Les chaises hautes : problème mondial ou parisien ?

La chaise haute est une denrée si rare que je suis étonnée que sa valeur ne soit pas cotée en bourse
chaise hauteComme vous l’avez déjà compris, nous adorons voyager avec Ticoeur… Seulement, évidemment, il y a toujours des petits soucis logistiques qui peuvent apporter quelques nuages au beau tableau idyllique : chaises hautes, lits bébé, tables à langer… tous les pays n’offrent pas les mêmes facilités et loin de là ! Pour moi, le plus gênant est le manque de chaises hautes dans les restaurants. Mais savez-vous quel est le pire endroit que nous ayons vu ? PARIS ! Oui, cette ville que j’adore, où je suis née et à qui je pardonne beaucoup mais pas ça…

C’est simple : dans les restos parisiens, la chaise haute est une denrée si rare que je suis étonnée que sa valeur ne soit pas cotée en bourse ! Et ceux qui vont au restaurant avec bébé/enfants sont si peu nombreux qu’ils passent pour des extra-terrestres. Certains clients nous dévisagent comme si nous nous arrivions avec un éléphant !éléfant

Je ne réclame pas qu’il y ait des chaises hautes dans TOUS les établissements : évidemment, ce n’est pas adapté pour les restos étoilés parce que le menu à 300 euros peut rendre les clients un peu nerveux, je comprends 😉 , ni pour les restos romantiques où les amoureux souhaitent entendre le battement de leurs cœurs etc… Mais bon, il y a quand même des milliers de restos qui se targuent d’offrir une cuisine et une ambiance familiale or, dans « familiale », il y a « famille », non ? Alors oui, la plupart des grandes chaînes sont équipées mais c’est quand même triste d’être obligé d’aller manger dans une chaîne non ? Et enfin, oui, il y a des exceptions, des petites adresses sympas que je chérie mais globalement c’est juste la catastrophe !

Du coup, on voit des familles qui se posent en terrasse, avec les poussettes sauf qu’on fait quoi les jours sans soleil ? Et mon Ticoeur dans la poussette, loin de la table, il est un peu frustré donc il finit par râler. Tout ça est d’autant plus triste que pas mal de restos me disent que nous sommes vraiment les bienvenus avec bébé mais qu’ils n’ont pas de chaises. Alors, nous, dans ce cas, on emmène la nôtre…Si si ! Cette chaise Ikéa à 12 euros qui se démonte en 2 secondes, qui ne pèse trois fois rien et dont nous glissons les pièces détachées dans le panier de la poussette. Autant vous dire que tous le monde nous regarde mais bon, je ne le fais qu’avec l’accord du gérant donc sans complexe ! Sauf que je me dis, cette fameuse chaise à 12 euros, ce n’est pas hors de prix pour un resto, non ? Donc quel est le problème ? Surtout quand le patron est d’accord pour accueillir les enfants ? Je ne comprends pas ! Et je suis d’autant plus intolérante sur le sujet que lors de nos voyages nous avons vu de beaux exemples :
chaise haute
palme d’or pour l’Ecosse où les restos proposent chaises hautes et tables à langer. Nous avons même vu des aires de jeux dans certains pubs ! Oui, cet endroit où vous, parents pouvez déguster une bière, tout décontractés parce que votre bébé joue sagement aux puzzles sur de la grosse moquette.

médaille d’argent pour la Malaisie et pour Phnom Penh au Cambodge où tous les restos, mêmes les boui-bouis dans la rue ou sur la plage avaient des chaises hautes (même rouillées ;-)) ! Et là nous parlons de pays en développement voire sous-développés. Et bien ils auraient des leçons à donner à notre capitale ! D’ailleurs, 90% avaient justement cette fameuse chaise suédoise (ou une copie made in China ;-))…

carton rouge à l’Italie où nous n’avons pas vu l’ombre d’une chaise bébé lors de nos voyages à Rome, Elbe et Cinque Terre. Dans un mois, la Sicile : on verra si je revois mon jugement…

un prix du meilleur espoir à donner aux provinces françaises hors Paris : c’est inégal mais il y a aussi de beaux exemples à citer en France, comme à Saint Malo où toutes les crêperies où nous avons atterri étaient équipées ; ou encore les restos où nous étions allés sur la route des vins près de Bordeaux ; par contre, nous avons galéré à Marseille et à Aix-en-Provence. Après, évidemment, il ne s’agit là que de mon expérience et je serais ravie de connaître la vôtre et vos impressions sur les villes où vous vivez.

chaise haute toilettes– enfin, je décerne le prix de l’équipement le plus insolite à Singapour où en allant aux toilettes, je suis tombée nez à nez avec une chaise haute placée à côté de la cuvette afin que les mamans puissent faire ce qu’elles ont à faire sans être encombrées d’un bébé dans les bras : hallucinant non ? Mais pas bête du tout ! Regardez :

Bref, Paris a beaucoup à apprendre du reste du Monde et du reste de la France. A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, il serait temps que ma ville préférée soit à la hauteur ! Ou aurait-elle besoin d’une chaise ?

Cerisiers en fleurs… loin du Japon

J’ai une préférence pour les cerisiers à fleurs blanches, et vous ?
Chaque année, la floraison des cerisiers est un véritable événement pour tous les Japonais. Cette fête s’appelle « Hanami » au pays du soleil levant et hélas je l’avais ratée de peu lorsque j’étais partie en vacances au Japon il y a 10 ans déjà…
Alors, à un moment où le Japon fait l’objet d’une bien triste actualité, j’aimerais poster quelques photos des magnifiques 50 cerisiers en fleurs que vous pouvez admirer en ce moment même au Parc de Sceaux. A dire vrai, nous y étions totalement par hasard, hier, pour pique-niquer et profiter du soleil printanier sans nous douter que nous allions y croiser des centaines de Japonais, venus célébrer la beauté des cerisiers en fleurs. C’est magnifique. Allez donc vite au Parc de Sceaux, pour un voyage au cœur d’une belle tradition japonaise…
J’ai une préférence pour les cerisiers à fleurs blanches, et vous ?
cerisier en fleur blanc
cerisier en fleur blanc
cerisier en fleur rose

Soirée Sans Bébé de mars (SSBB #2)

mise en boucheAttention, ce billet risque de ne pas passer l’alcootest ! Donc je rappelle en introduction que « l’abus d’alcool nuit gravement à la santé » 😉 En plus c’est vrai…
Bref, je rappelle surtout ici, qu’être parents ne veut pas dire qu’on se transforme du jour au lendemain en homme et femme parfaits, et heureusement ! Davantage le sens des responsabilités, certes (évidemment qu’on ne va pas mettre du Ricard dans le biberon du p’tit ! Bien que cela pourrait aider à soulager la poussée dentaire !) mais à part ça, on est toujours aussi imparfaits et heureux de l’être ! J’ai l’impression que les gens idéalisent et rendent parfois bien fade l’image du couple « papa-maman », genre on ne sort plus, on ne vit plus, on ne respire plus, on ne boit plus… Et bien non ! Désolée, pour tout ceux qui se servent de cet argument pour expliquer qu’ils ne veulent pas d’enfants ou pour expliquer qu’ils ne font rien parce qu’ils ont des enfants… Avec enfants, il faut juste plus s’organiser mais rien de bien compliqué non plus… Donc voici la chronique d’une SSBB réussie…

19h15 : arrivée de la babysitter, jeune fille au visage d’ange, qui donne tout de suite le sourire à Ticoeur Elle nous dit qu’il a bien grandi depuis la dernière fois et qu’il est trop beau (elle est parfaite cette petite !) donc sur cette bonne parole, nous partons à l’assaut de la capitale en nous gelant sur nos vélos (en fait, je crois qu’il n’y avait que moi qui gelais)…

20h00 : première étape Chez Françoise dans l’aérogare des Invalides. Une institution, où nous avions droit à une assiette dégustation + verres de vin via le dernier cadeau Smartbox de ma sœurette. Endroit classe, chaleureux, parfait pour un début de soirée. Et l’assiette dégustation était juste ce qu’il nous fallait après le dîner méga copieux d’hier (confit de canard).

cœurs de canard21h15 : le J Go, changement total d’ambiance ! Bar à tapas du sud ouest dans le quartier de l’Opéra, très animé et très « jeunes cadres dynamiques trop bien payés mais cools »… Un endroit à connaître car pas évident de trouver un local aussi vivant dans le quartier. En plus, le personnel est très sympa, très efficace (quand j’ai vu la foule en arrivant j’ai cru qu’on ne serait jamais servis, ben si, en 2 minutes ! Le Madiran est très bon et pour accompagner nos verres, nous avons pris une assiette de piques de… cœurs de canard… (comme quoi on ne se lasse pas du canard)… un régal ! Une vraie découverte ! Faut juste pas trop réfléchir à ce qu’on mange… Nos voisins de comptoir nous ont proposé de partager leur assiette de charcuterie avec eux, donc définitivement un endroit convivial !

Experimental Cocktail Bar22h30 : l’Experimental Cocktail Bar ! The Bar, the best cocktails ever ! Bref, si vous connaissez un bar à Paris qui fait mieux les cocktails qu’eux, envoyez-moi l’adresse, j’ai pas trouvé ! C’est juste divin, original, super bien dosé, dans un local très chaleureux dans le quartier Montorgueil. Nous avons testé le Old Cuban, L’experience 1 et le Harvest : tous excellents ! Je vous donne la recette du Harvest (vodka, calva, Champagne, poire fraîche, cannelle en poudre, citron, apricot brandy)… Mmmm ! (Info prix : 12€ le verre).

Et puis retour à la maison – il faut payer la babysitter (c’est évidemment le détail qui change quand on est parents !) et endormissement très facile après tous ces verres !

Chez Françoise : Aérogare des Invalides, 75007
J Go : 4 rue Drouot, 75009
L’Experimental Cocktail Club : 37 rue saint sauveur, 75002

Soirées Sans Bébé de février (SSBB #1)

Tout le monde le dit mais avoir un enfant ne veut heureusement pas dire qu’il faut faire une croix sur des petites soirées en amoureux. Bien au contraire ! C’est souvent vital et important pour le couple de se retrouver en tête à tête… Tous les magazines le disent, ça doit donc être bien vrai ?! De notre côté, depuis notre soirée d’anniversaire de mariage en août 2010 nous avons décidé de tenir un rythme d’une fois par mois pour une soirée en amoureux. Cela semble limite routinier et peut-être trop régulier mais le fait de se dire « une fois par mois » nous permet d’y penser et de faire l’effort d’organiser une sortie car mine de rien on se laisse vite embrigader par le diktat du quotidien et passer une soirée à deux nécessite un minimum d’organisation : choisir une date, un programme et surtout vérifier la disponibilité de la babysitter. Ce mois-ci, c’était bien plus simple que d’habitude car nous avons eu la visite de mes beaux-parents puis de ma mère qui nous ont gentiment proposé de garder Ticoeur afin que nous sortions un peu. Nous avons donc dépassé notre « quota » mensuel (parents indignes ;-)) histoire de se retrouver. Ainsi, au programme en février :
terrasse
Nous avons d’abord découvert le restaurant « le Jardin des Cygnes » de l’hôtel Prince De Galles avenue Georges V, Paris 8iè(via une promo 50% sur le site très utile de lafourchette.com) : cadre un peu vieillot mais service attentionné et cuisine traditionnelle copieuse, avec notamment une impressionnante côte de veau normande (attention : depuis le 15 février, l’hôtel est fermé pour travaux…à suivre pour sa réouverture).
Black-Swan
Un autre soir, nous sommes tout simplement allés voir l’excellent « Black Swan » : j’ai adoré ce film, pour la danse, la musique, le talent de la belle Natalie Portman, la psychologie du personnage principal qui a tant de mal à se lâcher et s’enferme dans un trop plein de discipline et d’autocontrôle aux dépens de son épanouissement et bonheur personnel. J’ai également aimé le mélange des genres car bien des scènes sont filmées comme des scènes de films d’horreur. On en a la chair de poule : il s’agit de nous mettre face à des souffrances psychologiques, aucune tronçonneuse au détour d’un couloir et pourtant on ressent une douloureuse violence en suivant l’héroïne prisonnière de son image de « cygne blanc », trop sage, trop petite fille. Une mention spéciale également pour le charme de Mila Kunis avec son tatouage dans le dos et son grand côté «cygne noir», séducteur et guidé par le plaisir.
« Perfection is not just about control. It’s also about letting go. » Black Swan
OneManShow-How to become a parisian
Enfin, nous avons fait une sortie théâtre un dimanche après-midi pour un bon moment de détente avec le one-man show d’Olivier Giraud « how to become a Parisian in one hour » au théâtre de la main d’or dans le 11iè. Belle prestation, remplie de clichés, certes, mais l’acteur est fort en mimiques et imitations des Américains et des Français dans des situations classiques (au resto, dans le métro, dans le taxi, en boîte de nuit…). Le show est en anglais très basique avec un gros accent français donc facile à comprendre. Un chouette divertissement qui nous a fait bien rire.

Et vous, trouvez-vous encore le temps de sortir en amoureux depuis que vous êtes parents ?

Un temps à boire du thé et bouquiner…

Kusmi Tea – une petite boutique d’un autre temps
Quelle grisaille hier à Paris ! Un de ces jours où on n’a pas du tout envie de sortir ; un de ces jours à se poser sur le canapé, observer son Ticoeur jouer aux voitures, sortir le plaid et boire tasse de thé sur tasse de thé en dévorant un livre léger. Bref, un temps à déprimer pour quiconque est météo-sensible… mais qui ne l’est pas ? Donc tout d’abord un big hug à tous ceux qui ont broyé du noir hier : y avait de quoi ! Ici on a essayé de se bouger un peu histoire de mettre au moins une chose sur l’agenda. Rien de plus triste qu’un agenda vide (un peu comme un post sans commentaires, vous voyez ? ;-)).
Bref, nous voilà partis en balade sous un crachin bien désagréable en direction de la boutique Kusmi Tea dans le 17iè (75, avenue Niel), petite boutique d’un autre temps, avec une bien vieille tapisserie sur les mûrs et une belle collection d’anciennes boîtes à thé sur les étagères. Kusmi TeaUne sorte de vieux grenier de grand-mère avec un accueil toujours sympathique avec une petite dégustation pour se réchauffer le palais. Même Ticoeur semblait intéressé par les couleurs vives des boîtes Kusmi Tea ; de quoi égayer un peu cette journée. Puis, on s’est amusé à sentir tous les parfums proposés pour finir par choisir d’acheter le même que d’habitude : Anastasia (earl grey, citron et fleur d’oranger). Et au moment de passer à la caisse on a quand même opté pour l’achat de deux nouveaux goûts parce qu’un jour de pluie, il ne faut pas rester terré dans la monotonie de nos habitudes. C’était donc parti pour une boîte de Thé vert au gingembre-citron et une autre de Kashmi Tchai. Faut pas rêver : les thé Kusmi ne sont pas bon marché mais à 8,90€ pour 25 sachets, ça revient au même qu’une capsule Nespresso mais le plaisir dure plus longtemps ! On paye le marketing bien sûr mais il faut dire que les motifs des boîtes sont bien jolis, exactement ce qu’il faut pour retrouver le sourire un samedi morose.
« il faut qu’on rentre pour goûter nos nouveaux thés ! »
En sortant de la boutique, Matias a voulu me motiver pour prolonger la balade via le parc Monceau ou vers les Batignolles mais franchement l’envie n’était pas là de mon côté alors j’ai utilisé le meilleur argument que je pouvais : « il faut qu’on rentre pour goûter nos nouveaux thés ! »Autant dire que je n’ai pas mis beaucoup de temps à motiver les troupes pour me suivre sur le chemin du retour et nous avons fini la journée en enchaînant les pauses thé avec mini cakes à la poire confite (pas mal ça aussi !) et lecture… C’est ainsi que j’ai terminé un livre que ma sœur m’avait offert la semaine dernière : « La délicatesse » de David Foenkinos. La délicatesse David FoenkinosVerdict : histoire classique, coup de foudre, rencontre amoureuse, amour au boulot, deuil et re-amour ; intrigue plutôt simple, personnages sans relief particulier ; bref : pas de la grande littérature et pourtant, un livre sympa à lire d’une traite un après-midi d’hiver, un livre entraînant, surtout par son style, jonché de bons mots dont voici quelques uns de mes préférés :

« Oui. Il était marié. Il nageait dans ce qu’il appelait : la vie conjulcalme. »

« A cause de la moquette, on n’entendait pas le bruit de ses talons aiguilles. La moquette, c’est le meurtre de la sensualité. »

« Il ouvrit enfin la porte de son appartement, et trouva son salon bien trop petit par rapport à son envie de vivre »

« Il voulait se mettre sur son 31. Ce nombre même était trop petit pour elle. »

Et voilà comment s’est finalement passé ce samedi plutôt gris, tout en douceur, avec le parfum délicat d’un bon thé russe.Kusmi Tea