Les toits de Melbourne se reflètent dans la rivière Yarra au crépuscule

Nos aventures en famille à Melbourne et dans ses environs

Vous vous souvenez sans doute que nous avons beaucoup aimé Sydney mais Melbourne nous a beaucoup plu également ! Nous avons aimé cette ville à l’ambiance décontractée mais aussi les alentours qui offrent de très belles possibilités d’excursions.

Alors, quelles découvertes pour nous à Melbourne et dans ses environs ? Qu’est-ce qui a plu aux enfants ?

En centre ville :

  • Les enfants ont adoré faire le tour de la ville dans un vieux tram : ouf, pas besoin de marcher des heures ! Et en plus c’est gratuit, comme tous les transports dans le centre.
  • Nous avons tous aimé les graffitis qu’il est possible d’admirer dans les “lanes” : ces rues étroites qui relient une grande avenue à une autre. Melbourne est réputée pour son Street Art.
  • J’ai été impressionnée par l’intérieur de la bibliothèque de Melbourne.
  • Nous avons traversé de très jolis passages de style victorien.
  • Les musées semblaient prometteurs mais comme il faisait très beau nous en avons plutôt profité pour nous balader.
  • Nous nous sommes promenés au Botanical Garden où Titpuce et Ticoeur ont profité de l’aire de jeux.
  • A ne pas manquer : le Victoria Market. Un très joli marché avec des stands gastronomiques très tentants.
  • Enfin, nous avons apprécié l’ambiance chaleureuse des bars au coucher du soleil le long de la rivière. Je vous conseille le Pony Fish Island Bar où nous avons passé un chouette moment sous le grand pont.

Les toits de Melbourne se reflètent dans la rivière Yarra au crépuscule

Horizon de Melbourne avec un taxi jaune au premier plan

Salle de lecture La Trobe à l'intérieur de la Bibliothèque d'État de Victoria
La bibliothèque
Melbourne en famille
Dans les lanes

Art de rue coloré couvrant une ruelle de Melbourne

A Saint Kilda :

Nous avons passé une journée entière à Saint Kilda, un chouette quartier de Melbourne, situé en bord de mer.

Bateaux dans la marina de St Kilda avec l'horizon de Melbourne au-delà

A Saint Kilda, on peut :

  • Se balader sur la plage (s’y baigner selon la saison).
  • Marcher sur le ponton en profitant d’une très belle vue sur le centre de Melbourne.
  • Flâner dans les rues animées du quartier sans manquer Acland Street avec toutes ses pâtisseries et cafés.
  • Nous avons déjeuné dans un restaurant végétarien au concept original : on paye ce que bon nous semble ! Pas de prix sur la carte. On mange, on savoure et à la fin on dépose notre donation dans une petite caisse. C’était très bon donc je vous conseille d’y faire un tour : Lentils as anything.
  • Se poser dans un café à l’ambiance bohème : nous avons aimé le Iddy Biddy.
  • Faire une pause au jardin botanique quand les enfants réclament une aire de jeux.
  • Au coucher du soleil, il est possible de voir des manchots bleus au bout de la jetée (mais nous n’avons pas attendu…).
  • Un peu plus loin sur la côte nous avons vu ces belles cabanes sur la plage de Brighton Beach :

Cabines de plage colorées sur la plage de Brighton, près de Melbourne

Le Wilsons Promontory :

C’est à 2h30 de Melbourne. Ce promontoire offre de nombreuses possibilités de balades, de randonnées, de baignades et il est également possible d’y observer des animaux sauvages : nous y avons vu des émeus et des kangourous mais il y a aussi des wombats et des échidnés. Voir billet précédent pour plus de détails sur la partie entre Sydney et Melbourne.

Rochers de granit à côté d'une plage du promontoire de Wilsons

Wilsons Promontory en famille

Rivière à marée et forêt au promontoire de Wilsons

La Great Ocean Road :

Nous avons parcouru cette route mythique qui démarre peu après Melbourne en compagnie de Virginie et sa famille que nous avions déjà croisés en Nouvelle-Zélande. Nous avons passé trois jours ensemble et c’était vraiment l’occasion de beaux moments de partage. Ticoeur et Titpuce étaient ravis d’avoir des copains si sympas pour jouer ! Chaque famille avait un camping-car.

Sur la Great Ocean Road, les plus belles parties sont situées juste avant et juste après Port Campbell. Voici exactement nos stops sur la route :

J1 : Direction Geelong situé tout près du début de la GOR. Nuit dans l’agréable parc de la ville (gratuit).

J2 : Bells beach (plage mythique dont parle le film Point Break – C’est donc un grand RDV de surfeurs) puis pique-nique sur la plage d’Anglesea où je me baigne (l’eau était à 19°C). Stop pour observer les koalas à Kennett River puis direction le camping gratuit de Stevenson Falls (très beau spot dans la forêt). On y a fait un feu de camp.

J3 : Apollo Bay (évitez le détour au phare sauf si vous êtes prêts à payer le billet d’entrée – sans payer on ne voit rien, pas même l’extérieur). Enfin, nous avons roulé vers les célèbres 12 apôtres. C’est superbe ! Stop pique-nique à Melba Gully State Park (très vert, très sympa). Puis direction le Lorch Ard : magnifique. Camping payant de Port Campbell. C’était notre dernier soir en compagnie de nos amis de voyage !

Les douze apôtres se trouvent sur la Great Ocean Road

Falaises calcaires érodées le long de la Great Ocean Road

Arche calcaire et falaises sur la Great Ocean Road

 

Les Grampians :

Après la Great Ocean Road nous avons poursuivi notre route vers les Grampians, un très beau parc national où nous avons passé une nuit et une journée. Nous y avons vu beaucoup de kangourous et de wallabies. Nous avons également pu faire de petites randos faciles et donc adaptées aux familles. Nous conseillons :

  • Boroka lookout
  • The Balconies
  • MacKenzie Falls (40 minutes de rando facile).

Cascade traversant la forêt des Grampians

Les Grampians en famille

Informations pratiques sur Melbourne :

Hébergement : à Melbourne nous avons dormi dans une auberge de jeunesse qui ressemblait à un très bel hôtel dans le quartier de South Yarra. Haut plafond, cheminée et parquet dans notre belle chambre familiale. Les salles de bain sont communes et il y a également une cuisine à disposition. Nous avons trouvé que c’était un très bon rapport qualité-prix -> Hôtel Claremont Guesthouse.

Fauteuil rouge à l'intérieur d'un appartement familial à Melbourne

Parking : pour se garer en voiture nous avons eu de la chance car nous y étions le week-end donc les rues à côté de notre hébergement à South Yarra étaient gratuites. Nous sommes allés au centre à pied. On a mis une grosse demi-heure. Le soir, nous sommes rentrés en taxi. Il y a des bus également mais cela nécessite d’acheter des cartes à charger donc pas pratique quand on reste peu de temps. Une fois dans le centre, les transports sont gratuits. Pour nous garer à Saint Kilda, nous avons trouvé des places gratuites autour du petit jardin botanique. Enfin, pour nous garer au Victoria Market on a utilisé les places payantes (2h) mais attention : il faut arriver tôt pour avoir une place (nous sommes arrivés vers 9h).

Transport : nous avions une voiture jusqu’à Melbourne puis un campervan à partir de Melbourne (donc pour la GOR et les Grampians).

Prochaine étape de notre périple australien : la traversée de l’Outback ! A suivre !

Et vous ? Envie d’aller à Melbourne un jour ?

 

Montgolfières au-dessus des temples de Bagan au lever du soleil

En voyage je n’aime pas…

Un petit billet léger pour ce milieu de semaine. J’adore voyager et rien ne m’éloignera de cette passion mais cela ne veut pas dire que tout me plaît tous les jours. Voici par exemple 10 choses que je n’aime pas quand je voyage :

Prendre un avion très tôt le matin. Et pourtant on continue de le faire régulièrement quand les tarifs sont imbattables. Mais que c’est difficile de sortir du lit ! Je ne suis pas du tout du genre à faire des grasses matinées : en voyage je me réveille vers 7h. Devoir me réveiller avant, même d’une heure est un supplice. Au Myanmar, nous avons aussi eu besoin de nous lever tôt pour prendre certains bus qui partaient aux aurores. Enfin, au Vietnam il nous a fallu mettre le réveil pour aller voir les marchés flottants sur le Mékong et à Bagan, au Myanmar nous nous sommes levés vers 5h pour partir observer le lever du soleil sur les temples mais dans ce cas, le programme étant relaxant et motivant ça passe tout de suite mieux !

Montgolfières au-dessus des temples de Bagan au lever du soleil

Voyageuse emmitouflée dans un bus
Voilà comme je suis grognon tôt le matin

Le moment où on arrive dans une gare routière : c’est souvent un véritable capharnaüm : les chauffeurs de taxis nous sautent dessus ainsi que les intermédiaires qui souhaitent nous caser dans un hôtel en espérant gagner une petite comm’. Quelques moments stressants au Vietnam et en Birmanie mais finalement dans quasi toutes les grandes gares de bus et de train en Asie, en Afrique ou en Amérique Latine. En plus, dans ce genre d’endroits, il faut bien surveiller ses affaires et pour compliquer le tout, quand on voyage en famille : il faut bien surveiller ses enfants ;-). Bref, dans les gares, il faut maîtriser l’art du multitâches !

Surveiller les enfants, les bagages et trouver son chemin !

 

Les toilettes turques : je soupire quand je pousse la porte des WC et que je découvre des toilettes turques. J’y arrive pas. Et pourtant parfois il vaut mieux des toilettes turques que des toilettes classiques mais sales. D’ailleurs avec la version turque je n’ai toujours pas compris dans quel sens il fallait se mettre ?? Je me place face à la porte comme je le ferais avec des toilettes normales mais il paraît qu’il faut se mettre dans l’autre sens ! Quelqu’un pour trancher ? Je précise aussi qu’il y a pire que les toilettes turques : les toilettes du fin fond de la Chine. Celles qui ressemblent à des tranchées où tout le monde doit s’accroupir les uns derrières les autres, sans séparations et en admirant les petites choses qui passent dans la rigole au fond de la dite tranchée ! Un poème!

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Falaises érodées colorées aux Pinnacles dans le parc national Ben Boyd

Notre roadtrip en famille de Sydney à Melbourne

Voilà un roadtrip qui relie deux superbes villes australiennes. Nous avons parcouru les 1000 km qui séparent Sydney de Melbourne en longeant l’océan pendant une semaine. En chemin, beaucoup de kangourous, pour le plus grand bonheur des enfants. Voici le détail des étapes de notre itinéraire :

Jour 1 : Sydney->Kiama->Jervis Bay. Nous sommes partis de Sydney le matin et notre premier stop a été Kiama où il est possible d’observer d’impressionnants blow holes. Les enfants ont adoré. Titpuce a même dit « maman, c’était super ce spectacle de l’eau ! ». Spectacle naturel et gratuit ;-). A Kiama, nous nous sommes posés dans la grande aire de jeux pour y pique-niquer et laisser gambader les enfants. Puis, direction Jervis Bay où nous avons loué une maison pour deux nuits. Là-bas, nous avons été accueillis par deux kangourous à l’air ébahi qui semblaient nous attendre dans le jardin juste devant le barbecue (un message?). On a fait un premier tour sur la très belle plage de Hyams beach❤.

Évent envoyant des embruns au-dessus des rochers sur la côte de la Nouvelle-Galles du Sud

roadtrip Australie en famille

roadtrip Australie en famille

Kangourous broutant à côté d'un parc de vacances

Jour 2 : Jervis Bay. On va de plage en plage pour profiter de la blancheur exceptionnel du sable dans ce coin d’Australie. Nous passons une agréable journée de farniente et de jeux. On croise des pélicans et des kangourous.
Des vagues claires roulent sur une plage blanche à Jervis Bay

 

Jour 3 : Jervis Bay->Pebbly beach->Narooma->Bermagui->Merimbula. Première pause de la journée à Pebbly beach❤. Bain de mer, ramassage de coquillages et pique-nique dans ce très joli cadre. A nouveau une pause à Narooma où on peut voir de grandes raies de près, à côté du board walk, là où sont les pêcheurs. A Bermagui, il y a une belle piscine naturelle au bord de l’océan. A Merimbula on se pose à l’auberge de jeunesse puis on part observer les kangourous au coucher du soleil à Pambulla juste à côté.

Crique de sable bordée de forêt sur la côte de la Nouvelle-Galles du Sud
Pebbly Beach
Piscine naturelle en pierre au bord de l'océan Pacifique
Bermagui Ocean Pool

Jour 4 : Merimbula->Pambula->Ben Boyd National Park->Lakes Entrance. Première pause sur la plage de Pambula (à l’embouchure de la rivière). Puis arrêt dans le Ben Boyd National Park ❤ où on fait la petite rando « The Pinnacles » pour observer ce superbe décor (environ 40 min – Ticoeur et Titpuce ont bien marché) :

Plage tranquille entourée de rochers et de forêt
Pambula
Falaises érodées colorées aux Pinnacles dans le parc national Ben Boyd
Ben Boyd National Park

A Lakes Entrance on s’est posé sur la plage face à l’océan. On se croirait sur une de ces grandes plages des Landes. On goûte quelques huîtres du coin (pas mal mais je préfère celles du Cap-Ferret ;-)).

Large plage de sable le long de la côte de la Nouvelle-Galles du Sud
Lakes Entrance côté océan
Estuaire de la rivière s'ouvrant sur une longue plage de sable
Lakes Entrance

En fin de journée on est allé sur Raymond Island (il suffit de prendre un petit ferry gratuit – 15 min). Là-bas c’est le coin idéal pour observer les koalas. Nous en avons vu une bonne quinzaine.

Koala assis dans un eucalyptus

Pour la nuit nous avons réservé une cabine 4 personnes dans un camping.

Jour 6 : Lakes Entrance->Wilsons Promontory->Foster. On trace vers le Wilsons Promontory. Là-bas on se pose pour un pique-nique sur Squeaky beach, plage où le sable couine. Balade digestive le long de la rivière (c’est joli et bien aménagé – très facile pour les enfants). Puis encore une plage : Norman beach (où je me baigne pendant que les enfants jouent dans les petites dunes). Dernier arrêt pour une balade qui permet d’observer la faune (vers la sortie du parc) : très nombreux kangourous et quelques émeus. On dort dans la petite ville qui se situe à la sortie du Wilsons Promontory (Foster).

Plage de sable blanc vide sous un ciel lumineux
Wilsons Promontory

Jour 7 : arrivée à Melbourne et là c’est encore une belle histoire que je vous raconte bientôt !

Informations pratiques :

Hébergements : en terme d’organisation on s’y est pris à la dernière minute et on a réservé nos hébergements quelques jours avant de prendre la route, pendant que nous étions à Sydney. Nous avons varié les plaisirs : location de maison sur Airbnb, motels, cabine en camping et auberge de jeunesse. A chaque fois, nous avons choisi un hébergent où il était possible de cuisiner. Budget : de 60 à 85€ par nuit.

Location de voiture : nous avons loué au moins cher et on a réservé notre véhicule environ deux semaines avant d’arriver en Australie. On avait une Toyota Corolla, avec beaucoup de kilomètres mais en très bon état. Le coût était de 18€/jour. C’était chez ACE mais on avait trouvé la voiture en utilisant un comparateur de prix car cela permet souvent d’avoir des tarifs plus intéressants qu’en direct. Pour les sièges-auto, on a utilisé les réhausseurs gonflables que l’on a emmenés dans nos valises (Bubble Bum). Il est bien sûr possible de louer des sièges-auto sur place. Globalement, les locations de voiture en Australie sont moins chères qu’en France et en plus, l’essence est également meilleur marché.

Météo : nous y étions il y a deux semaines, donc début avril. C’est l’automne ici. Il a fait à peu près 25°C et la mer était plutôt fraîche à 18-19°C je pense. Pour moi c’était parfait mais « Papa Voyage »et les enfants trouvent ça trop froid pour la baignade.

Si c’était à refaire : nous avons pris une semaine pour aller de Sydney à Melbourne. Bien sûr c’est trop court et il y a moyen de faire davantage d’étapes ou d’avantages de balades à chaque étape. Dans l’idéal, je dirais que l’on peut facilement :

  • Rajouter une nuit de plus à Jervis Bay (s’il fait beau et qu’on peut profiter de la mer).
  • Rajouter une nuit de plus au Wilsons Promontory pour y faire plus de petites randos. Dans l’idéal il faudrait dormir dans le parc national mais c’était complet quand nous y sommes passés.
  • Passer une journée sur Philip Island, une île réputée pour sa beauté et où il est possible de voir des manchots bleus.

Pour nous le temps était compté (car notre budget « Australie » est limité…). Nous avons quand même bien profité de notre semaine. Pour les enfants, les temps forts étaient les plages et les rencontres avec les animaux : les kangourous et les koalas bien sûr !

Kangourous paissant dans les prairies ouvertes
Kangourous à Pambulla
Plage de sable blanc et mer calme à Jervis Bay
Jervis Bay

Budget moyen journalier sur cette partie Sydney-Melbourne : 110€/jour/4 personnes. Je pense qu’on s’est bien débrouillé pour ce pays !

Carte : Sydney

A bientôt pour plus de détails sur Melbourne et sa région !

Watsons Bay

Pourquoi on aurait pu s’installer à Sydney

Quand on voyage il y a des moments où on se pose la question d’où on aimerait vivre. Où poserions-nous volontiers nos valises ? On compare et on s’imagine. Ce questionnement est plus ou moins actif mais quand on croise une ville coup de coeur alors forcément on y pense. Et Sydney nous est effectivement apparue comme une ville où on aurait pu s’installer. Alors, je vois déjà pâlir les visages de nos proches donc remarquez bien que j’ai parlé au conditionnel hein ;-)…Parce qu’avec des si… Donc j’enlève tout de suite le suspens : non, nous ne nous installerons pas à Sydney… Mais si ce n’était pas si loin, ou si tous ceux que nous aimons voulaient bien embarquer avec nous dans cette aventure et bien oui sans hésiter, ce serait direction Sydney ! Je précise que nous y avons passé une semaine et que c’est bien évidemment trop court pour avoir vu tous les points positifs ou négatifs de cette ville mais un coup de coeur est un coup de coeur ! Alors, pourquoi Sydney nous semble-t-elle une ville où il fait bon vivre en famille ?

De très belles et nombreuses plages à quelques minutes du centre ville :

Sydney est connue pour ses vagues et ses surfeurs mais côté mer il y en a pour tous le goûts : des plages très calmes dans les baies, des plages avec petites vagues, des plages avec grosses vagues… C’est l’idéal pour que les enfants se mettent au body board et pourquoi pas au surf. En tout cas, bien nager est important !

Watsons Bay

 

Nous logions chez des amis dans le nord, pas très loin en voiture de Manly Beach.

Voici les plages que nous avons vues et aimées dans cette partie nord : Clontarf beach, Little Manly beach, Freshwater beach et et justement Manly Beach. D’ailleurs, Manly a une jolie rue piétonne où il est agréable de flâner. Si vous allez dans la partie sud, la plage la plus connue est Bondi beach.

Cafés colorés au bord de l'eau à Manly Beach
Centre de Manly

Quand on s’éloigne davantage, il y a encore et toujours des plages. Nous sommes allés jusqu’à Palm beach, sauvage, avec un côté calme et un côté océan. On peut même y observer les baleines mais là c’était pas la saison.

Palm Beach et promontoire rocheux près de Sydney

Du bateau dans la baie de Sydney :

Mon chéri est skipper à ses heures perdues donc forcément voir tous ces voiliers naviguer dans la baie de Sydney ça fait rêver ! « Si on habitait là on achèterait un petit voilier ! » a déclaré « Papa Voyage ».

En attendant, quand on n’a pas de voilier on peut quand même profiter de sorties bateaux dans la baie. Il y a notamment de jolies traversées en ferry : à partir de Manly Beach, on peut aller jusqu’à Watsons Bay (en 15 minutes) et la ligne continue jusqu’au centre de Sydney. Les vues sont superbes. A Watson’s Bay nous avons marché jusqu’au phare puis nous nous sommes baignés sur la plage principale et nous avons goûté un super fish & chips (à emporter, sur le jetty).

Des voiliers amarrés sur une plage de sable dans le port de Sydney

Phare Hornby sur South Head à Sydney

 

Donc ok, vous l’aurez compris on adore la proximité de l’océan ! Beaucoup de villes dans le monde répondent à ce critère mais ça ne suffit pas… Alors quoi d’autre ?

Un centre-ville attractif :

Si on s’installait à Sydney, l’idée ne serait pas de vivre dans la city (CBD Sydney) – d’ailleurs nous y avons surtout vu des bureaux… mais le centre ville ne manque pas d’intérêt entre ses quartiers historiques, son port, son architecture et bien sûr le célèbre opéra !

On a aimé : le Botanical Garden, le jardin chinois « The Chinese Garden of Friendship », l’immense aire de jeux à Darling Harbour, Le charme du quartier historique « The Rocks ». Comme il faisait beau, nous ne sommes pas trop allés dans les musées mais certains sont tentants : la Art Gallery notamment ou encore Sea Life ou le zoo pour les enfants.

Front de mer de Circular Quay et toits de Sydney

Bâtiment historique en grès sous les gratte-ciel de Sydney

visiter Sydney en famille

Jardin chinois de l'amitié à Sydney

Sydney Harbour Bridge vu de l'autre côté de l'eau

visiter Sydney en famille

Les excursions dans les montagnes :

Donc à Sydney il y a la mer à nos pieds mais les montagnes ne sont pas très loin non plus ! Comme nous sommes de grands fans de randonnées, on a adoré la proximité avec les célèbres Blue Mountains, des montagnes de toute beauté, qui rappellent les canyons américains quand on regarde vers les crêtes mais les vallées sont très vertes : un beau mix !

Nous avons aimé : Sublime Point, Echo Point, la marche jusqu’au Three Sisters, les Leura Falls, le point de vue Govetts Leap et la rando du même nom. A noter : pour les randos, nous les avons faites à tour de rôle pendant que l’autre parent restait sur une aire de jeux avec Ticoeur et Titpuce. Par contre les enfants ont profité des superbes points de vue et « mini » marches.
Vallée des Blue Mountains et falaises de grès

Formation rocheuse des Trois Sœurs dans les Blue Mountains

A part les Blue Mountains, il y a de nombreux sentiers de randonnées le long de la côte.

Le climat :

Il ne fait jamais froid à Sydney 😉 et il y a plus de 300 jours de soleil par an (il paraît !). Notre amie nous a juste appris que comme il n’y a généralement pas de chauffage dans les maisons et qu’on peut quand même avoir un peu froid aux pieds l’hiver alors il faut porter les fameuses UGG mais seulement à la maison et surtout pas dehors car ça ferait très plouc (à bon entendeur  ;-)). Les UGG sont donc des pantoufles ! (Vous le saviez sans doute mais j’ai plusieurs wagons de retard quand il s’agit de sujets mode…).

L’environnement pour les enfants : l’école, les quartiers famille… 

Donc en une semaine, évidemment on n’a vu q’une petite partie de ce que pouvait être la vie à Sydney mais cette petite partie donnait vraiment envie de plus. J’ai trouvé épatant qu’après avoir quitté le centre on se retrouve si vite au vert. Le quartier résidentiel où on logeait avait une végétation très dense. Des oiseaux colorés se baladaient dans le jardin (il paraît qu’il y a aussi quelques araignées mais chut, il ne faut pas les déranger ;-)). Le système scolaire semble proche du système anglais que je pense meilleur que le système français car plus accès sur les présentations orales, les résumés, les recherches, la pratique et aussi sur le savoir-vivre ensemble. 

L’équation qui résume :

Grande ville+mer+soleil+montagnes+qualité de vie en famille+système anglo-saxon : que demander de plus ? Ah ben, on aurait aimer que ce soit… moins loin !

Un grand merci à nos amis Karine, Steve et leurs trois enfants car ce coup de coeur c’est aussi grâce à leur accueil et à leurs bons conseils !

Et vous ? Avez-vous eu déjà envie de vous installer ailleurs ? Dans quelle ville ?

 

Les coulisses de notre Tour du Monde en famille : déjà 3 mois !

Je continue ce petit rendez-vous mensuel pour vous raconter les coulisses de notre Tour du Monde. Un 3iè mois de voyage vient de s’écouler pour nous et ce mois de mars a clairement été sous le signe des nombreuses rencontres avec d’autres familles : pas moins de 7 rencontres en un mois !

Petit rappel d’où nous étions ce mois-ci :

  • En plein roadtrip en Nouvelle-zélande, dans l’île du nord puis dans l’île du sud
  • Retour en Australie depuis 10 jours : nous avons découvert Sydney et où nous nous dirigeons en direction de Melbourne.

L’organisation du voyage et de l’itinéraire :

C’était très simple côté organisation car en Nouvelle-Zélande nous avions loué un campervan, ce qui permet de construire son itinéraire au jour le jour et même de changer de programme en cours de journée !

A Sydney, c’était simple aussi car nous étions chez des amis ;-). Nous avons ensuite réservé des hébergements Airbnb et des hôtels pour nos étapes entre Sydney et Melbourne. Nous avons également réservé notre campervan pour la partie Melbourne-Darwin prévue pour avril.
Et après l’Australie ?

Tout l’itinéraire est à présent fixé. Vous avez sans doute suivi que nous avons finalement décidé de traverser le Pacifique et donc de vraiment faire un tour du monde. Du coup, les prochaines étapes seront :

Bali  -> Nouvelle-Zélande (le retour !)-> Argentine -> Brésil -> Retour Europe

 

Du côté des enfants :

Ticoeur et Titpuce grandissent bien vite : est-il possible qu’ils grandissent plus vite en voyageant ? Si c’est le cas, je rentre tout de suite ! Chaque jours je ne me lasse pas d’observer leur complicité…

 

Comme je vous disais en introduction ce mois-ci a vraiment été le mois des rencontres avec d’autres familles donc forcément Ticoeur et Titpuce ont été très contents de se faire des nouveaux amis !

Aussi, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ils n’ont pas manqué d’aires de jeux !

Ils n’oublient pas leurs amis à Paris et leurs grands-parents : c’est toujours un plaisir de leur écrire des cartes postales, de leur faire des dessins ou de les appeler sur Skype.

A noter que depuis quelques temps Titpuce ne veut plus trop marcher… En fait elle a attrapé froid à la fin de notre voyage en Nouvelle-Zélande. Du coup, son papa l’a portée et depuis, alors qu’elle est à nouveau très en forme, elle réclame souvent l’Ergobaby. Je ne sais pas trop quoi penser. Elle n’a que 4 ans. A son âge la plupart des enfants ne font que le trajet entre la maternelle et la maison donc je ne veux pas trop lui en demander. En même temps, elle ne semble pas faire d’efforts et surtout elle marche beaucoup moins qu’avant… Qu’en pensez-vous ? Juste un petit coup de mou ? On n’insiste pas ? On encourage en douceur ? (j’ai écrit ces lignes hier soir et il se trouve qu’aujourd’hui elle a super bien marché ! Rien n’est perdu ;-)).

L’école en voyage :

On continue la « routine » journalière  :

  • Ecriture du journal. Ticoeur s’améliore. Son écriture est plus belle depuis quelques temps.
  • Exercices du cahier de mathématiques : tout lui semble facile donc pas de stress !
  • Poésie : on a choisi « Le chat et le soleil » de Maurice Carême (merci Mariode !)
  • Nous avons trouvé qu’il était moins simple de trouver du temps pour l’école quand nous étions en campervan  car la tentation est grande de faire moins de pauses dans la journée : quand on a une « maison qui roule », on roule ! Au final, l’école c’était vers 17h alors que lorsque nous logeons en hôtel ou en B&B nous varions les plaisirs : école le matin, en début d’après-midi et/ou le soir. Il y a plus de moments calmes et posés quand on a un toit immobile !
  • Titpuce continue de peindre régulièrement et depuis peu elle souhaite qu’on lui apprenne à écrire quelques mots.

Camping-car garé sous les montagnes en Nouvelle-Zélande

On apprend « sur le tas » :

  • Les enfants ont appris plein de choses sur la faune en Nouvelle-Zélande et en Australie : manchots, lions de mer, otaries, kangourous !
  • Ticoeur aime beaucoup lire les cartes géographiques des endroits où nous allons. Il s’intéresse aux drapeaux aussi.
  • Le mois de mars a 100% été en pays anglophones donc Ticoeur a fait de gros progrès en anglais. Il faut dire qu’il va volontiers vers les autres enfants à chaque fois que nous nous arrêtons dans une aire de jeux.
  • Titpuce n’est pas intéressée par l’anglais mais progresse en allemand en discutant avec son papa et quand elle ne connaît pas un mot en allemand, elle demande « comment je dis ça si je dois parler à Omi et Opa ? »

Kangourous paissant dans un champ australien

On envoie également des mails aux maîtresses et aux camarades de classe pour garder le contact. La maîtresse de Ticoeur répond toujours par un mail écrit par toute la classe de CP. C’est très sympa !

 

Du côté des parents :

  • Très sympa pour nous aussi de rencontrer ce mois-ci d’autres parents qui voyagent comme nous autour du Monde. Cela permet d’échanger sur nos expériences.
  • Un mois entier passé en Australie et en Nouvelle-Zélande vous savez ce que ça veut dire ? Nous avons toujours eu du bon vin ! 😉
  • Malgré le vin on a réussi a un peu faire les comptes 😉 et donc voici quelques détails sur le budget de notre voyage.
  • Une chose commence à me manquer : mes sorties ciné ! Car à Paris j’y allais une ou deux fois par semaine. Du coup je lis les super critiques de film de Carole Nipette.
  • Par contre, les tristes événements en Belgique m’ont rappelé qu’à Paris je me sentais mal avant notre départ :-(. Faut que ça cesse !

Verre de vin blanc dans un vignoble de Margaret River

Les galères : rien de bien méchant mais…

  • Les blagues de ma banque continuent : ils venaient de m’envoyer ma nouvelle carte bleue en Australie (la précédente avait été bloquée pour fraude au Vietnam) mais ils me l’ont bloquée juste après car ils trouvaient bizarre qu’il y ait des retraits d’argent en… Australie ! Retour à la case départ !
  • Il y a trois jours, en quittant Sydney, on a oublié l’iPad chez nos amis. On va tester la Poste australienne : on espère le recevoir à Melbourne !

Les rencontres :

Donc je le disais en introduction : nous avons rencontré 7 familles ce mois-ci !

  • Mélanie et sa famille : ils sont Canadiens, on a échangé sur Facebook et on a passé deux jours ensemble au sud des glaciers. Ils ont 3 enfants. Si vous les croisez, demandez-leur qu’ils vous parlent de leur mariage en Inde. Un truc de fous ! Merci beaucoup les amis pour votre accueil à Haast et votre bel accent ! On espère vous revoir un jour !
  • Dorothée et sa famille : ils vivent en Corée, on a échangé via Facebook et on a réussi à se croiser quelque part entre le lac Wanaka et le Milford Sound, le temps d’un pique-nique très venteux ! Ils ont 3 enfants et passaient leurs vacances en Nouvelle-Zélande. Bon retour à Séoul !
  • Laurent et sa grande famille ! (4 enfants ! 4 filles d’ailleurs !). On les a rencontrés sur le bateau au Milford Sound et forcément on a parlé voyage. J’étais épatée par leurs aventures en Amérique Centrale en campervan et puis voyager avec 4 enfants : chapeau quoi ! Voir leur blog.
  • Les Petits Voyageurs : ils sont partis pour 18 mois autour du Monde. On se suivait depuis un bout de temps sur FB et on s’est retrouvé par hasard au même moment au Mont Cook ! (C’est qui ces gens avec le même van que nous ?? ;-)). Ils sont plein d’énergie et je vous conseille de croiser leur route car ils cuisinent super bien ;-). Bises à vous Alice, Fred et à vos deux petits gars ! Bonne continuation et plein  de bonnes choses pour vos jolis projets.
  • Virginie de Ensemble Ailleurs : j’avais découvert son blog quand je cherchais des informations sur le Brésil. Nos itinéraires sont proches mais on tourne dans l’autre sens. Donc forcément on pouvait se croiser ! C’est arrivé par hasard à Timaru dans le sud de la Nouvelle-Zélande alors que nous étions tous en train de chercher sans succès des blue pengouins ! Ils font le tour du monde avec 3 enfants (décidément nous sommes des petits joueurs !). On espère les retrouver à Melbourne ! A suivre !
  • Marie-Laure et sa famille : ils vivent à Christchurch (merci Olympe de nous avoir mis en relation !). En plus, comme le monde est petit, Virginie était aussi en contact avec Marie-Laure et donc nous nous sommes tous retrouvés à Christchurch le temps d’un grand pique-nique ensoleillé ! (Délicieux ton clafoutis aux kiwis Marie-Laure !).
  • Karine, Steve et leurs trois enfants : là il ne s’agit pas d’une rencontre mais de retrouvailles. Cela faisait plus de 10 ans qu’on ne les avait pas vus ! (mais ils n’ont pas pris une ride !). Entre-temps il y a eu les enfants et puis ils sont partis s’installer à Sydney où nous sommes allés leur rendre visite : un grand merci pour votre super accueil, et ce, à quelques jours de votre déménagement ! On reviendra pour voir votre nouvelle maison 😉

Vous remarquerez au passage que nous avons surtout rencontré des familles nombreuses donc le nombre d’enfants n’est pas un frein aux grands voyages ! A bon entendeur !

rencontres_familles

On aimerait encore rencontrer de chouettes familles en avril donc on compte sur vous pour venir nous rejoindre à Bali pendant les vacances de Pâques !

Voilà pour ce petit bilan du mois de mars. A bientôt pour la suite ! Que le voyage continue !

 

Skyline de Sydney vue sur une plage abritée

Mon rêve australien

Il y a 25 ans je rêvais de partir en Australie. Un rêve d’adolescente qui pensait que tout était possible surtout si on était à l’autre bout du monde. J’avais adoré regarder Le Péril Jeune avec Romain Duris et dans ce film il est question de tout plaquer pour aller élever des autruches en Australie. L’élevage d’autruches ne m’a jamais tentée 😉 mais cette idée d’un nouveau départ, loin de tout me séduisait énormément, surtout quand j’y pensais en écoutant quelques musiques des Pixies. (Si vous n’arrivez pas à suivre c’est que vous êtes trop jeunes ;-)).

Pourquoi l’Australie ? Pour ses paysages sauvages et ses grands espaces. Je  connaissais parfaitement la géographie du pays et je pouvais en dessiner les contours les yeux fermés. Une passion.

Je me suis longtemps accrochée à ce rêve comme on peut le faire quand on a 16 ans… Cela a longtemps été dans un coin de ma tête comme un rêve que j’allais réaliser quoi qu’il arrive.

Et pourtant, le temps a passé et j’avoue que mon rêve australien je l’ai laissé de côté. Pourquoi ?
Parce qu’il me rappelait l’adolescence et que c’est une période ambigüe avec pas que des bons moments
Parce qu’il me rappelait des personnes que je ne vois plus du tout, des amis de lycée qui ont brutalement coupé les ponts.
Parce qu’on est pris par le tourbillon de la vie active qui au quotidien laisse trop peu de place à la rêverie…
Parce qu’au fur et à mesure je me suis dit que j’avais trop longtemps idéalisé l’Australie et que je serais déçue si j’y allais.

Oui la peur de la déception est devenue immense. Je me suis dit que l’Australie c’était sans doute bien mais pas exceptionnel et sans doute pas à la hauteur de ce que j’avais rêvé…

Enfin, comme j’étais avant tout attirée par les grands espaces sauvages je suis d’abord allée dans l’ouest américain (à 17 ans, en colo) et j’ai beaucoup aimé. Par la suite je suis souvent retournée aux Etats-Unis où j’ai même vécu et le rêve australien s’est peu à peu éloigné pour laisser place au rêve américain qui avait l’avantage d’être devenu réalité même si des Etats-Unis il y a de nombreuses facettes qui je n’aime pas.

Le temps a passé… J’ai continué de faire un peu de boomerang à Bagatelle : et oui, y a pas que dans Le Dîner de Cons qu’il y a des gens qui font du boomerang et franchement je vois pas ce qu’il y a d’idiot là-dedans… C’est sportif, c’est pas évident et c’est beau un boomerang quand ça revient… Mais au fil des ans ma collection de boomerangs s’est recouverte de poussière.

Après mes 30 ans je crois que je n’avais même plus envie d’aller en Australie. Il y a tant d’autres pays à découvrir, moins loin, moins chers et tout aussi intéressants. Je ne doutais pas des attraits de l’Australie mais je n’y voyais plus rien d’exceptionnel. Le rêve s’était terni.

Après mes 40 ans (l’an dernier), c’était différent. On regarde davantage en arrière à 40 ans, plus sereinement surtout et on a terriblement envie de se limiter à l’essentiel. Or une des choses qui m’est apparue comme absolument essentielle était de ne pas mettre mes rêves d’enfant ou d’adolescente au placard. Je voulais être journaliste reporter pour écrire et voyager, je voulais écrire des romans et je voulais aller en Australie. Je vais donner plus de place à ces envies (c’est aussi pour ça que j’aime tenir ce blog, pour l’écriture). Donc mon rêve australien a ressurgi quand nous avons décidé de partir en Tour du Monde avec les enfants. Je me suis dit que j’allais pouvoir réaliser mon rêve mais sans les nostalgies du passé, juste avec un nouveau regard, et surtout avec ceux que j’aime. C’est ainsi que l’Australie a atterri sur la liste des pays à voir absolument cette année. 

Je ne savais pas à quoi m’attendre. Allais-je être déçue après tant d’années ? Finalement, pour ne pas risquer la déception je me suis juste dit : allez, on va voir à quoi ça ressemble ! Sans exigence, sans souhait précis, sans espérance. Et puis ça m’a saisie, soudain, sans crier gare : j’ai été émue, terriblement émue quand je suis descendue de l’avion à Perth, sous un grand soleil. Je n’avais encore rien visité du pays mais j’ai compris que la réalisation de mon rêve avait plus d’importance que je ne l’aurais cru ces dernières années. 

Nous avons visité un bout de l’ouest australien et j’ai flotté comme dans un rêve. Dans MON rêve. Les plages de sable blanc, les oiseaux tropicaux qui volent tous les jours au-dessus de nos têtes, le grand ciel bleu, les espaces immenses, la tranquillité, l’art aborigène, les clichés aussi : les kangourous, les koalas… Tout était magique ! Pour moi. Par rapport à mon histoire sans doute. Et tout était plus beau que je ne l’aurais cru. Comme quoi ! Après 10 jours en Australie occidentale, nous avons parcouru très peu du pays mais j’étais déjà tombée amoureuse. J’ai même acheté un boomerang que j’ai très envie de faire voler dans le Centre Rouge, à Uluru. C’était beau la Nouvelle-Zélande, très beau même mais j’avais envie de revenir ici, en Australie. L’amour pour une destination c’est pas juste une question d’attrait touristique ; c’est également lié à des histoires personnelles, à des émotions.  L’Australie sauvage, dépaysante, différente et immense. L’Australie et moi on avait pris rendez-vous depuis bien trop longtemps. Nous y revoilà donc, pour de belles semaines entre Sydney et Adélaïde puis entre Adélaïde et Darwin… Beaucoup de kilomètres en perspective, beaucoup d’espace à appréhender et surtout : la continuation d’un rêve !

« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » Antoine de Saint-Exupéry

Skyline de Sydney vue sur une plage abritée
Ma première baignade dans la baie de Sydney

Femme portant un chapeau de soleil sur une plage de Sydney

Sur Manly Beach (plage de surfeurs – c’est pas pour moi le surf par contre !).

Route côtière serpentant au bord d'un lac et de montagnes de Nouvelle-Zélande

Petit guide de survie au pays des Kiwis

Vous prévoyez un jour ou l’autre un voyage en Nouvelle-Zélande ? Que ce soit en famille, à deux ou en solo, voici un petit guide en 20 points qui j’espère vous aidera à survivre au pays des Kiwis. Allez, je vous rassure, c’est pas bien difficile ! Et puis si ce pays, hélas trop loin n’est pas sur votre to-do list, voici un petit aperçu de ce à quoi ressemblent des vacances en Nouvelle-Zélande :

De ton anti-moustiques tu abuseras :

Je commence par le vrai fléau du pays : les sand flies ! C’est vraiment l’horreur ! Elles sont partout ces petites mouches qui piquent et après ça démange terriblement et longtemps. Alors rien de grave bien sûr et aucun danger pour la santé mais ça vous gâche certains moments, surtout si comme Titpuce et moi-même vous êtes des cibles privilégiées. Bref, tous les jours, aspergez-vous d’anti-moustiques. Prévoyez aussi une crème apaisante. Bien sûr, vous trouverez tout ce qu’il faut sur place.

A gauche tu conduiras :

Franchement c’est pas bien compliqué (dixit mon chéri parce que moi j’ai pas conduit) mais il faut rester vigilant. En plus, les routes sont parfois étroites, sinueuses et non bitumées. Quand on est deux c’est plus simple : je regardais toujours la route et deux fois j’ai pu alerter « Papa Voyage » car il était sur la mauvaise file ! Pour moi c’est assez simple de ne pas me tromper car comme je ne conduis quasi jamais, je n’ai pas d’automatismes ;-).

Route côtière serpentant au bord d'un lac et de montagnes de Nouvelle-Zélande

Ta polaire tu emmèneras :

Alors je sais pas vous mais moi j’avais pas compris que la Nouvelle-Zélande avait un climat plus proche des pays nordiques que de la Méditerranée (j’exagère un peu je l’admets)… Au final, on n’a pas manqué de soleil (nous avons eu 25 jours ensoleillés, 3 jours de pluie et 2 jours de gris) mais dans l’île du sud nous avons eu parfois un peu froid, surtout la nuit. Bon là, ça dépend de votre hébergement. Nous étions en campervan, sans chauffage (c’était supportable quand même sinon nous serions allés dans des campings pour brancher un petit chauffage dans le van). Donc prenez polaires et coupe-vent pour toute la famille et si vous louez un campervan, vérifiez bien que le loueur n’a pas oublié de vous donner les couettes !

Si je devais comparer à d’autres destinations, je dirais que dans l’île du sud j’ai eu l’impression de passer un été en Norvège. Dans le nord, il faisait meilleur, on a pu s’habiller en short. Je vous rappelle que nous y étions pendant l’été là-bas donc ce serait encore plus froid en hiver.

conseil voyage Nouvelle-Zélande

Te baigner dans l’eau froide tu devras :

Là encore, je nuancerais. Dans l’île du Nord je me suis baignée sans soucis. L’eau était je dirais à 18-19°C et le reste de la famille trouvait déjà ça trop froid pour une baignade. Dans le sud, je me suis baignée à Abel Tasman mais plus au sud c’était impossible. Nous avons quand même vu une poignée de personnes courageuses qui se baignaient dans les Catlins (c’est tout au sud) pour nager avec des dauphins Hector. Enfin, concernant les magnifiques lacs, là c’était totalement inenvisageable. Pour vous donner une idée, je crois que le lac Wanaka est à 10°C. Pourtant les eaux très limpides des lacs sont très tentantes !

Tes classiques tu réviseras :

Là je veux essentiellement parler du Seigneurs du Anneaux et du Hobbit parce que de nombreuses scènes de ces films sont tournées en Nouvelle-Zélande. Pour moi qui ne connaîs pas bien ces classiques, aucun lieu ne me rappelait quelque chose mais à vrai dire les endroits sont juste très beaux. Point. Film ou pas film. J’avais juste l’impression d’être entourée de fans (dont fait partie mon chéri) et de ne pas partager les mêmes références qu’eux. Bon allez, à notre retour à Paris, je regarde à nouveaux ces films.

Maison Hobbiton à porte ronde sous un toit recouvert d'herbe

A ton confort tu renonceras (valable pour les courageux campeurs !) :

Là je pourrais écrire longuement sur le sujet et d’ailleurs je le ferai prochainement car quand on loue un campervan il faut réaliser qu’on va dormir « sous les étoiles » et pas dans un 5 étoiles ;-). Ça a ses avantages et ses inconvénients !

Le prix de l’essence tu observeras :

Tout d’abord il faut savoir que l’essence devient de plus en plus chère au fur et à mesure qu’on va dans le sud. Aussi, dans une même ville les écarts de prix peuvent être énormes. Or les prix ne sont pas affichés en grand donc il faut vraiment s’approcher de chaque station pour comparer. Enfin, pensez à garder vos tickets de caisse de supermarchés car ils offrent souvent des réductions sur l’essence. En tout nous avons parcouru un peu plus de 4000 kilomètres donc l’essence on y fait attention !

Les accès à internet tu chériras :

Nous avons été étonnés de voir que le pays n’était pas si bien connecté, surtout après notre expérience très positive en Australie on s’attendait à la même qualité côté internet. Au final, le wifi est rare par rapport à beaucoup de pays et il est souvent limité (en débit ou en temps). Les forfaits téléphoniques sont assez chers (j’ai juste prix un forfait 2Go pour 25$). Cela m’a suffit pour rapidement vérifier mes mails et poster sur les réseaux sociaux pendant un mois. Par contre, pour tenir le blog, pour lire des sites web, pour réserver nos avions, pour communiquer via Skype c’était insuffisant donc nous avons passé du temps dans les bibliothèques du pays où le wifi est presque toujours gratuit et illimité avec un accès aux prises pour recharger notre ordinateur. Il existe aussi des cabines de l’opérateur Spark  qui offrent une connexion Wifi aux clients Spark mais je trouvais leur forfait trop cher et puis les cabines c’est pas toujours pratique avec les enfants : il faut s’organiser et repérer des bornes proches des aires de jeux. Nous avons préféré le confort des bibliothèques. Par contre, comme elles sont fermées le samedi après-midi et le dimanche notre plan B c’était de trouver un joli petit café avec wifi offert.

Ton anglais tu réviseras (et l’humour qui va avec) :

En Nouvelle-Zélande, c’est l’occasion de pratiquer l’anglais. Nous n’avons pas croisé de Kiwis qui parlaient une autre langue. Côté accent c’était facile de les comprendre. Ticoeur et Titpuce ont progressé eux aussi surtout grâce à nos passages dans les bibliothèques (ils ont assisté à des lectures pour enfants).

Et côté humour on a trouvé que les Kiwis n’en manquaient pas, que ce soit dans les vidéos de présentation dans l’avion, sur leurs affiches « world-famous…in New-Zealand » ou encore sur quelques pancartes amusantes :

Avis public humoristique accroché sur un mur en bois

D’endroits kid friendly tu abuseras (conseil spécial familles) :

  • Les aires de jeux : il y en a partout. Les meilleures selon Ticoeur et Titpuce sont à Wanaka, Christchurch et Invercargill.
  • Les musées : les préférés des enfants sont le Te Papa à Wellington et le Puzzling World à Wanaka. Ils ont également aimé le musée des Settlers à Dunedin et le Canterbury museum à Christchurch
  • Les cafés : nous avons trouvé de jolis cafés avec des coins jeux pour les enfants. 
  • Les bibliothèques : toujours un coin jeux et livres, parfois avec des tipis, des jouets, des peluches. Egalement des ateliers de lectures pour les enfants ou des ateliers de travaux manuels.

conseil voyage Nouvelle-Zélande

La nature tu vénèreras :

En même temps, si tu as choisi de venir en Nouvelle-Zélande je suis certaine que tu adores la nature. D’ailleurs, nous avons croisé beaucoup de touristes (c’était la haute saison) et j’ai trouvé que tout le monde était très respectueux de l’environnement. Les Kiwis le sont aussi bien évidemment. Ils pouponnent leur pays et c’est appréciable. Pour découvrir cette nature, les Néo-Zélandais ont vraiment bien aménagé les espaces, surtout pour les petites « walks » : il y a toujours un chemin en bois, des plate-formes d’observation, des panneaux d’information. On peut vraiment se balader en sécurité. Les « i-sites » regorgent d’informations utiles, de brochures, de supports d’information.

Cascade tombant sur des rochers moussus dans la forêt de Nouvelle-Zélande

A allumer un fende camp tu apprendras :

Cela s’adresse plus particulièrement aux campeurs. Il y a vraiment l’occasion de faire quelques feux de camps. C’est sympa avec les enfants et en plus ça réchauffe ! Alors entraînez-vous avant de partir ! Attention : bien sûr, il s’agit de se lancer dans un feu de camp uniquement dans les endroits où vous verrez clairement que c’est autorisé (il y a des emplacements dédiés dans certains campings DOC). Demandez aux rangers si vous avez un doute !

Feu de camp brûlant vivement la nuit

D’honnêteté tu redoubleras :

Les Kiwis nous ont semblé très honnêtes et ils attendent la même chose des touristes. J’ai eu l’impression que ça fonctionnait bien d’ailleurs. Ainsi, en arrivant dans un camping, parfois il n’y a personne mais on trouve une honesty box pour payer. De même, au bord des routes on voit souvent des petits étals avec des fruits et légumes ou des œufs et il suffit de se servir et de déposer l’argent dans une honesty box. On a aimé le concept !

Aux bières locales tu goûteras :

Nous avons été épatés par les bonnes bières produites localement. En plus, c’est très sympa car tous les pubs proposent de tester toutes les bières dans un petit verre de dégustation afin de nous aider à choisir. Voici des adresses que nous avons aimées :

  • Goldings Free Dive à Wellington (la bière la plus originale que j’ai goûtée – top ambiance et déco).
  • The Golden Bear Brewing Company à Mapua (pour sa terrasse au soleil).
  • Point Café & Bar à Kaka Point (la bière la moins chère qu’on ait eu et ambiance très locale)
  • Speight’s Ale House à Timaru (joli bâtiment, très bonne ambiance).

Verre à bière Hawke's Bay qui brille à côté d'un feu

La différence entre un manchot et un pingouin tu apprendras :

Pour les anglo-saxons, tout s’appelle « penguin» mais les adorables animaux que vous croiserez en Nouvelle-Zélande sont des manchots, que ce soit le manchot à œil jaune (yellow eyed penguin) ou le manchot bleu (blue penguin). Je vous laisse relire les différences dans vos livres. Pour nous c’était l’occasion d’un petit cours de sciences naturelles pour les enfants.

Le bon goût du camembert tu oublieras :

Bon là je fais ma Française râleuse. Pourtant je ne suis pas du genre à vouloir retrouver à l’autre bout du monde les bonnes choses de chez nous et j’adore découvrir les spécialités locales mais en Nouvelle-Zélande on trouve beaucoup de camembert et de brie au supermarché (en Australie aussi d’ailleurs) sauf que ça n’a rien à voir avec du camembert et du brie donc ça m’a un peu énervée qu’ils osent utiliser le nom ;-). Globalement c’était pas la joie les courses au pays des Kiwis mais voilà une petite liste de ce que nous avons quand même aimé au supermarché :

  • Les céréales : Je vous recommande le mélange « noix de cajou-miel et avoine » de la marque Sanitarium. 
  • Grand choix de fruits secs au détail 
  • La viande (bon marché et bien tendre) surtout l’agneau et le bœuf.
  • Les tomates, les haricots verts et les brocolis (par contre côté fruit c’était fade et cher à part les pommes).
  • Les chips « made in New Zealand » : je vous recommande celles au romarin de la marque « Proper ».
  • Ouf ! Il y avait des produits Barilla au rayon pâtes 😉
  • Les produits d’hygiène (shampoing, crème solaire, etc) sont bien moins chers qu’en Europe.
  • Le vin est top ! Nous avons pas mal testé de vins locaux et nous avons eu de belles surprises.

Mes articles tu liras 😉

Retrouvez mon billet sur notre itinéraire et nos coups de cœur dans l’île du nord et dans l’île du sud.

Ton budget tu prévoiras :

On peut vraiment voyager de manière plus ou moins « roots ». Pour nous, c’était dans un campervan tout simple, en faisant la cuisine et en choisissant très peu d’activités payantes. Nous avons dépensé 140€ par jour à 4 (campervan : 70€ / essence : 20€ / repas : 30€ / activités : 5€ /campings : 15€). Il est possible de dépenser moins en dormant uniquement sur des sites autorisés et gratuits ou en louant un campervan encore plus petit (ce que je ne recommande pas en famille). Il est possible de dépenser bien plus aussi, en louant un camping-car de grand confort, en mangeant au restaurant et en s’offrant de nombreuses activités un peu folles (tours en hélicoptères, eco-tours, sports à sensations etc).

Du temps tu prendras :

C’est peut-être le point le plus difficile. En un mois, il a fallu faire des choix. On serait bien restés deux semaines de plus : une pour explorer le nord de l’île du nord et une autre pour explorer la côte au-dessus de Christchurch. En même temps, nous avons croisé de nombreux Européens qui venaient juste pour deux semaines car pas tout le monde est en congé sabbatique ;-). Bref, on fait comme on peut mais il faut réaliser quand même que la Nouvelle-Zélande c’est à l’autre bout de la planète, avec 12h de décalage horaire !

Rivière turquoise coulant sous les montagnes escarpées de Nouvelle-Zélande

Dans ce pays tu reviendras !

Pour nous ce sera une petite semaine en mai car notre vol pour l’Argentine part d’Auckland !

Alors ? Quelles seraient vos chances de survie au pays des Kiwis ?

Vue panoramique sur les Marlborough Sounds en Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande : 20 jours dans l’île du sud

Je continue dans ma lancée et après vous avoir parlé de notre itinéraire en Nouvelle-Zélande dans l’île du nord, voici le récap’ de notre road trip en famille dans l’île du sud. Nous y avons passé 20 jours, toujours dans notre campervan. Certaines journées ont été un peu fraîches, et donc certaines nuits aussi. C’est que plus on descend vers le sud, plus on se rapproche dangereusement de l’Antarctique !

Ce que j’ai en tête après 20 jours dans l’île du sud ? Des paysages fabuleux – j’ai particulièrement aimé tous les lacs rencontrés sur notre chemin et puis les animaux bien sûr ! Des animaux que je n’avais encore jamais vus (à part au zoo, mais ça compte pas hein…): c’était top pour les enfants bien sûr. Plutôt magique de se retrouver nez à nez avec des otaries, des manchots, des lions de mer, des albatros. L’école de la vie !

Voici en détail notre itinéraire jour après jour ainsi que nos coups de coeur et ceux des enfants. Grosso modo, nous avons tourné dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Jour 1 : Traversée entre l’île du nord et le sud : la dernière partie de la traversée est superbe. On passe par le Queen Charlotte Sound ; les paysages sont de toute beauté.

Vue panoramique sur les Marlborough Sounds en Nouvelle-Zélande
Nuit au Smith Farm Holiday Park. Très sympa car les enfants ont pu donner à manger aux animaux de la ferme. Super accueil avec de délicieux muffins (40$ pour nous 4).

Jour 2 : Baie de Nelson : on prend la route en longeant le Queen Charlotte Sound ; puis on s’arrête à la rivière Pelorus (encore un lieu de tournage du Seigneur des Anneaux) : quelle couleur ! Baignade à Rabbit Island.

La Nouvelle-Zélande en famille
Nuit au Mc Kee Mémorial Reserve en bord de mer (12$ pour nous 4).

Jour 3 : Abel Tasman National Park ❤ : pour découvrir ce parc national situé en bord de mer, nous avons opté pour une croisière en bateau-taxi (Abel Tasman Sea Shuttle) avec des arrêts tout au long de la côte. Nous avons croisé nos premières otaries (pas les dernières !). Nous sommes descendus sur Anchorage Beach où nous avons fait une petite balade en forêt avant de remonter à bord du bateau-taxi pour rentrer. Sur cette plage, j’ai pris mon dernier bain néo-zélandais – après ça, nous étions trop au sud et l’eau bien trop froide.

Baie turquoise et côte boisée dans le parc national Abel Tasman

Petit bateau ancré dans une crique turquoise du parc national Abel Tasman
Nuit sur une plage à Golden Bay (site autorisé, très calme et gratuit)

Jour 4 : Farewell Spit ❤ : on a adoré ! Regardez sur la carte, c’est le bout du monde ! C’est l’extrémité nord-ouest de l’île du sud. Nous étions seuls sur cette plage. Nous avons dévalé les dunes en riant avec les enfants. Nous y avons encore croisé des otaries. Ticoeur a trouvé que le gros rocher planté dans la mer ressemblait à la carte de l’Australie. C’est vrai non ? Un endroit magique.

Famille dévalant les dunes de sable doré en Nouvelle-Zélande

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Collines verdoyantes et baie de la péninsule de Coromandel

Nouvelle-Zélande : nos 10 jours dans l’île du nord

Dans trois jours nous quitterons la Nouvelle-Zélande. Nous y aurons passé un mois. Un mois que nous avons découpé ainsi : 10 jours dans l’île du nord et 20 jours dans l’île du sud.

Il était donc temps que je vous parle de ce que nous avons vu dans l’île du nord en vous indiquant mes coups de coeur et aussi ce qui a plu aux enfants.

Collines verdoyantes et baie de la péninsule de Coromandel

Jour 1 : Auckland : arrivée le soir – nuit à l’auberge de jeunesse YHA Auckland City (bien, propre et économique – chambre triple).

Jour 2 : Auckland : récupération de notre camperan. Je vous présente donc notre compagnon de voyage pour notre road trip néo-zélandais !

Campervan blanc stationné près de la côte néo-zélandaise
Nuit au Whangapoua Car Park, au bord de la mer (site autorisé, très calme et gratuit).

Jour 3 : Coramandel découverte des superbes paysages de la péninsule de Coramandel  ❤ où nous avons également goûté aux célèbres moules géantes de la région.

Collines côtières baignées de lumière en Nouvelle-Zélande

Îlots rocheux au large d'une côte verdoyante en Nouvelle-Zélande
Nuit sur le parking de Cathedral Cove. C’est pratique pour visiter les lieux le 

lendemain sans la foule et c’est gratuit ; par contre ce n’est pas agréable (juste un parking avec beaucoup de campervans).

Jour 4 : Coramandel : balade vers Cathedral Cove, un très bel arc sur la mer, endroit où ont été tournées des scènes du film Narnia. Puis nous sommes allés creuser notre trou sur la plage de Hot Water Beach. C’est amusant ! Il y a vraiment beaucoup de monde qui a marée basse vient à cet endroit car si on creuse un peu dans le sable on trouve de l’eau à 60 °C et lorsque cette eau se mixe avec l’eau de mer apportée par les vagues on peut se faire un agréable bain à 40°C environ. Toute la difficulté est de régler la température de nos hotpools ! On s’est aussi baigné aussi dans la partie fraîche de l’océan. L’eau était à peu près à 19 ou 20 degrés je dirais.

Grand rocher sculpté par la mer à Cathedral Cove

Montage de baigneurs dans les sources chaudes de Hot Water Beach
Nuit au McLaren Falls park  ❤ : un site payant (25$ pour nous 4 – douches chaudes incluses) mais vraiment un top endroit ! Le cadre est magnifique. Le parc est grand, très vert et vallonné. De plus, à la nuit tombée on peut aller faire une petite balade dans la forêt (30 minutes) pour y découvrir les « glowing worms » (vers luisants) : on se serait cru dans une foret enchantée !

Jour 5 : Hobbiton : près de Matamata, nous avons visité les décors qui ont servi au tournage du Hobbit et du Seigneur des Anneaux. Au départ c’était surtout pour faire plaisir à « Papa Voyage » car personnellement je ne suis pas une grande fan. Cela dit, je doit admettre que le village des Hobbits est très mignon et comme l’ont dit Ticoeur et Titpuce on se serait cru chez les 7 nains ! La visite est un peu chère mais très pro et les guides très sympas. Pendant le tour on apprend de nombreuses anecdotes et des détails insolites concernant le tournage du film. En plus, nous avons eu le temps idéal pour apprécier le cadre de ce village imaginaire où chaque détail a été pensé minutieusement. Tous les détails sur le site d’Hobbiton. Le soir-même, Papa Voyage a décidé de montrer aux enfants le dessin animé des Hobbits pour qu’ils ne confondent pas leurs classiques ;-).

Grand arbre dans le décor verdoyant de Hobbiton

Nouvelle-Zélande île du Nord
Nous avons fini la journée aux hotpools de Waikite  ❤ où nous avons passé la nuit (un peu cher : 66$ mais cela inclut nos entrées aux hotpools).

Vapeur montant entre les arbres à Rotorua

Jour 6 : Roturoa : c’est la zone géothermale et géothermique de l’île du nord. On y voit de belles curiosités naturelles comme des geysers, des sources de soufre, des piscines de cyanure ou encore des rivières qui fument tant la température de l’eau est élevée. Parmi les nombreux sites à découvrir, nous avons choisi de voir Wai-o-tapu (balade de 2h environ) et Orakei  ❤ (1h30 environ). Egalement à Roturoa nous nous avons longuement marché dans la magnifique forêt des grands arbres rouges (Redwood Forest  ❤). Enfin, en quittant la région, nous nous sommes arrêtés aux très belles Huka Falls.

Bord minéral orange d'une source géothermale à Rotorua

Terrasse géothermale blanche et orange à Rotorua

Sentier dans une forêt de fougères arborescentes en Nouvelle-Zélande

Rapides turquoise de Huka Falls en Nouvelle-Zélande
Nuit au bord du lac Taupo (site autorisé, très calme et gratuit)…  ❤

Voyageur assis face au lac Taupo au coucher du soleil

Jour 7 : Le Tongariro National Parc. Là-bas, la rando la plus célèbre est le Tongariro Alpine Crossing (environ 6h30 de marche). Ticoeur nous a montré en Birmanie qu’il était capable de marcher une telle distance donc nous avions envisagé de nous lancer dans cette randonnée (en portant Titpuce) mais la météo n’a pas été avec nous pour une fois. Cela a été notre seule journée de grisaille pendant nos dix jours dans l’île du nord. Bref, nous avons juste opté pour la « petite rando » de 2h qui nous a conduit à la cascade Taranaki avec vue sur les sommets alentours. Les décors de ce parc national sont également présents dans le Seigneurs des Anneaux.

Volcans du parc national de Tongariro au-dessus des herbes dorées
Nuit au Dudding Lake (20$ pour nous 4 avec douches, cuisine et jeux pour les enfants).

Jour 8 : journée tranquille ! Et oui ça nous arrive ;-). Direction la bibliothèque où les enfants adorent le coin jeux et les livres junior. Pendant ce temps-là, les parents ont internet gratuit ! En Nouvelle-Zélande les bibliothèques sont vraiment les amies des voyageurs étant donné la difficulté à trouver du wifi gratuit ou peu cher dans le pays. En fin de journée, nous sommes allés au Queen Elizabeth Park dans les environs de Wellington, pour nous balader sur les grandes plages.

Lac Taupo sous un ciel couvert avec les volcans à l'horizon
Nuit à la ferme Battle Hill Farm Park (calme, sympa et seulement 15$ pour nous 4 – on a pu faire un feu de camp).

Jour 9 : Visite du Musée Te Papa à Wellington de l’ouverture à la fermeture (musée gratuit) ! Une collection variée sur la Nouvelle-Zélande, l’art Maori, les animaux,  l’époque victorienne… Tout est très bien mis en valeur. Nous avons bien aimé le calamar géant et le film 3D qui va avec. Les enfants ont passé beaucoup de temps dans les différentes aires dédiées aux petits.

Front de mer de Wellington sous un ciel bleu
Nuit au Ocean View Car Park (site autorisé et gratuit par contre il y a foule ! C’était pas très agréable mais bon, il y a peu de choix près de Wellington – heureusement il y avait la vue sur l’océan !). 

Jour 10 : Wellington : balade dans le centre puis nous sommes allés à l’expo Dreamworks (qui se trouve aussi au Te Papa. On s’en lasse pas !) – l’expo est présente jusqu’au 28 mars 2016 (petite expo mais sympa pour les fans). Départ en ferry pour l’île du sud. A suivre !

Ferry Interislander dans le port de Wellington

Les endroits avec le petit coeur sont ceux que j’ai préférés. Si on interrogeait les enfants voici quel serait leur top 3 dans l’île du nord :

  • Creuser le trou sur la plage de Hot Water Beach pour trouver la source d’eau chaude.
  • Hobbiton
  • Le musée Te Papa à Wellington

NZ : l’île du nord on Roadtrippers

En conclusion que dire ? C’était très très beau. La végétation m’a particulièrement plu. Les balades en forêt sont superbes et parfois on se croirait dans la jungle alors que nous ne sommes pas du tout dans un environnement tropical. Les fougères sont omniprésentes. Pas étonnant que ce soit le symbole du pays. Côté météo, on était quasiment toujours en short et on a pu se baigner plusieurs fois (dans l’île du sud, c’est une autre histoire… Je vous raconterai…). Aussi, comme tout le monde semble dire que le sud est encore plus beau, nous avons dédié 1/3 de notre temps à l’île du nord. Je vous en dirai plus quand j’aborderai le sud mais pour moi la différence de beauté nord/sud n’est pas si évidente… Du coup, 10 jours c’était peu et comme nous repasserons par Auckland en mai, ce sera l’occasion de consacrer encore une petite semaine à l’île du nord !

Fougères arborescentes dans une forêt néo-zélandaise

Et vous ? Envie de découvrir la Nouvelle-Zélande ? Pas seulement à cause du Seigneur des Anneaux j’espère ;-). Et pour ceux qui connaissent déjà : vous ne trouvez pas que le nord est tout aussi beau et intéressant que le sud ?

Océan Pacifique et montagnes lointaines au crépuscule

Ma peur de traverser le Pacifique

Les angoisses cela ne s’explique pas.
Les peurs ont rarement de fondements rationnels sinon il serait bien trop facile de les vaincre.

Certains ont peur des araignées, des serpents, de l’avion (je connais le problème !), de l’ascenseur, ou pire du lendemain… Mais aucune de ces peurs n’est ridicule même si elle en a l’air. Elles sont toutes sérieuses car elles sont personnelles et traduisent bien souvent la complexité de nos personnalités, de nos histoires, de nos émotions.

Donc certains trouveront ma peur du Pacifique bien stupide ou futile mais finalement les adjectifs n’ont aucune importance : ma peur est là et son existence perturbe la mienne.

Faire face à ses peurs semble une thérapie raisonnable. Alors j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui pour extérioriser, peut-être exorciser la vilaine.

Suis-je la seule à avoir cette peur de traverser l’Océan Pacifique ? Je n’ai jamais entendu personne parler de cette angoisse. En même temps, rares seraient les occasions pour en discuter autour d’une tasse de thé. Ou y-a-t-il d’autres âmes tourmentées embarquées dans la même galère que moi ? Cela dit, avoir peur du Pacifique ou d’autre chose finalement c’est souvent similaire. Les mécanismes sont les mêmes : vous avez peut-être peur des chenilles (la personne concernée se reconnaîtra ;-)) et moi du Pacifique mais je suis certaine que nous avons quelques points en commun et que nous pourrons nous comprendre.

Me confronter à ma peur. Ne pas l’ignorer. En 2007 déjà, nous sommes partis pour un Tour du Monde à l’occasion de notre voyage de noces et là j’ai fui : je parle toujours de « tour du monde » mais en vrai nous avons réalisé un aller-retour entre Paris et Mexico City puis un autre aller-retour entre Paris et Shanghai. On aurait pourtant pu passer du Mexique à la Chine… En traversant le Pacifique ! Alors oui, j’ai facilement pu prétexter que c’était moins cher de faire escale à Paris (et c’est pas faux) et que c’était sympa de fêter le Nouvel An à Paris entre deux avions (là en fait c’est un peu étrange comme sensation… Rentrer pour quelques heures… On se sent là sans y être). Bref, des arguments j’en avais mais la vraie raison c’est que le Pacifique je voulais pas le traverser. No way.

Quelques années plus tard nous revoilà : j’annonce d’emblée un Tour du Monde, pour me mettre la pression, mais en même temps on ne boucle pas l’itinéraire et on envisage deux routes : parce que forcément quand on est en Océanie c’est la même distance de passer d’un côté ou de l’autre… Donc on a pensé à un retour par Hong-Kong, la Chine, l’Europe de l’est. Cela n’aurait pas été un Tour du Monde mais une boucle. Et puis on a pensé à un retour par l’Amérique Latine que j’aime tant mais… il faut traverser le Pacifique !

Depuis que nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande, il me nargue cet océan. La plupart des soirs, nous nous posons face à lui pour la nuit et il me tient tête, m’impressionne avec ses vagues fracassantes. Je l’entends depuis le campervan. Il me murmure à l’oreille que je dois décider. Traversée du Pacifique ou pas ?

Alors même s’il ne sert à rien de chercher des raisons car les plus grandes peurs n’en ont certainement pas et bien j’en cherche quand même. C’est un passe-temps que les personnes angoissées aiment beaucoup : chercher des raisons à des choses irrationnelles. Une sorte de divertissement.

Pourquoi ai-je peur de traverser cet océan ? Parce que j’ai peur de l’avion et que le trajet est particulièrement long entre l’Océanie et l’Amérique Latine ? La peur de l’avion n’aide pas j’en conviens mais je vais quand même bien mieux de ce côté-là depuis mon stage. Et puis ok : il y a 11h de vol entre Auckland et Buenos Aires mais j’ai souvent parcouru cette distance pour aller en Asie ou en Amérique. J’adore pas mais ça passe et je n’hésite pas à repartir pour de longs trajets quand j’en ai l’occasion. Donc la durée du trajet en avion n’est pas LA raison.

Le problème c’est le nom ? PACIFIQUE : un mot si paisible qu’il en devient mortel. Il rappelle la FIN, celle à laquelle nous serons tous confrontés. Mouais, je sais pas – je ne me laisse pas souvent impressionner par un mot.

Non, je dirais plutôt que c’est le vide : l’immensité de cet océan me donne le vertige, le même qui me rendrait folle si on m’envoyait dans l’espace. Le Pacifique c’est « trop » grand. Oui mais « trop » ça veut pas dire grand chose… Traverser l’Atlantique c’est déjà quelque chose et je l’ai fait plusieurs fois. Pas aisément je l’avoue. La différence c’est que l’Atlantique a quand même quelque chose de plus familier. Il borde nos côtes mine de rien, je le connais.

Donc l’Atlantique c’est grand mais le Pacifique c’est plus grand et plus loin de « chez moi ». C’est ma limite sans doute… C’est trop grand, c’est trop loin. J’ai l’impression d’un gouffre qui pourrait m’aspirer, une impression de fin du monde, de néant. Pire : d’oubli.

Océan Pacifique et montagnes lointaines au crépuscule

Quand tant de monde rêve des îles perdues dans le Pacifique moi pas du tout. D’ailleurs, je parle d’îles perdues et non d’îles paradisiaques vous remarquerez… Ce serait ma hantise un séjour là-bas. J’aime les îles. Enormément mais je les aime pas trop loin des continents ou de taille conséquente. L’idée de me retrouver sur une île « trop petite » au milieu du Pacifique « trop »  grand me met dans un état de stress. Telle collègue me parle de son anniversaire qu’elle a passé aux îles Cook. Tel autre me raconte son voyage de noces en Polynésie Française ou encore telle famille de voyageurs me parle de son escale aux îles Fidji. J’écoute. Je pose des questions. Je suis curieuse. Je veux bien savoir à quoi ressemblent ces îles de rêve mais vraiment je ne veux pas y aller. J’aurais trop peur. Perdue au milieu du Pacifique, je me sentirais trop petite, trop vulnérable. En danger.

Donc traverser le Pacifique dans tous les cas je ne l’envisageais que d’une traite, sans respirer. Pas d’escale dans ce nulle part. Je l’envisageais mais le projet me terrorisait et puis on s’est lancé. On a pris les billets d’avion il y a quelques jours : Auckland->Buenos Aires. C’est réservé. Il faut croire qu’il fallait reculer pour mieux sauter, puisque nous allons d’abord en Australie et à Bali (nous retournons donc sur nos pas) pour finalement faire le grand saut.

Pas d’assurance annulation. Alors je dois me faire à cette idée. Je vais traverser le Pacifique. Je dois m’habituer à cette réalité. Je dois me projeter. C’est pour cela que je vous en parle aujourd’hui. Parce que je vais le faire – comme lorsque petite je montais au plongeoir 10 mètres à la piscine et qu’une fois là-haut je ne voulais plus sauter – je finissais par trouver l’élan. Sans réfléchir. Voilà, la solution est en partie là. Ne pas réfléchir, se laisser porter, voler et le traverser. Cet océan. Pacifique.

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