Pour cette nouvelle année à l’école anglaise, nous sommes beaucoup plus détendus : les enfants parlent anglais, ils ont leurs amis et ils connaissent très bien l’école ! En plus, ils ont de super instituteurs qu’ils connaissent déjà : Titpuce est tombée avec la maîtresse qu’avait Ticoeur l’an dernier et Ticoeur est tombé avec l’instit’ qui est également responsable de la Forest School or Ticoeur a souvent choisi cette activité (feu de camp, construction de cabane, d’objets en bois…) en activité extra-scolaire.
Quand, je vous ai écrit mon petit bilan de notre première année en Angleterre, je vous ai dit que j’écrirai un peu moins souvent mais finalement, cette semaine, j’ai beaucoup de choses à vous raconter ! Qu’est-ce qui est nouveau ?
Et bien, pour commencer, regardez cette photo de la rentrée des classes :
cette année
Et à présent, regardez la photo de l’an dernier :
l’an dernier
Vous voyez l’énorme différence ? Ils ont trop grandi mes amours ! Bien trop grandi ! D’ailleurs, pour Titpuce, il y a changement d’uniforme par rapport à l’an dernier. Elle porte à présent l’uniforme des « grandes » et ce sera celui-ci jusqu’à la fin de l’école primaire.
Ah oui, au fait : dans quelles classes sont-ils ? Year 5 pour Ticoeur (qui aurait dû rentrer en CM2 en France) et Year 3 pour Titpuce (qui serait rentrée en CE1 en France). Au Royaume-Uni, à partir de Year 3 c’est ce qu’ils appellent « Junior School » alors qu’avant c’est « Primary School ». Souvent c’est dans la même école ou juste à côté. Pour nous, c’est dans la même école. Nous avons reçu les programmes pour l’année (j’adore la transparence des écoles à ce sujet ! Chaque école a un site web et offre énormément d’informations aux parents). Voici quelques points du programme qui diffèrent de la France :
En Histoire : ce trimestre Ticoeur va étudier la dynastie des Tudors, notamment Henry VIII et ses femmes (moi, j’adore car j’apprends l’Histoire d’Angleterre par l’occasion !). Titpuce va étudier l’Egypte ancienne.
Religion/Philosophie : je vous rappelle que cette matière est proposée par toutes les écoles même publiques et même non religieuses. Quand l’école n’est pas religieuse (ce qui est le cas de la nôtre), les enfants apprennent un peu sur toutes les religions, ce que je trouve intéressant. Ce trimestre, pour Ticoeur, ce sera le christianisme et pour Titpuce le judaïsme.
Math : je suis en train de creuser et tenter de comparer les programmes entre la France et le UK. Je vous dirai si je vois une différence de niveau…
Sports : comme je vous l’ai déjà dit, il y a plus de sport qu’en France (vous voyez, je me répète quand même :-)). Ce trimestre c’est foot et rugby pour Ticoeur ; hockey sur gazon pour Titpuce.
Les petits Anglais apprennent le français donc il y a cours de français une fois par semaine. La prof va s’adapter à nos enfants et essayer de leur faire travailler le CM2 et le CE1 dans un petit coin de la classe. La prof est super donc cela devrait les aider même si j’ai bien conscience qu’il faut absolument que Ticoeur et Titpuce lisent des livres en français à la maison. Nous allons essayer ! C’est clairement le point le plus compliqué pour tous les enfants expatriés… Nous avons tendances à mettre la priorité sur l’anglais pour que les enfants suivent bien à l’école et donc le français passe un peu à la trappe. Je pense que quelques pages avant de dormir cela pourrait être pas mal…
Cours d’anglais : la particularité pour Ticoeur c’est qu’il a été sélectionné pour la grosse production théâtrale de l’école suite à son succès l’an dernier sur les planches. Il aura donc des heures supplémentaires pour travailler la pièce.
Un détail que j’adore en Angleterre : ok, il faut acheter les uniformes et des accessoires pour les différents sports ; par contre, il n’y a pas, comme en France de listes de fournitures qui vous donnent la migraine ! Les enfants doivent aller à l’école avec un crayon de papier et une gomme ! Ceux qui ont le permis stylo (oui, oui, ça existe ! Ticoeur l’a eu l’an dernier) emmènent donc aussi un stylo bille.
Et les activités extra-scolaires ?
Il y a tout d’abord, les activités que les enfants peuvent faire au club à l’école après les cours (équivalent de notre Centre de Loisirs mais en mieux…) : tir à l’arc et natation pour Ticoeur ; gymnastique et natation pour Titpuce. Aucune logistique nécessaire pour ces activités puisque tout se passe à l’école.
En dehors de l’école, Ticoeur continue le tennis ; Titpuce continue la danse classique et a souhaité rajouté les claquettes. Les claquettes c’est une activité très répondue ici ! En France, je ne connais pas d’enfants qui en font. En fait, en Angleterre, les enfants qui font de la danse suivent plusieurs cours de danses (typiquement ballet+moderne+claquettes). D’ailleurs, les cours de danse sont vraiment moins chers ici alors que pour les autres sports c’est équivalent.
En résumé, l’agenda est très chargé ! Plus qu’il ne l’était à Paris mais la grande différence c’est qu’à Paris nous n’arrivions pas à facilement gérer les activités des enfants car nous finissions le travail bien trop tard ! Alors qu’ici, les Anglais finissent leur journée de boulot bien plus tôt et donc nous avons le temps de courir partout pour emmener les enfants à leurs activités… La seule difficulté c’est que Papa Voyage et moi avons des déplacements pro à Londres mais nous sommes assez libres dans la gestion de nos agendas pour faire en sorte que cela ne tombe pas en même temps. A suivre !
Enfin, comme la saison de voile court encore jusque fin octobre, nous irons à la voile de temps en temps le week-end. Mais ce week-end, nous avions quelques achats à faire samedi (pour les activités sportives des enfants justement !) et dimanche, nous sommes partis à Poole dans le Dorset pour profiter des grandes plages de sable fin ! Je vous raconte cette escapade bientôt sur le blog !
Poole – Sandbanks
Et pour vos enfants ? Comment s’est passée la rentrée ?
Alors que nous prenions un cocktail sur une plage de Minorque, nous avons réalisé que c’était notre premier anniversaire de vie en Angleterre ! Tout au long de cette première année, j’ai partagé avec vous nos aventures anglaises, semaine après semaine et je vous remercie de nous avoir suivis dans ce rendez-vous régulier (tous ces billets hebdos sont listés ICI). J’avais besoin de raconter toutes les aspects de cette nouvelle vie dans laquelle nous nous étions lancés sans beaucoup de réflexion et avec pas mal d’appréhensions. Si vous vous souvenez de mes principales craintes, il y avait :
l’apprentissage de l’anglais pour les enfants
le flou professionnel pour moi
la vie dans un village
l’approche du Brexit
Je focalisais sur ces quatre sujets et maintenant, je me rends compte que c’était une vue très limitée. Que déménager en Angleterre a engendré beaucoup d’autres changements dans notre quotidien et dans nos esprits…
A l’école anglaise :
Concernant l’intégration des enfants dans une école anglaise, je m’étais inquiétée pour rien 😉
Ticoeur était à l’aise dès les premières semaines, lisant des romans de Roald Dahl dès le mois de septembre ! Titpuce a eu besoin d’un temps plus habituel d’adaptation, comme la plupart des petits Français expatriés que nous avons rencontrés : il faut compter un trimestre d’école pour que l’enfant soit à l’aise dans sa nouvelle langue. Chaque semaine, Titpuce évoluait en compréhension mais il n’y a qu’après les vacances de Noël qu’elle s’est mise à parler et à participer en classe. Même pendant ce premier trimestre où l’anglais ne lui était pas naturel, elle aimait se rendre à l’école et dès le premier jour, elle s’est fait des copines. Tout le monde a été accueillant et tout le monde a redoublé d’efforts pour nos enfants. Pour relire mes récits des premières semaines d’école c’est par ici. A présent, Ticoeur et Titpuce parlent couramment anglais, avec un bel accent, même si bien sûr ils ont encore du vocabulaire à acquérir. Pour cette nouvelle année qui commence je vais tenter de mettre à niveau Titpuce en français car pour l’instant, elle lit bien mieux en anglais qu’en français.
Mais l’anglais était loin d’être le seul défi à relever à l’école !
Évidemment, je focalisais sur l’anglais mais pour Titpuce et Ticoeur il y a eu beaucoup de nouveautés à l’école anglaise, notamment des sports qu’ils ne connaissaient pas : rounders, hockey sur gazon, rugby, cricket et netball ! Mine de rien, ça en fait des choses à apprendre ! Ticoeur a adoré tous ces sports. Titpuce ne s’est pas encore révélée une grande fan des sports anglais ! Et puis, il y a eu le gros défi de la natation car tous leurs camarades de classe ont appris à nager en maternelle ; la natation est une priorité dans notre comté (le Hamsphire) et lorsque j’ai assisté aux compétitions à l’école, j’ai halluciné de voir tous ces petits nager le crawl à toute vitesse ! Bref, en plus des cours à l’école, Ticoeur et Titpuce ont suivi des cours particuliers le soir après l’école et aujourd’hui ils sont au niveau attendu ici et ils sont tous les deux fans de natation !
L’école en Angleterre : ils adorent !
Il y a eu tant d’autres différences avec l’école en France : les uniformes (moi je ne suis toujours pas fan d’ailleurs…), les assistantes pour chaque classe, le peu de devoirs, plus de sport dans l’emploi du temps, l’accent mis sur les efforts plutôt que sur les résultats, les assemblies chaque semaine, les récompenses régulières du travail mais aussi du comportement et les règles de vie tellement mieux communiquées et respectées. Pour tous les détails, je vous laisse relire tous mes billets hebdos répertoriés ici. Ceux qui nous suivent l’auront compris : nous adorons l’école anglaise ! Dès les premières semaines, les enfants ont déclaré ne plus vouloir retourner à l’école en France… Après, je sais qu’il ne faut pas généraliser… Que notre école à Paris était particulièrement oppressante avec pas mal de problèmes de comportements… Mais nous avons discuté avec de nombreux parents Français qui vivent en Angleterre et tous préfèrent l’école en Angleterre ; Il doit y avoir quelque chose qui fonctionne mieux tout de même… Certains Français disent qu’ils réfléchissent à rentrer en France pour le collège ou le lycée mais je n’ai pas encore creusé le pourquoi du comment.
Aussi, quelque chose qui avait traumatisé Ticoeur en France c’était le centre de loisirs. C’est fou les soucis qu’il y a eu à la cantine ou le soir après les cours. Ici, en Angleterre ce sont les enseignants qui s’occupent et veillent sur les enfants que ce soit le midi ou après l’école (sauf pour les clubs spécialisés). Lors de la pause déjeuner, les enfants ont accès à la bibliothèque ou peuvent participer à la chorale de l’école alors qu’à Paris, ils s’entre-tuaient dans la cour. Je suis désolée pour ce tableau sombre et j’espère que vous n’avez pas tous eu une expérience aussi traumatisante que Ticoeur. Je sais qu’il existe aussi de super équipes d’animateurs (Titpuce a eu plus de chance que son frère de ce côté-là). Je précise que le afterschool care et les clubs ont tout de même le défaut d’être bien plus chers que le centre de loisir en France.
***
Je reprécise que nos enfants sont dans une école privée mais que lorsque je vous parle du système scolaire anglais je parle bien de l’école en général car je discute avec d’autres familles, d’autres Français, nos voisins, des collègues ou des amis.
Mais quelles sont les particularités du privé en Angleterre ? Le coût est bien plus élevé qu’en France et le concept est différent également : les effectifs sont autour de 15 enfants par classe au lieu de 30 ; il y a des professeurs spécialisés pour de nombreuses disciplines même en primaire (ex : prof d’art, prof de sciences, prof de théâtre, coach pour chaque sport…), il y a souvent quelques pensionnaires, il y a des houses et enfin c’est souvent dans un cadre assez incroyable. Bref, c’est comme dans Harry Potter sauf qu’étrangement dans Harry Potter il semblerait que Hogwarts soit gratuit ! Vraiment un bon plan cette école de sorciers ! Je reprécise également que si vous voulez inscrire vos enfants dans une école publique anglaise, il faut s’y prendre bien en avance selon les régions et les tranches d’âge. Pour Titpuce, il n’y avait plus de place dans les écoles publiques des villages alentours (suite à ce soucis, heureusement que l’entreprise de mon mari a proposé de contribué aux frais du privé, sinon, nous aurions dû aller vraiment loin !) .
Hogwarts
Je me rends compte qu’une fois encore je m’étends sur la partie école…. C’est tout simplement le reflet de ce que nous apprécions le plus ici. Nous sommes ravis de vivre en Angleterre pour nos enfants qui ont à présent un atout linguistique de taille !
Certains Français que nous avons rencontrés ne restent QUE pour l’école (publique, je précise…) et certains viennent vivre en Angleterre uniquement pour que leurs enfants aient la chance d’apprendre l’anglais et de profiter du système scolaire… Certains ont tout lâché et sont arrivés sans travail et parfois même sans parler anglais eux-même. C’est très courageux, un peu fou, mais je comprends ces personnes et je pense que cela vaut le coup. C’est un gros atout pour nos enfants de savoir parler anglais, un atout qui vaut pas mal de sacrifices je pense. Encore une fois, je suis mal placée pour parler de gros sacrifices puisque Papa Voyage avait sa place assurée ici mais moi dans l’histoire on m’oublie un peu :-)… J’avais un très bon boulot, je gagnais mieux que Papa Voyage (je ne le dis pas pour me vanter mais parce que j’en ai marre des clichés que l’on me colle parfois : la nana qui a la belle vie car son mari doit avoir un super package d’expat ! Sauf que malgré les aides reçues par mon mari c’est très loin de compenser mon salaire ! Et puis, j’avais beaucoup de belles opportunités professionnelles qui étaient en train de se concrétiser à Paris… Ce n’est pas si simple de renoncer à ses projets et à son confort financier (le blog m’apporte certes des revenus mais pas autant que dans la finance !). Cela fait donc une bonne transition pour vous parler de ma recherche d’emploi en Angleterre.
Trouver un travail en Angleterre : plus difficile que je ne pensais :
Plusieurs
choses ont rendu ma recherche d’emploi difficile :
Je ne vis pas à Londres : pour mon métier et mon secteur, presque tout se passe à Londres donc je voyais beaucoup d’annonces intéressantes mais bon, voilà, nous habitons à 200 km de la capitale ! L’autre avantage à Londres c’est qu’ils ont l’habitude des Français : ils en ont plein ! Donc moins besoin d’expliquer ses études, son profil…
Je n’ai pas de diplôme anglais : là, j’ai été déçue car on entend toujours dire que les Anglais sont ouverts d’esprit et qu’après des études littéraires on peut faire du marketing… Ok mais en finance d’entreprise ils tiennent à leur certificat de comptabilité qu’il faut absolument avoir et que je n’ai pas ! J’ai eu du mal à leur faire comprendre que j’avais appris la même chose en France et que je pouvais m’adapter à la finance anglaise puisque j’avais travaillé pour des entreprises anglaises… mais bon, j’ai fini par trouver quelques oreilles patientes à qui j’ai dû expliquer en détail ce qu’était une prépa et une école de commerce… Notre système français est vraiment trop bizarre je l’admets… Heureusement, j’ai étudié la philo à la Sorbonne et le mandarin à Dauphine, je crois que ça m’a sauvé pour cocher la case « université » à laquelle ils tenaient tant !
mon CV n’allait pas du tout ! Mais alors pas du tout, selon le gentil chasseur de tête qui a bien voulu s’occuper de moi et m’aider. En anglais, pour chaque expérience il faut écrire beaucoup de blabla avec de longues phrases et beaucoup d’exemples…c’est plus littéraire que la version française plus synthétique… Et puis, ne surtout pas mettre d’information personnelle telles que « mariée, deux enfants », ni son âge, … surtout pas la nationalité et pas de photo non plus.
Finalement, il a fallu du temps mais j’ai trouvé et je travaille depuis quatre mois, ce qui me fait découvrir un autre aspect de la vie en Angleterre. Il est trop tôt pour faire un bilan. Je dirais juste qu’en travaillant avec des Anglais on voit bien que ce ne sont pas des latins :-). Avec tous les avantages et inconvénients que cela implique. Mon travail est situé à 5 minutes de l’école des enfants (le rêve !) mais j’ai quand même beaucoup de déplacements à Londres à prévoir… A suivre !
Vivre dans un village :
Je précise que tout est relatif car des Français qui sont passés nous voir récemment ont trouvé que notre village était bien grand et notre coin pas si paumé. Mais pour la Parisienne que je suis, mon village est bien trop petit et bien trop loin de toute activité culturelle. Il faut dire que je sortais tant à Paris ! Je profitais des nombreux cinémas, théâtres et musées. Passer à une vie culturelle réduite à quasi zéro est difficile. Il y a bien un théâtre à Southampton qui passe parfois des grosses productions de Londres mais cela ne remplit pas mon agenda. Cela dit, je découvre des avantages à mon environnement : Je peux faire mon footing en bord de mer, voir un ciel plein d’étoiles la nuit, respirer un air sain, chanter dans la chorale du village, marcher en forêt avec les chevaux et puis dormir dans un calme absolu. Ce sont les mois d’hiver qui m’ont déprimée car sans pouvoir profiter de la nature, que faire ? Heureusement, j’avais internet, mon blog, la chorale et mon piano ! Bon ok, c’est pas si mal ! Je suis juste hyper super active ! Et puis le printemps est arrivé et nous avons profité de la saison de la voile. On adore ! Donc d’avril à fin octobre, notre coin est un petit paradis pour faire du bateau et ça c’est génial ! Donc bon, au final, on dira que je ne me suis pas trop mal adaptée à ma région à part sur la période de novembre à février où je suis régulièrement allée faire le plein de culture à Londres pour la journée. Cette année, je serai au bureau donc l’hiver devrait passer plus facilement :-).
Mon villageNew Forest
Le Brexit : cette Arlésienne…
Le sujet délicat, le sujet qui divise le pays, le sujet qui n’est toujours pas résolu. Bref, après un an en Angleterre, nous sommes toujours dans le flou le plus total concernant notre avenir ici car il n’y rien de concret et rien de figé. Nous ne savons donc pas à quelle sauce nous allons être mangés. Voyons déjà ce que donne le 31 octobre prochain si jamais cette date est maintenue. Par prudence, nous faisons les démarches de pre-settlement status histoire de ne pas être mis à la porte pour Halloween ! Histoire surtout de prouver officiellement que nous étions en Angleterre avant le 31 octobre.
Et puis vivre en Angleterre c’est aussi :
Découvrir une société étonnamment très différente de la nôtre, acquérir de nouvelles références culturelles, rencontrer de nouvelles personnes, changer son rythme de vie, apprendre tous les jours, apprécier les retours ponctuels à Paris, se sentir isolé sur une île, s’adapter, se découvrir de nouveaux centres d’intérêts et puis voyager bien sûr ! Nous essayons de profiter de notre expatriation pour visiter les quatre coins du Royaume-Uni. Cette année, nous sommes allés dans le Dorset, dans le Devon, dans le Lake District, à Isle of Wight, à Brighton, aux Seven Sisters, en Ecosse, dans les Cotswolds, etc… Nos projets de voyages au UK pour l’année à venir ? Les Cornouailles en priorité et pour le reste nous improviserons grâce à notre cher campervan !
Je vous l’avais dit : nous vivons non loin de Downton Abbey mais notre maison est un peu plus petite et en briques :-).
Aussi, je vous l’ai déjà dit mais j’adore le climat que nous avons ici dans le sud de l’Angleterre ! Si, si, je vous assure, c’est vraiment agréable ! Doux et souvent ensoleillé !
photo typique anglaise mais prise à Malte 🙂
J’espère que vous continuerez de nous suivre dans nos aventures anglaises. Je vais peut-être juste réduire un peu la fréquence de publication de ces billets « notre vie en Angleterre » car beaucoup de choses ne seront plus nouvelles pour nous, ni pour vous :-). Je vous raconterai bien sûr chacune de nos escapades à la découverte du Royaume-Uni sans oublier qu’ il y aura toujours mes billets sur nos voyages en famille hors UK ! Alors, vous nous suivez ?
Au début des vacances de Pâques, nous sommes partis en Crète avec les enfants. Un superbe voyage en famille qui confirme notre goût pour la Grèce ! Vous vous souvenez ? En avril dernier, nous avions passé nos vacances dans le Péloponnèse ; puis, en juillet, nous avons fait le tour de Corfou en voilier. Ce que nous aimons en Grèce ? Les paysages, le climat, le petit budget, la cuisine (le poisson frais !) et surtout l’accueil chaleureux des locaux ! En Crète, nous avons trouvé une hospitalité et une générosité incroyable ! Bref, une destination à découvrir en famille sans hésitation !
Comme la Crète est grande, nous nous sommes concentrés sur la partie ouest de l’île et j’ai organisé le roadtrip ci-dessous, avec 9 nuits sur place. Côté météo, nous avons eu 7 jours de beau temps (18 degrés et grand ciel bleu) et 2 jours de pluie. Aussi, contrairement à l’an dernier à la même époque, la température de l’eau était fraîche (je dirais 16-17 degrés) donc nous ne nous sommes baignés qu’une fois. Disons qu’en avril, il est tout à fait possible d’avoir une mer plus chaude mais ce n’est pas garanti. De toute façon, mon programme était surtout orienté rando et paysages. Les sommets étaient encore enneigés. En ce début avril, sur les plages les plus connues de l’île, nous avons eu la chance d’être quasi seuls alors qu’en été il doit y avoir foule !
Elafonisi Beach sans la foule estivale ! Elle est pas belle la vie ?
Cette semaine, nous étions sans les enfants et donc nous nous sommes organisés quelques sorties en amoureux : il y a eu pas mal de cocktails, de balades au soleil couchant et de voile après nos journées de travail (nous n’avons pas chaviré cette fois-ci !). Nous sommes sortis à Londres, à Portsmouth et à Paris pour le week-end où nous sommes allés afin de rencontrer ma nièce qui est née il y a une semaine. Elle est trop mimi ! Et si sage pour l’instant ! De Paris, l’idée était ensuite de rejoindre Stuttgart afin de récupérer enfin Ticoeur et Titpuce ! Il était temps : ils me manquaient trop ! La réciproque est sans doute moins vrai ;-). Ils ont passé d’excellentes vacances chez Omi et Opa ! Nous avons sacrément enchaîné les trains pour voir tout le monde et récupérer tout le monde ! Cela nous aurait presque rappelé notre Tour du Monde ! J’imagine que c’est le lot de beaucoup de parents… La logistique de l’été est parfois compliqué pour réussir à couvrir toute la période des vacances scolaires.
De notre semaine en amoureux, nous retiendrons de bons moments culturels et gastronomiques à part nos deux expériences ciné pas convaincantes : nous n’avons pas aimé le dernier Tarentino (Once Upon a Time In Hollywood) malgré l’esthétique du film et les excellents acteurs. Nous nous sommes tout simplement ennuyés… Vous l’avez vu ?
Alors le lendemain, nous avons voulu voir Midsommar qui nous tentait davantage mais à peine étions nous assis dans nos fauteuils que le projecteur du cinéma a rendu l’âme ! Résultat : on nous a offert quatre places de cinéma donc ce sera l’occasion d’aller voir un dessin animé en famille ! Le ciné à deux ça ne nous a pas réussi !
LondresLondres by nightPortsmouthEt Paris !
A présent, nous sommes de retour dans notre campagne anglaise : jolies ruines, grand soleil et 27 degrés (température la plus élevée depuis que nous vivons ici !)… Mais nous restons à peine 24 h car…
Netley Abbey
… nous partons demain pour Minorque ! Alors, n’hésitez pas à nous suivre sur Instagram si vous êtes tentés par cette île des Baléares ! L’an dernier nous avions passé une semaine à Majorque et cela nous avons donné envie de visiter sa petite sœur Minorque !
Une petite semaine tranquille pour nous : les enfants sont allés dans un Summer Camp spécial forêt car ils adorent les activités nature. Construction de cabanes, feu de camp, fabrication d’objets en bois et en cuir… : ils se sont bien amusés ! Pour Titpuce, nous avons pris en extra l’option équitation car elle n’arrête pas de nous dire qu’elle veut faire du cheval et moi je traîne un peu des pieds et je ne l’inscris pas à un cours hebdo car cette activité me stresse pas mal je dois dire ! Ici, nous sommes dans une région très cheval donc beaucoup d’enfants font de l’équitation et il ne se passe pas un mois sans que j’entende parler d’accidents ! Bref, pour l’instant, Titpuce fait juste des stages découverte avec un poney adorable qu’elle avait déjà monté lors de précédentes vacances.
stage d’équitation
Pour « Papa Voyage » et moi, c’était boulot, même le 15 août car ici ce n’est pas un jour férié ! Et puis, encore de la visite en fin de semaine (ça n’arrête pas ! L’avantage de l’été je suppose…). Cette fois-ci, ce sont des amis allemands qui sont venus nous voir.
Je voulais aussi faire un petit point météo : nous avons eu deux jours de pluie cette semaine et c’est si rare que je voulais l’écrire même si j’ai l’impression que personne ne me croit quand je dis que nous avons beaucoup de soleil ici (plus qu’à Paris et de loin !). En fait, je reçois beaucoup de remarques très clichés sur la pluie anglaise mais n’oubliez pas que l’Angleterre est grande : c’est un peu comme dire qu’il fait le même temps à Nice et à Calais ! Bref, que vous me croyiez ou pas, nous aimons le climat dans notre sud de l’Angleterre ! Fin de la parenthèse météo :-).
Vendredi, Ticoeur et Titpuce ont pris l’avion pour l’Allemagne où ils vont passer 10 jours chez leurs grands-parents avant de revenir pour repartir en vacances avec nous car oui, nos vacances approchent ! Nous partirons à Minorque et j’ai bien hâte ! Surtout pour les baignades dans une mer plus chaude que la Manche !
En attendant ces vacances en famille, nous avons 10 jours en amoureux, l’occasion de sortir davantage : ciné, resto et voile au programme de nos futures soirées. D’ailleurs, nous avons bien inauguré les festivités avec un week-end à Londres histoire de faire le plein de culture (expo, théâtre, musée) car c’est ce qui manque le plus par chez nous ! Je vous raconte bientôt notre escapade londonienne !
Londres – Le Parlement
Et vous ? Vous avez également du temps sans les enfants cet été ?
Côté organisation de nos vacances, je dois dire que c’est souvent tout ou rien : soit je m’y prends TRÈS en avance ; soit vraiment à la dernière minute. Les fois où je suis organisée, je réserve nos billets d’avion/train environ quatre mois avant le départ, nos hébergements deux ou trois mois avant et la location de voiture un mois avant environ. Dans ces cas-là, je passe souvent un temps fou sur les préparatifs mais cela fait partie du voyage. J’essaie de dénicher de petites perles, de sélectionner nos visites avec soin et j’élabore un itinéraire détaillé. Cette année par exemple, nous partirons en Espagne, sur l’île de Minorque, à la fin août, et j’ai passé beaucoup de temps à préparer ce voyage. Je vous le raconterai en détails bien entendu !
Vivement les vacances !
Dans quel cas je réserve à la dernière minute ?
Souvent, je me retrouve à organiser les vacances à la dernière minute parce que :
Je croule sous le travail au boulot et je n’ai donc ni temps ni l’envie de passer mes soirées à organiser nos vacances.
Nous hésitons entre trop de destinations et finalement nous avons trop tardé à nous décider.
Je n’ai pas de visibilité sur mon agenda pro (par exemple, si je n’ai pas eu validation de mes congés au boulot ou encore si je cherche du travail et que je ne sais pas si j’en trouverai ou non…)
Quand nous étions en Tour du Monde, nous étions pas mal dans l’improvisation car en Tour du Monde, on ne peut franchement pas tout planifier ! Il faut se laisser porter au gré de ses envies sinon je pense que ce serait un enfer d’organisation !
Justement, pour l’Ecosse le mois dernier, j’ai dû improviser ! Car, comme vous le savez, j’ai repris un travail salarié depuis quelques semaines et j’avoue que je suis fatiguée par tout ce qu’il y a à assimiler donc je n’ai pas eu le temps de m’occuper de nos vacances ! En plus, je ne savais pas si j’aurais le droit de partir si peu de temps après mon arrivée dans l’entreprise (mais si ! Ouf !)…
Nos voyages à la dernière minute nous ont souvent réservé de belles surprises :
S’y prendre à la dernière minute a des avantages :
il y a toujours des offres de dernière minute que ce soit pour les vols ou les hébergements – il faut juste être ouverts à plusieurs destinations potentielles et ne pas avoir une idée trop précise. Bref : faire preuve de flexibilité !
J’apprécie de ne pas toujours devoir passer des soirées entières à préparer les vacances 🙂
A la dernière minute, on se laisse surprendre : on part dans une région ou un pays auquel on n’aurait pas pensé et on déniche le restaurant, la résidence ou l’hôtel qui vient tout juste d’ouvrir.
Quand on voyage en campervan, la non-organisation est de mise !
Des exemples où nous avons réservé les hébergements à la dernière minute sans aucune difficulté : l’Espagne, Malte, la Bretagne, la Dordogne, la montagne en général, et beaucoup d’autres destinations encore ! Évidemment, cela peut varier selon la saison et les effets de mode.
Mes amours à Marseillan-Plage
Les exceptions : dans quels cas je ne réserve pas à la dernière minute ?
J’évite de réserver à la dernière minute dans les cas suivants :
Pour le ski, car les prix deviennent exorbitants puisque pendant les vacances scolaires, il y a sans doute moins de capacité que de vacanciers. Il m’est arrivé de renoncer à partir au ski car je ne trouvais plus rien d’abordable. Maintenant je réserve environ six mois avant !
En groupe : quand nous partons en plus grand nombre (famille agrandie ou groupe d’amis).
Certains endroits se sont avérés tendus en terme d’offre hôtelière et donc par exemple, je vous conseille de vous y prendre bien en avance pour Bergen en Norvège, Milan en Italie, Amsterdam, l’île de Skye en Ecosse, Minorque…
Vous remarquerez que j’ai pas mal utilisé le “je” dans cet article car chez nous c’est plutôt moi qui suis en charge de l’organisation des vacances. Papa Voyage se concentre souvent sur la location de voiture (oui, trop cliché je sais !).
Alors, parmi vous, qui réserve ses vacances à la dernière minute cet été ?
Que de vent cette semaine ! Tout d’abord, il y a eu énormément de vent dans les voiles des enfants ! En effet, cette semaine, Ticoeur et Titpuce suivaient un stage intensif de voile, tous les jours de 9h30 à 16h30. Alors oui, je leur souhaitais d’avoir du vent mais pas autant ! D’après le directeur de l’école de voile c’était la semaine la plus venteuse depuis le début de la saison, donc depuis début avril. Vous le savez : j’aime la mer et le bateau mais plutôt avec une légère brise ! J’ai été super stressée en voyant les degrés Beaufort augmenter de jour en jour, surtout pour ma Titpuce inscrite au cours débutant et pas très rassurée à la base ! Entre deux réunions, je consultais toujours mon portable sur lequel j’ai installé une appli pour suivre le vent ! Finalement, cela ne vous étonnera pas : j’étais plus stressée que mes loulous qui se sont bien amusés et qui ont bien progressé avec seulement un chavirage chacun dans la semaine. Vendredi, il y a tout de même eu alerte rouge car nous avons atteint Beaufort 8 et donc les instructeurs de voile ont consacré la journée à la théorie : ouf ! A la fin du stage, je suis allée à la petite remise des diplômes : je suis trop fière de mes petits matelots qui ont passé leurs niveaux de la Royal Yachting Association (RYA) dans des conditions si aventureuses !
ça souffle !
Le vent nous a également emmené mon père qui est venu de Paris pour passer quelques jours avec nous, gérant notamment d’accompagner les enfants au club de voile. Quand mon père débarque c’est un vent d’Italie qui souffle à la maison. Il nous a cuisiné de super petits plats italiens : bruschettas, gratin d’aubergines, carbonara et pizzas ! Nous avons profité de sa présence pour sortir, Papa Voyage et moi en amoureux – et vous savez ce que nous avons fait ? De la voile ! ;-)… Nous avons rejoint une sortie voile de notre club. Il y avait une dizaine de bateaux. Papa Voyage m’a laissée diriger le voilier afin que je progresse un peu. J’étais en train d’enchaîner très scolairement et laborieusement mes virements de bord quand soudain j’ai vu quelque chose qu’il n’y a jamais par ici : une vague !!!! Une énorme vague ! Aussi haute que notre petit voilier ! Dans le Solent (notre coin), c’est justement connu parce que c’est une belle zone de vent SANS vague ! Dans ma tête, j’ai essayé de me souvenir si j’avais appris quelque chose à propos des vagues durant mon stage d’initiation mais non, pas du tout : il fallait improviser… ou pas ! Alors je n’ai rien su faire à part hurler au moment où la vague nous a engloutis nous et le bateau ! Hurler était une bien mauvaise idée car j’ai bu la tasse, le pichet et le pot ! L’enfer c’est que cette grande vague a été suivie de deux vagues secondaires qui nous ont bien abattus ! J’étais paniquée et malgré mon gilet de sauvetage j’avais l’impression que j’allais me noyer… Quand soudain, Papa Voyage me crie : « On a pieds ! » et il avait raison ! Il nous a donc suffi de poser les pieds sur le sable pour retourner le voilier et remonter à bord. Le comble ! Se noyer dans une goutte d’eau ! Mais justement, c’est sans doute à cause de ce banc de sable que la vague s’est brisée si violemment ! Tous les membres du club nous ont dit que de toute leur vie, c’était la première fois qu’ils voyaient une telle vague dans notre coin ! La seule hypothèse c’est qu’un immense bateau soit passé non loin mais en même temps nous n’avons vu aucun gros bateau passer…Ou bien le banc de sable est tout nouveau ?… Bref, c’est un mystère mais autant dire qu’au retour sur terre, ça ne parlait que de notre aventure au bar du club ! Papa Voyage et moi sommes devenus les héros du village : nous nous sommes mangés la seule vague du Solent et quelle vague !!!
Mercredi mon père est rentré à Paris et dès le lendemain, le vent nous a apporté des visiteurs : une lectrice du blog est venue dîner à la maison avec sa petite famille. C’est toujours un plaisir de rencontrer les gens en vrai et c’est une des choses que j’aime le plus avec le blog : cela me permet de faire de très belles rencontres ! Nous avons passée une chouette soirée à parler des jolis coins du Royaume-Uni car ils revenaient d’un roadtrip dans le sud-ouest du pays.
Enfin, pour le week-end, le vent nous a emmené des amis de Paris. Des amis qui ont vécu à Londres quelques années avec leurs 3 enfants et qui viennent de terminer leur première année-retour à Paris. L’occasion de partager nos expériences concernant l’école en Angleterre, l’apprentissage de l’anglais, l’entretien du français et puis la gestion du retour ! Toutes ces questions que se posent toutes les familles qui partent vivre dans un pays étranger… Mais nous avons aussi refait le monde : environnement, climat, éducation et politique ! Nous avons bâti tous les plans : y a plus qu’à ! ;-)… J’aime faire de nouvelles rencontres mais les copains de longue date c’est sacré ! Cela faisait du bien de vous revoir les z’amis !
Everyday life : la vie quotidienne. Voilà de quoi je voulais vous parler aujourd’hui, de notre vie quotidienne dans le sud de l’Angleterre, de la routine qui s’est installée, de nos petites habitudes, de notre rythme de vie ici et de ces petites choses que l’on remarque de moins en moins mais qui pourtant contribuent à notre expérience anglaise.
Alors je vais vous parler d’une journée type de cette semaine, qui est elle-même une semaine type, en attendant notre prochain départ en vacances à Minorque à la fin du mois ! J’ai hâte !
Bref, quand le jour se lève dans notre petit coin d’Angleterre…
Déjà pour commencer, sachez que le jour se lève très tôt ! Plus tôt qu’en France, à cause du décalage horaire et, au printemps et en été, de la position plus au nord par rapport à Paris. Bref, le soleil tape fort dès 5h de matin. Nous avons des rideaux bien épais et bien foncés mais je sais qu’il est là. Le soleil. Il fait beau. Oui, encore. Arrêtons les clichés. L’Angleterre est grande. Il ne fait pas le même climat partout dans le pays et nous avons la chance de profiter du Gulf Stream et de la proximité de la mer. Donc, le soleil me réveille, en douceur, à travers les rideaux. Ma chambre est orientée vers l’est, ça n’aide pas… Un peu avant 7h, c’est Ticoeur qui se réveille et qui se plonge dans un livre (Percy Jackson… en anglais bien sûr), puis c’est Papa Voyage qui se lève ; puis moi ou ma puce selon les jours… La maison s’anime. Les enfants mangent salé pour le petit déj’ mais ce n’est même pas à cause de l’influence anglaise… C’est l’influence allemande de leur papa. Je suis la seule avec mon bol de yaourt (délicieux le yaourt local des fermes anglaises, d’ailleurs). Je le mange avec un peu de marmelade à l’orange, oui, comme l’ours Paddington, j’adore ça et pour le coup c’est très anglais. Je comate en buvant mon thé. Heureusement, le reste de la famille est plus réveillé que moi : Ticoeur et Titpuce se préparent tout seuls et Papa Voyage leur concocte une lunch box car pour le Summer Camp (je vous expliquais ICI en quoi consistait un Summer Camp), il faut emmener son déjeuner. Puis, Papa Voyage part à vélo. Il a 20 minutes de trajet, sur les routes de campagne, au vert, sans pollution, avec des automobilistes anglais extrêmement respectueux qui laissent au moins deux mètres de distance entre eux et les cyclistes au moment où ils doublent.
De mon côté, je me prépare rapidement et depuis deux semaines, je m’occupe aussi de mon levain quelques minutes avant de partir : je le rafraîchis et je le mets près de la chaudière afin d’aider la fermentation et pouvoir lancer mon pain dans la soirée. C’est un peu galère mais sans pain, je ne peux pas envisager de rester dans ce pays :-).
Donc je mets mon levain au chaud, j’appelle les enfants et chacun avec son sac monte dans ma petite Polo, version automatique car moi et la conduite c’est pas une histoire d’amour et je n’ai pas envie de devoir passer les vitesses de la main gauche comme le font les Anglais. Ce serait une galère de trop, déjà que je ne suis pas un as du volant ! Au moins, à présent je suis habituée à monter « du mauvais côté ». Au début, les voisins devaient bien rire en me voyant ouvrir la portière côté passager !
Nous en avons pour dix minutes de voiture. Rien de méchant. Pas de rond-points, pas d’autoroutes. Tout à fait dans mes cordes. Je dépose les enfants au Summer Camp (ou à l’école en période scolaire) et je pars au bureau. C’est seulement cinq minutes plus loin. J’ai mis du temps à trouver du travail mais au moment j’en ai trouvé un localement. Quand je pense à tous ces gens du village et des villages voisins qui partent travailler à Londres, je réalise ma chance (bon, je dois quand même aller à Londres une fois par semaine mais ça va, pas tous les jours…).
Au bureau, j’arrive à 8h30 environ. Et tout le monde arrive entre 8h20 et 8h40 je dirais. Tout le monde se prépare un thé bien sûr. L’eau bouillante sort directement de robinets spéciaux. Je suis la seule à ne pas mettre de lait dans mon thé. Ah non, l’autre jour j’ai vu une stagiaire boire son thé noir et j’ai d’abord été étonnée puis j’ai entendu son accent : elle est Tchèque et elle aussi n’a pas l’habitude de boire son thé au lait. Aussi, les gens emmènent beaucoup de choses à grignoter, des choses souvent pas très saines et bien industrielles. Ils mangent pas mal devant l’ordinateur, même le midi d’ailleurs. De temps en temps, pour les anniversaires, certains préparent des gâteaux maison, des gâteaux anglais : Victoria sponge cake, cup cakes au citron ou red velvet cake (au vinaigre !)… Le vendredi, il y a régulièrement des Donuts offerts par mon entreprise. Sinon, la journée de travail n’est pas très différente : réunions, Excel, réunions… mon métier est le même ici ou en France… Des chiffres et des chiffres… Je ne vous fatigue pas avec ça : accélérons le temps… Un peu avant 17h je sors du bureau car je dois récupérer les enfants à 17h. La plupart des gens partent entre 16h45 et 17h15. Je crois que c’est classique pour l’Angleterre (hors Londres). Par rapport à Paris, c’est une bouffée d’air ! En France, j’ai plutôt connu des conditions de travail du type : partir avant 19h veut dire « prendre son après-midi » ! Mais on ne peut pas tout avoir et mes jours de RTT me manquent ! Dans la voiture, les enfants me racontent leur journée, leurs amis, leurs activités. J’aime les voir si épanouis, si contents, à l’aise dans leur environnement anglais.
On arrive à la maison en même temps que Papa Voyage. Donc à partir de 17h15 nous sommes réunis en famille et ça, à Paris ça n’arrivait jamais ! On peut même envisager une activité : lundi, on s’est baladé en bord de mer ; mercredi on est allé écouter de la musique live au pub du village ; jeudi, nous sommes allés faire de la voile dans l’estuaire.
Papa Voyage explique la voile à TitpuceL’heure du Pim’s au pub !
La lumière du soir est superbe. Généralement on dîne tôt, à 19h, mais pour les Anglais c’est déjà un peu tard. En ce moment, on prend l’apéro dans le jardin et on dîne dans la véranda. On utilise le BBQ quasi tous les jours. Après manger, je prépare mon pain, les enfants s’amusent et parfois je les entends parler anglais entre eux ! Papa Voyage soigne le jardin. Je m’occupe du blog, mon jardin :-)… Les enfants se couchent entre 20h30 et 21h… Quand mon pain sort du four, il est souvent 23h. Je vais une dernière fois dans le jardin pour admirer le ciel étoilé. Il fera beau demain :-).
Voilà, c’était une journée ordinaire, d’une semaine ordinaire de notre petite vie dans le sud de l’Angleterre.
C’est avec une semaine de retard que je vous raconte notre petite vie dans le sud de l’Angleterre juste avant notre départ en vacances. Les enfants ont encore passé la semaine au summer camp car « Papa Voyage » et moi-même étions au travail. Pour Ticoeur et Titpuce, pas d’école donc mais encore une semaine d’activités extra-scolaires : ainsi, Ticoeur avait cours de tennis jeudi et Titpuce avait répèt’ de danse juste avant son petit spectacle où nous sommes tous allés l’admirer samedi. Il y avait encore natation avec un test de fin d’année. Je n’en reviens pas de voir ma puce nager le crawl et s’amuser sous l’eau quand je me rappelle son aversion pour l’eau en début d’année ! Mais étant donné le niveau des petits Anglais dans notre coin d’Angleterre (nous vivons en bord de mer donc il paraît que ceci explique cela), ma puce avait du chemin à parcourir pour se mettre au niveau de ses petits camarades.
De mon côté, c’était une semaine très tranquille mais très productive côté cuisine, ce qui n’est pas dans mes habitudes mais là j’avoue que je craque ! Il n’y a aucun pain digne de ce nom dans notre coin ! Alors oui, je vais régulièrement à Londres pour le boulot et je peux donc ramener du bon pain mais cela ne suffit pas pour tous nos repas. Entre le pain méga industriel et le pain de mie, cela donne envie de faire ses valises et rentrer en France ! Vraiment, c’est le seul point noir (et non « pain noir » hélas ! :-)) de notre expatriation… Comme nous l’apprend le vieux dicton : « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! » donc je me suis collée aux fourneaux ! J’ai passé la semaine à « couver » mon premier levain et je me suis lancée. Le résultat était très convainquant ! A voir si j’arriverai à tenir le rythme à la rentrée ! Car ne le nions pas : c’est du boulot ! Mais je sais aussi que nombreux sont les Français à l’étranger qui préparent leur propre pain donc ma folie est clairement partagée, n’est-ce pas les co-pains ?
Après cette semaine plutôt tranquille, nous avons décollé juste après le spectacle de danse de Titpuce, samedi après-midi. Nous sommes montés dans notre campervan, prêts à traverser tout le Royaume-Uni en direction de l’Ecosse ! Prêts pour nos vacances ! Notre dernier voyage en Ecosse date de 2010 ! Ticoeur était tout bébé ! Nous avions très envie d’y retourner. Vous pouvez déjà voir des photos sur Instagram et Facebook et puis bien sûr, il y aura bientôt des articles sur nos vacances écossaises et aussi sur notre roadtrip en van à travers l’Angleterre !
En route vers l’Ecosse !Et on n’oublie pas d’embarquer notre bon pain pour la route !
Nous aimons beaucoup la Forêt Noire en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg, le Land de « Papa Voyage ». Ma belle-famille vit à Stuttgart, à une heure de la Forêt Noire. Nous avons donc souvent profité de cette magnifique forêt en famille le temps d’une excursion à la journée et parfois nous y avons dormi afin de randonner sur plusieurs jours. Je voulais donc vous donner quelques idées de randonnées faciles pour une découverte de la Forêt Noire avec les enfants. Envie de découvrir la Schwarzwald avec nous ?
Nos randonnées et balades en famille dans la Forêt Noire :
J’ai oublié de préciser dans mon introduction que la Forêt Noire n’est pas qu’un gâteau aux griottes et chocolat ;-). C’est avant tout un superbe Parc Naturel parfait pour des vacances en famille. Pour les balades décrites ci-dessous Ticoeur et Titpuce avaient 7 et 10 ans. Le niveau de ces randonnées était adapté à leur âge.