campervan
En Australie, il a parfois fallu travailler avec le filet anti-mouches sur la tête !
Notre artiste

L’étrange « allergie » aux pommes de Titpuce !

Alors là je vous avoue qu’on n’y comprend rien ! Titpuce a toujours mangé beaucoup de pommes. Lors de notre séjour dans la région de Perth en Australie en février dernier nous avons mangé des pommes tous les jours car c’était la saison et tout s’est bien passé. Idem en Nouvelle-Zélande. Mais, là, en avril quand on est retourné en Australie ça a commencé : soudain on a vu notre Titpuce recouverte de boutons, sur le visage, sur les bras, sur le ventre, sur les jambes, sur le dos… Bref, on a eu quelques instants d’inquiétude – elle n’a pas compris nos mines déconcertées car elle se sentait en pleine forme : « mais qu’est-ce que j’ai  ? Pourquoi tu me regardes comme ça maman ? »… Le temps qu’on la lave, qu’on vérifie qu’elle n’avait pas de piqûres d’insectes, qu’on lui change de vêtements et qu’on lui donne un antihistaminique au cas où… Bref, le temps de faire tout ça et tout avait disparu. Zéro fièvre et grande forme. Au bout de trois fois on a compris le lien avec les pommes. On a arrêté les pommes et il n’y a plus jamais eu de boutons. Sauf que c’est étrange. Pourquoi soudain cette réaction aux pommes ? En attendant on fait un voyage sans pomme et on testera les délicieuses pommes bio du jardin d’Omi et Opa à notre retour. Ensuite on ira voir un médecin si cette « allergie » se poursuit en Europe. J’espère que c’est passager, lié peut-être à une sorte de pommes ou à des pesticides. J’espère car c’est son fruit préféré. Bref une histoire à suivre ! En attendant Titpuce va très bien et profite de Bali où les fruits exotiques ne lui posent aucun problème. Ce mois-ci il est important de noter qu’elle a super bien marché ! Une vraie randonneuse du désert !

Autres petites galères :

  • On a oublié l’iPad chez nos amis à Sydney : heureusement, la poste australienne a été efficace : 2 jours après l’iPad nous attendait à Melbourne où il était donc arrivé avant nous !
  • On a perdu doudou Reine des Neiges quelque part dans le désert australien. Heureusement, Titpuce a aussi emmené doudou Mini et ces derniers temps elle préférait Mini.
  • Je n’arrête pas les échanges d’e-mails avec La Poste et notre banque pour divers problèmes – rien de bien grave mais on rame pour des choses qui semblent pourtant si simples !

Et le sport en voyage alors ?

C’est le dernier sujet que je voulais aborder mais je ferai un billet complet sur le sport en voyage tant j’ai de choses à raconter. En voyage, on change nos habitudes aussi côté sport : Ticoeur allait au judo toutes les semaines. Moi j’allais courir régulièrement et je faisais du yoga devant Youtube. Alors ça donne quoi en voyage ?

  • Plus de judo évidemment. Mais ça ne lui manque pas.
  • Pour le footing ça m’arrive mais c’est rare : il faut trouver le bon spot, le bon moment et le bon climat. C’est pas simple. Récemment j’ai quand même pu faire un footing extraordinaire car j’ai couru autour de Ayers Rock dans le Centre Rouge. C’était superbe ! 11km de rêve australien ! Mais à la place du running, en voyage je fais plus de rando, de vélo et de balades. 
  • Pour le yoga, j’ai pu continuer à regarder mes vidéos favorites au Vietnam car il y avait du super wifi partout et là en avril je suis contente car c’est pareil à Bali. Par contre, en Australie et en Nouvelle-Zélande comme j’avais acheté un forfait de données, j’étais trop limitée pour regarder des vidéos. Le yoga c’est important parce que c’est une activité que j’ai toujours faite avec les enfants et ils aiment beaucoup. C’est un moment de partage qui j’espère leur permet d’acquérir quelques bases de coordination des mouvements. Pour moi du coup, le yoga en famille c’est plus de la gym douce qu’un moment de calme et de méditation car Ticoeur et Titpuce rigolent pas mal quand ils prennent les poses ;-).
  • Natation : on aimerait que Ticoeur maîtrise la brasse avant notre retour (on y est presque mais pas encore car il manque de confiance en lui). Si vous avez une recette miracle ?
  • Enfin, ce mois-ci c’est le mois des inscriptions aux activités périscolaires dans notre quartier donc on en discute avec les enfants : à la rentrée Ticoeur veut faire de l’escrime et Titpuce veut faire de la danse. A suivre !

Montage d’Uluru, de formations rocheuses et de chaussures sur la terre rouge australienne

Avril le mois des retrouvailles :

Contrairement aux mois précédents avril n’a pas été  un mois de rencontres mais un mois de belles retrouvailles ! Mon chéri a revu un collègue à Melbourne et moi une copine qui s’est installée à Bali ! Enfin, nous avons retrouvé Virginie et sa petite famille (que nous avons rencontrée le mois dernier en Nouvelle-Zélande) et nous avons parcouru un bout de chemin ensemble, sur la Great Ocean Road : c’était top ! Cinq enfants ça met de l’ambiance !

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Sur la Great Ocean Road – Australie

Voilà ! Je vous ai tout dit des coulisses de notre 4iè mois de voyage en famille et on a hâte de profiter à fond des 4 prochains parce qu’une chose est sûre : ça passe trop vite !

Départ en famille, de dos, devant une fenêtre entourée de bagages
Quand on pose nos valises, ça ressemble à ça !

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Bonne fête du muguet à tous ! Et que le voyage continue !

Camping-car blanc installé dans un camping herbeux

Alors ? C’est comment de voyager en campervan ?

Que ce soit en Nouvelle-Zélande ou en Australie, récemment nous avons eu l’occasion de voyager en campervan avec les enfants sur des périodes assez longues. En effet, jusqu’à présent, notre unique expérience de voyage en campervan en famille avait été notre roadtrip d’une semaine au Portugal en Combi VW. Depuis, on avait envie de renouveler l’aventure campervan. Mon chéri avait même envisagé qu’on fasse un tour d’Europe en camping-car plutôt qu’un Tour du Monde. Finalement, on a opté pour un Tour du Monde avec quelques étapes en campervan (cela s’appelle faire des concessions ;-)).

Mais concrètement, comment c’est de voyager en campervan ? Vous êtes nombreux à me poser des questions pratiques sur ce mode de voyage et vous êtes également quelques uns à me dire que dormir en campervan vous semble totalement inenvisageable ! Bref, entre les enthousiastes et les réfractaires il y a les indécis ;-). Je voulais donc vous donner mon avis après notre tout récent roadtrip en Nouvelle-Zélande et notre traversée de l’Outback en campervan.

Camping-car blanc installé dans un camping herbeux

Pourquoi voyager en campervan ? Quels sont les avantages ?

1- Dormir dans des endroits de rêve, en pleine nature. Pour moi c’est LA plus grande raison pour voyager en campervan. Nous aimons la nature, nous aimons éviter la foule, nous aimons les endroits sauvages et dans ces spots merveilleux et bien il arrive souvent qu’il n’y ait pas d’hôtels.

Par exemple, dans l’Algarve au Portugal, vous avez beaucoup de choix d’hébergements sur la côte sud, très touristique et quasi rien sur la côte ouest qui est pour moi la plus belle. Avec le campervan, nous avons pu profiter de cette magnifique côte et de ses plages sauvages, souvent désertes.

En Nouvelle-Zélande, dormir au pied d’un glacier, dormir en pleine forêt, au bord d’un lac ou juste face à la mer  c’est juste une des meilleure façon d’apprécier le fabuleux cadre naturel de ce pays.

De même, en Australie, je vous l’ai montré récemment, nous avons vraiment pu dormir dans des endroits magiques en plein désert. Voici quelques exemples :

Camping-car blanc près de falaises rouges au coucher du soleil

Voyageurs se détendant au bord d’un lac dans un camping pour camping-cars

Camping-car blanc garé au bord d'un lac de montagne turquoise

Sommets enneigés sous un ciel bleu

 

Camping-car garé à un point de vue côtier

Camping-car installé dans un camping de montagne

Deux camping-cars garés dans un camping de montagne

Camping-car garé parmi les formations rocheuses rouges

Plage dorée et falaises calcaires en Algarve

2- La liberté côté itinéraire : on peut choisir son itinéraire au jour le jour. Il nous est même arrivé de changer de programme en cours de journée. Être en campervan nous a permis plusieurs fois de nous adapter à la météo. Par exemple, quand on a vu qu’il allait faire beau au Milford Sound en Nouvelle-Zélande (ce qui est rare), on a filé là-bas !

3 – Les enfants adorent ! Ticoeur et Titpuce ont trouvé toutes ces expériences très amusantes. En plus ils ont toujours super bien dormi. Je ne sais pas si c’est la proximité avec les parents, l’espace réduit ou le grand air mais ils dorment à poings fermés. Nos nuits en Combi VW au Portugal avaient été les meilleures nuits de Titpuce à une époque où elle ne dormait pas encore sereinement.

Camping-car Volkswagen vert dans un camping boisé

4- C’est plus confortable qu’en tente. Si on choisit de planter la tente on peut également profiter de dormir en pleine nature. D’ailleurs nous choisissons la version tente quand nous voyageons à vélo et que nous ne partons  que quelques jours. Par contre pour un grand roadtrip, surtout en famille, avoir un campervan c’est un vrai cran au-dessus en terme de confort ! (On ne monte pas la tente tous les jours, on est à l’abri s’il pleut ou s’il y a du vent, on a des matelas plus confortables, on a une vraie petite cuisine, etc…).

voyager en campervan

5- Le coût est normalement plus bas qu’en mode voiture+hébergement. Mais là attention car cela dépend de pas mal de choses. Pour que voyager en campervan soit économique, il faut :

  • Opter pour un petit modèle. Plus vous souhaiterez le confort d’un grand camping-car, plus ce sera cher évidemment.
  • Choisir un modèle qui ne consomme pas trop d’essence. Par exemple, notre Toyota avait une consommation raisonnable pour son gabarit (11L/100km) tandis que notre Combi VW consommait énormément car c’était un vieux modèle.
  • Réserver en avance. Tout comme pour les voitures, le mieux est souvent de réserver son camping-car en avance.
  • Souvent il est moins cher de réserver d’un point A à un point A plutôt que d’un point A à un point B.
  • Ne pas dormir toutes les nuits dans des campings de luxe ;-). Parce que si vous allez tous les soirs dans un camping 5* avec piscine, alors clairement, la formule campervan+camping va vous coûter cher ! Cela dit, de temps en temps ça fait du bien. Quelques fois nous nous sommes posés dans un camping confortable pour avoir de super douches, une aire de jeux, du wifi ou de l’électricité. Parfois il n’y a pas le choix non plus car l’endroit est touristique et qu’il n’y a qu’un camping assez cher (par exemple à Ayers Rock).

6- On fait de chouettes rencontres : j’ai trouvé qu’entre campers l’échange était souvent fort sympathique. Au Portugal, les surfeurs trouvaient qu’on était vraiment une famille super cool avec notre Combi VW. En Australie, on a rencontré des familles australiennes avec qui on a discuté le temps d’une soirée. Il faut dire que les Australiens sont tout particulièrement « friendly ». Moins il y a de monde sur un spot, plus on engage la conversation et c’est encore plus sympa quand ce sont des familles car les enfants peuvent jouer ensemble. A chaque fois, sur les routes, quand on croise un campervan ou un camping-car on se fait un petit signe ;-).

A quoi ressemble un campervan ?

En Australie et en Nouvelle-Zélande, nous avons eu le même modèle Toyota. L’aménagement intérieur varie d’un loueur à l’autre. Chez nous, cela ressemblait à ça :

  • Les enfants dorment en hauteur.
  • Les parents dorment en bas : la banquette se transforme en lit double.
  • En journée, les enfants sont assis sur des sièges face à la route et profitent du paysage par les fenêtres (bien penser à louer également les sièges-autos ou réhausseurs).
  • Si on veut manger à l’intérieur, on peut relever une petite table entre les sièges des enfants et la banquette.
  • La cuisine est à l’arrière.
  • En Nouvelle-Zélande on avait pris l’option « self-contained » donc un circuit d’eau qui ne va pas vers l’extérieur. Cela permet de faire la vaisselle sans polluer et cela veut également dire que nous avions des toilettes à bord, cachées sous la banquette. Dans les faits, nous ne les avons jamais utilisées car il était très simple en Nouvelle-Zélande de trouver des spots de camping gratuits avec toilettes (et je n’avais pas envie de me coller au vidage-nettoyage de nos toilettes !).
  • Nous avions une douche solaire : c’est une petite poche plastique que l’on remplit d’eau et qui se réchauffe au soleil. Un petit tuyau permet d’improviser une mini-douche. En fait, nous ne l’avons utilisée que pour les enfants en dépannage. Il y a souvent des douches gratuites ou payantes à disposition en Nouvelle-Zélande et/ou en Australie. Et puis parfois un bain de mer suivi d’une douche de plage nous suffisait.
  • Nous avions pris une table et des chaises de camping – c’est en option mais c’est utile pour manger dehors au grand air.
  • Nous avions la clim mais elle ne marchait qu’à l’avant. Pour les enfants on ouvrait les fenêtres.
  • En Australie, toutes les fenêtres du campervan avaient des moustiquaires : c’est très important ! Je vous invite à vérifier ce point. Nos autres campervans n’en avaient pas.

voyager en campervan

Lit fait à l'intérieur d'un camping-car Volkswagen

voyager en campervan

Sièges et rangements à l'intérieur d'un camping-car Volkswagen

voyager en campervan

Banquette transformée en lit à l'intérieur d'un camping-car

voyager en campervan

Au Portugal, nous avions une version très vintage et pleine de charme puisque nous avions loué un Combi Volkswagen des années 70. L’intérieur avait été aménagé par les propriétaires. On dormait sur le toit (toit qui s’ouvre pour agrandir l’habitacle) et les enfants dormaient en bas  :

Combi Volkswagen vert avec toit relevable déployé

A chacune de nos locations, le campervan était de taille parfaite pour 2 adultes et 2 enfants. Si vous avez 3 enfants ou plus il faut soit un autre type d’aménagement (et c’est rare je pense) soit un modèle de camping-car plus grand. Par exemple, nous avons croisé des familles qui voyageaient dans ce type de camping-car :

Camping-car garé dans une clairière
Le campervan de nos amis Virginie et Rudy (et leurs 3 enfants !)

Nous avons eu l’occasion de rentrer à l’intérieur : c’est très confortable et très spacieux. Rien à voir avec un campervan comme on avait. Cela fait petit appartement. Par contre, c’est forcément un peu plus difficile à manœuvrer et c’est un budget plus élevé.

Et les inconvénients de voyager en campervan on en parle ?

  • On est à l’étroit, surtout en famille. Nous avons vu pas mal de couples qui louaient le même type de campervan que nous mais pour deux. Là, c’est assez confortable. Mais à quatre, on se marche dessus. Une fois qu’on a organisé le campervan pour la nuit on ne peut plus s’asseoir et encore moins se mettre debout (sauf dans la cuisine mais bon….). La solution -> vivre dehors bien sûr ! Ne rentrer dans le campervan que pour dormir ou en cas de pluie pour manger. Autre solution : louer un plus grand modèle de camping-car.
  • C’est pas le confort d’un hôtel côté literie et là encore cela dépend de votre loueur. En Nouvelle-Zélande c’était le confort minimal. En Australie, au moins ils nous ont donné de super oreillers et de belles couettes (par contre, les couettes ne nous ont servi à rien étant donné les températures mais on aurait rêvé d’avoir les mêmes dans le sud de la Nouvelle-Zélande où il fait frais la nuit).
  • Devoir sortir de son campervan pour prendre une douche ou pour aller aux toilettes la nuit, c’est pas trop mon truc. Mais là c’est comme en tente par exemple. C’est juste que je ne suis pas trop camping à la base donc à la longue ça me pesait… Bien sûr, si vous louez un camping-car plus grand, vous pouvez avoir une vraie salle de bain dedans.
  • Les étapes grandes villes : pas toujours simple de stationner dans une grande ville et pas toujours évident de trouver un spot de camping qui ne soit pas trop éloigné de la ville.

Camping-car installé sur un camping herbeux

En conclusion : mes conseils pour voyager en campervan ?

  • Choisir ce mode de voyage sur une période de une, deux voire trois semaines mais pas au-delà. En tout cas pas dès la première fois. Allez-y par étapes. Au Portugal on avait juste opté pour une semaine et c’était parfait. En Nouvelle-Zélande, j’ai trouvé qu’un mois c’était long. En Australie, on avait le campervan pour 20 jours et j’ai trouvé ça bien, à part les trois derniers jours mais c’était surtout à cause de la chaleur tropicale.
  • Choisir une destination où il fait beau, comme ça vous profitez surtout des extérieurs du campervan ;-). Et puis avoir froid la nuit ou devoir s’abriter à cause de la pluie à l’intérieur du campervan c’est vraiment pas confortable. Ne pas choisir une région où il fait trop chaud non plus : à Darwin dans le nord de l’Australie il faisait quasi 40°C. Autant vous dire qu’on ne dort pas très bien avec une telle chaleur ! Bref, pour une première expérience, je vous conseille le sud de l’Europe.
  • Bien choisir votre loueur. Et là ce qui est important c’est de voir toutes les options offertes et surtout de voir si l’aménagement intérieur vous convient. Il existe de nombreux loueurs professionnels de camping-cars. La location entre particuliers est également possible – cela permet d’avoir un grand choix en terme de modèles et d’aménagements intérieurs. On testerait bien sur une semaine un modèle un peu plus grand que le modèle campervan. Ce serait l’occasion de bien comparer les différences de confort et de voir si ce n’est pas trop difficile à manœuvrer.

 

Camping-car reflété dans le rétroviseur extérieur d’un véhicule

En résumé : oui nous recommencerons l’expérience du voyage en famille en campervan ou en camping-car mais je pense que nous resterons sur de courtes durées de voyage (autour de deux semaines) et pour des destinations très nature, quand le camping-car peut offrir une véritable immersion dans le paysage. Parce qu’une chose est certaine : je ne me lasserai jamais d’une nuit face à l’océan ou d’une nuit sous les étoiles !

Rochers arrondis sous un ciel nocturne étoilé

Et vous ? Tentés par le voyage en campervan ?

 

Uluru s'élevant au-dessus de l'herbe rouge du désert

L’Australie d’Adélaïde à Darwin : notre traversée de l’Outback en famille

Nous avons longuement hésité avant de nous lancer dans l’aventure de la traversée de l’Outback en famille. C’est quand même plus de 7000km et pas mal de désert ! Ce n’est pas un projet à prendre à la légère, surtout quand on voyage avec des enfants. Donc nous avons fait pas mal de recherches, nous nous sommes bien renseignés et finalement nous avons franchi le pas sans inquiétude. Je dois d’ailleurs remercier Bianca du blog La Grande Déroute qui a déjà effectué cette traversée en famille il y a quelques temps et dont le témoignage m’a largement rassurée. C’est donc en toute sérénité que nous avons entamé la traversée de l’Australie du sud au nord, à la découverte de l’Outback en passant par le fameux Centre Rouge donc je rêvais depuis longtemps. Nous avons effectué cette traversée en campervan, pendant deux semaines. Si cette grande ligne droite ne vous tente pas, vous pouvez bien sûr prendre l’avion vers Alice Springs et faire une boucle d’une semaine dans le Centre Rouge mais je ne peux que vous encourager à opter pour toute la traversée : c’est une expérience exceptionnelle en terme de paysages et d’aventures, et c’est tout à fait envisageable en famille avec un peu de préparation !

Chemin de terre rouge traversant l'Outback australien

Jour 1 : Adélaïde->Port Augusta (305km)

Nous faisons le plein de courses à Adélaïde (jolie ville sur laquelle je ferai un billet) et nous partons pour la première étape de notre traversée du sud au nord de l’Australie. Ce n’est clairement pas encore un décor de désert aride qui nous attend ce jour-là mais c’est très désert quand même ! On se pose avant Port-Augusta pour la nuit, en bord de mer justement car on se dit qu’on ne la verra pas pendant longtemps.

Spot pour la nuit : Winninowie Conservation Park (gratuit).

 

Jour 2 : Port Augusta->Coober Pedy (540km)

Nous voilà sur la fameuse « Stuart Highway » et nous arrivons très vite dans le désert. L’aventure commence vraiment !

Panneau de distance Stuart Highway en Australie du Sud

En chemin, nous faisons une pause à Woomera, une ville militaire où les enfants sont contents d’observer des avions et fusées. On ne croise personne. C’est pas très accueillant mais on fait notre pique-nique du midi devant les engins du ciel.

Exposition de fusées à Woomera en Australie du Sud

Plus loin sur la route, on s’arrête pour admirer un immense désert de sel (Lake Hart) et prendre des photos, avant d’arriver à Coober Pedy vers 17h, juste à temps pour aller observer le « feeding time » des bébés kangourous à l’orphelinat de kangourous. Sympa pour les enfants et nous avons la chance de voir un kangourou de 7 mois.

Lac salé blanc sous un ciel bleu de l'Outback

Exposition minière de Coober Pedy à côté de l'autoroute

Kangourou debout sur terre rouge dans l'Outback
Nuit à Coober Pedy sur le petit terrain de Gary, un australien super accueillant (5$ – prix d’amis ;-)).

Jour 3 : Coober Pedy

On décide de rester une journée à Coober Pedy car on n’a pas envie d’enchaîner les kilomètres. De plus, cette ville nous intrigue. Elle est habitée par des chercheurs d’opale. L’ambiance est particulière et il y a pas mal de choses à visiter. Nous choisissons de faire la visite guidée dans la mine « Umoona Opal Mine ». C’est très intéressant et notre guide a les yeux qui brillent quand il nous parle de sa quête de l’opale. Nous visitons ensuite une maison souterraine. En effet, à Coober Pedy la majorité des habitants vivent sous terre pour supporter la chaleur. Dans leur maison il fait toujours 23 degrés quelque soit la température extérieure.

Collines colorées des Breakaways près de Coober Pedy

Vers 16h on part juste au nord de la ville pour observer les Breakaways : superbes paysages où ont été tournées certaines scènes de Mad Max III ou encore Priscilla Queen of the Desert.

Collines désertiques en couches près de Coober Pedy

Famille avec vue sur les Breakaways dans l'Outback australien
Nuit à Coober Pedy sur le petit terrain de Gary (5$).

Jour 4 : Coober Pedy->Uluru (Ayers Rock) – 750km

C’est notre plus longue étape. On a le temps d’écouter pas mal de musique dans la voiture et les enfants se racontent des histoires. A l’arrivée, quelle récompense ! On profite de la beauté d’Ayers Rock au coucher du soleil.

Nuit au Uluru campground (48$).

Uluru s'élevant au-dessus de l'herbe rouge du désert

Jour 5 : Uluru Kata Tjuta National Park

A 8h on participe à la balade guidée au pied du rocher rouge. C’est un ranger aborigène qui nous accompagne pendant 2h30. C’est très intéressant. Il nous parle de légendes, de cérémonies, de vie autrefois, de faune et de flore et il nous montre certaines peintures rupestres. Juste après je me lance dans un footing autour du rocher ! Ben oui 11 km c’est parfait !

En milieu d’après-midi on se balade aux Olgas. On commence la rando « Valley of The Winds » mais on ne fait qu’un bout (on atteint le 2iè lookout – c’est parfait avec les enfants). On met 2h aller-retour.

Nuit au Uluru campground (48$).

Les dômes de Kata Tjuta sous le soleil de fin d'après-midi

Jour 5 : Uluru->Kings Canyon (320km)

Le matin, on se balade encore au pied de Ayers Rocks. On ne s’en lasse pas ! On s’arrête au Visiter Center pour observer l’art aborigène. Pique-nique puis départ pour Kings Canyon.

Vue rapprochée de la paroi rocheuse rouge d'Uluru

Uluru vu depuis un chemin de terre rouge

On arrive le soir à Kings Canyon. Juste le temps d’entendre les dingos et de les apercevoir au loin !

Nuit au Kings Canyon Resort (50$).

Jour 6 : Kings Canyon->Alice Springs (sud) – 420 km

On commence la journée par la fameuse randonnée de 3h à Kings Canyon. Nous sommes étonnés de voir à quel point les enfants sont à fond sur cette rando qui est clairement la plus difficile que nous aillons entreprise en famille. Je crois que les difficultés amusent les enfants. Je précise qu’on a toujours veillé à ce que Ticoeur et Titpuce restent sur le chemin et on ne les a pas laissés s’approcher des bords du canyons. On allait prendre nos photos l’un après l’autre. En effet, les bords ne sont pas sécurisés. En restant sur le chemin balisé, aucun soucis par contre.

Murs de grès purs de Kings Canyon

On doit tous porter des filets sur le visage pour nous protéger des mouches (et ce, depuis Uluru).

Randonnée en famille sur les roches rouges de Kings Canyon

Après un déjeuner bien mérité et un plongeon dans la piscine du camping on part pour Alice Springs. En fait on s’arrête quelques kilomètres avant la ville, au niveau d’un site superbe : The Rainbow Valley… Attention : les 22 derniers kilomètres c’est de la piste. Elle était en bon état lors de notre passage donc on a pu la parcourir avec notre petit van mais ce n’est pas toujours le cas.

Les West MacDonnell Ranges brillent dans la lumière du soir
Nuit devant ce rocher magnifique de la Rainbow Valley (7,70$). Il n’y avait que 2 autres camping-cars.

Jour 7 : Alice Springs (sud)->West MacDonnell Ranges – 230km

En arrivant à Alice Springs cela fait un choc : on n’avait pas vu de ville depuis longtemps ! On y fait nos grosses courses puis on part vers les West MacDonnell Ranges, la très belle chaîne de montagnes située à la sortie d’Alice Springs. On commence par une baignade au Simpson Gap. On a adoré l’endroit ! Les enfants ne voulaient plus partir !

Piscine rocheuse entre les falaises rouges dans les West MacDonnell Ranges

Stop dans la vallée des ocres…

Falaise rouge en couches dans l'Outback australien
Le soir on atteint Ormiston Gorge où on passe la nuit (15$).

Jour 8 : West MacDonnell Ranges- > East Mac Donnell Ranges (210km)

Randonnée dans Ormiston Gorge. C’est long et le début est difficile je trouve. Après coup, avec enfants, je conseille de ne faire qu’un bout de la rando et à l’envers, c’est-à-dire de rester dans la gorge et de ne pas faire la grande boucle derrière.

Point d'eau sablonneux entouré de parois de gorge rouges

Après le pique-nique on part vers les East McDonnell Ranges de l’autre côté d’Alice Springs. On s’arrête à Emily Gap où on peut observer des chenilles dessinées par des Aborigènes :

Peintures rupestres aborigènes sur un mur de grès
Nuit à Trephina Gorge (7,70$)

Jour 10 : East Mac Donnell Ranges – >Devil’s Marbles (480km)

traversée de l'outback en famille

Devils Marbles au coucher du soleil dans le Territoire du Nord
Nuit devant les Devils Marbles (7,70$)

Jour 11 : Devil’s Marbles->Mataranka (670km)

Une grosse étape. En chemin on passe par une station service étrange (à Wycliffe Well). Il y a des extra-terrestres partout sur les murs, un émeu qui nous tourne autour et des aborigènes qui ont trop bu…

Fresque OVNI au puits Wycliffe

Soudain, on croise un pub mythique : le Daly Waters Pub qui marque clairement la fin du désert. On voit une vraie terrasse, des bières fraîches, des fleurs et des gens ! La serveuse super sympa offre même des glaces aux enfants ! On trinque à la fin de la partie la plus déserte de l’Outback. « Papa Voyage » a bien conduit !

Café de l'arrière-pays ombragé par des arbres en fleurs

On arrive à Mataranka juste avant le coucher du soleil. C’est encore le moment de prendre un bain dans la jungle : c’est top ! On se régale ! Par contre c’est un choc de se retrouver dans le climat tropical : c’est humide et les températures sont passées de 28 degrés dans le désert à 38 degré ici ! Du coup plein de moustiques la nuit !

Piscine thermale claire entourée de végétation tropicale
Nuit au BitterSprings Camping Cabins (40$).

Jour 12 : Mataranka->Katherine->Litchfield National Park (410km)

A Katherine, il fait trop chaud pour marcher en famille. On monte chacun notre tour au sommet du point de vue pendant que l’autre reste avec les enfants, à l’ombre, en pleine observation de chauve-souris.

Gorges de la rivière dans le parc national Nitmiluk

Direction le Litchfield National Park où on passe la nuit (15$). Il y fait trop chaud, trop humide et on n’a jamais vu autant de moustiques de notre vie ! A part ça, le parc possède de merveilleuses cascades. Ouf !

Jour 13 : Litchfield National Park

On profite des cascades et des coins baignade du Litchfield National Park. On y voit aussi des termitières géantes.

Cascade plongeant dans un bassin rocheux

Jour 13 : Litchfield National Park->Darwin (140km)

Voilà, on retrouve la mer ! Fin de la traversée ! A Darwin, par contre, nous n’avons pas le coup de coeur surtout que ses jolies plages sont interdites pour cause de crocodiles (les « salties ») et de méduses-boîtes en cette saison. Il vaut mieux y aller à partir de mai-juin. La ville est très petite. On fait juste un tour au musée où on peut voir quelques belles oeuvres aborigènes.

Côte tropicale isolée près de Darwin

Au total : 7500 kilomètres et des souvenirs inoubliables pour cette traversée de l’Outback qui restera un des temps forts de notre voyage en Australie !

Informations Pratiques :

Moyen de transport : un petit campervan Toyota.

Saison : nous l’avons fait fin mars donc à l’automne. Nous avons eu 28°C jusqu’aux Devil’s Marbles puis 38°C à partir de Mataranka. Pour le Centre Rouge, 28°C c’était plutôt agréable. Mais pour la partie nord (les 3 derniers jours donc), je pense que mai ou juin aurait été plus adaptés pour éviter les grosses chaleurs.

Autres conseils : j’ai beaucoup de conseils à vous donner concernant l’essence, le coût, la nourriture et les bébêtes donc j’écrirai un article complet pour vous aider à préparer votre traversée de l’Outback en famille !

Camping-car garé sous un coucher de soleil spectaculaire sur l'Outback

Et vous ? Est-ce que la traversée de l’Ouback australien est une aventure qui vous tenterait ? En famille ?