Soirées Sans Bébé de février (SSBB #1)

Tout le monde le dit mais avoir un enfant ne veut heureusement pas dire qu’il faut faire une croix sur des petites soirées en amoureux. Bien au contraire ! C’est souvent vital et important pour le couple de se retrouver en tête à tête… Tous les magazines le disent, ça doit donc être bien vrai ?! De notre côté, depuis notre soirée d’anniversaire de mariage en août 2010 nous avons décidé de tenir un rythme d’une fois par mois pour une soirée en amoureux. Cela semble limite routinier et peut-être trop régulier mais le fait de se dire « une fois par mois » nous permet d’y penser et de faire l’effort d’organiser une sortie car mine de rien on se laisse vite embrigader par le diktat du quotidien et passer une soirée à deux nécessite un minimum d’organisation : choisir une date, un programme et surtout vérifier la disponibilité de la babysitter. Ce mois-ci, c’était bien plus simple que d’habitude car nous avons eu la visite de mes beaux-parents puis de ma mère qui nous ont gentiment proposé de garder Ticoeur afin que nous sortions un peu. Nous avons donc dépassé notre « quota » mensuel (parents indignes ;-)) histoire de se retrouver. Ainsi, au programme en février :
terrasse
Nous avons d’abord découvert le restaurant « le Jardin des Cygnes » de l’hôtel Prince De Galles avenue Georges V, Paris 8iè(via une promo 50% sur le site très utile de lafourchette.com) : cadre un peu vieillot mais service attentionné et cuisine traditionnelle copieuse, avec notamment une impressionnante côte de veau normande (attention : depuis le 15 février, l’hôtel est fermé pour travaux…à suivre pour sa réouverture).
Black-Swan
Un autre soir, nous sommes tout simplement allés voir l’excellent « Black Swan » : j’ai adoré ce film, pour la danse, la musique, le talent de la belle Natalie Portman, la psychologie du personnage principal qui a tant de mal à se lâcher et s’enferme dans un trop plein de discipline et d’autocontrôle aux dépens de son épanouissement et bonheur personnel. J’ai également aimé le mélange des genres car bien des scènes sont filmées comme des scènes de films d’horreur. On en a la chair de poule : il s’agit de nous mettre face à des souffrances psychologiques, aucune tronçonneuse au détour d’un couloir et pourtant on ressent une douloureuse violence en suivant l’héroïne prisonnière de son image de « cygne blanc », trop sage, trop petite fille. Une mention spéciale également pour le charme de Mila Kunis avec son tatouage dans le dos et son grand côté «cygne noir», séducteur et guidé par le plaisir.
« Perfection is not just about control. It’s also about letting go. » Black Swan
OneManShow-How to become a parisian
Enfin, nous avons fait une sortie théâtre un dimanche après-midi pour un bon moment de détente avec le one-man show d’Olivier Giraud « how to become a Parisian in one hour » au théâtre de la main d’or dans le 11iè. Belle prestation, remplie de clichés, certes, mais l’acteur est fort en mimiques et imitations des Américains et des Français dans des situations classiques (au resto, dans le métro, dans le taxi, en boîte de nuit…). Le show est en anglais très basique avec un gros accent français donc facile à comprendre. Un chouette divertissement qui nous a fait bien rire.

Et vous, trouvez-vous encore le temps de sortir en amoureux depuis que vous êtes parents ?

Un temps à boire du thé et bouquiner…

Kusmi Tea – une petite boutique d’un autre temps
Quelle grisaille hier à Paris ! Un de ces jours où on n’a pas du tout envie de sortir ; un de ces jours à se poser sur le canapé, observer son Ticoeur jouer aux voitures, sortir le plaid et boire tasse de thé sur tasse de thé en dévorant un livre léger. Bref, un temps à déprimer pour quiconque est météo-sensible… mais qui ne l’est pas ? Donc tout d’abord un big hug à tous ceux qui ont broyé du noir hier : y avait de quoi ! Ici on a essayé de se bouger un peu histoire de mettre au moins une chose sur l’agenda. Rien de plus triste qu’un agenda vide (un peu comme un post sans commentaires, vous voyez ? ;-)).
Bref, nous voilà partis en balade sous un crachin bien désagréable en direction de la boutique Kusmi Tea dans le 17iè (75, avenue Niel), petite boutique d’un autre temps, avec une bien vieille tapisserie sur les mûrs et une belle collection d’anciennes boîtes à thé sur les étagères. Kusmi TeaUne sorte de vieux grenier de grand-mère avec un accueil toujours sympathique avec une petite dégustation pour se réchauffer le palais. Même Ticoeur semblait intéressé par les couleurs vives des boîtes Kusmi Tea ; de quoi égayer un peu cette journée. Puis, on s’est amusé à sentir tous les parfums proposés pour finir par choisir d’acheter le même que d’habitude : Anastasia (earl grey, citron et fleur d’oranger). Et au moment de passer à la caisse on a quand même opté pour l’achat de deux nouveaux goûts parce qu’un jour de pluie, il ne faut pas rester terré dans la monotonie de nos habitudes. C’était donc parti pour une boîte de Thé vert au gingembre-citron et une autre de Kashmi Tchai. Faut pas rêver : les thé Kusmi ne sont pas bon marché mais à 8,90€ pour 25 sachets, ça revient au même qu’une capsule Nespresso mais le plaisir dure plus longtemps ! On paye le marketing bien sûr mais il faut dire que les motifs des boîtes sont bien jolis, exactement ce qu’il faut pour retrouver le sourire un samedi morose.
« il faut qu’on rentre pour goûter nos nouveaux thés ! »
En sortant de la boutique, Matias a voulu me motiver pour prolonger la balade via le parc Monceau ou vers les Batignolles mais franchement l’envie n’était pas là de mon côté alors j’ai utilisé le meilleur argument que je pouvais : « il faut qu’on rentre pour goûter nos nouveaux thés ! »Autant dire que je n’ai pas mis beaucoup de temps à motiver les troupes pour me suivre sur le chemin du retour et nous avons fini la journée en enchaînant les pauses thé avec mini cakes à la poire confite (pas mal ça aussi !) et lecture… C’est ainsi que j’ai terminé un livre que ma sœur m’avait offert la semaine dernière : « La délicatesse » de David Foenkinos. La délicatesse David FoenkinosVerdict : histoire classique, coup de foudre, rencontre amoureuse, amour au boulot, deuil et re-amour ; intrigue plutôt simple, personnages sans relief particulier ; bref : pas de la grande littérature et pourtant, un livre sympa à lire d’une traite un après-midi d’hiver, un livre entraînant, surtout par son style, jonché de bons mots dont voici quelques uns de mes préférés :

« Oui. Il était marié. Il nageait dans ce qu’il appelait : la vie conjulcalme. »

« A cause de la moquette, on n’entendait pas le bruit de ses talons aiguilles. La moquette, c’est le meurtre de la sensualité. »

« Il ouvrit enfin la porte de son appartement, et trouva son salon bien trop petit par rapport à son envie de vivre »

« Il voulait se mettre sur son 31. Ce nombre même était trop petit pour elle. »

Et voilà comment s’est finalement passé ce samedi plutôt gris, tout en douceur, avec le parfum délicat d’un bon thé russe.Kusmi Tea